LA SCULPTURE ORNEMENTALE
~1 quelque frise antique ou un flanc de sarcophage, Lart roman, devant une forme antique, la reconnaît et l'adopte. La corbeille deschapiteaux, pres-
k'i'^JSS^ que toujours quadrangu-
T'*"'g2^^^' laire, porte a ses angles
Kifc-^jt.^^c'"' de gros boudins enroulés 11^^^^*^^ qui sont des volutes ioni-
ques dégénérées d'acanthe
classique s'est conservée,
desséchée, gauchie, aplatie ; à Saint-Remi de
Reims, on reconnaît des
chapiteaux composites.
Dans les plus pauvres
essais de cette sculpture J (a Oulchy, à Monenval,
à Fouesnant), le ciseau
faible, hésitant, qui a gratté
péniblement le dur granit s'est efforcé de dessiner une volute ; cette sculpture paysanne est, comme le patois le plus informe, une dérivation du latin.
Les hommes du Xll siècle recherchent la richesse décorative par l'accumulation des détails, en ouvriers qui ne plaignent pas leur peine. Leur bas-relief ressemble à une grosse broderie un peu compacte qui remplit la forme à décorer, tympan, voussure ou chapiteau. Même dans les compositions dramatiques, aux figures violemment agitées, les formes s'emmêlent et se contournent de manière à ne pas laisser de vide. Aux portails et façades des églises
l""iG. 67. — Motifs