‹ France (volume 3)Chapitre 36 sur 105 · DV FRAI9CE. MIT 1C · texte numérisé non relu

DV FRAI9CE. MIT 1C

ce, rélégance ; maïs Boucher^ oui dessioait le plus souvent sans modèle, est toojoors faux, et n'aboutit qu'à l'afféterie et à la manière. Rubens fut son modèle dans tout ce que ce maître avait de inauvais. Il n'avait point de sentiments élevés , et dans tout ce qu'il a fait , histoire ou genre , il ne put produire que des femmes de* con»

Yention, im pudiques, la bouche en coeur et les flancs en panier. Tout celn ne s'adresse qu'aux sens; tout cela n'est bon qu'à décorer le boudoir d'une Pompidoar. Aucun méritededessin, aucune leieDce. A quoi donc Boucher dut-il sa grande réputation ? A ses défauts, à la nature de ses tableaux, qui plaisaient à Louis XV , aux grands seigneurs de répoque. et à tout ce qu'il y avait alors de mauvais en France ; H se moquait de ceux qui l'admiraient, et profitait de leurs mauvaises passions pour gagner 50,000 livres par année.

. Boucher (Gilles), jésuite, né en irtots, en 1676, entra dans la société ea lS98f et s*y rendit célèbre par son érudition historique et par son talent conime prédicateur. Il mourut à Tournai le 8 mars 1660, après avoir été nctear du collège de Betbune pendant dix ans, et de celui de Liège pendant six. On a de lui : Disputatio historica deprimis Tungrorum seu l.eodiensium episcopis, cinn chronologia posterioru», Liège, 1612, in-4"; Annotatio tirmiologica regum Franeorum Me* mœdiorum : cet ouvrage et le précédent se trouvent dans le Recueil des évéques de Liège ^ par Chapeauvilie; Chromgraphia historiic leodiensis, *t posteriorum episcoporum , additis romanorum pont{fietmet regum Francis' tabulis, Liège, avec les écrivains liégeois , publiés par Chapeauvilie ; Gregorius turonensis, a?iiplissimis.

w^i* Ulustratus; Commentarlum in ^kMi aquUani canonem pa$eh€t- Km, quo eycH paschales veterum ex- P<^nuntur, verus Chris fi passionis dies eruitur, et doctrina temporum tradUur, Anvers., Plantin, 1633; Belififm ecclesiasticum Romanorum et in quo historia ocddentaUg MerM conUnefytr, a fine Comment

tariorum Cœsaris, adannum Christi vulgarem 611, c'est-à-dire jusqu'au temps de Glovis; Liège; 1665« in-foL

BoucHEB (Jean), cordelier observantin , né à Besançon dans le seizième siècle, est auteur' d'un voyage à la terre sainte, qu'il publia en 1616, in-S**, sous le titre de Bouquet sacré, composé des roses du Cckoaire, des lys de Bethléem, des jacinthes dOlivet, Cet ouvrage curieux, mais où il ne faut clierclier aucun renseignement exact et historique, a été souvent réimprimé.

BoncHBR (Jean), né à Paris au milieu du seizième siècle, et destiné à vivre tranquille dans une chaire de Tuniversité ou dans le fond d'une abbaye, aima mieux se mêler a tous, les trou* Mes civils qui alors agitaient le royaume, et finit sa vie dans l'exil. D'abord il enseigna les lettres et la philosophie à Reims ; puis , lorsque le roi Henri lU fit son entrée dans cette ville pour sV faire sacrer, il fut chargé de.le complimenter; et presque aussitôt appelé à Paris , il alla y enseigner la philosophie au collège de Bourgogne, la théologie ou collège des Grassins, et devint recteur de l'université. 11 ne s'arrêta pas là; prieur de la maison de Sorbonne, il reçut bientôt le bonnet de docteur et fut nommé curé de Saint-Benott.

Mais cette fortune, qu'il s'était créée j)ar son mérite , il la compromit par ses iureurs manarc/ujmaques , comme on disait alors. C'est dans la chambre qu'il occupait au collège de Fortet que les premiers ligueurs tinrent leur assemblée eu 1685, et dès lors le pacifique docteur de Reims devint une trompette de sédition, suivant re.vpression de Bayle. Dans la fameuse journée des barricades, dont les suites furent si fatales à Tautorité du roi Henri III, il lit sonner le tocsin de son église. Sa langue comme su plume était au serrice des ligueurs, et toutes deux étaient in&tigables. Son érudition lui fut une arme puissante contre la cour. Dans une allégorie transparente, il écrivit, en 1588, contre le duc d'Epernon une satire intitulée : Histoire tragique et mémorable de Gaioerettm, ancien mignon d^È*

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douard II. L*année suivante parut son traité de Justa Henrici III abdicch ikmeeFraticorumregno, Paris 1589, in-S*. Dans cet ouvrage, écrit avec une grande amertume, li faut remarquer les deux derniers chapitres que 1 auteur ajouta dès qu'il eut appris la mort de Henri III, run pour exalter }iisqu*aux nues le meurtrier de ce prince, l'autre pour faire l'éloge du duc de Mayenne. Ses fureurs durant la ligue lui ont mérite les sarcasmes des auteurs de la satire Ménippée. Il pronon^ et rédigea, pendant les derniers Jours de la résistance de Paris, ses Setmons de la simulée conversion et nidilté de la prétendue absolution de Henri de Bourbon, L'entrée de ce

C'noe dans la capitale mit sente un me à ses prédications < mais n on pas à son fanatisme. Ses sermons furent brûlés en place publique par la main du bourreau. Porté lui-même sur la liste des plus .fougueux ligueurs, dont le supiMiOB fut Jugé nécessaire à la traa«

?|uillité publique, il fut obligé de s*enuir hors du royaume, et quelque temps après, lorsqu'il tenta d'y rentrer, il fut arrêté par les ordres du procureur général , et ne dut son salut qu'à la clémence de Henri lY. Au lieu d'être désarmé il n'en lança pas moins de Tournai, où il se retugia après avoir recouvré sa liberté, de nouvelles invectives contre le roi. Il mourut enfin en 1646. Saus avoir une grande impor* tance littéraire, Boucher ne doit pas être oublié; il fut l'un des auteurs les plus féconds de la littérature pamphlétaire, alors si répandue et si puissante en France. Son style est pénible et |;éuéralement boursouflé ; son érudition est pédantesque : mais ses invectives, ses calomnies, sont autant de traits caractéristiques de l'époque :

elles tirent toute leur valeur de riotérêt lustortque qu'elles présentent.

BoucHU (Pierre), gouverneur des trois rivières, est auteur d'ime Histoire véritable et naturelle des mœurs et des productions de la nouvelle Fnmctj dite Canada ^ Paris, 1665, iiHlS. Oii ne connaît ni la date de sa mortt aî eeUe de sa naissance.

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Boucheb-Beàuyais ( Jean ) a publié un AM§é Mshrique H ekro^ nohgique delà vUlede la RoeheUe^

1673, in-8«.

