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L'UNIVERS. BOW
revenir à la Mie à Alger. Le maréchal Boiirmont venait d'apprendre les événements-de juillet , et voulait conoeiitSrer toutes ses force»! Alger.
Malgré le départ des Français, les habitants de Bone, gagnés par la justice, là modération et l'habileté de l'administration du général , restèrent fidèles à la France. Les tribus du voisinage aitfaqiièreot souvent Bone pour se ven- «r de ses habitants alliés des chrétiens. Toujours elles furent repoussées.
Cependant, dans l'été de 1831, les Ronois, vivement pressés, demandèrent dtos secours au général BerthesdAe. IVe croyant pas pouvoir prendre sur lai d'envoyer des troupes françaises, le gouverneur rassembla cent vingt-trois zouaves, commandés par le capitaine Bigot , et Texpédition partit sous la direction du commandant Houder, aide de camp du général Guilleminot; elle nrriva à Bone le 14 septembre. Mais, par suite des mauvaises dispositions tlu commandant, un ancien bey de Constantine , Ibrahim , put ourdir une conspiration. Les Arabes de la plaine furent introduits dans la citadelle, forcèrent les portes de la ville, massacrèrent Bigot et quarante zouaves , et tuèrent Houder. Bone était ainsi retombée an pouvoir des Arabes , lorsque le commandant Buviviei'y arriva avec deux cent cinquante zouaves que le général Berthezene envoyait au secours de la garnison. Il voulait prendre la Casbah , mais les commandants des bâtiments ne voulurent pas lui donner les hommes de leurs équipages. Duvivier se contentn donc de reprendre les prisonniers et de revenir à Alger, oii il rentra le 11 octobre.
Ce fut encore un coup de malin qui remît Bone en notre pouvoir. Le capitaine d'artillerie d'Armandy et Youssouf , alors capitaine des chasseurs algériens, y entrèrent le 25 mars 1832, avec trente hommes de la marine , ar- Miés de douze ftnihi. Cent Turcs s*étiéent réunis à eux. itvee cette faible troupe , d*Armandy se maintint dans la Casbah jusqu'à l'arrivée des renforts. Que penser des ministres qui , depuis dix ans, n'ont pas fait davantage
en Afrique, lorsque trente hommes ont suffi pour donner à la France une ville aussi importante que Bone ?
• Ibrahim essaya en vam de reprendra- Bone au mois <to septembre. Il avait réuni, pour accomplir sa tentative, douze à quinze cents Arabes. Mois le général d'Uzer envoya contre lui douze cents hommes du 55', qui, secondés par rintrépide Youssouf, battirent Fennemi, le dispersèrent , et nous- assurèrent ainsi In possession de Bone.
BONET (Guillaume), quarante et unième évéque de Baveux , né dans le diocèse du Mans , et élevé dans ceiài de Baveux , était au rani^: des dignitaires de Véglise de cette ville , lorsque Clément V le plaça sur le siège épiscopal en 130G. Il fut un des commissaires nommés par le pape pour instruire le
{»rocès des templiers. Il fonda en e collège dû Moyeux dans l'université de Paris , pour dos boursiers de son diocèse et de celui du Mans. Il mourut à Angers vers l'an 1ZV2.
BOBBT, OU BoNT, en latin BonUut { Saint ), évéque de Clermont en Auvergne, né Vers Tan 623 d'une des plus riches familles de cette province, lut successivement échnnson et référendaire à la cour de Sigebert, roi d*Austrasie9 et de ses sucoesseuraDagobert II et Thierry III. Ce dernier prince le nomnin , en fiRO , gouverneur de la province de Marseille. Bonet occupa cette place pendant neuf ans, au lx>ut desquels saint A vit, son frère , évéque de Clermont , étant au lit de mort, ledemandn <» Thierry pour son successeur, et l'obtint. Bonet £rouverna pendant dix ans l'église de Clermont, et y donna 1 exemple de toutes les vertus. Mais des semmrtes lui étant venus au sujet de hi légalité de son élection , pour mettre sa conscience en sûreté, il consulta saint Théau^ qui vivait alors en ermite à Solignac, et sur ravis qu'il lui donna il se démit de son siège, distribua son bien ans pauvres, et se retira à Tafe^baye éé Manlieu , où il vécut quatre ans dans les pratiques d'une austère pénitence.
Il mourut à Lyon en 710, à Tâge de quatre-vingt-six ans.
