‹ France MilitaireChapitre 39 sur 62 · ARMÉE DE RH IN - ET - MOSELLE · texte numérisé non relu

ARMÉE DE RH IN - ET - MOSELLE

; DÉFENSE DE K01L ET DK LA TÊTE DE PONT DHL' N ING UE.— PASSAGE DE RHIN A DIERSHEJM.

| SOMMJ1BK.

Siège et défense de K«bl. — Défenw de la lèle de pool d’Huningue. — Mort d'Abatucri. — étal des armées tar le Rhin. — Hoche succède 4 UeurnonTille. — Passage du Rhin par l'armée de Rhiu-et-Mosdle. — Bataille de Diertbelm. — Reprise de Kehl.— Passage de la Rencbeo. — Cessation des hostilités.

aaste nlrraucsm. | auiia usHauia.

Général en chef. — Mo* esc. | Général en chef.—Lktom.

»JEn refusant, au mois d’octobre 1796, d’approuver l’armistice conclu entre le prince Charles et le général Moreau , le Conseil Aulique avait donné au généralissime des armées impériales du Rhin l’ordre de commencer immédiatement les sièges du fort de Kchl et de la tète de pont d’Huningue.

Siège et défense de Kehl. — Le fort de Kebl, élevé d’après les dessins de Vauban, est un carré bastionné avec deux ouvrages & cornes; lors de sa cession à l’Empire en 1738, il avait été démoli; ses fossés avaient même été comblés. D’après l’ordre de Moreau et depuis le passage du Rbin, le 23 juin 1796, on s’était occupé d’en rétablir les reliefs, llu vaste camp retranché y avait été ajouté. Parmi les principaux ouvrages destinés à défendre ce camp figuraient les tari fications de Kebl : le premier ouvrage à cornes, en remontant le Rbin, battant d’un côté la plaine, et de l’autre le rentrant de la Kintzig , couvrait les approches des pools: une lunette avait été élevée entre les deux ouvrages à cornes; le second défendait, en aval, les approches du côté des Iles de la Kintzig; enfin un troisième ouvrage 4 cornes et plusieurs flèches couvraient, à l’extrême droite. Plie d’Erlenrhm, qui formait de ce côté l’appui du camp.

Le camp retranché se composait d’une première ligne appuyant sa droite au bras d’Krlenrbin, sa gauche à un ouvrage à cornes du fort, près de l’ancien village de Kehl. Une tarie redoute, dite redoute des J'rous-de- Loup, s'élevait au centre. Eu avant de la gauche, la maison de poste 'et le cimetière de Kehl avaient été retranchés. Les ouvrages qui liaient la redoute des Trous-de-Loup avec celle du Cimetière, formaient la seconde ligne. Le petit pont de éommunication entre Plie d’Krlenrhin et la droite du camp, était couvert par une grande redoute fraisée et palissadée. Cette lie était elle-même défendue par une redoute nommée, à cause de sa forme irrégulière, le Bonnet-de-Prètre.

Vis-à-vis de l’ouvrage à corne d’Erlenrhio se trouvait une estacade destinée à mettre à l’abri de tentatives incendiaires un pont sur pilotis et un autre de bateaux, qui assuraient la communication de Strasbourg avec Kehl. (juarante bataillons, commandés par Desaix et par Saint-Cyr, furent destinés à la défense des ouvrages et du camp de Kehl; un tiers de ces troupes était ordinairement de service.

Dès que Vannée française eut repassé le Rbin à Htmingue, le général Latour conduisit devant Kebl

les principales forces de l'armée autrichienne. Cinquante-deux bataillons et quarante -six escadrons furent désignés comme troupes de siège; le reste des Impériaux campait dans la vallée du Rhin, ou observait la tête de pont d'Huningue. L’extrême lenteur qu’on mit à rassembler l’équipage de siège et à dresser des lignes de contrevallation, permit 4 Desaix d’achever les ouvrages qui n’étaient encore qu’ébauchés.

