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SCULPTURE APRES

trimoine de I école.

fj^iSÊj^^^ '^m^HBI^IQ'C!^ l'habileté d'exécution. ^^i^^^^'^^'^^^^^^^^^^^^^^lA rpiegance, toutes les

qualités acquises par le trav vil des générations et transmises par l'enseignement.

Les novateurs, au moins les plus hardis, traitent sans égard ce respectable héritage. Ils parlent audacieusement une langue artistique qu'ils ont créée. Mais rien ne montre mieux la nécessite d une forte tradition qu'un individualisme trop agressif. Le frein conservateur est aussi nécessaire que l'élan révolutionnaire ; faute de 1 un ou de lautre, l'art stagnerait ou divaguerait. Le véritable novateur est celui qui, chargé de tout le poids des traditions, trouve encore assez de force pour aller de 1 avant.

Dans la sculpture, la tradition est plus forte contre l'individualisme ; la tendance naturaliste s'y s'observe aussi durant la seconde moitié du XIX-^^ siècle ; mais la sculpture évolue avec lenteur. Le langage de pierre et de bronze est moins docile que celui de la couleur : les conditions matérielles ne varient guère, et la tradition s'impose ICI avec une autorité plus claire. La peinture avait atteint et abandonné plusieurs aspects du ' réalisme intégral ", cependant que la sculpture ne cessait de poursuivre le même effort pour adapter de plus en plus fidèlement le modèle aux formes de la vie et l'assouplir aux mouvements ^ i t .1

, j^ . FiG. 907. — Besnard. — L Ile Heireuse.

delà passion. Ol"sée des .\rls décoratifs) (Cliché H.uheilc.)

\/ers ic milieu du siècle, la statuaire s'était vite remise de iVmotion romantique. Jean du Seigneur, Preault, n'avaient pas réussi a soumettre la matière. Sans doute Rude avait agité ses figures de passions modernes, mais en leur prêtant le plus souvent les attitudes de l'héroïsme antique. Barye seul avait use d'un métier plus libre, parce qu'il sculptait la musculature des grands fauves. Mais, pour le corps humain, de Cortot à Pradier, de Pradier a Guillaume, la statuaire conserve le modèle arrondi et les proportions gréco-romaines. Les figures d'Eugène Guillaume (1822-1905) semblent démontrer que les formes de la vie sont celles d'une géométrie imparfaite ; il ramenait les formes les plus irrégulieres à des plans simples et du modelé vivant dégageait un modèle gênerai, il coulait en bronze de beaux types romains et aimait à tailler dans le marbre des barbes ondulantes ou les plis souples de la toge.

Ses œuvres, d'une distinction très pure et un peu froide, sont d'un eleve des anciens. Mais, comme il arrive, les maitres ont légué au disciple surtout une intelligence critique ; à la source antique, il a puisé le goût, l'élégance et la correction, mais non pas le secret de faire de la vie.

Cependant l'influence florentine vint corriger l'influence antique. En allant à Rome, nos artistes s'arrêtèrent à Florence et y découvrirent la FiG. 000. — Caro-Delvaille. 1 ^ j ,,., 1

., %? ^ sculpture du XV' siècle ;

Ma Femme et ses îsdcuHS. '

(Musir du iMxonbijiirfr.) (ciuM thwhcth:) ils Connurent devant ces

FiG. oo8. — Jacques Blanche.

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