BoifFBitiH (TBKt^es )^ en latin
BonfreriuSy savant jésuite , né à Dincn- sur -Meuse, en 1573, professa lonjîtemps la philosophie, la tnéologie et l'hébreu à Douai , mourut à Tournay en 1643, et laissa des eommeii»
taires fort estimés sur les difiEérènleB parties de l'Écriture sainte.
Bongars ( Jacques ) , conseiller et maître d'hôtel de Henri IV, un des érudits les plus célèbres du seizième siècle , naquit à Orléans en Il fut pendant près de trente ans résident ou ambassadeur de Henri IV dans les cours d'Allemagne , et conduisit avec succès les négociations les plus impor- V tantes. Il mourut à Paris le 29 juillet
Bongars avait acquis une grande partie des manuscrits de la bibliothèque de Vabbaye de Fleury, ou Saint-Benoît sur Loire, dispersée lors du pillagb de cette abbaye parles calvinistes, u en recaeillit également un certain nombre de ceux qui avaient appartenu à la cathédrale de Strasbourg , et les restes de la bibliothèque de Cujas, sous lequel il avait étudié le droit à Bour- • ges. Cette collection se trouve main* tenant à Berne, avec douze volumes in-folio de recherches manuscrites et de pièces curieuses et inédites rassemblées également par Bongars pendant ses Toyages en Allemagne.
Les ouvrages qui ont valu à ce savant la célébrité méritée dont il jouit sont les suivants : 1° Gesta Dei per Francos, sive orientaHum expeditionum et regni Francorum Hierosolymîtani scrlptores varii cosBtmei, in unum edUiy Hanau, ]6ti, deux tomes en un volume in-folio; 2" Jacobi Bongarsii epistolœ : ce recueil de lettres, d'un style pur, correct, élégant, naturel, et pres||ue di^ne du siècle d*Auguste, a eu dnq éditions; 8* CoUecUo Hungaricarum rerum scriptorum, Francfort, 1600, in-folio; 4" enfin une édition de Justin, avec un savant commentaire.
BONGUYOD ( Marc-François ) , né dans le Jura, était administrateur dé ce département brsgu'il fut nommé députe à la Convention nationale : il
aiégea dam la fMne, Teta- dtni It
procès de Louis XVI pour la réclusfqil perpétuelle , prit plusieurs fois la pa« rqle sur les lois civiles, paria contre le divorce, contre la loi qui fixait à vingt et im ans l'âge de la majorité, et, après la session, se retira datfi son département, où il reprit aon a»
cienne profession d*avocat.
BoNiFACio, chef-lieu de canton du département de la Corse , fondé en 830 porun seigneur pisannomméHooifaott, tomba ep 1195 au pouvoir des Génois et fut leur premier établissement dans l'île. Cette ville a donné son nom au détroit qui sépare la Corse de la Sardaigne.
BoNJOUB (François-Joseph) naquit à la Grange de Gombea, près de Salins, en 17S4. Après'avoir étudié et pratiqué la médecine , il se sentit entraîne vers l'étude des sciences naturelles, et surtout vers la chimie, qu'il Bfqraofondft dans le laboratoire de Bertfaotlet, dont il devint, en 1784, le préparateur. Pendant la révolution , il fut un de ceux qui montrèrent que la culture des sciences fortifie le courae, et il en donna des preuves au siège e Yalenciennes, oji li servit comme canon nier et comme pharmacien. Phia tard il fut nommé élève de l'école normale, et en même temps professeur adjoint à l'école centrale des travaux puMcs. n devint en 179& membre du conseil d'agriculture et d^ arts, et, en 1797, commissaire du gouvernement près des salines de la Meurthe. Il mourut à Dieuze le 24 février 181-1. On a de lui une traduction des Affinités chimiques jie Berçmann, Paris, 178t, in-8<».
