DE LA CATHÉDRALE
DE Chartres.
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- FRASCE
Il faut fixer ces points d'appui. Sujipnmer la masse inutile ; diviser et diriger la pesée ; obtenir l'équilibre en opposant les forces, ces mêmes principes qui ont transformé la voûte vont être appliqués au mur qui la soutient. Ce mur ne porte que les arcs de la croisée d'ogives ; dans l'intervalle, il devient inutile ; de larges évidements peuvent être pratiqués et du mur il ne reste bientôt que l'encadrement des fenêtres. Voila pour la pesée verticale ; reste la pesée latérale. Pour y résister, l'architecte roman n'avait que l'épaisseur de sa construction et ses contreforts empâtés dans la maçonnerie.
L'architecte, maintenant plus logique et plus hardi, applique des contreforts franchement saillants ; puis il les détache de la muraille, et ce contrefort, de son sommet, lance un arc qui contre-bute la croisée d'ogives à son appui ; cet arc-boutant ' passe au-dessus des bas-côtés. Ici encore le constructeur, pour avoir mieux compris que le roman, ou plus franchement accepté les conséquences de l'architecture voûtée, obtient un effet bien supérieur avec un effort beaucoup moindre. La poussée latérale à laquelle un mur, si épais qu'il soit, résiste difficilement, un mince étai oblique la neutralise aisément. Larc-boutant est un organe aussi souple que la croisée d'ogives ; sa puissance se multiplie sans peine ; c est 1 arcboutant qui a seul permis d'élever les voûtes a de grandes hauteurs ; le mur, a mesure qu'il monte, a les reins moins solides, mais il suffit que larc-boutant prenne son point d'appui sur un contrefort plus écarte. L'organisme gothique main-
FiG. 93. — Porche nord