‹ France MilitaireChapitre 40 sur 62 · I.r PârlrMfolftirc · texte numérisé non relu

I.r PârlrMfolftirc

FRANCK MII.ITAIUK.

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FU A R GE MILITAIRE

Les généraux allemands ne se montrèrent d'ailleurs pas pins éclairés que le Directoire par leurs faute» antérieures. — Le prince Charles, en portant, avait laissé au général Latour les mat rimions les phis sages sur ce qu’il convenait de faire, et lui avait recommandé déconcentrer ses forer* entre le Neeker et la Suisse, sur le Haut-Rhin; mais soit que le nouveau général crût devoir se conduire exclusivement d’après ses propres idées, soit qu’il obi II A de* ordres du Conseil Aulrque, il n’exécuta aucune des dispositions de FAtchidur, cl suivant la vieilli! routine allemande, il dispersa dé nouveau toute son armée en un long cordon S’étendant de BAIe A Dusseldorf.-

Passage du H/un pur t'armée de R/ùn-ei- Moselle.

La 15 avril, au momeut où Hoche dénonça enfin l'armistice conclu six mois auparavant par le général Beurnonville, l'armée de Rhin-et -Moselle avait à peine assez de matériaux pour compo*er un seul pont. L'intention du Directoire, en ordonnant aux deux généraux de tenter le passage le même jour. Hoche à Neuwred et Moreau à lianibshcim, vis-à-vis Dicrslieim, était de diviser assez l'attention de l'ennemi pour qu il ne put imprimer A ses masses qu’une direction incertaine. Le général Latour, affaibli par de nouveaux détachements qu’il venait encore d’envoyer au prince Charles, tenta inutilement de changer les dispositions des généraux français, en leur faisant proposer un renouvellement d'armistice.

Tous les préparatifs du 'passage avaient été faits avec tant de secret que le comte de Grtine, envoyé autrichien chargé de solliciter à Strasbourg cette prolongation d’armistice, parcourut les cantonnements français sans rien apercevoir qui prit lui donner le moindre soupçon. Les dispositions en étaient A peu près les mêmes que celles de l’année précédente, seulement le manque d’embarcations ne permettait pas de tenter plusieurs passages. Le petit nombre de bateaux dont on pouvait disposer étant réunis à .Strasbourg, on fut obligé de se dérider à agir dan* les environs de Krhl , quoique ce point eût été récemment fortifié avec beaucoup de soin. La rivière d'Ill, qui passe à Strasbourg et se jette dans le Rhin sous KUslett, permettait de conduire les bateaux au lieu choisi pour le passage qui devait s’effectuer entre Lhcrshciui et liambsbeim.

Dans ce que nous disons ici il n’rst question que de l'armée deRbin-ct-Moselle; lloclie possédait deux tête* de pont sur la rive droite du Rhin, qui aplanissaient pour lui Ira principales difficultés; aussi avait-il pu, aussi têt apres la dénonciation de l’armistice, rassembler son année dans la plaine de Mcuwied , et passer le fleuve dès le 18 avril, quarante-huit heure* avant que Moreau ftU en mesure d’effectder son passage. Nous reviendrons sur le* mouvement* de l’armée de Sambreet-Metise, en ce moment les mawruvres de Moreau doivent attirer toute notre attention.

De même qu’en 1790, l’aile gaucho de l’armée française devait donner le change A Latour en l'amusant par quelques démonstrations devant Manheim jusqu'au moment où le centre et l’aile droite auraient effectué leur passage. L’attention de l’ennemi devait être aussi

distraite par de fausse* attaques, l’une & la batterie de Beelair, l’autre A la I*ointc-des-fipis, an-dessu» de Kehl , et une troisième aux lies de Daihaudan, vis-à-vis de Greffereu. Dans le même bat, une vive canonnade devait se faire entendre sur toute la ligne.

