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BO» LTOîIVERS. ÈON
cédés à l'ancien clergé, fussent donnés ou clergé' actuel. Réélu en 1816, il ft'opposa au projet de loi sur les élec- HoM, TéelanBOi ra)olltion tfu dlvorea.
A ia présentslion do budget , il demanda la suppression de beaucoup de places, et parla contre raliénation des forêts. Dans ia session de 1817, lorsqu'on proposa de renvoyer les Suisses, <m le vit opposer (a plus vive résistance à cette mesure nationale et constitutionnelle. Les Suisses étaient, selon lui, meilleurs Français que les Français eux-mêmes. Il "demanda un jury spécial pour réprimer les abas de la piresse et rétablissement de la censure pour les journaux, quoiqu'il eilt déclaré, en 1816, qu'elle était incompatible avec l'esprit des gouvernements représentatifs. Compris dans la réorganisation de r&istitut, il vint remplacer, à l'Académie française, un des hommes qu'on n'nurnit pas dû en exiler. Réélu députe, en 1820 et 1823, il fut, à la fin de cette année, nommé pair de France. Depuis Tannée 1889 , il était miuistre d*Etat. M. de Bonald, toujours opposé à la liberté de la presse, fut président de la commission de censure. Son refus de serment, en 1830, lui fît uerdre son litre de pair. Depuis, il n'a plus reparu sur la scène politique. Il se retira au Monna où il vient de mourir, le 23 novembre 1840.
Après les ouvrages de M. de Bonald que nous avons cités , on peut encore mentionner, au nombrede ceux qui ont eu le plus de succès , ses Recherches philch sophiqties sur les premiers objets des connaissances morales, 2 vol. în-8°, 1.S18 et 1826. Les œuvres de M. de Bonald ont été publiées en 12 vol.
in-8^, Paris, 1817-1826.
BONAMY ( Charles-Auguste- Jean- Baptiste-Louis-Joseph) naquit à Fontenay-le-Comte , en 1764. Il s'enrôla, en 1/91, dans le r*" bataillon des volontaires de la Vendée; fut nommé, eu 1793, sous-lieutenant de cavalerie, et fit eii cette qualité les campagnes de Champagne et de Belgique, sous Bumouriez. Après la défection de ce général, il passa en Vendée , d'où il re- • vint) en 1794, avec le général Mar-
tfeau. Bientôt après, Kléber le fit son chef d'état-major, et il se distingua dans plusieurs occasions, notamment an siMe de Mayenoe (octobre 1795)* Accose, en 1796, d'avoir favorisé les approvisionnements de la garnison autrichienne d'Ehrenbreitstein , que les Fivançais tenaient bloquée, il j^rvint à se disculper, mais il^^ssa d'être em^ ployé pendant deux ans. Cependant, en 1798, il suivit à Rome le général Championnet , qui le choisit pour son chef a etat-major. Nommé alors générai de brigade , il se distingua dans la rapide Invasion du royaume de Naples; mais aecusé de nouveau d'avoir pris part aux abus qui causèrent la disgrâce du général en chef, il fut arrêté et ne dut sa liberté qu'à la révolution qui renversa une partie des directeurs. Ce fut à cette époque qu'il publia, sous le titre de Coup d'ail reh pide suî' les opérations de la campagne de Naplesjusqu'àC entrée des Français dans cette ville, un ouvrage dont le but principal était sa justification, mais qui onre cependant quelques renseignements utiles pour l'histoire. Il était encore en Italie en 1800, et il eut quelque part au triomphe de ^larengo. Le général Bonamy lit partie de rexiiédilion de Aussie , en 1813, et s'y distingifa dans plusieurs occasions; mais ce fut surtout à la bataille de la Moskowa qu'il s'illustra par l'un des plus beaux faits d'armes de cette guerre. Ayant reçu Tordre d*attaquer, au centre de l'armée russe, la terrible redoute où Quarante pièces de canon vomissaient mcessamment la mort , il se met à la téte du 30* régiment , essuie de nombreuses décharges de mi- j traille, perd la moitié de sa troupe, et devient avec le reste mettre du rt* doutable retrancfaemfint ; mais attaqué aussitôt par d'innombrables masses d'infanterie, il voulut encore résister, ■ vit tomber à ses cotés le dernier de ses soldats , fut lui-même percé de vingt coups de baïonnette, et laissé pour mort sur le champ de bataille. Il tomba au pouvoir des Russes , qui le gardèrent* vingt-deux mois prisonnier, li revint en France eu 1814. Après le ie«
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tour de Bonaparte, il f«t nommé député
au champ de mai; et lorsque Tannée francnise se relira derrière la Loire, il fut chargé d'y coDduire tous les dépôts et magasins , qu'il réassit ainsi à conservât pour la France. Resté sans fonctions après le licenciement, il rentra dans la vie privée, et mourut eu septembre 1830.
