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j moins paisible, plus grouillante. Mais c est (ciiché Hachette.)
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FiG. 160. — CilÀ^M. UL XIU K.MAIL LIMOUSIN.
(Musée dti Louvre.) (Cliché Ihiclteltej
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a Bourges que le drame est animé et émouvant (fig. 156-162). Ici, le sculpteur, au lieu de la masse un peu monotone des figurants identiques, s est applique a l'analyse des sentiments ; après avoir soulevé la dalle de leur tombeau, les ressuscites s'inquietent, s'agitent, supplient ; au-dessus, de chaque côte du grand ange qui pèse les âmes, la séparation définitive se fait entre les deux mondes.
Les damnes sont chassés, jetés dans la gueule de l'enfer, par des diables horribles et grotesques ; l'un d'eux a la face ricaneuse d'un satyre.
Mais les élus surtout sont attendrissants a contempler pour la foi intime qui éclaire d'un sourire poupin leurs petites têtes frisées (fig. 1 48- 1 53). En attendant les peintres du W siècle néerlandais, voici l'image la plus expressive que le Moyen Age ait laissée du Jugement dernier. Les peintres gothiques n'auront plus guère à inventer ; les Néerlandais se contenteront d ajouter des cabrioles, des grimaces, au spectacle de l'Enfer, et les peintres de Cologne de colorer dévotement les petites figures de bienheureux, mettant du bleu au-dessus de leurs têtes, du vert sous leurs pas, du rose sur leurs joues.
En imitant la souplesse et le désordre de la vie réelle, la sculpture se libérait aussi de y — — — '
l'architecture, dont elle ne C-'^' a a ^
fut d'abord qu un complément et qui lui imposa une certaine rigidité de ligne. Les sculpteurs qui ont exécuté les tympans de la Vierge à Notre- Dame de Pans appartiennent à cet âge heureux et bref, d'un équilibre fragile, pendant lequel l'ha- 1 -i . , • Fig. iOi. — Chasse de Saint Calmine;
bllete technique permet .^^^^^ limousin av misée Dobrée («e Nantes). aux artistes de se jouer (cnciu' (Uboiiin)