Bolcher-de-Crevecgeur ( Jules- Armand-Gudlaume) , botaniste distingué, et membre correspondant de rlnstitut, est né à Paray-le-Monial , le 26juiUet 1757. Il a publié , en 1803 , une Fhre d^Àhberille, qui contient de précieux renseignements pour l'histoire naturelle du département de la Somme. L'amour des lettres est héré^ ditaire dans la famille de M. Boucfaerde - Crevecœur. L'aîné de ses fils, M. Jacques Boucheb-de-Pebthes, né à Rethel en 1788, et qui lui a succédé dans ses fonctions de directeur des douanes à Abbeville , est un littérateur très-fécond et très-ndistingué; le second, M.Étlenne Boucheb-de-Creve- CŒUR, ne aussi à Rethel en 1791, a publié, sous le titre de Souvenirs du pays Basque, in-S**, 1830, un curieux voyage dans les Pyrénées.

Bouchée de la Richebie (Gilles), littérateur, naquit à Saint Germain en Lave, en 1733, fut successivement avocat au parlement de Paris , membre du directoire du département de Seineet-Marne, et juge au tribunal de cassation , fonctions qu'il exer(ja depuis 1791 jusqu'au 18 fructidor, époque où il s'en dennt pour rentrer dans la vie privée. Ses nombreux ouvrages, qui roulent, pour la plupart, sur des questions d'histoire Itttéra'ire , sont remar* quables par un style correct et par une grande érudition" — RenéBoDCHEB, iréie de Boucher de la Richerie, procureur au Châtelet de Paris, remplaça Pétion, comme maire de cette grande cité, jusqu'à l'élection de son successeur. Au 13 vendémiaire an iv, il pré- .sida la section de l'Ouest, et fut condamné à mort pour avoir signé Tordre de marcher sur la Convention; mats il échappa à cette condamnation et fut amnistié quelque temps après* Il est mort a Paris, en 1811.

BUUCUEB SAIJ>iT -SaITVEUB ( AU-

toine), né à Paris le al juin 1733, s*était établi à Paris, après avoir été sueecsMTement capHaine de caveteiie

au service d'Espaune, maître particulier des eaux et forêts en Toiiraine, lorsque, après le 10 aoûl 1792, il fut Boimné député à la Convention natio* aale par le département de Paris. l\ se rangea d'abord parmi les montagnards et vota la mort de Louis XVUISoiïmié membre du comité de sûreté générale en février 17d3, il donna sa démission de jours après, fit placarder sur murs de Paris les motifs de sa retraite. Après le 9 thermidor, il contribua à fil ire mettre en liberté un grand nombre de citoyens incarcérés comme suspects, et se distingua par sa modé* ration. A Pépoque de la formation des Conseils, il fut élu par le département d'Indre-et-Loire, au Conseil des Anciens, dont le tirage au sort le lit sortir une année après. Rendu à la vie privée et ayant perdu sa fortune par la révolution, il rut nommé par le Dirertoire, lors du rétablissement de la loterie, inspecteur dans cette administration. Il est rnort à Bruxelles , chez son fils, en 1805.

Boucher AT (Louis), né à. Paris en 1616, avait été successivement conseiller au parlement, maître des requêtes, iatendaut de GuicMne, de Languedoc, de Picardie, de Champagne, conseiller d'Étal, trois fois ooroniissaire du roi aux états de Languedoc, et dix fois aux états de R^et^^ne. Il venait d'être appelé par C.olhert an conseil royal des fiiiances établi en 10t>7, lorsqu'il suc- <!éda, en 1685, au diancelier (te France le Tellier. Lonis XIV lui annonça , en ces termes, sa nomination : « La' place *de chancelier est le prix de vos longs « services ; ce n'est pas une grâce , c'est «one récompense. Elle n*eût pas été « pour vous, si tout autre Yeùt mieux «méritée. » Le Tellier avait signé, quelques jours avant sa mort, la révocation de l'édit de Nantes; son successeur fut chargé d'exécuter cette funeste mesure; il le fit avec une conviction qui peut excuser les rigueurs qu'il ordonna. Boucherat mourut à Paris, en 1699, à râi^e de quatre-vingt-trois ans.

BouGHËSs. La corporation des bou- <^ de Paris était peut-être la plus juiefine de f^nce. Elle avait consergrande paitia^Forgaiiiiatioa éu

BOT li§

corporations de l'ancienne Rome, et il est probable qu'elle s'était continuée sans interruption, depuis Tépoque où Paris était le centre de la puissanoe ro« . maine dans les Gaules, et qu'elle avait traversé, sans s'altérer sensiblement, les temps d'anarchie qui précédèrent et suivirent les invasions des bari}ares. f A. Rome, sout les empereurs, m certain, nombre' de familles étaient chargées, sous le nom de Boarii ou Pecuarii, de fournir au peuple la viande dont il avait besoin. Elles formaient une corporation ^ui avait ses biens, ses magistrats et ns lois.

Ces familles, une fois vouées à leurs fonctions, y demeuraient irrévocablement attachées et ne pouvaient plus les quitter. Les iils succédaient à leurs pères, ét aucun pritilége, aueune di* gnité ne pouvaient les en dispenser; il existe même, dans le Code théodosien, une disposition qui déclare nulles toutes les lettres que la faveur edt pu arracher dans ce but à l'empereur.

Tel esta peu près l'état où Ton trou»

ve la corporation des bouchers dePtris, à l'époque où elle commence à paraître dans les actes publics. « Il y avait, dit Lamarre (*), de temps immémorial, un oertala nombre de ft* milles chargées do soin d'acheter let bestiaux , d'en avoir toujours un^ provision suffisante pour la subsistance de la ville, et d'en débiter les chairs dans les boucheries. Ces familles composaient une espèce de corps ou société; elles n'admettaient avec elles, dans ce commerce, pucun étranger ; les enfants y succédaient à leurs

fiarents : mais comme les biens qu'eies possédaient en commti& élaieiii destinés à uh emploi des plus laborieux, les seuls mâles en étaient mis en possession, à l'exclusion des filles; d'oii il arriva que par une espèce de substitution, les familles qui oe laissaient aucuns hoirs en • lignes BaasctiliBes,.

n'avaient plus de uart à la société et que leurs droits étaient dévolus aux autres.

« Ces familles élisaient entre elles uu chef, sous le nom de maiire des

O IïaitédepQlice,t.nyp.sM9.

FRAîfCE.

WÊfO

L'UinVERS.

BOIT

bouchers. Celui qui était pourvu de cet oflice en jouissait sa vie durant, et il li^était destituable gii*en cas dé prévarication.Ge maître des bouchers décidait toutes les contestations qui naissaient entre eux concernant leur

Erofession ou l'administration de leurs ieos communs. Ils élisaient aussi un

Iiroeureur d'office et un greffier, et es appellations de ce petit tribunal étaient relevées devant le prévôt de Paris, et jugées aux audiences de police de ce magistrat. »

Dans Porigine, la plupart des communautés dWtisans étaient gouvernées par des chefs de leur choix, au tribunal desquels devaient être portées les contestations qui pouvaient s'élever entre leurs membres. Mais les rois com[)rirent bientôt l'importance de ces juridictions, et ils se bâtèrent de les inféoder en faveur des grands officiers de leur couronne. Chacun de ces ofiiciers eut alors pour vassaux les membres d'une ou de plusieurs corporations, auxquelles ils étaient chargés de donner de^ juges. Dans la suite, toutes ces petitesjustices furent réunies au tribunal du prévôt de Paris. Les bouchers furent longtemps presque seuls exceptés de cette mesure.