Dan* la soirée du 17 avril; 'Moreau arriva de Pari*, où il était allé discuter avec le Directoire le plan de la nouvelle campagne qui allait être entreprise. Pendant son absence, Desaix et Reynier avaient préparé tout œ qui était nécessaire à l’exécution du passage qui devait s’opérer dan» la nuit du 19 au 20. Le IU, au soir, le* troupes destinées A taire partie du premier débarquement se rendirent entre Kilstclt et Bettenhofen , puis elles furent conduite* en colonnes au lieu de l’effihaèquement, situé près de l’angle d’une digue derrière laquelle était un espace assez suffisant pour qne le rassemblement pùt s’y faire sans être aperçu do la rive droite. A deux heures du matin il n’y avait pas encore de bateaux arrivés; A quatre heures quatorze étaient réunis. Chacun de ce* bateaux pouvait contenir 00 à 70 hommes. Enfin A cinq heure* du matin, soi1 les quarante que l’on avait rassemblés pour l’expédition, vingt-cinq seulement étaient arrivé» au lieu d« rembarquement. Ce retard provenait de l’état des eaux alors 1res basse* , de la pluie cl du vent contraire, qui ralentissaient beaucoup sur l’Ill la marche de* embarcation*.

Un autre conlrc-temp* vint encore entraver l’opération : de* rames étaient inutiles pour naviguer sur Tilt où l'on touche le fond partout, mais elles étaient indispensables pour traverser le Rhin; le bateau qui les transportait se trouvait A la queue du convoi, retenu sur un banc de gravier.

Le général en chef, impatient de ccs retards, remonta rill,et reconnut l’endroit où le bateau qui portait le* raine* était engravé, ainsi qu’un grand nombre d’autres. Il n’y avait pas un instant A perdre, le jour naissant allait augmenter les difficultés du passage. Le général, afin de stimuler les soldats, entra dans l’eau jusqu’à la ceinture, et aidé par quelques officiers, maya de remettre les bateaux A flot , mais il ne put y parvenir et dut appeler trois compagnie* d'infanterie qui portèrent les rames A bras jusqu'au Heu de l'enibarquenieut. Moreau revint aussitôt auprès des troupes massées derrière la digue. Mais la nuit s’était dissipée pendant ce temps; le secret de l’opération était découvert, et il n’y avait plus d’espoir de surprendre le» Autrichiens. Le canon des fausse* attaques se faisait entendre dans différentes directions. Oile de la batterie de Beelair donnait mèine beaucoup d’inquiétude aux Autrichiens; l’officier qui en était chargé était parvenu A prendre terre sur une grande Ile séparée de la rive droite par de* bras guéables. Le général autrichien croyant que IA devait avoir lieu le principal débarquement, y dirigea des forces considérable*.— Ouels que fussent 1rs dangers d’un passage du Rhin en plein jour, l'opération ne pouvait être remise au lendemain, on aurait donné ainsi à l’ennemi le temps de rassembler toutes ses forces. Il fallait agir dans le moment ou renoncer A l’entreprise. — Moreau se décida aussitôt et trouva les généraux et les soldats

{gaiement disposés A cette opération , une des pim brillantes et des plus hardies dont les annales militaires fassent mention.

A six heures du matin, lorsque les" troupes commencèrent à partir, il n'y avait encore d’embarcations que pour 1,500 hommes. — Les généraux Dubesme et Vandamme, et l’adjudant général Hcudelet, mon- 1 tèrent les premiers bateaux avec un bataillon de la 76* et une partie de la 100*. Ces troupes étaient destinées à débarquer sur la rive droite vis-à-vis de Freyslett. Un second débarquement devait avoir lieu près d’une batterie que l’ennemi avait élevée à la pointe de Elle boisée de Stein-Wertb, d a côté de Freyslett. Celui-ci te composait d'un bataillon de la 31e et d’un de la 16* légère, aux ordres du général Davoust et des adjudants généraux Démon i et Jarry.

Enfin le général Jordy, avec le reste de la 100* demibrigade, la 17e et un bataillon de la 16e légère , devait opérer un troisième débarquement sur une Ile qui n’est séparée de Diersheim que par des bras guéables, sur l'un desquels le chef de bataillon du génie Marion avait reconnu un petit pont de quatre pieds de largeur, propre au passage de l’infanterie.