Les lignes des assiégeants consistaient en quinze grosses redoutes liées par des espèces de courtines, et dans lesquelles se trouvaient compris les villages de Sundheim, Neumubl, Auenheim et Rottersweyer.

L’ennemi creusa 2,G00 toises de tranchée pendant la nuit du 21 novembre. Dans le même temps le général français se préparait à opérer une sortie. Cette sortie eut lieu le 22 au point du jour. 16,000 hommes d'infanlerie et 3,000 chevaux débouchant de Plie d'Erlenrbin et de la gauche du camp, dirigèrent leur principal effort sur la gauche des lignes ennemies, entre le Rhin et la Kintzig. Les deux premières redoutes qui appuyaient les lignes au Rhin furent forcées. Une autre colonne pénétra vers le centre et emporta Sundheim et deux autres redoutes contiguës à ce village. Il n’y avait plus qu’un effort à faire pour s’emparer du grand parc d’artillerie à Rappenbof; mais le mouvement des coionnes ayant été mal calculé, celles qui devaient soutenir les premières ne purent pas se déployer à temps; le général Latour, favorisé par un brouillard épais, arriva sur les Français sans être vu et les obligea à abandonner la partie des lignes dont ils s’étaient rendus maîtres; ils se retirèrent néanmoins avec neuf pièces de canon autrichiennes et quelques centaines de prisonniers. L’action avait été très meurtrière: Moreau ÿ fut atteint à la tète d'une balle morte, eteut unde scs aidesde camp, Delelée,grièvcment blessé. Le combat aurait eu vraisemblablement un succès décisif si le général français eût rassemblé dès la veille toutes ses forces disponibles dans le camp de Kehl, au lieu de les faire partir de la rive gauche au moment de l’attaque, et si, divisant ses troupes eu trois colonnes, il se fût jeté brusquement sur l’ennemi en débouchant du camp retranché.

Par scs intelligences dans Strasbourg, l’Archiduc était informé de tous les mouvements des troupes , et le feu de son artillerie tuait chaque jour beaucoup de monde lors du passage des ponts, que ses batteries enfilaient. Vainement changea -t -on l’heure de ces mouvements; il ne $e faisait rien dans Strasbourg ou

à Kehl, ayant quelque intérêt pour 1e prince autrichien, dont il ne fût aussitôt exactement instruit.

Dans la nuit du 23 au 24 novembre, où les travaux des assiégeants continuèrent avec activité, les batteries de Kehl firent feu pour la première fois. Malgré la résistance de la garnison et le mauvais temps, l’ennemi poursuivit ses travaux sans relâche. Trois attaques étaient dirigées contre le camp et l’Ile d'Erlenrbin; une quatrième, la principale, cheminait sur la gauche de la Kintzig. Nous n’entrerons pas ici dans le détail de tous ces travaux, ni des combats opiniâtres auxquels Us donnèrent lieu. — Un des plus remarquables fut, le fi décembre, celui de Me Touffue. Cette Ile n'était défendue que par 300 hommes, avec lesquels on ne communiquait qu’au moyen d’un bateau, tandis que l’ennemi pouvait y arriver par un gué. Elle fut prise ainsi que le Bonnet-de-Prétre.

L’ennemi fit, les 10, 11 et 12 décembre, trois tentatives meurtrières et infructueuses sur la maison de poste de Kehl , qui fut enfin enlevée d’assaut le 19. — La pluie tomba ensuite si abondamment , du 20 au 26, qu’elle inonda les tranchées; il fut question, au quartier général de Latour, d’abandonner le matériel et de lever le siège.

