‹ France MilitaireChapitre 49 sur 62 · L-inghlirutowo. Anciens Breton* rumlier · texte numérisé non relu

L-inghlirutowo. Anciens Breton* rumlier

'WirüQw Milices de Kwg*County,

Arktovr MibiY» de Sligo.

Ajibdrum Milice* de Leytrim

Corey Fusilier* de Durbam.

Weifued. Milice* de la ville de Dublin.

Enniieothy Milice* de Corck méridional.

Newtoo-Barry . Milice* de Caran.

Roa*. Un bataillon de garde* I pied.

•aJtingtu* MT ltilg*nenl.

Kilcoekelbnm Fusilier* d hiverne** *.

Naa* . . .

kilcolteo.

PuDdakrk.

Drogbeda. Cavaleries de Domérien.

La ligne du canal , jusqu'à Mo- f Milice* «te la ville de Goret, natlervan. l Milice* de l/mdonderry.

• Indépendamment d»-* tlteposltfon* «deuil* , le major général genl eut ordre d’assembler un corp* de troupe* sur la frontière dn dnlnrt aeptenlrional . chI il commandait du côté de SJtÿo.»

* Votd comment le rapport de lord Corn* ailt* rend compte du

combat de Castlebar ; ou y remarquera une phrase singulière sur

la cautc qui Ht fuir i«fi Anglau ;

«Dés qu'on apprit la marrfie de l'ennemi sur Casltdvr, on fil oc-

i Mi lue* de WaterCord- | Fusiliers de Dumfriea.

| Mibce* de te ville de Dablin.

Milice* de Carlow.

râper aux tronpc* uns position en avant, qui couvrait la vifle, et pouvait fort bien en même Ictup* entretenir te a.mnnnimiwn avec le brigadier-général Taylor, qui «'était avancé jutqn’à Foxford, et dont le corps avait été renforcé par le* milice» de Kerry et les fusiliers de Lcterster détachés de Casttetar. L’atlaqnt dt f ennemi tut fa île vers les jcpl heures du malin. Les Fraoçnii avec enviroe 1..V00 rebelles avanceront rn bon ordre sur les troupe* du roi, qo> 1rs attendirent dan* la position qu'elles occupaient. I. 'artillerie tous le capitaine Sorthall Ait admirablement bien «evvir , et fit une Impression tellement visible, que V ennemi fut arrêté dan s ta manche, et qu'il commençait a se dis/>erser. Dans ce moment critique, nos troupes, saisies, pour ainsi dire , d’une terreur panique , /Hiérent sans aucune raison apparente , ét ne purent pius être ralliées , malgré tous tes efforts de* généraux Lake , llulchioson et Trenrb ; et . malgré te très louable activilé de leurs offices . elles traversèrent Castkbar eu conûuioo, cl se retirèrent vers lloilymount • *

«Cependant les dragon* du lord Rodrn montrèrent beaucoup de bravoure dans cette occasion . aussi bien que dans unîtes tes atrtrrt : il* couvrirent la retraite, et rcpriirat même uue pièce de 6 que ks Français avaient pountée en avant , i travers Castlebar. Le squelette du 0* régrnimt , sou* le major Msebnmw . se eondniitt aussi avec beaucoup de courage. Voici l’étal de* tués, Wesaès et pri*<«nm de cette malheureuse affaire 1 : quant aux sokteU des milice» de long tord et Kilkenny. qui manquèrent A l'appel , la plupart .iraient dé*rrlé A l'ennemi. Il se trouva par la suite qoe la perV de* Français ra tué* et blessés, perte musée presque entièiemcnt par notre artillerie, état! bleu plu* eowi.lérable que celle de* troupes du rm.

* Prisonniers : G*" rég'raent c’infanfrric : royal Longford, niiîim ; | réjïim'nrt de* milires de Kilkenny ; volontaire* de Calway ; fusilier*

de Fraser.