Us ne furent point inféodés, et ce lut seulement en 1G73 que leur justice particul ière fut réunie au Chûtelet.

Mais ces privilèges n'appartenaient pas indifféremment à tous les bouchers de Paris. Geuz-là seuls faisaient partie de la corporation, qui occupaient les étaux de la grande boucherie. Cette boucherie, établie d'abord sur la place du Parvis Notre-Dame, avait ensuite été transportée, lorsque Paris s'était étendu sur la rive droite de la Seine, près du Châtelet, à l'endroit où la tour Saint-Jacques la Boucherie perpétue encore le souvenir de son voisinage. La boucherie du Parvis, ainsi abandonnée, fut donnée, par Philippe-Auguste, en 1222, à l'évéque de Paris, qui y établit des bouchers de son choix.

D'un autre côté, des bouchers étrangers à l'ancienne corporation s'étaient également établis dans les eavûroDS du Châtelet ; leur voisinage

inquiéta les anciens bouchers, qui, après de longs débats , dont le out était de forcer les nouveaux venus à abandonner une profession dont ils

croyaient que le monopole leur appartenait , liniretit cependant par traiter avec eux, acquirent leurs étaux, qu'ils réunirent aux leurs, et construisirent, pour abriter tous ces étaux , un vaste bâtiment , qui prit alors le nom déjà indiqué plus haut, de Grande Boucherie. Les actes dressés à l'occasion de cette transaction nous apprennent que les fiimilles qui composaient alors la corporation étaient au nombre de dix-neuf.

Cependant , Paris s'agrandissant vers le nord, l'est et le midi, la Grande Boucherie et celle du Parvis furent bientôt à uàe trop grande distance des extrémités , et l'on éprouva le besoin de multiplier les étaux. Les templiers furent les premiers qui essayèrent d'en établir dans le voisinage du Temple. Mais cette tentative excita les réclamations des propriétaires de la Grande Boucherie ; une contestation s'ensuivit, et, pour la terminer, il ne fallut rien moins qu'une charte du roi Philippe le Hardi. Cette charte donna gain de cause aux templiers , mais en même temps elle reconnut et confirma les privilèges de la communauté. Nous croyons devoir en citer le passage suivant : « Les anciens « bouchers |)rétendoient , y est-il dit , « qu'ils avoient , et que feurs prédé- « oesseurs avoient eu la faculté , pour « ainsi dire , de faire et de constituer « bouchers à l'effet de couper et de « débiter des viandes pour toute la « ville, les fils des bouchers existans, « sous notre autorité et avec notre « consentement, sans qu'aucune autre « personne dans la ville et dans ses « dépendances , ait la permission de « faire des bouchers , ou d'élever une « boucherie pour la ville de Paris et « lesfeubourgs, à l'exception de ceux « qui ont des. boucheries depuis un « temps immémorial. » La charte se termine ensuite par ce passage remarquable ! « En faisant cette concession . « au Temple, nous n'entendons point « qu'il soit porté aucon pr^udioe à

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tsos bouchers et à leur commut nauté, ni à leurs usages , coutumes, « privilèges et franchises ; nous vou< c kns au contraire que ces priviié- « ges, usages, oontumcs et firandiiMt • demeoreot dans toute leur ti* «guenr (*). »

On voit qu'en autorisant rétablissement de nouveaux étaux le roi reconnaissait à la corporation qui était propriétaire de la Grande Boucherie, une supériorité bien réelle sur tous les autres bouchers , qui ne pouvaient ouvrir leurs étaux sans son assentiment. Ces privilèges furent contirmés de nouveau, en 1861 , à Toecasion de rétablissement de la Bouclierie de la Montagne, fit les religieux de Saint- Germain des Prés furent obligés de s'y soumettre , lorsqu'ils fondèrent la ^r,eQ 1370, dans Tendroit où se Umn maintenant la rue des Bou* cbm'es-Saint- Germain.

Tel était l'état de la corporation des bouchers , au commencement du quinzième siècle. On sait par quels wordres fîit signalé le règne funeste ài malheureux Qiarles YI. Deux partis, les Armagnacs et les Bourguignons se disputaient le pouvoir. Le iwti des Bourguignons , qui s'appojait sur le j[>euple, trouva de puisnats auxiliaires dans la eorporation des bouchers. Caboche , boucher du parvis Notre-Dame , devint même le chef du peuple parisien, et rallié le plus utile du duc de Bourgogne, Les Bourguignons dominaient alors dans Ms, d'où ils avaient chassé les Ar- ")agnacs; mais ceux-ci parvinrent !>ientôt à rentrer dans la capitale , et ils n'y furent pas plutôt établis, (Qu'ils se livrèrent à de violentes réac- Josi : lescheft du parti bourguignon, dont ils purent s'emparer , furent rais « mort , et pour punir les bouchers Je l'appui qu'ils leur avaient prêté, des lettres du roi , en date du 13 mai W16, abolirent tous les privilèges de (ancienne corporation de la Grande ^wKherie, oraonnèrent que tous les

{*] Ordonnances des rois de France, t lU» diârte de Philippe de l'an 1282.

bouchers de Paris ne composeraient plus désormais qu'une seule communauté qui serait régie comme les autres arts et métiers , par des statuts donnés]^ le roi; enfin que la Grande Boucherie et celfe du parvis Pïotre« Dame seraient immédiatement démolies. Les prescriptions de ces lettres furent exécutées sans délai ; mais deux ans après, les Bourguignons re»

devinrent les plus forts, et de nouvel* les lettres du roi , en ordonnant la reconstruction de la Grande Boucherie, rétablirent, avec tous ses privilèges, l'ancienne corporation a qui elle avait appartenu. Les bouchers du parvis Notre-Dame furent moins heureux, et il paraît qu'on ne leur rendit pas leurs étaux , car il n'en est plus fait mention depuis cette époque.

( Voyez Armagnacs , Boubgognb (ducs de), art Jean êom Peur^ et Gabochb.)

Nous avons vu que les filles ne succcdnient point aux droits de leur père, dans la propriété de la Grande Bouoherie. Cette disposition des statuts avait fini par exclure de la communauté un ^rand nombre de familles, et celles qui restaient avaient vu leurs revenus augmenter en proportion de la diminution de, leur nombre. Elles se trouvèrent bientôt trop riches pour continuer la pénible profession de leurs ancêtres; elles abandonnèrent, pour la plupart , cette profession , et se contentèrent de louer leurs étaux à de simples compagnons. Mais le parlement ne fiit pas plutôt informe de cet état de choses, qu'il rendit , en 1465 , un arrêt qui tes condamna à occuper eux-mêmes leurs étaux, oii à les faire desservir par leurs gens ou serviteurs, à peine de confiicatioa de ces étaux.

Cet arrêt fut-il rigoureusement exécuté? il y a lieu de croire le contraire, puisqu'en 1540, le procureur général se plaignit de nouveau du même abus, non-seulement à Tégard de la Grande Boucherie, mais aussi à Tégard de toutes les autres boucheries de Paris.

Le parlement se contenta cette fois de régulariser un état de choses q\ii\ ne.

T. ui. iV lÀoraisan. (Digt. kngtcii., sic.) 11

L'UNIVERS

BOtT

pouftil plu empêcher; Il fixa un

maximam pour le loyer des éiaux , et décida qu'un conseiiier présiderait chaque année à leur location.

