‹ FranceChapitre 30 sur 244 · C.llAPITEAi: DE NoTRE-Da.MK · texte numérisé non relu

C.llAPITEAi: DE NoTRE-Da.MK

nr-PoRT DE (Jler.moni- Ferrand. (Cliché llai:hcllc)

icoNocnAPuir. relicieuse —

— Aix-la-CliaïK-Ilt*. glorifier la race cl If règne de l'empereur. Mais il n'en reste que le souvenir dans les textes d historiens ou de poètes. Cette tradition de peinture fut anéantie avec la civilisation carolingienne et, quand l'art se reprit a vivre, a la fin du XI siècle, c'est surtout des inventions et des formes byzantines que nos artistes paraissent se servir.

Les peintres sont étrangers a toute inspiration réaliste ; ils empruntent des images fixées et ne les accommodent point en portraits du monde ou ils vivent. Pourtant, même au Xir siècle, cette iconographie commune, en s'installant sur notre sol. ne conserve pas son uniformité. Quand ils transposent en sculptures les motifs byzantins, les sculpteurs n'apportent pas les mêmes habitudes dans toutes les régions ; ils n'emploient pas les mêmes instruments et ne travaillent pas la même pierre. Les Provençaux forent le marbre au trépan, comme les sculpteurs antiques ; les moines bourguignons découpent des silhouettes longues et plates, et les Languedociens des figures robustes ; les Auvergnats ont peine a tailler dans le granit, tandis que les hommes du Poitou et de Saintonge traitent avec une libre fantaisie le calcaire de leurs régions. Aussi distinguet-on des styles provinciaux dans cet art aux formes empruntées ; sans doute en distmguerait-on aussi dans la peinture SI les monuments s'en étaient conserves plus nombreux. De plus, s'ils inventent peu, chaque monastère, chaque église sait choisir, dans le répertoire commun, les thèmes qui intéressent le culte local. D innombrables pèlerins accouraient en Provence pour vénérer les reliques des trois Saintes Marie débarquées avec Lazare, a l'embouchure du Rhône. Les grands sanctuaires de Provence offraient

FiG. 5o. — Bas-relief

DE LA Cathédrale

DE Baveux.

lailoiil leurs images ; on les voil sur le |>orlail tic Sauil-Gillos, a Sauil- 1 ropliuiie d .Arles, allant au

1 ombeau que Jésus vient de quitter, toutes droites, enveloppées de longues robes syriennes et tenant des deux mains, avec des gestes semblables, leur vase

FiG. 5l. — CllAlMTEAU PHOVKNAM DU l.KGl.ISK

oi; Saint-Seknin de Ton.oisn et conservk

AT Misi'.i; ni:s AroisiiNS. (Clichc llj^hcltc I

In;, b-2. — Le signe

IM l,ION ET DU BÉLIER

puovENAsr DE Saini- Sersi.n de TorLouSE

El CONSERVÉ Af Ml'SÉE DES AlOISrlNS.

le ; les archéologues y voient aujourd'hui un Constantin byzantin; les hommes d'autrefois y reconnaissaient sans doute l'empereur " tueur de Maures ", dont les chansons racontaient les exploits et signalaient le passage. La tradition s est maintenue ; un Charlemagneiiicontestableaété sculpte a Saintes, au X\' siècle.

l>arfum. Au XV- siècle encore, la peinture d Aix et d'Avignon a bien souvent ressuscite Lazare.

Dans les régions de l'Ouest, sur la grande route qui conduit vers Saint-Jacques-de- Compostelle, a travers le Poitou, la Saintonge, par Blaye, Bordeaux et Roncevaux, les églises portent aussi une décoration fort caractéristique : un cavalier qui écrase un vaincu. Les ' gestes " de Roland et de Turpin montrent cette région conquise pied a pied sur les Sarrasins par Charlemagne et ses compagnons ; chaque église ou monastère prétendait arrêter le pèlerin devant quelque relique de guerriers morts en combattant i Infide- I -|' ,

• ^'S. ClIAPIlEAr DU CLOÎTRE

DE MoisSAC. (Cliché Hachette.)

l"iG.5^. — Pkoimii'.ie.

Église de Soiii-i.ac.

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