• Perdu 22 ptev.es de cauon. • , ». -

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FftANCfi MtLlTAfltK

nombreux d'insurgés qu’il croyait trouver â (ira nard avait ét é dispersé. Sur les instances <i’un chef irl<tn<la>« , qui rassura que celle troupe se rallierait le lendemain, la général français, au lieu de poursuivre sur Granârd, comme H en avait le dessein , prit position en avant de donne. Ce retard loi devint funeste ; car avant qu’il (M été rejoint par aucun insurgé, Lake ayant rétabli le pont de Balintra , avait lancé â sa poursuite 700 cavaliers ayant chacun un fantassin en croupe.

J Combat de ftaUinomuek. — Capitulation d’Humbert. —Le 8 septembre , le général français fut atteint sur les hauteurs de Baltlnamuck par cette avant-garde, qui engagea aussitôt le combat afin de donner le temps à la colonne de Lake d’arriver et de se déployer. Humbert soutint pendant deux heures les efforts de l’ennemi; mais se voyant A la fin entouré par des troupes qui arrivaient de toutes parts, et désespérant de se frayer un passage avec des hommes qui venaient de faire quartntttsquatre lieues et de soutenir plusieurs combats en quatre jours, il consentit A capituler. Il n'avait plus alors avec lui que 800 homme*; quelques relations portent à 30,000 hommes, soutenus de cent pièces de canon , le nombre des Anglais dont il était entouré. I>« insurgés qui l’accompagnaient se dispersèrent.

Humbert fut traité par l’ennemi avec distinction. Sarrasin Obtint d'étre échangé sur-le-champ contre qii dé* officiers anglais pris à l’affaire de Castlebar. — (’iétto ville, qui avait été réoccupée par les Anglais, fut ihtitttament attaquée plusieurs fols par les insurgés. Getrt-ci *e maintinrent jusqu’au 23 septembre A Ballon* et dans Kitlala ; le 23 ils furent attaqués et forcés par des troupes supérieures; ceux qui parvinrent à s'échapper se réunirent aux bandes encore en armes dans le comté de Vkklow.— La prise du général Humbert termina réellement cette seconde expédition d’Irlande, puisque les troupes de débarquement de l’escadre partie de Brest Sabordèrent même pas dana 111e.

Huit jours après l’affaire de Raltinamuck, le brick PHnncréon, oit se trouvait le général Rey et l'Irlandais Napper-Tandy, parut devant l’Ile de Rutland, A l'ouest du comté de Donegai : U portait des armes et un détachement d’artillerie légère, que la nouvelle de la reddition d'Humbert empêcha de débarquer Le chef irlandais se fit conduire sur les côtes de la Norwége, d’où il gagna Hambourg, où il fut arrêté et livré aux Anglais.

Déport de l’escadre de Brest. — L’escadre de Brest ma enfin à la voile le 16 septembre. sous les ordres du cliefde division Bompard. Elle se composait d’un vaisseau deiigoe.de huit frégates, d’un aviso, et portait3,200 hommes de troupes d'expédition sous les ordres des généraux Hardy et Ménage. On sortit le soir par le passage du Raz, pour év^er la rencontre des croiseurs ennemis, al néanmoins on se trouva le lendemain en présence de deux bâtiments anglais chargés d'observer la marche de la division française. Celle-ci, malgré la supériorité de ses forces, ne les attaqua pas , afin de ne pas attirer toute l’escadre anglaise par le bruit du caaoo.

Bompard manœuvrant pour dérober sa marche aux

deux vaisseaux ennemis qui l’observaient, descendit jusqu’au cap Finistère ; il voulait même pousser cette manœuvre maladroite jusqu’aux Açores, pour faire croire qu’il allait aux Antilles, alors qu'il se fût aisément débarrassé de ses surveillants, en les faisant chasser par quelques bâtiments qui l’auraient rejoint plus tard à un point convenu. — Pendant ce détour , i’rsradre tomba au milieu d’un convoi anglais de cent voiles, escorté par un seul vaisseau rasé : Il eût été facile de s’en emparer ou de le détruire, mais Bompard ne le voulut pas, dans la crainte de perdre du temps.

