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Toulon. Nous ne savoiM si eUe s*jr
trouve encore.
UoMBELLES (Henri-François comte de), né le 29 février 1681 « entra, en 1696, dans le corps des gardes de la
marine, et fit, en cette qualité, plusieurs campagnes. Mais , en 1701 , il quitta la marine pour passer dans le régiment de Vendôme. Il se distingua à Ta bataille de Friediingen , au siège d'Augsbourg, et plus encore à Oude»
narde et à la bataille de Malplaquct.
Nommé ensuite colonel du réj^irnerit de Boufflers , il fit , avec ce régiment, la campagne de Hongrie contre les Turcs, et se trouva au tàége et a la bataille de Belgrade, eu 1717. En 1727, il fut nomme gouverneur de Louis-Philippe d'Orléans (petit-fils du régent), brigadier des armées du roi, et ensuite marédial de camp, et se distingua dans rarmée du maréchal de Coigny. Nommé ensuite commandant du tort de Bitche , il fut élevé , en 1744, au grade de lieutenant général, et mourut le 29 juillet 1766, regretté du peuple et des soldats. Les nabi* tants de Bitche ont fait élever à sa mémoire un monument qui se voit encore dans cette ville. On a du comte de Bombelles : 1° Mémoires pour le service journalier de l injari' (arie^ publiés en 1719; r TraUé des evoiuâojis mUitaXres^ 1754; ces ou* vrages ont eu du succès à l'époque où ils ont paru, mais ils sont peu recherdiés aujourd'hui.
Bombelles ( Marc-Marie, marquis de), né le 8 octobre 1744, à Bitche (Moselle), était, avant la révolution, colonel des hussards de Bercheny.
Nommé, en 1775, chevalier-commandeur de Saint-Lazare, il fut envoyé, quelque temps après, à Lisbonne, et ensuite à Venise en qualité d'ambassadeur. Il venait d'être élevé au grade de maréchal de camp, lorsqu'il émigra en 1789; il fit partie de l'armée de Condé depuis 1791 jusqu'au licenciement de ce corps , et embrassa à cette époque Tétat ecclésiastique. De retoui^ en France après la seconde restauration, il fut nommé, le 15 mars 1816, premier aumônier de la duchesse
de Berri, el sacré évéque d'Amiens le 3 octobre 1819, fonctions qii'il n'exerça que deux ans, au bout des- (piels II mourut. H avait publié, en 1799, un ouvrage fort médiocre , mtitulé : Im France avanii et après la révolution.
Bommel (conquête de l'île de). — Après avoir pris Nimègue, en 1794, Farmée francise était dans le plus absolu dénûment. Pendant sept mois, les soldats, sans bas, sans chaussure, avaient continuellem.ent marché dans la boue, dans les marécages; on les voyait avec des lambeaux de vêtements sur le sol glacé qu'ils avaient conquis, et dontjls étaient les maîtres les plua indigents. A peine ces troupes avaientelles pris une place, que les fournisseurs frappaient d'une réquisition, toutes les étoffes, tous les draps ,^ tout le linge, et enlevaient aux mili« taires les ressources qu'ils auraient pqi y trouver pour se garantir des rigueurs de l'automne dans un climat humide et froid; quelquefois même on les voyait manquer de pain; mais ren« thousiasme de la victoire étouffait toutes les plaintes. Leurs généraux, sensibles à leurs maux, demandaient quelques instants pour les reposer de tant de fatigues; mais les hommes qui
Souvernaient alors la France en avaient écidé autrement. Ils méditaient une expédition sur l'île de Bommel, utile sans doute, mais que le défaut de barques pour traverser le Wahal , et Timpossibilité d'y traîner de l'artillerie , rendaient impraticable. Le détache* ment chargé de cette attaque avait encore à craindre de se trouver séparé de Tarrnée par le débordement des rivières ou par les glanons qu'elles pouvaient charrier dans cette saison avancée. Le général Moreau prédit des malheurs, tandis que le général Daëndels, Hollandais, promettait des succès. Les commissaires du gouvernement voulurent tenter Tentreprise; il fallut obéir. Baëndels avait rassemblé quelques barques à Nimègue et vers Crèvecœur. Le 12 décembre 1794, quatre compagnies passèrent le Wahal,, prirent un m^jor hanovrien, en-
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douèrent quelques canon§, mais elles forent obugées de se rembarquer
promptement devant des forces trop supérieures. L'attaque du fort Saint- André fut encore plus mallieureuse.