Lea deux premières sections partirent à six heures du matin, la troisième étant obligée d'attendre le retour des bateaux pou? effectuer son passage ; mais à peine les bateaux arrivèrent- ils dans le grand courant du Rhin , que les batteries en vue desquelles ils se trouvaient firent pleuvoir sur eux des bordées de mitraille qui obligèrent de changer toutes les dispositions. Les pontonniers, malgré leur adresse et leur courage, ne pouvant suivre les directions indiquées sans s’exposer A voir couler les embarcations, se dirigèrent vers le gravier de nie en face de Diersheim , qui aVait été indiqué pour le troisième débarquement. Toutes les troupes descendirent sur ce même point, qui avait été aussi désigné pour y établir le pont destiné au passage de l’armée.

Il s’y trouvait 300 Croates du corps franc de Michalowitz. Ceux-ci, A l’approche des Républicains, se retirèrent derrière des masses de bois de construction qui entouraient la baraque du péage. Ils étaient en outre couverts dans cette position par un petit bras du Rhin sur lequel était jeté le pont reconnu par le commandant Marion. Les grenadiers des 76* et 100* demi-brigades se précipitèrent sur l’ennemi au pas de charge et sans tirer. Malgré le feu très vif de mousqueterie et d’artillerie qui les accueillit, ils passèrent le bras du Rhin A gué et chassèrent les Croates de la baraque du péage.

Celte vigoureuse attaque donna aux troupes le temps de débarquer et de se former sans obstacle sur le gravier. Les embarcations s'en éloignèrent aussitôt pour aller chercher la troisième section sur la rive gauche. Les Républicains s’emparèrent ensuite des bois de Diersheim et du village, ce qui contraignit l'ennemi à évacuer leurs batteries de Stein-Wertb.

Bientôt cependant les Autrichiens, réunis en force derrière Diersheim, parvinrent à reprendre ce village malgré l’intrépidité du général Dubesme qui, voyant reculer sa division, saisit la caisse d’un tambour tué

près de lui, et essaya de ramener ses soldats au combat en battant la charge avec le pommeau de son épée. Il eut la main percée d’une balle, et sa colonne était près de se débander, quand le général Vandamme, arrivant au pas de charge avec la 100*, rétablit le combat. Diersheim fut de nouveau enlevé aux Autrichiens} mais ceux-ci ayant reçu des renforts reprirent ce poste pour la seconde fois. Davoust, avec la 31* demibrigade et un bataillon de la 16e, revint A la charge et s’en empara pour la troisième fois. Les Français avaient alors leur droite près d’Honau, leur gauche aux digues du Rhin et le centre à Diersheim.

La nombreuse artillerie ennemie dirigeait son feu sur les débouchés de Diersheim, et gênait beaucoup les Républicains. On envoya sur un large bateau plat neuf pièces d’artillerie légère au lieu de débarquement. Trois de ces pièces, avec leurs coffrets, traversèrent le petit bras du Rhin, mais elles étaient insuffisantes pour répondre convenablement A celles de l’ennemi.

A onze heures du matin, renforcés par plusieurs bataillons venus de Kebl, et par une nombreuse cavalerie, les Autrichiens attaquèrent de nouveau et vigoureusement, A Diersheim, le centre des Républicains, pendant qu’une autre colonne cherchait , par Honau , à tourner leur droite. Les Français furent d’abord repoussés-, mais Desaix, qui venait de passer le Rhin, accourut avec la 17* et un bataillon de la 100* et fit A son tour plier l'ennemi. Le bataillon de la 109* tourna la colonne venant de Honau et la culbuta dans un défilé A l’entrée de ce village. Desaix avait déjA fait 200 prisonniers lorsqu’il fut blessé A la cuisse.