Arrivée sur les côtes d’Irlande. —Enfin , après plusieurs jour» ainsi inutilement employés, Bompard , contraint de faire une autre toute par un changement de vent, mit le cap sur l’Irlande, toujours suivi de, «•$ deux infatigables surveillants, et en découvrit les côtes le 10 au soir. Il comptait débarquer au lac de Lnughswilly, sur la côte septentrionale, direction où l’on présumait que Humbert avait pu se porter.

le lendemain A midi, l’escadre du commodore Warren , qu’avaient déjà rejointe les deux navires observateurs, se trouva en vue de l’escadre française. Bompard avait le projet de profiter de la nuit pour effectuer le débarquement des troupes avant de livrer un combat dont il prévoyait les chances défavorables; on ignoit ce qui l’empêcha de remplir celte partie de sa mission.

Combat naivif. — Destitu tion de l'escadre française. — Combat de la Loire. — Le 12, la division française se trouva eutourée par les vaisseaux ennemis. Le chef de division ordonna de se former en ligne de bataille, ce qui fut promptement exécuté. Le Hoche occupait la queue de la ligne; ce fut sur lui que'se dirigèrent les principaux efforts de l’ennemi. Il fut en même temps attaqué par le Bobuste , vaisseau de soixante-quatorze, le Magnanime , va i ssea u rasé, et U frégate l’Âmelia. Pendaul trois heures, il soutint un combat meurtrier contre ces trois bâtiments, sans que 1rs frégates fissent rien pour le dégager; il est vrai qu’il ne leur en donna pas l’ordre. Vers onze heures néanmoins il leur fit le signal de s’approcher; mais cette manœuvre n’eut d’autres résultats que d’exposer la Loire A une volée du Bobuste , qui lui fit beaucoup de mal. — l*s frégates anglaises étaient disposées de façon â couper la retraite aux bâtiments français qui voudraient s’échapper. — Les vaisseaux anglais le Foudroyant et le Canada , étant venus joindre leur fin A celui des bâtiments qui canonnaient déjà le Hoche , le vaisseau ainsi entouré ne pouvait tenir long-temps, et il amena son pavillon après une résistance de quatre heures, ayant ses »> n œuvres courantes et dormantes toutes coupées, ses mâts criblés et près de tomber, vingt-cinq pièces de canon démontées; beaucoup de boulets A la flottaison, et cinq pieds d’eau dans la cale. Le carnage avait été effroyable.

Le capitaine de la Romaine, à qui le commandement venait d’écheoirpar la reddition du Hoche, fit le signal de forcer de voiles, et les frégates cherchèrent à fuir dans différentes directions.— L’aviso la Biche avait ga-

gûé le Jarge dès le commencement du combat*- La Co quille tir Embuscade y entourées d'ennemis, se rendirent après une courte résistance.— Des six autres frégates, la Bellone , d’une marche inférieure, fut poursuivie et exposée pendant une heure au feu du vaisseau le Foudroyant et de la frégate le Me/ampus. Une autre frégate, de 58 canons, ayant alors attaqué la Dellone , qui avait déjà beaucoup souffert du feu des deux autres bâtiments, le capitaine Jacob, qui la commandait, fut obligé d’amener son pavillon après deux heures de la plus opiniâtre résistance. Son navire était alors totalement dégréé et presque entièrement démâté. — La Résolue et /' Immortalité , fuyant ensemble, furent atteintes dans la nuit par le Melampus, qui prit U Résolue après un combat de vingt-cinq minutes, sans que l'Immortalité cherchât â la défendre, ce qui ne l'empêcha pas d’être elle-même capturée quelques Jours après.