Bonjour (Casimir), né à Clermont en Argonne (Meuse) le 15 mars 1796, commença et acheva ses études au collège de Reims,^ dans l'espace de quatre années. Il embrassa ensuite la carrière de renseignement. A seize ans il était maître d'études au lyc^e de Bruges; à dix-huit, i-l fut admis à l'école normale; enfin, trois ans après, ii fut nommé professeur suppléant de riiétoricpie au Ivcée Lonis-le-Grand. En 181.5, la violence des réactions politiques léforça d-àbandonner rînstructioQ
L*UNIT£BS.
pbblique. H cnrt tiwrer un asile dam fa «Brrière de Tadministralion ; mais une seconde destitution l'atteignit dans les bureaux du trésor. Ce fut le 4 juillet 1821 qu'il fît représenter, au Théâ« m-Français , la mte Mmle, corné* die de 'ni€eun, en trois actes et en vers. Cet ouvrage dénotait déjà une étude assez approfondie du cœur humain, et donnait des espérances que d*autres pièces plus importantes sont venues reaKser depuis. Pannî ees,plèces nous devons surtout citer VÉductUion , ou les Deicx Cousines , et le Mari à bonnes fortunes. M. Casimir Bonjour est aujourd'hui l'un des consir?ateufs de u bibliothèque Sainte- GeaevièTe.
Bonjour (Guillaume ) , augustin, né à Toulouse en 1670, fut appelé à Rome en 1696 par le cardinal de Noris, et honoré de l'estime du pape Clément XI; qui lut confia plusieurs Iboetions importantes. Le pape ayant chargé nne commission de la réforme du calendrier grégorien, le P. Bonjour fournit de savants mémoires à cette eonrnnssion. Il mourut en 1714 è la Chine , où son zèle pour la pro« pa^ation de la religion chrétienne l'avait conduit. Il était profondément versé dans les langues orientales , et surtout dans la langue copte. On a de lui : des DUserUUknu sur VÊcrihtre sainte , — sur les monuments coptes de la bibliothèque du f 'atican, etc. ; Calendarium roinanumy cum gemino epaclarum disposUu, ad novllunia MHa Itweniendaf Rome, 1701 , infolio.
BONNAIBE ( Jean-Gérafd ) , né à •Propet, département de l'Aisne, en 1771, doit être compté au nombre des plus intéressantes victimes des réactions légitimistes el antînationales de 1815. Entré comme simple soldat dans la carrière militaire , il avait conouis tous ses f^rades par des actions d'éclat, et était parvenu à celui de général de brigade, lorsquMI fut nommé en 1815 commandant de la place de Condé.
Après les désastres de Waterloo, il refusa d'ouvrir les portes aux ennemis, et ceux-ci étaient déjà maîtres de Pa-
ns , qu*il rélistait encore aux Hollan-
dais qui investissaient Condé. C'est alors que le colonel Gordon, Hollan* dais de naissance, mais naturalisé Français , pénétra dans la place , avec des proclamations et des lettres signées par deux traîtres^ Bourmont et Clonet. Les habitants , exaspérés et excités encore, dit-on, par le lientenant Miétoii,aide de camp du général, firent feu sur Gordon, et le tuèrent. Cet événement parut aux réacteurs une occasion favorable pour punir un patriote de sa résistance à l'étranger. Le général Bonnaire et son aide de camp furent traduits devant un conseil de guerre. Le lieutenant fut condamné è mort, et fusillé le 30 juin 1816; quant au général, quoiqu'on ne lit le convaincre d'avoir participé à a mort de Gordon, il fut condamné a la déportation et dégradé sur la place Vendôme , en présence de la colonne dont les bas-reliefs représentaient aux yeùx de ses exécuteurs quelques-uns de ses glorieux faits d'armes. T;e brave général Bonnaire ne put résister au chagrin que lui causa cette humiliation ; il mourut deux mois après dans la prison de rAl>ba};e.
BoNNAL (François de), né en 1734 au ciiâteau de Bonnal, dans T A génois, embrassa de bonne heure l'état ecclésiastique, et assista en 1758, comme dcj)uté du deuxième ordre, à l'assemblée générale du clergé. Nommé en 1758 évêque de Clermont , il fut élu, en 1789, député du bailliage de cette ville aux états généraux. JNommé président du comiœ ecclésiastique, il protesta , le 14 décembre , contre la suppression du clergé régulier; lors de la discussion du 14 avril 1790 , sur les dunes et les .biens du clergé, il s'éleva de nouveau contre le vœu de la majorité, et demanda que la religion catholique fdt proclamée religion nationale. Le 1"' janvier, il se joignit à Boisgelin pour demander la convocation d'un concile gallican, demande qu'il renouvela encore en 1791. Sommé, à cette époque , de prononcer le serment exigé par la constitution civile du clergé, il s'y refusa, en protestant de nouveau contre cette constitution.
F&AIlîCE.