Bon AU Y (François) , recteur de l'université de Nantesymenbce aseocié de l'Académie des sciences, naquit à Nantes en 1710 , et y mourut en 1786.
Outre plusieurs travaux estimables, publiés d^ns l'ancien journal de niéde^ ciae , on a de lui un ouvrage intitulé : Flor» nannetensis prodromn8, 2 vol.
Jn-12, 1782 et 1785. C'est le premier travail qui ait été publié sur les plantes de cette partie de la Bretagne. Bonamy était en correspondance avec Antoine et Bernard de Jossieu , RéBomor et Duhamel du Monceau.
BoNAMY (Pierre-Nicolas), bibliothécaire et historiographe de la ville de Paris , naquit à Louvres en Parisis, en ie94. Il fut reçu, en 1727, à l'Académie des inscriptions et belles -lettres, et inséra , dans le recueil de cette société savante, un grand nombre de mémoires fort savants sur les antiquités de Paris et sur Thistoire ancienne de la Ga^le. ^II mourut à Paris le 8 juillet 1 770. Depuis 1749, il était chargé de la rédaction du journal de Verdun.
Il avait rassemblé de nomlireux matériaux pour composer une bistoire de riiôtel de ville.
BoiiAFARTE (maison des). ~ Le nom de cette famille s'écrivait indifféremment Buunaparfe ou Bonaparte. C'est Napoléon qui en a lixé l'orthographe, eu signant mvariablement Bonaparte y dépoli «a nomination au. mde de ^ fléral en chef de l'armée dltalie.
Les Bonaparte jouent un rôle distingué dans les annales de Tïtalie.
A Trévise et à Florence, ils furent longtemps puissants; dans cette dernière vîlle, de vieux pelais portent encore leurs écussons. L'un des portraits de la galerie des Médicis représente une demoiselle Bonaparte mariée à un membre de cette famille. La mère de
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Nicolas V ou de Paul Y était une j^c^ naparte. C'est un membre de cette famille qui rédigea le traité par lequel Livourne fut échangée contre Sarzana.
Un autre , Nicolas BumajMrte , publia en 1592 une comédie intéressante intitulée la yeuve, et dont le manuscrit et un exemplaire imprimé se trouvent à la bibliothèque royale. Enfin un autre encore , Jacques Buonaparie , est auteur d'une histoire fort remarquable dé la prise et du sac de Rome par le connétable de Bourbon, imprimée eni italien, à Cologne, en 1756, in-4"i traduite en français par le prince Nauoléon- Louis , fils atne de Tex-roi de noU lande, et réimprimée en 1830.
Cette famille eut beaucoup à souffrir des révolutions qui agitèrent l'Italie aux quinzième et seizième siècles. Exilés de Florence, ses membres se dispersè- Tpw^t dens di£BireHli|s vDIes de Ja Toscane; l'un d'eux se retira à Sarzana, puis de là en Corse, où il s'établit.
C'est de lui que descendait Charles Bonaparte, le père de Napoléon.
Charles. Bonaparte, après avoir étudié à Rome dans sa première jeunesse, était allé ensuite à 1 université de Pise apprendre la science des lois. A son retour, il fut nommé assesseur à la juridiction d' Ajaccio > et y épousa , en 1767, Laetitia EamoUno. Compagnon d'armes de PaoU, il voulut le suivre dans son exil , après la conquête de son pays par les généraux de Louis XV. i JVlàis l'archidiacre Lucien Bonaparte, son oncle, personnage trèscvéneré, qui exerçait beaucoup d%mpire sur toutes les personnes qui l'entouraient, l'empécha de quitter la Corse. 11 fut nommé en 1779 président d'une députation envoyée à Paris par la noblesse de la Corse. Les deux généraux qni oommandaient alors dans cette fle vivaient dans une grande mésintelligenrp ; leurs démêlés avaient fait naître deux partis, qui témoignaient aussi l'un pour l'autre une grande aversion. Charles Bona- {M^rte, interrogé par la cour, eut occasion de rendre justice à.M. deMarbcuf, dont le caractère humain et populaire, et le gouvernement deux et modéré, contrastaient fortement ,avpc ^ la . qon-
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L'UJNIVLRS.
