‹ France (volume 3)Chapitre 21 sur 105 · CE. WI U · texte numérisé non relu

CE. WI U

regardait le ciel avec fiirrar, en disant:

Mm Dieu y mon Dieu, je ne te mi rien , je ne te dis rien , inals je te reconiinande à Passavant. Le soir d'un matin qu'il avait fait un sermon trèspathétique , comme il perdait son vt»

ent au jeu, il regardait le ciel en onnant ses derniers écus, et disait-:

Khî oui, mon Dieu t.., oui!... oui!...

je t'enverrai des âmes. » Lors des

ârandes querelles des jansénistes et es molinistes, Boismprand se créa une singulière ressource. Il oomposait contre les jésuites des mémoires qu'il allait dénoncer au P. Tournemine comme l'œuvre des jansénistes, et se faisait ensuite donner de l'argent pour répondre à ces mémoires. Le manég^e fut découvert; mais les jésuites, craignant sans doute de s'en faire un ennemi, ne lui tinrent pas rancune. La plume de Boisniorand était aux ordres " de qui la pvait; sans savoir l'anglais, il traduisit le Paradis perdu y d'après la traduction de Dupré de Saint-Maur, Cet homme singulier mourut, dit la Place, sous la naire et le cilice, en 1740. On a de, lui divers mémoires pleins de verve, et une Histoire amoU' reuse et tragique des princessee de Bourgocjnc ^ 1720, in-! 2.

Boiskoi3£BT (François-Métel) , né à Gaen vers 1593, se fit remarquer par • sa gaieté et son talent pour la boufironnerie, et eut pour auteurs de sa fortune un pape et un cardinal. Il fut d'abord avocat, profession qui ne convenait point à son humeur. Dans un voyage qu'il fit en Italie, il montra à Romo tant d'esprit et de verve plaisante, que le bruit en vint ou pape Urbain VIII, qui désira le voir. Boisrobert fut présenté, et fut si amusant, que le pontife voulut lui donner une marque de sa reconnaissance : il le fit possesseur d'un prieuré en Bretagne. Boisrobert ne s'était senti jusque-la nulle vocation pour l'état ecclésiastique : quand il se vit prieur, il com[)rit que l'Eglise pouvait être le diemin de la fortune; fl entra bientôt dans les ordres, et an tarda pas à être pourvu d'un bon canonieat à Rouen. L'habit ecclésiastique ne lui ôta rien ik sa ^eté. Ayant été

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