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AfK^ê atoir été Vm dw sîgnatakcs de
la protestation du 12 septembre 1791,
il se distingua parmi les opposants par le zèle avec lequel il encouragea les résistances du clergé. Cette conduite ayant été signalée a I* Assemblée par Biauzat, de Bonnal fut forcé de se réfugier en Hollande. Il y fut surpris par nos armées victorieuses, en 1795, arrêté et déporté à Altona. Il mourut à Munich en 1800.
BoNNABD (Euienond) naquit en 1756 , à Saint-Symphorien , en I)aa« plîiné. Il entra, en 1774, comme simple soldat dans le régiment d'artillerie d'Auxonne ; lit la guerre d'Amérique, sous Rochambeau ; fut , à son retour en Europe , envoyé à Naples , oà il lervit en qualité cTinstructeur , et re* vint en France seulement en 1793.
î^omraé alors lieutenant, puis capitaine adjudant-major , et enfin chef de bataiHon , dans le 2* régiment d'artillerie, il fut chargé de diriger un parc à Tarmée du Nord. Élevé ensuite au grade de général de brigade , il commanda l'artillerie aux sièges de ■Charleroi, du Quesnoy, de Yalencienet prit nne grande part aux victoires de Fleanu et de Duren, et à la
f>rise de Maëstricht. Ce dernier exploit ui valut le grade de général de division. Plus tard , le général Bonnard fut chargé dn commandement de différentes contrées sur le Rhin , et du duché de Luxembourg. Il commandait dans la Belgique, en 1798, lors des révoltes de la Campine, et sa sagesse et sa fermeté contribuèrent beaucoup à les réprimer. Nommée sous legou- ▼ernement impérial , commandant de la 22* division militaire , il fût mis à la retraite parla restauration, et continua de résider à Tours, chef-lieu de son commandement. Il mourut en 1819.
BoNNABD (Jacques- Charles) , né à Paris, le 30 janvier 1765 , étudia l'architecture à l'école de Renard. « Dans cette sévère école, dit M. Quatremère, on enseignait, dans toute leor fnnUéi les doctrines de cette antiquité classique où vont toujours se ■ rajeunir le goût et les inventions des modernes. » Après, avoir obtenu le
mnd prix, Bonnard alla coatiniier tes
études en Italie. Il B*y lirra à dei
recherches fort importantes sur les aqueducs de l'ancienne Rome, et parvint à retrouver six de ces aqueducs, que Ton ne connaissait pas avant lui.
De retour en France, en 1789 , il lét chargé de seconder son mattre, architecte des Tuileries, dans la restauration de ce château, depuis longtemps iniiabité. Attaché aux opinions roya- Ksles, il émigra, en 1799, et se tendit en Angleterre, d^où il ne revint que sous l'empire. Il succéda alors à Bernard dans la place d'architecte du ministère des affaires étrangères, et fut chargé d*élever le palais queVon vou « lait construire sur le quai d'Orsay, pour ce ministère. Mais on se ravisa ; le projet fut mis au concours : puis les plans de Bonnard furent repris, et soumis enfin à la critique des membres da conseil des bâtiments , tous hommes fort habiles. « Aussi, dit M. Quatremère, chacun, dans les meilleures vues du monde, trouva un défaut au
f rojet, et y prescrivit son changement. I est douteux qu*on puisse imaginer un moyen plus sûr d'arriver à ne rien faire. M. Bonnard se rappela fort à propos ce tableau du pemtre grec, exécuté d'après les critiques et sur les avis de la multitude qui , après , n'en ▼oalut plus. Il imagina de recueillir ainsi chacune des corrections demandées, et il en fit un projet nouveau qui les renfermait toutes. On croirait qu'étant devenu l'œuvre de tous les juges, ce projet aoraît eu le suffrage de chacun. Il n'en fut rien. L'ouvrage de chacun fut rejeté par tous. Cela devait être , car ce n'était plus l'ouvrage de personne. » On en revint donc au premier projet de Bonnard.
Les travaux furent d'abord menés dvec assez d'activité; le bâtiment était même élevé jusqu'à la hauteur du premier étage , lorsque le manque de fonds suspendit les travaux. Pendant une vingtaine d'années ce monument resta inachevé, et ce n'est qu'après It loi de finance pour l'achèvement des monuments de Paris , qu'on en reprit la construction. C!e9t seulement en
mu
VmiVEEiS.