La mitraille ût périr un grand nombre de Français. Daëndels 8*aperçut, mais trop tard, de son erreur; 'il avoua rimpossibilité de cette entreprise ; mais son projet avait privé l'armée de plusieurs braves. Moreau ordonna la retraite; et le débordement des eaux força ramée à prendre quelques jours de re|K)s; die rentra enfin en quartier d*hiver ; son repos ne fut pas de longue durée.
Quelques jours après , un froid extraordinaire se fit sentir; la Meuse se gela, et la ^iace fut assez forte dans beaucoup d'endroits pour offrir un passage à Tarniée. Le général Sauviac, de l'arme du génie, un thermomètre à la main , observait les progrès du froid ; il affirma" que s*i] augmentait, ou se soutenait au même dejgré, rien n'était
f)lus facile que la conquête de la Rolande, au moment où elle était privée de ses barrières naturelles, les marais , les canaux, les rivières. L'occasion était trop belle. Picbegru la saisit. Les ordres furent donnés pour passer le Wahnl. Les généraux Daëndels etOsten passèrent la Meuse sur la glace le 28 décembre, et marcbèrent sur l'île de Bommel. Un froid extraordinaire engourdissait la nature ; les Français seuls conservaient leur vivacité. §ans canons, ils attaquèrent des batteries, et les emportèrent à la baïonnette. Les Hollandais, frappés de terreur par une attaque qu'ils étaient loin de présumer, opposèrent peu de résistance. La garnison du fort Snint-André ne se défendit pas. Ainsi la conquête de Tile de Bommel , du fort Saint-André, de seize cents prisonniers, d'une grande quantité de canons et de bouches à>fëu , qui eût coûté beaucoup de peines, de travaux, de temps et d'argent dans un temps ordinaire, n'employa qu'une journée. Les troupes employées à cette expédition restèrent dans le Bommel et gardèrent la ligne du Wahal.
Son (LouiS'André)^ Ton des plus
distingués d*entre les généraux qae vit naître la révolution, naquit à Romans, en Dauphiné, le 25 octobre 1758. Il s'enrôla fort jeune dans le régiment de Bourbon-infanterie, et fit une partie de la guerre d'Amérique. Il était de retour en France, iorsqu'en 1793, un bataillon de yolootaires nationaux le choisit pour son chef. Bon conduisit aussitôt ce corps sur les frontières d'Espagne , à l'armée que commandait Dugommier. Il y obtint bientôt le grade de chef de brigade, et fut employé en cette qualité au blocus de Bellegarde. Il y donna des preuves d'un grand courage, et fut nommé générai de brigade. L'année suivante, il passa en Italie , sous les ordres d*An-' gereau , et contribua à toutes les yîctoires qui marquèrent les débuta de Bonaparte. Après la paix de Campo- Formio, le général Bon fut chargé du commandement de la huitième division militaire, dont Marseille était le cheflieu. Il arriva dans cette contrée au moment oij la réaction thermidorienne y était le plus active , et lit cesser ces désordres par sa fermeté et par les proclamations énergiques qu'il adressa aux habitants. Il ^rvint aussi à rétablir Tordre à Avignon. Il fut alors nommé général de division , et accompagna en Egypte son ancien général en chef. Il se distingua devant Alexandrie, détermina la prise du Caire par l'attaque d'un poste important, et contribua v au triomphe inespéré du Mont-Thabor, en tournant l'ennemi, attaqué de front par Kléber. Il se distingua également alaprised'El-Arich, enleva Gaza, força Jafra, et alla périr devant les murs de Saint- Jean d'Acre. II se trouvait, le 10 mai 1799, à la téte de ses grenadiers, au pied de la brèche, dans le dernier assaut livré au corps de la place, lorsau'il reçut une blessure mortelle qui I enleva à sa division. Le général Bon avait toutes les qualités qui font les grands (généraux, et la mort seule l'a empêche d'arriver aux plus hauts grades militaires. Quatorze ans après la prise de Saint-Jean d'Acre, l'empereur, visitant l'École militaire de Saint-Germain t demanda le nom de Tan des
élèves qu'il passait en revue. C'était le fiis du général Bon. «Où est votre mère? « dit MapoléoD.— Elle est à Paris, à un « guatrierae étage , où elle meurt de « mm , » répondit le jeune homme. Ce long et involontaire oubli fut réparé à Tinstant même ; la veuve du général Bon reçut une dotation , et le fiJs fut créé baron de Tempire ayee une autre dotation.
