UNITE ET DIVERSITÉ DE L'ICONOGRAPHIE
sur le portail de la cathédrale.
^^'^^"^ Les vénérables reliques de Saint Martin a 1 ours firent voyager bien des pèlerins. Les églises qui lui sont dediees sont innombrables dans l'Ouest ; aux sanctuaires qui jalonnent la route, sur un vitrail ou sur un chapiteau, on voit encore souvent limage du cavalier partageant son manteau.
Mais ces exemples, malgré tous ceux qu'on pourrait ajouter, restent des exceptions ; dans son ensemble, l'iconographie religieuse se répand uniforme avec le dogme qu'elle accompagne. Malgré son origine orientale, elle s acclimate fort bien chez nous ; elle ne prend point la place d un art antérieur ; Vu;. 53 elle repond au besoin de la sensibilité religieuse ; elle apporte aux chrétiens l'image concrète qui leur permet de se représenter Jésus, la Vierge, les Apôtres, les histoires merveilleuses ou naïves de l' Evangile et les visions fantastiques de l'Apocalypse ; ils voient de plus près ce foyer de lumière dont le rayonnement enveloppe leur existence entière. Pour le moment, les chrétiens de l'âge roman se contentent
de reproduire les images byzantines, comme ils répètent les récits sacres, sans rien y changer ; mais, dans ces formes engourdies, il y a des forces latentes qui vont se reveiller ; les sculpteurs romans vont animer ces figures, et cette iconographie hiératique finira un jour par être de la vie.
C est sous forme peinte que les motifs figurés sont venus d'Orient, et la peinture fut, à
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