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1888 qu'il a été terminé , sans qu'on lui eût assigné une destination. Ainsi, il s'est trouvé une administration et des arcliitectesqùi ont fait disposer l'intérieur d'un éaifice sans avoir fait décider «Tavance à quel usage il serait cotisa* cré ! Pourquoi s'étonner après cela du misérable état des nrts à notre époque? On peut le dire : jamais on n'a tant taillé, gratté et cimenté de pierres que depuis 18S0, et jamais rarchitec* ture n'a été pint maltraitée. Bonnard est mort en 1818.
BoNNATERRE (l'abbé P. J.) , né vers 1752, dans le département de l'Aveyron , a publié dans V Encyclopédie méthodique de 1788 et 1799 le Tableau ene^clopédiq m et méthodique des trois régnes de la nature, qu'il aerompagna de bonnes ligures. Ce travail, qui est le complément de celui que Daubenton avait fait, dans le même dictionnaire, pour les quadrupèdes et les poissons, est très-méthodique, et peut être encore consulté avec fruit, malgré les progrès immenses que les sciences naturelles ont faits depuis. L'abbé Bonnaterreqiiitta Paris au commencement de la révolution, et se retira dans son pays natal. Il mourut à Saint-Genies, en 1804. On lui doit rncore une Notice sur le sauvage de l'Aveyrou, an IX, ia-8°; une Flore de l'Aveyron, et des mémoires sur l'agriculture et Pliistoire naturelle.
BoNNAiTD (Jacques - Philippe), né vers le milieu du dix-huitième siècle, s'enrôla fort jeune dans les dragons du Dauphiné. Il était officier au conmiencernent de la révolution. Mais alors son «avancement fiit rapide. Il était général de brigade en 1793, et fut employé en cette qualité à l'armée du mrd. INommé bieutut général de division, il eonooumt puissamment sous Piehegru à la conquête de la Hollande.
Il passa ensuite à l'armée de l'Ouest, sous les ordres de Hoche; mais il revint bientôt à l'armée de Sambre-et- Meuse, dont il commanda la cavalerie de réserve. Il fH , sous loufdeii. la çampagne de 1796, en Bavière. ChJIrgé de couvrir la retraite, après la défaite ,de Wurtzbourg , il défendit le terrain
pied à pied. Lorsque l'armée fbt aiv^
vée dans la position de G iessen, il reçut l'ordre de soutenir la division Grenier, et exécuta plusieurs charges vigoureuses contre la cavalerie autrichienne, liaislà setemrinasacarrière:
blessé f;nèvement d'une balle à la cuisse, il subit une douloureuse amputation, et mourut peu de jours après.
BoiSNAUD (Jean -Baptiste), savant bénédictin de la congrégation de Sain^ Maor, naquit à* Marseille, en 1684 , et mourut à Êaris , en 1758. Il travailla à la continuation de V Histoire du diO' cèse de Rouen , counnencée par dora .
Duplessis, qui n'en avait publié que l'introduction, sous le titre de Dee^ criptîon géograpklque' et historique de la haute Normandie, Paris, 17 10, 2 vol. in -4°. Les travaux de dom Bonnaud n'ont pas été publiés.
BoNNAY (le marquis de) était lieutenant des gardes du corps lorsqu'il
. fbt nommé député suppléant delà noble.sse du Nivernais aux états généraux, en remplacement du duc de Damas.^Le 13 avril 1789, il fut élu une prc«iière fois président de VA»-, semblée nationale, et chercha à y mé»
nager tous les partis. Réélu président, le 5 juillet 1790, il défendit les ministres, accusés d'avoir autorisé le f)assage des troupes autrichiennes sur le territoire français , et prit ensuite la défônse do député Paueigny, qui, dans son royalisme fougueux, avait proposé d'exterminer le côté gauche de F A ssemblée; enfin il chercha à disculper les gardes du corps, accusés d'avoir provoqué les- maUieors des journées des 5 et 6 octobre 1789. Porté pour la troisième fois à la présidence , en décembre 1790, il refusa. Lorsque le roi fut arrêté à Yarennes^ le marquis
. de Bonnay fut accusé d'avoir eu connaissance de cette fuite , mais il par-, vint h se justifier. Après la session, il émigra en Anizleterre. Rentré en France avec les étrangers, en 18ï4, il fut envoyé par Louis XVIII en qualité de plénipotentiaire à Copenhague, fl fax ensuite accréditéàBerlin, ntaissa mauvaise santé le força bientôt à revenir à Paris. Admis à la pairie ie