‹ France MilitaireChapitre 41 sur 62 · H1A.W0B MILITAIRE · texte numérisé non relu

H1A.W0B MILITAIRE

le pont «le la kintzig coupé et défendu par quelques fantassin», passèrent la riviez à un gm au-dii.su* et hasardèrent de taire une sommation au cutuir.audaül du fort. Celui-ei uavuit avec lui qu'uu faible «hiarhemeul; il répondit qu’il voulait bien sc rendre A U condition de sortir avec le» honneur? de la g urne et en conserva ut ses bagage». Les dragons u’euieut garde de refuser; mais comme U n'y avait parmi eux personne qui wM écrire, on fut obligé d'arrêter verbalement ce» conditions.

Ainsi fui reprise en un instant et par quelques cavaliers celle forteresse que les Autrichiens avaient déjà remise dans un état de défense respectable, et qui kur avait coulé, peu do temps auparavant, tant de saug et de fatigues. La reprise de keki assurait rétablissement des Républicains sur la droite du Rhin, et leur permettait de rétablir le pont de bateaux de Strasbourg. More.) u donna aussitôt aux généraux du génie Boisgérard et Marmot l’ordre d’en presser la construction.

Dufour prit position entre Kcbl et Neumühl; la colonne dirigée sur Hohenbfihn poussa jusqu'à YYachshurit, par la route de Heocbeu; Lecourbe s'établit entre Buchofsbeini et Frvvstett. Toute l'armée, après les rudes combats qu'elle avait livrés dans la journée et une poursuite de huit lirues, se trouvait preaqur ûulKTtmeut dispersée et surtout harassée «h? fatigues; elle se reforma tant bien que mal vers le soir et passa ta nuit la droite entre Neumuhl et Kchl, la gauche entre Bischolsbeim et Fie>stett, l'avant-garde sur la Uencbeu.

Dan» cette journée, les Républicains firent 3,000 prisonnier» cl s'emparèrent de plusieurs drapeaux , de vingt puces de eaium, d'une grande partie des chevaux et de tous les équipages de l'ennemi, parmi lesquels se trouvait le fameux lourgou de Klinglut avec fa correspondance autographe des princes français émigrés, des généraux allemands et de Pichcgru. — L'armée impénale eut 3,000 hommes tués ou blessés. La perte des Français ne Lut pas moindre.

Passage de la Rt iu ht n. Afin de tirer tout le parti possible de cette première victoire. Moreau résolut de pousser vivement Slarray, pendant que sa droite remonterait vers les sources du Danube par la vallée de

la Kintzig * pour disperser les troupes du DautrRhia. Une autre division, s'emparant du kmcbi», devait aussi donner au gros do I année k facilité de se poiUr sur Raskdt.

L'aile gauche, commandée par Saint-Cyr, et dont Lecourbe formait l’avant-garde, était encore cm grande partie de l’auire coté du fleuve. La moitié envirun passa le Rbin le 21 à midi; le reste devait le traverser dans la nuit. La marche était calculée de façon à arriver sur la Kciiehen avant Latour.

Les mouvements ordonnés par Moreau s'exécuterait le 22 au point du jour. Le centre s'avança sur deux cob'nues; la première, qui marcha vers Freudenstadt par Mirder- Actif ro cl le Kniebis, était aux ordres de Yuiidamiueison avant-garde culbuta, près de Renchéri, une arrière-garde aol rn hienne; la seconde, aux ordres de Davousl, remonta la vallée de la KinUig et poussa sans obstacle» jusqu'à Riberach. Dufour, avec l’aib* droite, marcha sur Küenheim en remontant la vallée du Rhin. Lecourbe, força le passage de la Renchen, défendu par deux bataillons, trois escadrons et six pièce» de canon.

Cassation des hostilités. — La droite de l’armée française se trouvait alors en avant de Uappel jusqu'aujjics d’F.Uenheim, et la gauche venait s'appuyer au ilbiu, pies de Licbtcuau. Le générai en chef se disposait le lendemain 23 à poursuivre son mouvement, et tout faisait présumer pour ce jour même une bataille décisive entre lui et Latour, qui s’avançait de Manhc.m avec 15,000 hommes d'infanterie et 33)00 chevaux, coniptaut se réunir A ilastadt ou A fclttliogen aux troupes de Starray. Il u’en fut pas ainsi. Au moment où les Français s'ébranlaient pour marcher à leimcun, un parlementaire se présenta aux avant-postes et apporta la nouvelle de la signature des préliminaires de paix de Léoben.

Les hostilités furent aussitôt suspend ues. Des contreordres furent expédiés aux division», et Mo# «au fit reprendre à l'armée les positions qu'elle occupait le matin.

Ainsi finit cette campague de trois jours, qui fit un grand honneur à l'année de Rhin-el-MoseUe, et dont le brillant début semblait promettre de glorieux résultats.

RÉSUMÉ CHRONOLOGIQUE

31 octobre. Investissement de Kehl.

21 novembre. Ouverture de la Iraïuhéc devant Kchl.

3 Btcnm. Sortie de la garnison dlhmingue. - Mort d'Abatued

fi UiVnu. Reddition de Kehl.

,5 février. Reddition de la télé du pont d'Uuuingue.

20 avril. Passage du Rlrin par l’armée de Rhin et Moselle. 2! — Bataille de Piersheitn — — Reprise de Kehl.

71 — Pasnafl* de b Renchen.

23 — Commencement de* b Milites.

A. HUGO

Ou lOoscrtlMier PELLOYF, f dttrnr, p'aee ft ta Boune , nie de» Filkt-Saml Thoma» , fît

Pan*. - Impfuiiarit et Foaderi* de Aiaivti «t C*, nie de» Fronrt.BcvrrgvoiA-SainL-MjciivT, ».

Page 1