Les ouvrages du camp avaient été déjà fortement endommagés par les batteries autrichiennes, quand la redoute des Trous-de-Loup, qui en couvrait le front, fut emportée de vive force, le 1er janvier, per le général Suader. Desaix, avec ses réserves, tenu inutilement de la reprendre. — L'ennemi, fier de ce succès, attaqua la nuit suivante Me d’Erlenrhin, dont tous les petits ouvrages avsncés ainsi que l'ouvrage à corne furent emportés. L’intrépidité du général Lecourbe sauva Me, près de tomber au pouvoir de l’ennemi. Il fit retirer le pont volant pour ôter à ses soldats tout espoir de retraite, les rallia et se précipita avec eux sur les Autrichiens, qu’il chassa de l’ouvrage à cornet et de tous les ouvrages dont ils s’étaient emparés.

Ce succès fut cependant inutile. Les travaux de l'ennemi placèrent cette Ile dans un tel isolement que le 6 janvier le général Saint-Cyr la fit évacuer. La seconde ligne des retranchements du camp, c’est-à-dire ceux qui se trouvaient entre l’ouvrage & cornes supérieur et la redoute des Trous-de-Loup, fut attaquée dans la nuit du 5 au 6. Les Français se défendirent avec une opiniâtreté proportionnée à l’importance des retranchements qu’il s’agissait de conserver, lis en furent cependant repoussés, et les Autrichiens logèrent des travailleurs dans le chemin couvert de l'ouvrage à cornes dont ils venaient de s'emparer.

Le fort restait dès cet instant livré à ses propres forces, et incapable de tenir plus de deux jours. Les palissades en étaient renversées, les fossés comblés en partie par rébouiement des parapets, et les communications détruites, la plupart des bateaux du pontqui le liait avec la rive gauche ayant coulé bas sous le feu des assaillants. — Depuis six semaines quarante-trois batteries avaient été établies, et 25,000 toises de tranchée ouvertes; plus de 100,000 coups de canon et 25,000 bombes avaient été tirés', et lé fort était enveloppé par trois lignes d’attaques. Moreau, afin de pré-

venir un assaut meurtrier pour la garnison, crut devoir abandonner un poste ruiné, et désormais sans importance. — Le fort de Kehl fut évacué en vertu d’une convention signée le 9 janvier.

Ce siège, où les français se couvrirent de gloire, et qui fit Surtout grand honneur aux généraux Desaix , Gouvion -Saint-Cyr et Lecourbe, doit être regardé comme un mémorable événement de la campagne. Chaque ouvrage, chaque retranchement, quelque faible qu’il fût, avait exigé un assaut, et souvent deux. L’ennemi, après cinquante jours de tranchée ouverte, avait perdu plus de 5,000 hommes et consommé autant d’artillerie et de munitions qu’en eût exigé une place de première ligne, sacrifice immense et hors de proportion avec le résultat qu’il avait obtenu.

Défense de Ut tête de pont (T H uni ni; ne. — Mort d’ Abatucci. — De toutes les conquêtes de Moreau sur la rive droite du Haut-Rhin en 1796, il ne restait plus aux Français, après l’évacuation du fort de Kehl, qu’un seul point, la tète de pont d’Iluningue. Les Autrichiens ne pouvant entreprendre deux sièges à la fois, avaient laissé devant ce poste un simple cordon d’observation. Détruit comme Kehl, par suite du traité de Bade, cet ouvrage, construit d’abord sur les dessins de Yauban, avait été relevé après le passage du Rhin sur les anciennes fondations qui existaient encore. Il était placé dans une Ile du Rhin, dite des Cordonniers, séparée par un bras de vingt mètres de largeur de la rive droite, sur laquelle, au moment de faire repasser l’armée en Alsace , Moreau avait fait commencer une demi-lune que le prince de Furstemberg, chargé d’observer Huningue, laissa complaisamment achever, se couvrant lui- même d’une ligne de contrevallation sur les hauteurs où Viltars avait gagné , en 1702 , la bataille de Friedlingen.