Bon de Saint-Hilaibe (François- Xavier), premier président de la cliambre des comptes de Montpellier, membre de rAcadémie des inscriptions et belles-lettreÉ » et de la Sodété royale de Londres , naquit à Montpellier, en 1678 , et mourut à îVarbonne en 1761.
Jurisprudence, belles-lettres, beauxarts, le président Bon embrassa toutes ces brandies diverses des oonnaissanœs humaines. On a de loi , dans les recueils des différentes sociétés savantes auxquelles il appartenait , des mémoires sur tous ces sujets. Mais il en est un qui fit beaucoup de bruit, et qui loi acquit une réputation plus qu'européenne ; c'est celui qui a pour titre : Dissertations sur faraignée , et où il enseigne le moyen de lîier la soie de cet insecte. L'impératrice, femme de Charles VI, après aroîr lu eet ouvrage , fit demander à Taiiteur une paire de gants de soie d'araignée, que Bon se hâta de lui envoyer. Son ouvrage fut traduit dans toutes les langues de 1 Europe , et même en chinott par le P. Parenoin, qu| le présenta à 1 empereur de la Chine. Ce prince le lut, dit-on, avec intérêt, le fit lire à ses enfants, et y prit une très-haute idée de Findustrie des Français. Toutefois , la postérité n'a pas confirmé le jugement des oontemporains sur l'utilité de la découverte du président Bon. Déjà même, en 1710, Réaumur Tavait apprécié à sa juste valeur dans son mémoire sur la soie des araignées, ipséré dans le recueil de l'Académie des sdenœs.
BoNÀG, terre et seigneurie du comté de Foix , à trois lieues sud-ouest de Pamiers, érigée en marquisat en 1683.
BoNAU> ( Louis-Gabriel- Ambroise, vicomte de), né au Monna , près Mil-
T. III. 7* lÀvraison. fDicx
Bayerlsohe 8taatsbibiio^«^ MOnchon
lau, émigra en 1791, et se rendit à l'armée de Condé, qu'il quitta bientôt après , pour se retirer avec sa famille à Heidelbevg, où il composa sa Tkéih rie du pmÊiSokr politùjiue et reUgieux, Cet ouvrage, publié a Constance, en 1796, et envoyé en France, fut saisi par ordre du Directoire, et peu d'exemplaires écbappèrent i cette mesure.
Pour soutenir le courage de son parti.
Fauteur y prophétisait, avec la clarté des oracles sibyllins, le retour des Bourbons, retour dont cependant il avait soin de ne pas spécifier l'époque. Rentré en France au moment du couronnement de Napoléon « M. de Bonald ne retrouva qu'une modeste partie des biens qu'il avait cru devoir abandonner. Forcé , pour soutenir sa nombreuse famille» de mettre à profit ses connaissances, il devint, en 1806, un des rédacteurs du Mercure avec MM. de Chateaubriand et Fiévée. La Législation primitive^ celui de ses ouvrages qui restera le plus longtemps , avait paru quelques années auparavant.
Sollicité, eu 1808, par M. de FontaneSi qui était son ami, il se laissa donner une place de conseiller titulaire de cette même université contre laqueUe il avait souvent dirigé les traits 4e son esprit^ ^, dans les salons de l'empereur, il attendit patiemment, avec ses douze mille francs de rente, i'aecomplisscment de sa prophétie sur le retour des Bourbons. 11 s'était retiré dans sa famille , lorsque Louis Bons* parte , roi de Hollande, lui proposa de vouloir bien se charger de l'éducation de son fils. Le courrier dépéché à Rhodez pour porter cette importante missive trouva M. de Bonald dans des dispositions peu favorables. La place fut refusée,et unabbé de Rome,rabbé Paradisi, leremplaça auprès du jeune prince. Au mois de jufn 1814 , le roi le nomma membre du conseil d'instruction publique, et lui accorda , sur sa demande^ la croix de Saint-Louis. En 1815, élu député par le département de TAveyron, il vint siéger à la chambre introuvable, o\x il vota constamment avec la majorité. 11 exprima le désir que les biens non vendus» qui avaient été con-