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DE SOL'ILLAC

Fifi. 56. — ClIAPITEAr DU CLOÎTRE

DE MoiSSAC. iCliché Hacheti'.)

rRANCE

FiG. 57. — Le Ji'GEMr.NT df.ixmer. Pûrciik DE LKGi.isi; Di: Bkallieu.

1 époque romane, un comphiiienl naturel de l'arcliiteciure ; voûte et murs plems lui offraient de vastes surfaces. Les moines du .M et du Xll' siècle ont enlumine leurs églises comme leurs manuscrits ; la rude maçonnerie disparut £Ous der miniatures agrandies qui rendaient présentes les histoires lointaines du christianisme naissant ?t les terreurs attendues de la fin du monde. La plupart ont aujourd'hui disparu, mais, a force d'attention, l'œil parfois retrouve sur la voûte de quelque crypte obscure des lignes en bistre esquissant de longues silhouettes d'allure byzantine et les attitudes familières de l'Annonciation ou de la Fuite en Egypte. Les pèlerins qui sont venus autrefois vénérer les reliques du Saint ont admire, a la lumière des cierges, des formes nettes et des couleurs éclatantes. Les fresques à demi effacées qui se laissent voir dans quelques églises, surtout dans la région poitevine, permettent d'imaginer ce que fut la peinture romane. Les décorateurs usaient de la fresque

telle que l'avaient pratiquée les anciens, telle que la pratiquaient encore les Byzantins. Un moine, Théophile, en a décrit les procédés dans un traité : Diversariim arliiiiu schcJiila, qui est un manuel des arts à cette époque. Les couleurs sont étendues a plat et cernées de contours durs ; le modelé se réduit à quelques hachures blanches dans les clairs et quelques salissures terreuses dans les ombres. Ce dessin appauvri, etrique pendant des siècles par les moines, les peintres romans le reprennent et le manient d'une main parfois brutale. Si les

FiG. 58. — Porche de l'église DE MoisSAC. (Clichi Hachette.)

FiG. 59. — Le FKsriN d'Hkrode. Ciiapiteai;

DE SAlNI-lvriENNE. AU MUSÉE DE ToULOUSE.

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