LA CATHEDRALE DE CHARTRES
Fin. io6. — Eglise Notre-Dajie
DE Dijon.
(Cliché Setirdeiii.)
remplaçant le chœur arrondi traditionnel depuis les premières basi- Am liques chrétiennes, fait songer a une
^k salle laïque. L'eglise gothique de
ifl^ Soissons conserve au contraire la
\ nHlr forme circulaire au bras nord de
son transept comme un héritage de l'âge roman.
Notre-Dame de Chartres, avec ses deux grands porches nord et sud, était terminée en 1260, lorsqu'elle fut consacrée en présence de Saint Louis et de la famille royale.
Le corps central de l'édifice est d'un temps où l'architecte reste prudent malgré son audace ; les assises sont puissantes, l'élan est prodigieux, mais l'effort qui le soutient est formidable. La hauteur de la voûte fait paraître courte une nef dont le plan est encore de proportion romane. L'énorme vaisseau reste sombre, maigre l'immensité des fenêtrec ; la lumière ne pénètre que filtrée par la joaillerie des verrières (fig. 97). Sur la nef, très large, pèse une voûte très ouverte ; il a fallu, pour la soutenir, épaissir les contreforts, redoubler les arcs-boutants et les réunir par des arcatures. A l'extérieur, ces étais de pierre retombent en cataractes écrasantes ; on n'a rien caché de leur lourdeur ; cette lutte des forces, qui fait la solidité de l'architecture gothique, montre ici une sorte de violence. La façade occidentale n'a pas été conçue d'ensemble ; elle commence par être romane, avec ses trois portails serrés entre deux tours ; mais pour garnir cette façade qui
s élevé avec la nef qu'elle
f^^„ . Fig. 107. — Abside de l.\ cathédr.xle
terme, on a ouvert une ' .,
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rose immense (.hg, Vz;. ,ciiché Hachette.)
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CÔIK MliRIDlONAL.
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La décoration romane aux formes circulaires se retrouve partout ; ses arcatures en plem cmtre subsistent dans la rose de la façade et dans les arcsboutants. Une des tours est le monument le plus bardi de l'architecture romane ; elle monte massive, solide, flanquée de contreforts puissants et setermine en beffroi ; les étages superposés atteignent ainsi à hauteur de toiture ; delà, subitement, une pyramide octogonale s'élance à plus de 100 mètres, d'un jet. Au XVI siècle, une seconde flèche ne sélevera davantage que pour avoir pris son point de départ plus haut. Ces montées de pierre dominent la Beauce et, sur l'immense plaine que traversèrent tant de pèlerins, charriant des matériaux vers le sanctuaire fameux, elles semblent propager au loin la présence protectrice de Notre-Dame. La cathédrale de Bourges dresse sur les plaines du Berry une silhouette plus massive, car les tours ont manque d'élan pour s'élever. Le vaisseau n'est pas interrompu par un transept ; les architectes ont juxtaposé sur la façade cinq portails correspondant aux cinq nefs, champ immense ouvert aux sculpteurs, décoration d'une telle ampleur qu'il n'a pas été possible de la continuer en hauteur (flg. 105). Aux portails latéraux, les architectes ont enchâssé de précieux restes romans ; comme Chartres et Le Mans, Bourges abrite d'admirables sculptures archaïques.
Au Mans, le chœur a pris une importance extraordinaire (fig. 107) ; deux bas-côtés en font le tour et treize chapelles en rayonnent, pro-
loy. — Cathédrale
DE Rouen.
(Clichù llaclullc.)
Fui. iio. — Salir des iiôiks
ai; monastère du Mont-
Saist-Michel.
(Cliché llcicheUe )