Après cet échec, les Autrichiens restèrent sur la défensive, la droite vers Freyslett, couverte par le ruisseau de Hochenbach , le centre vers Lings et la gauche vers Honau ; leur position était défendue par le feu concentrique de quatre batteries qui auraient empêché les Français de franchir le ruisseau s’ils eussent voulu essayer ce passage sans artillerie et sans cavalerie. Cependant le pont-volant auquel on avait travaillé avec beaucoup d’activité fut établi et lancé dans le grand Rhin à deux heures après midi; il fil plusieurs voyages; il servit à passer quelques caissons d'artillerie et environ 400 hussards et des dragons. C’était peu de chose toutefois, comparé aux renforts nombreux en artillerie et cavalerie qui arrivaient aux Autrichiens de tous les points. Starray se détermina à faire le soir une nouvelle tentative sur Diersheim. L’attaque commença par une vive canonnade qui démonta le petit nombre de pièce» que les Français avaient encore en batterie. Les obus incendièrent le village, qui fut bientôt enveloppé dans un tourbillon de flammes et de fumée. L'infanterie française, souffrant beaucoup du feu de l’ennemi, se replia lentement et après une résistance meurtrière; elle recula ainsi jusqu’au-delà de l’église, où le général Jordy, en voulant repousser les Autrichiens, faillit être fait prisonnier. En ce moment Davoust opérait sur la droite un mouvement dont le résultat fut la prise de Honau. L’ennemi débordé, inquiété par cette manœuvre, n’osa pas poursuivre l’attaque commencée sur Diersheim.

I L’infanterie républicaine, ranimée par le succès de

Davoust, revint sur Diersheim, et attaqua les Autrichiens avec tant de fureur qu’ils furent culbutés et mis en déroute. Mais protégés par une nombreuse cavalerie et par une artillerie bien servie, ils se rallièrent entre Diersheim et Lings. Honau et Diersheim restèrent aux Français , et des postes furent établis entre ces deux villages sur le ruisseau venant de Lings.

Ayant reconnu l’impossibilité de construire le pont de bateaux a l'endroit indiqué , Moreau le fit établir au-dessous du pont-volant. Ce travail, commencé à six heures du soir, fut entièrement achevé entre onze heures et minuit, malgré le feu violent des batteries ennemies. Le général en chef fit aussitôt passer les troupes rassemblées sur la rive gauche et qui se trouvaient le plus â portée. La cavalerie du centre, l’aile droite et une partie de la cavalerie de réserve défilèrent successivement et se placèrent en bataille sur la rive droite au fur et à mesure qu’elles arrivaient. La brigade Lecourbe, faisant partie de l’aile gauche, devait suivre ce mouvement. Moreau avait placé l’aile droite, sous les ordres de Dufour, entre Honau et Diersheim; Vandamme devait commander le centre a Diersheim et dans le bois ; la brigade Lecourbe était destinée à former la gauche. L’intention du général en chef était d’attaquer Starray dès que cet ordre de bataille serait pris et que toute l'artillerie aurait passé. La réserve devait rester sur le gravier jusqu’au moment où elle pourrait déboucher.

Bataille de Diersheim.— À la pointe du jour Starray fil attaquer lui-même la ligne française et prévint ainsi le général Moreau. Il espérait que le pont n’était pas achevé, et il pensait que les Français n’avaient pas reçu de nombreux renforts et pourraient être facilement jetés dans le Rhin. Il avait en conséquence rassemblé à la hâte dans la nuit toutes les troupes qui se trouvaient aux environs; elles consistaient en seize bataillons, vingt escadrons et vingt-cinq bouches à feu, sans compter les pièces régimentaires.

L’attaqoe commença à six heures du matin et fut dirigée sur les villages de Honau et de Diersheim. Une partie de l’artillerie française fut promptement démontée ; de ce nombre fut celle de la compagnie commandée par le capitaine Foy, qui fut blessé.