Le général Férino était chargé de protéger là défense du pont, confiée spécialement aux 3* légère, 56* cl 89e de ligne, sous les ordres du général Abatucci. Ce fut seulement vers le 15 novembre que les assaillants ouvrirent un boyau de tranchée pour descendre des hauteurs dans la plaine et y établir quatre batteries de gros calibre. Les ingénieurs français avaient commis à Huningue la même faute qu’au fort de Kehl, en n’assurant point par de solides ouvrages les flancs du pont de bateaux; aussi, dès le 28, fut-il rompu par les batteries ennemies et entraîné sur la rive droite près du village de Markel , où les Autrichiens s’en emparèrent. Cette circonstance les décida à renouveler une sommation déjà faite le matin, et à laquelle le général Abatucci répondit d’une manière convenable.

Le prince de Furstemberg, qui aurait aisément emporté un mois plus tôt, par une attaque de vive force, les ouvrages de la tête de pont A peine ébauchés et seulement défendus par le canon d’Huningue. se décidâmes décembre, à opérer cette attaque. — 5.000 hommes, divisés en trois colonnes, se mirent en marche d onze heures du soir. Celle de gauche s’égara. Pendant que celle du centre attaquait le saillant de la grande lunette et en escaladait les faces , celle de droite abordait par la gorge cet ouvrage, qui fut emporté. Les

Français sc retirèrent dans l'ouvrage A cornes qui, n’ayant pas pu faire usage de son artillerie ppndant que les deux partisse disputaient la lunette, ouvrit alors un feu violent sur les Autrichiens. Cette canonnade, secondée par une sortie vigoureuse d'Abaturci, obligea les Impériaux A sc rrtirrr avec une perte de plus de 2,000 hommes. Les Français u’rn perdirent que 800, mais leur brave général sc trouvait du nombre; il tomba, frappé d'un coup mortel, au moment même ofl il repoussait l’ennemi. Les regrets de toute l'armée le suivirent an tombeau.

5> Le général Dufour prit le commandement des défenseurs de la tête de pont. — Jusqu'au 16 décembre l’ennemi sc borna A canonner les ouvrages et à y jeter des obus. La communication avec Iluningue se faisait au moyeu de bateaux, et était fort incommodée par les batteries autrichiennes. Pour répondre A leurs continuelles décharges, une forte contre-batterie fut élevée sur la rive gauche, en avant de la digue qui va de Iluningue A Neudorf, et on obtint momentanément le but qu’on se proposait ; mais la reddition de Kehl ayant permis aux assiégeants de disposer d'une artillerie plus nombreuse, le siège de la tête de pont fut dès lors pressé avec plus de vigueur.

Nous ne croyons pas devoir entrer dans le détail de tous les engagements auxquels les travaux des ennemis donnèrent lieu. Les Impériaux se portèrent le 25 janvier en avant de leur première parallèle, et les Assiégés firent, da us les nuits des 20 et 31, deux sorties qui eurent d'abord uu premier succès, comme cela arrive ordinairement, mais que les réserves ennemies ne lardèrent pas A repousser, après, toutefois, que les Français curent encloué quelques pièces^

Les Autrichiens étaicnl déjà parvenus jusqu’aux glacis des ouvrages ; une résistance prolongée n’aurait fait que compromettre inutilement les troupes et le matériel d’artillerie. Le général Dufour proposa au prince de Furstembcrg de lui remettre le fort aux conditions stipulées pour le fort de kchl. Une convention fut conclue le 1er février. Les Français eurent jusqu’au 5 pour achever l'évacuation ; ils se retirèrent couverts de gloire, ne laissant nu pont d'Iluuiugue, comme à Kehl, qu’un monceau de ruines.