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duîte dure et hautaine de l'autre général, M. de Narbohne-Pelet. Celui-ci fut rappelé. M. de Rlarbeuf se montra reconnaissant de ce service, et ce fut peut*étre au crédit de ce puissant pro> tectear que Charles Bonaparte dut Vadmission de deux de ses enfants dans les écoles du gouvernement. Atteint depuis longtemps d'un squirre à Testoinac, il fit à Paris un second voyage pour oonsolter les habiles médecins que renfermait alors cette capitale. H éprouva d'abord une apparence de guérison; majs à son retour à Montpellier, dont on lui avait recommandé le climat, il succomba à une seconde attaque. Il n'était âgé que de trente ans. De son mariage avec Laetitia Ramolino étaient nés cinq fils et trois filles, savoir : Joseph en 1767, Napoléon en 1769, Marie- Anne-Élisa en 1773 ou 1774 , Lucien en 1775, Louis en 1778 , Marie-Pauline eo 1781, Ifarie-Annonciade-Caroline en 1782, et Jérdme en 1784.
«» Charles Bonaparte, esprit vif et distingué parmi ses compatriotes, s'était fut autour de lui une réputation de ppéte auxiliaire dé Paoll dans la guerre de l'indépendance; il épancha sa verve patriotique dans quelques chants nationaux et guerriers qui se répandirent dans les fdèsei et dans les montagnes; il hasarda, dit-on, des poésies d'un autre genre, d'une allure assez fringante, et sentant son dixhuitième siècle. La causticité qui assaisonne ces badinages compromet un peu le descendant des Guelfes, et aurait bien pu iaire perdre au poète , quelques siècles auparavant, le surnom religieux de Buonaparie (bon parti [*)). »
Bon APARTE.Voy. Caroline, Elisa, Jebômb, Joseph, LiETiTiA, Lucien, Hapoléon, Pauline.
BoNAPABTiSTEs. — Cest Ic nom que, sous la restauration, les royalistes donnaient aux partisans de Napoléon, qu'ils désignaient, avec une intention injurieuse, par -son nom de Bonaparte. Cette dénomination est
(*) Amédée Renée , Les Bonaparte littérateurs, extrait de IaRevuedeFanf,livnjh son du XX octobre 1S40.
appliquée, de nos jours, aux partisans peu nombreux dfes descenaants du
grand homme.
BoNABDi (Jean-Baptiste) , né à Aix à la fin du dix-septième siècle , mort à Paris en 1756, bibliothécaire du cardinal de Noailles. Il a laissé en manuscrits, 1» Histoire des écrivains de la faculté de théologie de Paris ; 2° BU bliothèque des écrivains de Florence ; 8* IHctUmnaire des écrivains ono* nymes et pseudtmifmes,
BONAYENTURE DE SATWT-AMABLB
(le p.), canne déchaussé de la province d'Aquitaine, se livra, vers la fin du dix-septième siècle, à de pénibles recherches sur Thistoire du Li* mousin. Son ouvrage est intitulé : FU, de saint Martial, ou Défense de F apostolat de saint Martial et autres, contre les critiques de ce temps ^ 3 vol. in-fol. On sait que les Lfanousins regardent Martial comme leur premier evéque.
Dans son premier volume, qui parut à Clermont. en 1G7G, le P. Bonaventure donne V Histoire de saint Martial et des autres saints du JAmousin. Les 2* et 8? volumes furent imprinoés à Limoges en 1683 et 1685. Ce dernier est celui qui offre le plus d'intérêt ; il contient , outre une Introduction concernant tétat des GaïUes et du Limousin, depuis Jules "César jusqu'aux temps modernes, V Histoire du Limousin, les Annales de la ville de Limoges, pt de nombreuses notices sur les Antiquités de la province.
BoNAVENTïjRE (le P.), capuciu de Sisteron , a publié une Histoire de la -ville et principauté d^Oremge, Atîgnon, 1741, in-4''.
BoNCENNE ( Pierre) , né à Poitiers en 1774, a d'abord exercé les fonctions de professeur Suppléant à la faculté de droit, et d'avocat à la cour royale de œtte ville. En 1813, il fut nommé conseiller de préfecture de la Vienne , et, au mois de mai suivant, élu député du même département à la chambre des représentants. Il y défendit avec zèle l'institution du jur^, la liberté de la presse et la liberté individuelle, et prit part à la discussion du projet de déclaration des droits et des
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devoirs, présenté le 5 juillet par Garât. Au mois d*aoilt , le collège d'arrondissement de Poitiers nomma M. Boneamecandidat à laefaambredes députés.