Deihit, l'aMieniie cor(M)ratton di la Grande Boucherie n'existait plut« depuis que les propriétaires n'occu-

fiaient plus en personne leurs étaux ; 'arrêt dont nous venons de parler, acheva de Tanéantir. Ën effet , il n'y eut plus dte Ion «ooQae difliireiMM entre les propriétaires de eette boucherie, et ceux des autres boucheries de la ville; tous louaient également leurs étaux, et leurs locataires étaient également libres et affranchis de toute luridiclion. Cette indépendaooe absolue ne pouvait durer longtemps, à une époque où aucune branche de l'industrie n'était abandonnée aux chances de la concurrence. Les locatairea on compagnons bouchera sentirent eux-mêmes les inconvénients de cet état exceptionnel, et ils furent les premiers a demander au roi des statuts qui leur furent en effet accordés par lettres patentes du mois de lévrier 1587.

En vertu de ces lettres patentes, « tous les bouchers de la ville de Paris furent réunis en une seule et unique communauté, gouvernée par quatre jurés, dont la principale ronctioa consistait à visiter toutes les bétee qui étaient amenées, tuées et exposées en vente dans la capitale, de façon

3u'il n'y fût vendu aucune viande e béte morte ni malade , ou ayant été nourrie ès malaona d'Auimr^y barbiers y ou maladerlei, souB peine de dix écus d'amende , auquel cas ladite viande devait être jetée aux champs ou à la rivière. » l\ous ne transcrirons point iel les autres dis* positions de ces statuts , qui ne ces* aèrent d'être observés qu'en 1789.

Nous citerons seulement, parm» les additions qui y furent faites à difîerentes époques , celle en vertu d« laqueHe les bouchers ne pouvaient être arrêtés pour dettes la veîUe ni le jour des marchés de Sceaux et Poissy. EntiD,uous mentionnerons les caisses élablias dans ces deux viiles,

pour fournir à ces industriels les moyens d'acquérir plus facilement les bestiaux nécessaires à l'approvisionnement de Paris (*). Au moment ou la corporation fàtjîboiie, on ne pou* vait arriver à la mattrise qu'aiirès trois ans d'apprentissage , et autant d'années de compagnonage. Le prix du brevet était de deux cent deux livres, celui de la mattrise de quinze cents livres.

Bouches-de-l*Elbb ( département des). Ce département, formé d'une partie de la basse Saxe, était borné au nord par le Holstein, à l'est et au sudest par le royaume de Westphalie , à ' Tooeet et au sud-ouest par le dépar- { tement des Bouches-du- weser. Il avait ' pour chef-lieu Hambourg, et formait ■ quatre arrondissements, dont les chefs- , > lieux étaient Hambourg , Lubeck, Lu- \ nebourg. Stade. Sa population était ' de trois cent soixante-treiae mille ht* ' bitants. Enlevé à la France en 18J4, il constitue aujourd'hui les républi<jue8 : de Hambourg, de Lubeck, et le nord- . est du royaume de Hanovre.

( BoucHBS*DB*i.*EsGAUT ( déparls* ment des ). Ce département, foriné.de la Zélande , était borné au nord par le département des Bouches-de-ln-Meuse; à l'est, par le département des Heux-Nètbes; au sud, parlexl^rte' ment de l'Escaut ; et à l'ouest par la mer du Nord. Il était formé de«plusieurs îles , entre autres de celle -de Walcheren , avait pour chef-lieu MiddeJbourg , et était divisé en trois arrondissements, dont les chefs •Heim étaient Middelbourg , Gois et Zierick»

zée. Sa superficie était de soixantedouze lieues carrées, et sa ()oputation de soixante-quatorze mille habitants.

Ce département, enlevé à la France en 1814 , forme aujourd'hui la çroTinoê de Zélande dans la monarchie sémrlandaise.

Boïiches-d«-la-Medse ( département des ). Ce département, formé de

(*) Le lecteur trovveni à TardoleGAiin

DE Pois<<T, des détails plus étendus sur cette utile institution, ^ mlMiite eneara apijourd'hui.

to Hollande méridionale, était borné au oord et au nord-est pr le départemeot du Zuitonée, à l'est pirle département de rYssel-Sapériaur, au sud par les départements des Deux-^Nèthes et des Bouches-de-l'Escaut, à l'ouest par la mer du Nord. Il avait pour ohef-lieu la Haye, et était divisé en ^tre anxmdiimMiiti, dont les obel^ faeux étaient la Haye, Dordrecht, Rotterdam, et Middelharnis dans l'île de Fiakkée. La France perdit en 1814 ce (département, qui forqae aujourd'hui dsDs tenuHnnnle néorianitaiBela pro- Tiace de Hotlande méridionale.

BoucHES*Dn-RHiif ( département des ), formé du Brabant hollandais, et borné au nord par l'Yssel-Stipcrieur , à Test par les départements de la Hoër et de II MeiMe>Inf<érieitre, iin sud par la Meuse-Inférieure, et à Touest par IcsDeux-Nèthes. Il était divisé en trois arrondissements , dont les chefs-lieux étaient Bois-le- Duc, résidence du préiSet, Eindhôven et Mimègue. Ce dépai^ tement, enlevé à la France en 1814, fait asjQiiid*biii partie da royawne de Bel-

gique.

Bouches- du-Rhône (département des). Ce département doit son nom aux €Biteodw«res par lesqndies le Rhéne ae jette dans la Méditerranée. Ces embouchures ont souvent changé de nombre et de direction ; c'est ce que prouve la diversité des opinions des aaciens à leur égard. En euet, Polybe en compte dent; Pline et Arténidore trois; TIniée cinq; d*aoties, suivant Strabon , portaient ce nombre à sept.

Ces embouchures s'appellent aujourd'hui grâces en provençal, et gras en languedocien. On en compte encore Mpt, qui portent les noms de gras Rhth danet (branche occidentale du fleuve), et gras de Foz, de Fer, de la Brigue, de Periche, du MicU et du Sauzet. Les six derniers sont des subdivisions de la brandhe orientale.

Le département des Boocbes-du* Rhône est borné au nord par le département de Vaucluse , à l'est par le département du Var, au sud par la Uétitterranée, et à l'ouest par le dépiMQiMBt da QfnL âa topirUcia osl

ICE. IW ni

de 6091,60 kilomètres carrés, et sa population de 36:2,326 habitants. ^ est difisé en tvo» arrondiasemenls»

dont leeehefs-lieux sont Marseille^ Ait

et Tarascon. C'est à Marseille que se trouve la préfecture. Ce département * est compris dans l'archevêché d'Aix; il dépend de la huitième division militanre, de la eeiaièaie conservation fin restière , et ressortit à la cour royale d'Aix. Il paie 2,731,405 fr. de contributions directes, sur un revenu foncier de 23,088,000 fr., et envoie six députéf à la chambre. Les hommes lee plus remarquables nés dans ce départemeut sont Tabbé Barthélémy, Brueys; les érudits Cary, Gibert, Ménard ; Tingénieur AdamdeCrapone; le généalogiste d'Uozier, Honoréd'Urfé, Dumarsais, Vaovenargues , Mascaron« Massittoiit Micabean , Nostradamus) les amiraui:

Suffren et Forbin; le voyageur d'Entrecasteaux ; les botanistes Adanson, Tournefort et Plumier; le sculpteur Puget; le peintre J.-B. VanLoo, etc., et parmi les contemporains , UM. do Pastoret, Evriès, Thiers, Mignet, Bar«> thélemy, Méry, Capefigue. Amédée Pichot, Reynaud, le cojnte ae Forbin, etc. A cette liste on peut eucore ajouter le Romain Pétvont.

