COMTÉ OS ROUE&OUE
Fondé par Cbartemagae > rëani «a i3o« ao ooolé d'Armagnac. Capitale Rodez.
Cette province, longue de vingtcinq à trente lieues sur quinze à vingt de largeur, est située entre l'Anvergne, le Languedoc , les Cévennes , le Gévaùdan et le Quercy. Gbarlemagne lai donna un «omte, dont le suocessear.
L'UNIVERS-
Falooay , joait aussi da comté de Toulouse. Ces deux comtés furent ainsi réunis jusqu'à Eudes, qui les sépara
r^ur former des apanages particuliers ses deux fils. En 1066, le comté de Rodez rentra dans la maison de Toulouse, d*où il sortit bientôt, Raymond IV de Saint-Gilles l'ayant aliéné en 1096, avant de partir pour la croisade, en faveur d'un vicomte de Cariât et de Lodève. En 1302, le comté de Rouergue entra dans la maison d'Armagnac par le mariage de l'héritière du Rouergue et de Cariât avec Bernard VI.
OOMTK DS CARCASSONHl ET OB BBZfCBS.
fttebU en 819, réuni au domaine en za47* Capitale Carcassonne.
On trouve, dès l'année 819, un comte de Carcassonne et de Rasez (capitale Limoux, prèsd'Albi), Oliba, de la famille de samt Guillaume, duc de Toulouse, dont les descendants possédèrent ces deux comtés jusqu'en 934, où ils passèrent aux comtes de Gomminges et de Conserans. En 1070, Raymond-Bérenger I*', comte de Barcelone, en fit l'acquisition; mais, en 1083 , un puîné de la seconde maison des comtes de Carcassonne rentra en possession de ces deux comtés et du Lauraguais , auxquels il joignit les vicomtes d'Albi, de Prîmes, d'Agde et deBéziers; mais les nouveaux maîtres De portèrent plus que le titre de vicomte, parce qu'ils faisaient hommage aux comtes de Barcelone. En 1169, l'un d'eux, Raymond-Trencavel I",
3ui fut tué plus tard par les bourgeois e Béziers, abolit dans cette ville une coutume qui permettait aux habitants, durant les quinze jours qui suivaient le dimanche des Rameaux , d'attaquer les juifs et d'abattre leurs maisons à coups de pierres. Nous avons vu plus haut la malheureuse destinée du vicomte Raymond-Roger dépouillé par ^ Montfort , et probablement empoison né par lui. En vain son fils essaya .de recouvrer son héritage; Montfort, puis le roi de France restèrent maîtres de tous ses biens. Désespérant de les recouvrer il les céda, en 1247, à saint
Louis, eu ecnange d'une rente de six cents livres. « C'est tout ce qui resta , dit don Vaissette(*), à l'iiéritier des vicomtes de Béziers, de Carcassonne, d'Agde, de Rasez, d'Albi et de Nîmes, de tous les biens que ses ancêtres avaient possédés; et cette ancienne maison , qui , depuis la fin de la seconde race, avait joui des droits régaliens dans ces six vicomtes, jusqu'au moment de la guerre des Albigeois, et qui était la plus puissante de toute la province, après celle des comtes de Toulouse , se vit enfin réduite à la condition d'une des moindres du pays : funeste suite d'une guerre de religion, qui força Trencavel , sans aucune faute de sa part, à porter l'iniquité du vicomte Ravmond-Roger, son père ! »
TICOMTE DE ITARBOirxrE.
Établie Ters 8oa, réuoie au domaine en z5o7.
Les marquis de Septi manie furent d'abord comtes de Narbonne, qu'ils firent administrer par des vidâmes ou viguiers, puis par des vicomtes. Le
f premier que l'on connaisse est Cixiane, qui tint un plaid à Narbonne en 802. Plus tard , les vicomtes passèrent sous la suzeraineté des comtes de Toulouse, mais portèrent souvent aussi leur hommage aux rois d'Araçon, qui , comme comtes de Mont{)eIlier et de Barcelone, se mêlaient à toutes les affaires des seij2;neurs languedociens, et aux rois de France, auand la croisade des Albigeois eut étendu sur le^ provinces du Midi l'influence royale.
En 1447, la vicomte de Narbonne passa dans la maison de Foix , et le dernier qui la posséda fut Gaston II, lue à Ravennes, en 1512, après avoir échangé, en 1507, contre le duché de Nemours, la vicomte de Narbonne, qui fut alors réunie au domaine.
COMTÉ DB Uk MABCBB D^BSPAGRB. *
Établi en 864 • <^st rëaai en iiSy au rAyaume d'Aragon, inaia reatc jasqa'en ii58 dans la moa> va lice de la couronne de France. Capitale Barcelone.
En 817, Louis le Débonnaire sépara du royaume d'Aquitaine la Septimanie
{*) Histoire du Languedoc.
et la Marche d'Espagne, dont il fit un duché; mais Charles le Chauve le divisa , en 864 , en deux marquisats : celui de Narbonne, qui, après avoir eu des marquis particuliers jusqu'en 918, tomba dans la maison de Toulouse; celui de Barcelone, dont les possesseurs montèrent, en 1137, sur le trône d'Aragon. Raymond-Bérenger ÎV, qui recueillit ce riche héritage , se reconnut cependant vassal du roi de France, comme tous ses successeuts, jusqu'à Tannée 1258, où saint Louis fit abandon de son droit de suzeraineté sur la Catalogne.