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Nef de Saint-Pierke, A Angoii.S.mi

des écroulements ; les églises romanes, que nous voyons aujourd'hui, datent rarement du commencement du Xl' siècle ; elles remplacent une première génération d'églises romanes, celles que Raoul Glaber avait vu construire et que nous ne connaissons pas.

Mais les progrès furent rapides. Bien vite, les constructeurs reconnaissent les points mécaniquement utiles, pour les renforcer et alléger d autant l'édifice dans ses parties inactives. Pour empêcher tassements et déchirures dans la voûte en plein cintre, ils la renforcent de place en place par des arcs en fort relief, les arcs doubleaux. Ces doubleaux reposent à l'intérieur sur des dosserets el sont contre-butés a l'extérieur par des contreforts. La longue nef divisée en travées se trouve ainsi enserrée de place en place dans une armature d arcs et de contreforts. D'autres systèmes de voûtes ont rtc employés. La voûte en arc brise ; la voûte d'arête, fort utilisée deja par les Romains, est formée par lintersection de deux voûtes en berceau. La coupole était employée surtout chez les Byzantins. Des triangles spheriques, ou pendentifs, font la transition entre sa base el le plan quadrangulaire de la travée de nef à recouvrir, ou plus souvent des trompes (pierres en encorbellement) soutiennent la coupole quand elle franchit les angles. Au raccord entre deux voûtes d arêtes ou deux coupoles, un arc (loiibleau, en fort relief, prend sa part de la poussée et la transmet aux contreforts.

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