BoucHSS-DU-WiSBB (départemeâl des) , formé d'une partie de la basse Saxe, était borné au nord par la mer duJNord, a l'est par le département des Bouches-de-i'Ëlbe, au sud par le rojanme de Westphaiie, et à Tesl par les départements de l'Ems-Supérieur et ae l'Ems-Oriental. Il était divisé en quatre arrondissements, dont les chefs-lieux étaient Brème, qui posaédait la préfecture, Bremerlehe, Kieubourg et Oldenbourg. Repris par les alliés en 1814, il forme aujoura'bui la république de Brème et une partie du duché d'Oldenbourg et du royaume de Hanovre.

BoiKnit4>i*i.*irBast (département des). Ce département, formé de h province hollandaise d'Over-Yssel , étaitbornéaunord par les départements de la Frise et de rEms-Occidental , à 1 est par le déparlement de ia Lippe.

an sud par le dipwtewwnl de l'isw^

<64 BOT LUNIVERS. BOT

Supérieur, et à l'ouest par le golfe du Zuiderzée. Il était divisé en trois arrondissements, dont les cheflMieux étaient Zwol « chef-lieu du département , Al^ meloo et Deventer. Depuis 1814 , ce département appartient à la Hollande.

BoucHET(le), seigneurie de l'Ilede-France (aujourd'hui département de Selne^etOise), érigée en marquisat en faveur du célèbre Duquesne.

BoucHET (Claude-Antoine) naquit le 17 février 1785, à Lyon , où son père, élève et pensionnaire de Desault, exerçait aycic distinction la médecine. A 1 âge de quatorze ans il entra à l'école vétérinaire , dont il fut l'un des élèves les plus distingués, et suivit en même temps les cours de l'Hôtel-Dieu, où il obtint , après trois annéa d*étades anatomiques, la pre* mière place au concours d'internat. A dix-sept ans, il alla continuer, à Paris, ses études médicales. Il n'avait pas vingt et un ans lorsqu'il apprit que le concoars poar la place de éhîrurgien en chef de rH6tel-Dieu de Lyon allait 8*oulrrir. Il s'y présenta arec une assurance qui n'était pas de la présomption , car il s'était préparé , par de graves et sérieuses études, au combat scientifique qu'il allait soutenir. Ja* nais triomphe ne fut aussi complet que le sien. Cependant il sut faire excuser sa supériorité par une modestie réelle, et par cette douce affabilité dont le véritable savoir est toujours accompagné. Le 1*' janvier 1813, il prit possession des fonctions qa*il venait de conquérir ainsi, et, a peine installé , il apporta dans sa pratique de précieuses améliorations. Le premier, il introduisit dans la chirurgie la mifithode de réunion par première intention après les amputations, méthode adoptée depuis par tous les chirurgiens. 11 inventa la gouttière brisée pour les tumeurs blanches du genou , ainsi qu'un instrument pour exciser les tubercules cancéreux dans les parties profondes. Rouchet était doue d'une adresse et d'une dextérité extrêmement remarquables. Bornés par l'espace, nous ne pouvons le suifM dans les noo^yreox travaux d'hô-

pital qui lui acquirent une réputation si brillante et à la fois si méritée.

IVoos citerons cependant une de ces opérations capitales qui , par la nouveauté, la hardiesse, le génie de leur conception, placèrent le chirurj^ien de l'Hôtel-Dieu de Lyon au plus haut rang de la chirurgie française. Un Espagnol se présenta dans son service, affecté d'un anévrisme de l'artère crurale à la région de l'aine. Il n'y avait qu'une seule chance de sauver le malade ; c'était de faire la ligature de Partère iliaque primitive : cette opération n'avait été pratiquée qu'une fois par Astley Cooptr, et la malade en était morle. Cet exemple ne découragea pas Bouchet , qui pratiqua cette opération et réussit.

En 1814, lorsque Lyon tomba an pouvoir- des Autrichiens , Bouchet fit sortir de l'hôpital dix-huit soldats français, après leur avoir donné des habits d'artisans, et les empêcha ainsi de devenir prisonniers des Autrichiens. Cet acte de patriotique bienfaisance ne fut pas le seul de sa vie. Ce fut le même sentiment qui l'engagea à refuser la décoration que le comte hongrois Smideck lui ofirit au nom de l'empereur d'Autriche, en récompense des soins qu'il avait donnés, en 1814 et 1815, aux blessés des armées alliées. C'est aussi par amour pour sa ville natale qu'il refusa la place de médecin de l'empereur que Napoléon lui avait ùdt ofi&ir.

Enûn, à cinquante^atre ans, Bouchet termina une vie si bien remplie; il mourut le 25 novembre 1839, ne laissant pas la fortune qu'auraient pu lui assurer ses longs cl honorables travaux : sa bienfaisance ne lui avait pas permis d'amasser.

Bouchet (Guillaume), né à Poitiers, en 1526, fut libraire dans cette ville et devint prévôt des marchands.

Sa vie , qui se pî^sa dans sa boutique et dans le conseil des prud'hommes , n'est pas connue; mais il a laissé un livre qui peut figurer auprès du Cymbalum de Desperriers et du Moyen de parvenir de Beroald. Bouchet plus

d'une fus ciiePanuige etPentvgrofll,

FRAI9GE. lOV m

tt en effet les interlocuteurs de ses Séries sont bien des élèves de Rabelais. Les Sérées sont des entretiens à Tusa^e des personnes qui veulent ,

agréablement passer les loisirs de l'après-dîner. Il y eu a pour tous les goûts; «car j'aime aussi bien, dit «rauteur, choses de risées, que les «plus doctes et les plus sérieuses. »

«Ces entretiens, ajoute-t-il encore, «seront profitables à toute personne • mélancolique et joviale. » Du reste, il garantit au lecteur, foi de marchand, « ^u'il a garni son livre des meilleures « étoffes qu*îl eût en sa boutique. » II est fâcheux que bien souvent ses étoffes portent des dessins d'une obscénité révoltante. La pudeur n'y est guère plus respectée par les femmes que par le8hommes.Peut-être faut-il s'en prendwàrépoque elle-même,dont le cynisme est étalé non-seulement dans des i/ires, mais encore gravé sur bien des médailles. Puis, à côté de ces quolibets grossiôrs , ae ces plaisanteries indécentes, se trouvent ça et là quelques détails curieux d'érudition. Après une plaisanterie de mauvais goût, on est tout étonné de rencontrer les graves iKni»d*Hésiode, de Périclès, de Démosthène, de Gieéron. C'est bien là l'esprit plaisant et sérieux à la fois du seizième siècle. Cette peinture de mœurs est, sans contredit, le plus grand mérite de Sérées, Autrement , Boocfaet n'avait pas le droit, quoi quMl en ait dit , de se promettre la postérité. Il y a de l'abondance et de la gaieté dans ses dialogues ; mais cette gaieté est travaillée, étudiée; mais cette abondance dégénère en un bavardage fiitigant ; enfin, le désordre de ses pensées est beaucoQp plus un défaut réel décomposition que l'imitation adroite des détours capricieux de la conversation. Boucbet mourut fort âgé, en