La Loire y commandée par le capitaine Ségond , attaquée par le vaisseau rasé V Anton, parvint, par une vive canonnade, â en bâcher le gréement, â en couper les manœuvres courantes les plus essentielles, et enfin â lui échapper, après lui avoir lâché une dernière bordée d’enfilade.— Le 16, cette frégate se trouvant engagée entre deux frégates et une corvette anglaise, perdit en même temps ses deux mâts de perroquet par suite des avaries qu’elle avait essuyées dans le combat précédent; elle se dégagea néanmoins, après avoir abattu un mât de hune de la corvette qui avait d’abord commencé le feu. — Atteinte le lendemaiu par une des frégates, la Mermaïdy qu’elle avait aperçue la veille, la Loire , réduite â scs basses voiles et â ses huniers, désespéra d’écbapper. Son brave capitaine se prépara au combat en faisant clouer le pavillon au mât d'artimon. Mais après un engagement meurtrier de plusieurs heures , dans lequel elle perdit tous scs mâts de bune, elle mit en fuite la frégate anglaise, heureuse de conserver assez de voiles pour échapper.

Quoique sortie triomphante de ces quatre combats livrés en cinq jours, la Loire n’en était pas moins dans un état déplorable , réduite à deux basses

d'autres. Elle fut rencontrée, le 18 au matin, par le vaisseau V Anton et la corvette qu’elle avait maltraitée deux jours auparavant, et fut forcée, après un combat déplus d'une heure, d’amener pavillon, ayant la cale remplie de six pieds d’eau et tous ses mâts coupés. — Enfin la frégate F Immortalité fut prise le 20 octobre par la frégate anglaise le Fisk-Guard. — kitm , des dix bâtiments composant la division Bompard, sept tombèrent au pouvoir des Anglais , et trois seulement, l’aviso la Biche et les frégates la Sémillante et fa Romaine , rentrèrent dans les ports français.

Second voyage de Savary en Irlande. — Fin de l'expédition. — La dernière tentative des Français sur l’Irlande fut un second voyage qu’y fit le chef de division Savary, avec quelques troupes.— Parti de Rocbcfort le 12 octobre , il arriva heureusement dans la baie de Killala . où il apprit les désastres d'Humbert et de l’escadre de Brest, ce qui le décida , conformément à tes instructions, â rentrer en France sans débarquer. m»,

Il remit à la voile le soir même de son arrivée , et ayant échappé heureusement à une partie de l’escadre de Warren, qui croisait â l'entrée du golfe de Sügo , il parvint à regagner le port de Rochefort sans accident.

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Il y a peu de réflexions â faire sur cette seconde expédition, qui fut calculée sur une trop petite échelle. Les Irlandais, qui venaient d’êlre écrasés dans une longue suite de combats, ne pouvaient regarder un corps de 1,100 hommes comme un noyau suffisant pour une uouvelle insurrection générale. Ce que fil cette poignée de braves moutre ce qu’avec des fortes plus considéra* b les on aurait pu faire. La division de Brest partant long-temps après la première division , devenait â pen près inutile dans le cas où Humbert eût réussi ; elle l'était encore davantage dès que ce générai avait échoué. L’expédition d’Irlaudc , glorieuse pour les soldats qui y combattirent, fut honteuse pour le Directoire, qui, après avoir excité les Irlandais à prendre les armes, les abandonna â leur mauvaise fortune. linf-.T-'itqft*

RESUMjE CHRONOLOGIQUE.

16 décembre. Départ et dispersion de la flotte.

Mtmxa. Retour de la flotte en France sans avoir débarqué.

18 — Combat et naufrage du vaisseau les Droits de V Homme.

4 xoct. Départ de l'escadre de Rochefort.

22 — Débarquement . attaque et prise de Killala. ’*

24 — Occupation de Ballyna.

27 — Combat et pri* de Castlebar.

6 septembre Passage du Shannon. — Marche tnr Dublin.

8 — Combat de BaUwamnrk. — Capitulation de Humbert.

16 — Départ de l’escadre de Brest 1

12 octobre. Combat en vue des côtes d’Irlande.

Second voyage de Savary eu Irlande.

2 novembre. Retour de Savary à Rochefort

A. HUGO

On conscrit chez D8LLOYS , Éditeur, place de U Boom , rue de» rnW-Sainl-îbomas , 1S.

P«m. — Imprimerie et Fonderie de fUsvoui et t'otnp. , rut de» Fr*»c*-Boorgeoi»-Saiut-Micbel, 8.

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