I.A CATH EDRAIE DE REIMS
fondes comme des églises. Les étais se sont adaptes a la complexité des nefs ; chacun des arcs-boulants bifurque et va porter sur deux contreforts, qui ménagent entre eux l'espace d'une fenêtre pour éclairer directement le déambulatoire. A I intérieur, la forêt des piliers et des nervures, a l'extérieur celle des arcs-boutants et des contreforts deviennent ainsi de plus en plus hardies et enchevêtrées.
Notre-Dame de Reims, achevée au milieu du Xlll siècle, a été prolongée au siècle suivant de trois travées ; la nef se faisait plus vaste pour recevoir la multitude des jours de sacre. Dans la façade se reconnaît la silhouette générale de Notre-Dame de Paris ; c'est la même unité de plan, la même disposition des fenêtres et des
galeries. Mais l'œuvre, refaite à la fin du XIII siècle, date d'un temps où le style est beaucoup plus fleuri ; les lignes horizontales disparaissent sous les dentelures. Un élan ascensionnel commun a toute la façade soulevé les lignes, étire toutes les saillies en flèches, gables et pinacles. Le mur lui-même s'evide pour se réduire aux colonnettes des fenêtres ; les tours ne sont plus que des squelettes sans corps que traverse le regard et les tympans des portails occidentaux, au lieu d un bas-relief plein, encadrent des verrières. Cette façade fouillée, ciselée, creusée, abrite une innombrable population de figures (fig. 96). Cette animation, cet aspect de fête, se
Fig. iii. — Façade
de la cathédrale de rouen.
entre une tour romane
HT LA « TOUR DU BeURRE »