BoncHBT (Jean), né à Poitiers, en 1476 , montra de bonne heure un vif amour pour la poésie ; et, au milieu des embarras d'une charge de procureur, il necessapas de faire des vers, et il en Ot de nombreux. Poète dès vingt ans (car 11 piésenta, en 1496, qoelqœs pioduo»

tions à Charles VIII), il conmosa jusqu'à 1550, où il mourut, aneioiBledPoavrages aujourd'hui oubliés, mais quiob> tinrent alors un brillant succès, et méritent une place dans l'histoire de la littérature, parce qu'elles marquent un progrès dans la versification. Bouchet astreignit le premier ses oompoiîtioDS à un mélange alternatif de rimes Masculines et féminines. Ce fut, du reste, la seule innovation qu'il introduisit, et il se traîna sur les traces des poètes allégoriques et érotiques qui l'avaient précédé. Les titres de ses poésies sont :

le Regnard traversant les voies pé* rilleuses des foUes fiances du monde y où l'on veut voir, àtort, uhe traduction de l'ouvrage de Brandt, deSpectacido eoi^tictttque tni/pltim; le Chapelet dés pràees; le JHomphe de la noble et amoureuse dame en Vart d'honnê' tement aimer ; la Fleur et le Triomphe de cent cinq rondeaux; V Amoureux transy, et les Jugements poéiics de FhoKtteur/émMn. Dans quelquesunes de ses pièces , il mêle les vers et la prose : à ce genre bâtard se rattache le Panégyrique du chevalier saihs reproche^ Louis de la TrémouiUe, Cette pièce se recommande par Tinté* rét que présentent quelques détails historiques. Du reste, Bouchet fut historfen; il écr'miV Histoire et les chroniques de Clotaire; les Anciennes et les modernes généalogies des anciens rois de Fra$i€e; enfin , les Jnnales cF Aquitaine et Antiquités du Poltoum Dans ces ouvrages, ou se trouvent tant d'erreurs , où se croisent bien des assertions qui prouvent la naïveté de l'auteur et sa bonne foi, beaucoup plus gue son goût, témoin le passage où il nit venir les Poiterioa de je ne tais quelle colonie troyenne, on rencontre aussi des détails curieux et positifs

au'on peut lire avec profit. Bouchet , ans ses poésies, nous apparaît comme un homme de bien; ses nistoires nous font voir en lui un homme crédule , mais sincère ennemi de tout ce qui n'est pas vrai; qui peut se tromper, mais ne ment pas. C'était, de plus, un homme instruit, et la variété de ses connaissances se montre surtout dani

BOV L'UNIVEllS. . BOU

ses Épttres morales et fandUèret.

Soii style, en {général , ne manque pas d'énergie; mais du reste il a tous les défauts de l'époque, la prolixité, i'ab- 8enc6 de méthode , et quelquefois Taffectation.

BoucHÈT (Jean dù) , né en t599, mort en 1684, est auteur des ouvrages suivants : v éritable oriçine de la ' seconde et troisième ligmea de la maison de France ^ Paris, 1646 et 61, 'in-fo1.; Histoire généaloqique de la ' maison d^ Courtenau ^ Paris, 1661, in-fol.; Preuves de l histoire géîiéalogique de la maison de CoUgny, VBm, 1662 , ]n-fol. ; TaMê génémO' gigue des comtes d\4uvergne, 1665, m-tbl. ; Table oénéalogi^/ue des anciens vicomtes de la Marche , Paris, 1682, in-folio; enfin, une édition avec des notes et des additions de V/Jisto$re de UMs de Sourban , premier due de Montpensier, par Goustureau, Rouen, 1642, iu-40. Tous ces ouvrages sont précieux à cause des reclierciies qu'ils contiennent , et des pièces nombreuses qu'on y trouve.

BOUCHETEL OU BOCHETEL ( GuiN

laume ), né dans la province de Berry, secrétaire du roi François I*', fut chari:^é par ce prince, et par' Henri II, de plusieurs missions importantes; il mourut en 1558. On lut a attribue \* Ordre 'et forme de rentrée de la reine Eléonore d'Autriche en la ville de Paris ^ et de son sacre et couronnement à Saint-Denis y le ô mars 1510. Cet ouvrage a été publié en 1632.

BoughotteC*) (Jean-Baptiste-Noël) naquit à Metz en 1754. Entré, à Tége de seize ans, dans la carrière militaire, il était lentement arrivé au grade de capitaine de cavalerie lorsque la révoiu- ' tion éclata. Il ne tarda |>a8 à être élevéaii gradede colonel.La réputâtiond'ordre, de probité et de désintéresseinent qu'il s'était acquise, appelait déjà l'attention sur lui. Après la trahison de Dumouri ez et de son état-major, il se signala de nouveau en empêchant la ville de Cour-

(*) Cet article est extrait de la notice nécro!oî;i(|ne puMiée sur ce grand ciloyen , daus le National, numéro du 20 juin 1840.

trai de tomber au pouvoir des Autrichiens dont les traîtres guidaient les drapeaux. Cet erninent service fut apprécié par la Convention; et, dans la séance du 4 avril 1793, elle l'appela par un vote unanime à remplacer^ comme ministre de la guerre, Beurnonville , que Dumouricz venait de livrer à l'ennemi.

Jamais administration de la guerre ne fut aux prises avec des circonstances plus solennelles et plus périlleuses. Tous les services étaient désorganisés ; on manquait d'armes et de munitions ; les frontières étaient entamées sur tous les points; rinaiir* rection de la Vendée menaçait de déborder la France : Bouchotte , par son zèle, par son activité, aida puissamment le comité de salut public à improviser, organiser et approvisionner nos arniées ; et c'est le nom modeste de Bouchotte qu'on lisait au bas dc^

r promotions accordées à des noms ilustres : Masséna, Kléber, Moteau , Dugommier, Marceau , Augereau, Lefèvre^ Périsnon, Serrurier, Desaix, Abatucci, Bernadette , Bonaparte luimême, et plus de quatre-vingts généraux, dont la pIu})ort occupent une

f)lace si brillante dans les fastes miitaires. C'est dans les situations difficiles que s'épi ouvent la capacité et le courage : Bouchotte conserva le ministère de la guerre au milieu des circonstances les plus graves où- jamais nation se soit trouvée; il l'exerça avec fermetéfprudence et dévouement, un an entier, jusqu'au r' avril 1794, époque à laquelle , dans le but de concentrer davantofie l'action gouvernementale, les différents ministères furent supprimés , et remplacés par des commissions exécutives.