En fSSSf il obtint au concours la ébaire de procédure civile à la faculté de droit de Poitiers , et fut chargé de la défense du colonel Alix dans le procès de Berton. On lui doit un Mémoire estimé 9wr lammHigaUùn du Clain^ etc., in-8% et un savant traité sur la Théorie de la procédure dvUe. Il est mort à Poitiers en 1839.
BoNCHAMP (Charles - Melchior -Artus de) , né dans la province d*Ânjou , en 1759, servit avec distinction dans la guerre d'Amérique. II était capitaine au régiment d'Aquitaine lorsque la révolution, qu'il désapprouvait, lui fit
Suitter cette place. Il se retira alors ans un châteaa situé près de Saint* Florent ; c'est là que les insurgés de la Vendée vinrent le chercher pour le placer à leur tt^te. Général prudent et nabiie , il battit qut^lquefois les troupes «républicaines, et fut souvent accusé par ses collègues dMndécision et de tiédeur. Il est permis de croire que Bonchamp, quoique royaliste, désapprouvait intérieurement cette guerre sacrilège, et que c'est à la haine que lui portaient ses collègues qu'il faut attribuer une partie des revers qu'il éprouva. Blessé à mort devant Chollet, Bonchamp honora sa dernière heure par un acte admirable de générosité :
les Vendéens, furieux de leur défaite, voulaient tuer eing mille prisonniers républicains. Averti par leurs clameurs, le général royaliste se fait porter au milieu d'eux, en disant d'une voix mourante: Grâce aux prisonniers, Bonchamp le veut, Bonchamp For^ donne; et les républicains furent saovés. Boncbamp est du petit nombre des généraux vendéens qui furent constamment entourés de l'estime de leurs ennemis. Aussi un artiste, dont la religion politique est précisément cmfraeée à l'opinion pour laquelle Bonwmp se fit tuer, n'a pas cru profaner son ciseau patriotique, en l'employant à reproduire les traits de ce chef de rebelles. Il a cru que les der-
nières paroles de Bonchamp, gravées sur ie piédestal de sa statue , sumsaient pour lui mériter le pardon de la patrie. L*bistoire de Boncoamp a été publiée par MM. Cbauveau et P. pussiei»»
Paris, 1817, in-8*.
BopTE , IJippone, ville maritime de l'Algérie , dans la province de Constantine, à l'ouest d'une baie terminée par le cap de la Garde et le cap Rosa , et dans la(]uelle se jette la Sej^bouse. L'acquisition de cette ville par la France remonte à 1830. Vers la lin de juillet de cette année, le maréchal de Bourmont s'était occupé d'étendre nos relations jusau'aux provinces de Constantine et d*Oran, «Il avait reçu(*) une communication du gouvernement, qui lui faisait connaître que le projet de céder à la Porte .Ottomane Alger et rintérieur de la r^ence, et de carder seulement le littoral , depuis rAratchjusqu'àTabarka, était celui auquel le cabinet paraissait devoir s'arrêter.
Comme l'occupation de Bone entrait dans l'exécution de ce projet, elle fut résolue. »
.* Le corps d'expédition dé Bone, composé d'une bricçade , d'une batterie de campagne et d'une compagnie de sapeurs, s'embarqua , le 25 juillet, sur une eseadre commandée par le contreamiral Rosamel. Le corps d'armée était sous les ordres du général Damrémont, qui, dans le cours de la campagne, avait donné des preuves de talent et de bravoure. L'escadre arriva devant Bone le 3 aodt. Elle avait été devancée par un bAtimentqui portait M. de Rimbert, ancien agent des possessions françaises en Afrique. Celui - ci avait conservé des intelligences dans la ville; il persuada aux bautants d'y recevoir les Francs. liC débarquement 8*elfeotua sans obstacle, et Damrémont s'occupa aussitôt de mettre la ville en état de se défendre contre les Arabes, dont l'attitude était fort menaçante. £n effet, du 6 au 11 aoât , nos li^es furent attaquées avec une fureur mcroyable.
Cependant Bone était à nous , lorsque la brigade Damrémont reçut l'ordre de
O Pélissier, Ânn. algér., 1. 1, p. loS,