* État des armées sur te Rhin. — Hoche smrhde à Beumonvif/e. — Après l’occupation du fort de Kehl et de la télé de pont d'Hnningue par les Autrichiens, les années de Sambrc-et-Meuse et de Rbin-ct-MoselIc restèrent pendant quelques semaines inactives dans leurs quartiers d'hiver.-- L’armée de Sambre-et-Meuse s’étendait sur la rive gauche du Rhin depuis Dusseldorf jusqu’à Coblcntx, gardant la première de ces places et la tète de pont de Neuwied. — L’armée de Rbin-el-Moselle, établie sur le Haut-Rhin , occupait l'Alsace et le PaJatinat. Le Directoire, mécontent de Beurnonville qui, successeur de Jourdan, était demeuré paisiblement dans ses quartiers pendant que l'armée de Rhin-el- Moselle soutenait, au milieu de toutes les privations, deux sièges opiniAtres, lui Ota son commandement. Les deux armées, dont oïl avait détaché, dan» les premiers jours de janvier, les divisions Delmas et

Bernadotte envoyées en Italie, se trouvèrent moroettlaiiémrnt réunies sous les ordres de Moreau ; mais eè général ne garda que peu de tcta|# ee double commandement. Hocbe, A l’issoc de la malheureuse tentative faite sur l’Irlande, tentative dont nous aurons plus tard occasion de parler, fut désigné pour prendre le commandement de l'année de Sombrc-et-Meuse. La plupart des corps qui avaient été destinés pour l'expédition d’Irlande furent envoyé* avec d’autres renfort» provenant de l’armée du Nord , à l’armée de Sambreet-Meuse, qui s'éleva ainsi, lors de l’arrivée du nouveau général, A environ 70,000 hommes.

On s’étonna néanmoins de voir cette armée, ainsi que celle de Moreau, rester dans l’inaction. Les succès de Bonaparte dans la Carinthie auraient dft leur donner l’impulsion et le» décider A agir hostilement de leur | côté. Il parait que les instructions du Directoire ne laissèrent pas les généraux maîtres d’entrer en campagne A leur volonté. L’année de Rbir»-et-Moselleavait,il est vrai , besoin de repos pour se réorganiser, rétablir son matériel et son habillement ; niais celle de Sambreet-Meuse, qui occupait des cantonnements paisibles et bien fournis depuis près de cinq mois, était dans un état satisfaisant : l’artillerie avait réparé ses pertes en munitions et en matériel, la cavalerie était remontée, et de grauds sacrifices avaient été faits pour pourvoir les soldats des objets d’habillement et d’équipement qui leur étaient nécessaires.

A toutes les causes qui eussent dO décider le Directoire A faire entrer en campagne le plus toi possible les troupes réunies sur le Rhin, il faut ajouter l’état oti sc trouvait l’armée autrichienne; le prince Charles, appelé au commandement de l'armée impériale d’Italie, n’avait laissé au général Latour, son successeur, qu’une armée affaiblie par les nombreux détachements qui avaient été envoyés en Carinthie pour renforcer l’armée opposée à Bonaparte. Il en résultait que l'effectif des forces républicaines sur le Bhin dépassait d’environ 30,000 hommes 1rs forer» impériales. — 46,000 Autrichiens y compris 6,000 cavaliers occupaient sur le Haut-Rhin Piutervalle qui s’étend entre BAIe et Manheim; le centre, placé aux environs de Kehl, était sous les ordres du général Starray; 25,000 combattants, commandés par Werneck , étaient cantonnés sur la Lshn cl composaient le corps principal du Bas-Rhin ; entre Mayence et Asc ha ffenbourg, sur les deux rives du Mayn, se trouvairtit placés aux ordres du général Siinpschen, 6,000 fantassins et 3,0Q0 cavaliers formant une réserve destinée A se porter sur les points menacés de la droite ou de la gauche; enfin 20,000 hommes étaient renfermés dans les places de Mayence, d’F.hrenbreilstein, do Manheim et de Phitisbourg. Le total de ces forces s'élevait à 100,000 combattants.

On devait supposer que le Directoire, éclairé par les revers de la campagne préeéden te, aurait adopté un plan de campagne moins vaste et moins compliqué» il n’en fut rien. Les deux armées eurent ordre de passer le Rhin le même jour; mais elles n’étaient pas destinées A concourir simultanément en se concentrant A un but cominuu.

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