Bouchotte avait pris une part trop active à la grande lutte de 1793, pour ne pas devenir l'objet de la haine et de la calomnie. Les accusations contradictoires auxquelles il fut en butte peuvent faire juger de la justice de ses ennemis. Pendant la terreur^ Bbiichotte fut accusé d'avoir fait crier :

rive le roi, et de favoriser la contrerévolutioû« Plus tord, a^rès le d ther-

tm

mklor, ies réacteurs persécutèrent Bouchotte comine tomriflte ; il poa*

vut tfè oonsoler de partager cette in* fortune avec Carnot, Robert Lindet, Prieur, etc.. Il fut arrêté, détenu pendant treize mois , et remis en lioerté sur une lettre de Taccusateur publie pfèi lè triteBal erimioel d*Eur»

«l-Loire : « Je fais observer, disait oe ■ magistrat, que nulle pièce à charge « ne m'est parvenue , et que je ne puis « mettre en Jugement un citoyen con- « tre lequel il est impossible de baser ton acte d^aeeuiatioD. » On poussa rachamement contre Bouebotte jusqu'à jeter des doutes sur sa probité , et à Taccuser d'être reiiquataire de jjlusieurs ceataines de millions envers fllit. Hait le désiatéresseiDent de Bouchotte 9m révélait par des faits trop éclatants pour que de pareilles accusations pussent porter atteinte à sarenorninée. Colonel à son entrée au ouDistère , il quitta ses fonctions avec k néme grade. Jamais aunistre ne fit de plus nombreuses promotions d'officiers générant et ne songea moins à lui-même.

Rendu à la vie privée, Bouchotte Nietira à Metz, sa ville natale, et les eoocitovens purent juger, par la lifli||ilieité de sa vie et par la médiocrité de sa fortune, si, durant son ministère, il fut plus préoccupe du soiu d'augmenter son patrimoine que de l'avancer dans la carrière militaire. Nous doutons que Thomme oui fut jugé digne par la Convention a être à latêtede l'administration de la pierre, au moment des plus grands périls de la patrie , ait réuni les conditions de fiNlune esii^ depuis pour être électeur. Bouebotte mourut à Metz , en 1840. Souvent persécuté, méconnu, oublié, il supporta tout avec la réligoation d'un sage, et ne varia, à Mm époque de sa vie , dans son a(« tacitement aux principes de la révolu* tion. Bouchotte a joué un rôle imocrtant au miMeu de la Génération forte et héroïque a laquelle nous devons Mtre civilisation et notre puissance.

Qmétite d*avoir une plaieo dans les iMviBi» de la j^trle*

BouciGAUT.— Jean leMaingreBoucicaut na<|uit à Tours , en 1864. Son père , qui s'appelait auisi Jean le Maingre , fut le premier de la famille

qui porta le nom de Boucicaut. Il était maréchal de France lorsqu'il fut choisi comme un des négociateurs du traité de Brétigny. Le jeune Hoiicieiut n'a* vait que trois ans au moment où son père mourut. Charles V, vers la fln de son règne, l'appela tout jeune encore pour le placer auprCvS de son liis, le dauphin, oui fut depuis Charles YI. Il était âgé oe douze ans à peine lors«> qu'il lit sa première campagne. Le duc de Bourl>on lui donna des armes et l'emmena à sa suite en Normandie où il allait faire la guerre aux Anglais. Il servit alors sous Dugues* clin, le duc de Bourbon et le duc de Bourgogne. Boucicaut, qui avait étudié autant qu'un jeune homme dè bonne famille pouvait le faire à cette époque, employa les loisirs de la paix à eomposer des poésies légères. G*é^ taient des ballades , rondeaux ou vireleis qu'il faisait pour Antoinette de Turenne, dame qu'il aimait éperdulïï^i et que plus tard il énousa. Ko 1382, il suivit le roi Charles VI en Flandre, et il assista à la bataille de Rosebeca. Dans eette bataille il poignarda, dit-on, de sa propre main, un ennemi qui se distinguait de tous les autres pur sa force et sa haute sta* ture. Sa passion pour les armes Ten* traîna bientdt hors de France , et il alla au secours des chevaliers de l'ordre leutonique qui combattaient contre les barbares du Nord. Puis , il rentra dans son pays où il accompa^

![na dans le Poitou et la Guienne le lue de Bourbon qui l'avait fait son ieutenant. Il se distingua alors dans plusieurs combats singuliers qu'il soutint contre des Anglais. Charles VI lui donna d*aboid une compagnie de cent hommes d'armes, et le ut ensuite maréchal de France. Boucicaut n'avait que vingt-cinq ans. Dans Tannée 139G, il fit partie de cette troupe de chevaliers français gui allaient défeo* dre le roi de Hongrie contre les atta< quee du sultan. B^mt* Ses eompa*

gnons , parmi lesquels se trouvait le comte de I^evers, qui fot depuis Jean MDB Peur, duc de Bourgogne , le choisirent pour chef de rexpédition. Dans la désastreuse journée ae Nicopolis, il devint prisonnier de Bajazet. Il se racheta , et contribua puissamment à rendre la liberté au comte de Ifevera en réduisant, par ses habiles négociations, la somme qui devait servir de rançon à l'illustre prisonnier. Kn 1400, Boucicaut revint en Orient pour défendre, encore contre Bajazet, Tempirede Gonstantinople. MaisTinvasion deTamerlan délivra Tempereur Manuel de son plus redoutable ennemi, et le maréchal rentra en France. Il arriva , vers cette époque , qu'après une longue série de dissensions la ville de Gènes se donna au roi Charles VL'En 1401 j Boucicaut fut envoyé pour la gouverner. Son administration fut habile; il donna à Gênes la paix au dedans et la gloire au deliors ; il assura son commerce par ses victoires sur les flottes vénitiennes et par la crainte qu'il inspira aux corsaires infidèles. Il était gouverneur de Gênes depuis dix ans lorsqu'il repassa les Alpes. En 1415, Boucicaut assista à la bataille d'Azincourt. Fait prisonnier , il fut conduit en Angleterre où il mourut en 1421. Son corps fut rapporté au lieu où il avait pris naissance et placé derrière le ehœur de Téglise de Saint-Martin de Tours.

BoucRET (N.), général de division de l'armée républicaine , fut ehiployé en 1793 dans la Vendée, et comoattit à Antraim et a Angers. Le général Boucret commandait à Belle-Ile-en* Mer en 1795. L*amiral anglais Waren le somma de rendre la place, en l'assurant qu'il était autorisé , par Louis XYIII , à lui promettre protection et réconïpense , s*il voulait la livrer. J*ai des vivres et de tartUU»

rie, répondit-il; plutôt que de remettre Belle-Ile je m'' ensevelirai sous ses ruines. "Waren, frappe de cette réponse énergique , se retira. Le général Boucret , qui fit la campagne de 1799 , en Italie, 86 trouvait, le 30 Juin, avec

douze cents hommes environ, dans ; Brescia. Les Autrichiens le forcèrent \ de capituler , et il fut fait prisonnier

' avec sa troupe. Nous ignorons ce que Boucret devint depuis cette époque.

BouDET (Antoine), né à Lyon, imprimeur-libraire a Paris, mort en 1789.

On lui a attribué un Recueil des sceaux du moyen àae, avec des éclair cisse»

mentSy publié en 1779, in-4°. Il fonda, en 1745, une nouvelle collection des Affiches de Paris, des provinces et («s pays étrangers,

BouDsviLLB , caporal è la 14* de ligne , né dans le département de Seine-et-Oise. L'armée française attendait sous les armes le choc d'une colonne ennemie, le 7 germinal an vu, quand un bouleraient emporter une cuisse à ce brave sous • officier : il tombe ; mais bientôt , apercevant les troupes autrichiennes à peu de distance de nos rangs, il se redresse,

, fait deux décharges de son fusil , tue

] un porte-drapeau , et rend le dernier

] soupir.

p BouDiER-DE-ViLLEMEBT (Pierrc- Joseph), avocat au parlement de Paris, a publié un assez grand nombre d'ouvrages, dont le plus estimé, l*Ami des^mes^ 1758, in-18, a été traduiten plusieurs langues. Boudier est mort au commencement de ce siècle.