Favorisées par de formidables batteries, les colonnes ennemies s’avancèrent sur les Républicains qui, massés dans Diersheim, perdirent beaucoup de monde. Quelques soldats même, exposés au feu le plus violent de l’ennemi, prirent la fuite vers le Rhin, et déjà se précipitaient sur le pont, quand Lecourbe, avec sa brigade, y parut de l’autre côté pour passer â son tour. Les grenadiers marchant en tête de la 84* arrêtèrent les fuyards et voulurent les ramener au combat; ceux-ci résistèrent. La 84e, d’après l’ordre de Lecourbe, croisa •lors la baïonnette sur eux, jeta dans le Rhin les plus lâches et continua sa marche en colonne serrée et occupant toute la largeur du pont de manière à faire refluer tout devant elle. Quelques écrivains militaires ont pensé que l’armée dut peut-être son salut et la victoire â cette opportune arrivée de Lecourbe. Cependant Diersheim était en partie resté au pouvoir de

quelques braves compagnies de grenadiers républicains. Moreau fit porter en avant et déboucher dans la plaine les troupes qui se trouvaient en réserve derrière le village , c’est-à-dire la 3* légère qui venait de passer le Rhin , le 2* de cavalerie, le 4* de dragons et un escadron du 9e de hussards. Les colonnes ennemies s’avancèrent sur ces troupes, et alors eurent lieu plusieurs charges brillantes dans lesquelles le 2* régiment surtout déploya une bravoure extraordinaire.

A la suite d’une dernière charge fournie surtout par de nouveaux renforts qu’avait reçus Moreau et qui consistaient en sept régiments de grosse cavalerie, l’ennemi fut entièrement expulsé de Diersheim. Starray abandonna son attaque, et fit reprendre â ses troupes les positions qu’elles occupaient le matin. Honau avait été repris dès le commencement de la journée. Les Républicains, avec une cavalerie plut nombreuse et de l’artillerie, auraient tiré un tout autre avantage de ce combat. Moreau et Vandamme y eurent leurs chevaux tués sous eux. Les généraux autrichiens Starray et Inimens y furent blessés en cherchant à reformer leurs troupes.

Après ce premier succès, Moreau en revint â ses premières dispositions d’attaque , qui avaient été interrompues le matin parcelles de l’ennemi; mais U n’eut pas le temps de rétablir l’ordre de bataille qui avait été interverti par le grand nombre de mouvements qui s’étaient faits dans la journée.— Voici quelles furent les nouvelles dispositions: Vandamme, Davouat et Jordy devaient, avec la colonne principale, s’avancer sur le centre de l’ennemi entre Lings et Hobenbühn; Dufour eut ordre de se porter à droite, entre Lintzenheim et Lings; Heudelet marcha sur Hobenbühn; la réserve de cavalerie, aux ordres de Bourcier, devait se déployer en avant de Diersheim et de là ac diriger vers la chaussée entre Lings et Hohenbühn; enfin Lecourbe avait ordre de se porter â gauche sur Bischofsheim et Freystetl après l’attaque de Hohenbühn et de Lings et de poursuivre l’ennemi jusqu’à Rencben. Le bois de Diersheim devait être occupé par une réserve de quatre bataillons.— Ces disposi tions furent exécutées avec une extrême promptitude. Starray ne sachant à quelles forces il allait avoir affaire, avait déjà commencé un mouvement rétrograde, mais qui était mal couvert. Les Autrichiens songeaient à se retirer plutôt qu’à résister. Le régiment d’Alton, placé à l'arrièregarde, ayant été atteint au village de Griesheim, fut chargé et dispersé. Sa défaite subite imprima à la marche rétrograde de l’ennemi le caractère d’une déroute. Il devint presque impossible de joindre les Autrichiens tant leur fuite continua dès lors rapidement. La division Vandamme, soutenue par la réserve de cavalerie, poussa jusqu’au-delà d’Offenburg et de (kngenbach. OHeilly tenta de vains efforts pour l’arrêter. Ce général fut fait prisonnier entre Bûhl et Offenburg , en cherchant à rallier ses eacadrons pour protéger la retraite.

Reprise de À'ehi. — Le général Dufour se dirigea entre Kehl et Kork ; des dragons du 17* qui éclairaient «a marche étant arrivés devant Kehl et ayant trouvé

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