BouDiÈHE (François), soldat, né dans le département de la Charente- Inférieure, se jeta, pendant la bataille de Marengo , au milieu d'un parti de cavalerie , pour en arracher son officier, qu'il parvînt à déroger, après avoir tué un hussard qui se disp(^it à le sabrer.

BouDOT (Jean), imprimeur, qui 8*e8t fait une sorte de célébrité en publiant en 1704 un Dictionnaire latin-français , qui a longtemps été en usage dans nos écoles. Ce n'était cependant qu'un abrégé d'un Dictionnaire manuscrit, en 14 ?ol. in-4% composé par Jean-Nicolas Blondeau , inspecteur de l'imprimerie de Trévoux. Boudot mourut à Paris en 1706. — Son fils aîné , qui porta le même nom aue lui, et exerça aussi la profession a*imprimeur , est connu comme un des plus

BOU FRi

larants Inbliognphes du dix-septième siècle. — Son second fils, Fabbé Bou- DOT (Pierre-Jean), fut aussi un biblioraphe distingué , et rédigea avec abbé Sallier les catalogues de la bi- Uiothèj;|tie du roi. Il publia en 1768, ca société ayec L. F. C. Marin , la Bibliothèque du Théâtre- Français , Dresde-Paris , 3 vol. in-8° , ouvrage longtemps attribué au duc de I9 Valfièra. En- 1755, il avait fait paraître un EmU historiqtÊe ft^r l'Aqidtaine y in-80 de trente-deux pages ; et dix ans après , en 1765 un Examen des ob^ jectîoîis Jaites à C Abrégé chronologi-

Îue de V Histoire de France y in-8°.

'aoteur de Tarticle qui loi est consacré dans la Biographie universelle lui attribue à tort Touvrage même du président Hénault. L*abbé Boudot mourut à Paris en 1771 ; il était né dus cette ville en 1689.

BODS (Jean-Baptiste), lieutenant au 67* régiment de ligne, né à Saint- Girons, Ariége. A l'affaire qui eut lieu le 20 décembre 1794, à Bagnol, un bataillon de la 57* demi-brigade ^yant été obligé de céder à des forces supérieures, Boué, alors sergent, se jeta à la "mer pour sauver le drapeau qu'il portait, et le mit en pièces pour qu'il ne tombât pas au pouvoir des Espagnols. Le 30 mai 1803, il fut ré-, compensé par un sabre d'honneur.' Parvenu au grade d'officier, Boué, qui était entré au service en 1792, a fait avec honneur toutes les guerres de la révolution, jusqu'en septembre 1813.

BouELLES, Bouilles ou Bouvel- US, en latin BtnfilHu (Charles de), chanoine et professeur de théologie h Noyon, auteur de plusieurs ouvrages recherchés des curieux', pour leur singularité, était né à Sancourt, près Ham, Picardie^ en 1470; il mourut à ffoyoD, vers 1558. Les plus curieux de ses ouvrages sont les suivants : /J- (^er de inteuectu , de sensu , de nihilo; Ars oppositorum ; De gêner atione; J^, iapknte; etc.». Paris, Henri Etienne, 1510, in-fol. Commentarius ^primordiale Evangelium Jaanmis;

Remundi eremitœ (Raymond ^ie)i PhUosophica& etiiistoricss epis»

NCE. BOC 169

fo/:a?, Paris, 1511 et 1514, în-40. La

Vie dé Raymond Luile contient des détails intéressants. Procerbiorum vulgariorum libri très., Paris, 1531, in-à*" : ce livre, où les proverbes sont en français, et leur explication en latifi, est très-recherché. Uber de differenfia vulgarium linguarum et gallici sermonis variefate, Paris, Kobert Etienne, 1533, in-4°.

BouETiB DE Blemue (Jacqudine), religieuse bénédictine de Caen, née dans cette ville, en 1618, morte en 1696, a public V Année bénédictine, ou Fies des Saints de Vordre de Saint- Benoît pour tous les jours de Vannée^ 1667-73, 7 vol. in-4 , et plusieurs ou* nages ascétiques, assez remarquables sous le rapport du st^le.

BouFFARiCK (dénié de), situé nu centre de l'outhan ou district de Beni- Khalil, sur la route d'Alger à Belida.

On y arrive par le pont d'Oued el Ker* ma.' Le maiechal de Bourmont, pendant son expédition de Belid;i, traversa le premier ce défilé, que de nombreux combats ont rendu depuis si célèbre.

BouFLBBS , terre et seigneurie dans le Beauvoisis, à 9 kilomètres de Beauvais, érigée en comté en 1640, en marquisat, puis en duché en 161)5.

BouFLEES (maison de). Cette ancienne famille, originaire de Picardie, remonte à Bernard., seigneur de Bouflers, Morlai et Campîgneulles, qui vivait en 1133. Après lui nous citerons Guillaume de Morlai, seigneur de Bouflers, qui, en 1239, suivit, avec son fils Henriy le roi saint Louis à la croisade. CuUlaume II, fils de Henri , accompagna, en 1266, Charles d'Anjou à la conquête de Naples, et se distingua à la bataille de Bénévent. Son petit-llls, u^/^a»me I*% se signala à la bataille de Mons en Puelle, en 1304. Jleau»- Tntf II, petit-fils d'Aleaume I", combattit courageusement les Anglais à Azincourt, où il fut fait prisonnier.

Dans les guerres des Armagnacs et des Bourguignons, la fiimille de Bouflers se prononça pour ces derniers.

Davidy fils du précédent, se trouva dans l'armée qui assiégea Paris sous

m mon vim

Iest>rdresdeJean sans Peur. Pierre 11^ son frère, fut député par le due Philippe le Bon à Charles vll pour traiter de la paix qaifiitioonclue à Arras. Depuis cette époque, Pierre de Bouflers se montra l'un de» plus zélés défenseurs de la France contre les Anglais, qu'il fori^a de lever le siège de Dieppe, el auxquels il enleva Gerberoi en 1449. Il aida ensuite Charles VII | prendre Falaise et à soumettre toute la Normandie. Après l'expulsion des Airgiais, il servit, comme vassal, les ducs de Bourgogne contre les Gantois (1453), et deux de ses fils périrent avec le Téméraire à la bataille de Nancy (1477). Jacques 1**", son fils, se distinguo à la première bataille de Guinegate. Adrien l". Gis de celui-ci, parut-avee honneur dans toutes leslia* tailles de son temps, et surtout à Pavie ; il avait commencé à servir en 1513 et moUrut en 1585. Son fils, Adrien II, se distingua dans le.s guerres-de religion : il se trouva auxjour> nées de Saint-Denis, de Montcontouft d'Auneau, et pendant la lii^ue resta fi* dèle à Henri 111 et 5 Henri IV ; il mourut CL 1622. vSon frère fjmis était surtout célèbre par sa force musculaire ; \)r enlevait de terre un cheval et le portait dans ses hras. Nul ne pouvait lutter contre lui. Il sautait tout armé sur soii cheval sans se servir de l'étrier, et courait plus vite qu'un cheval d'Espagne^ Ce vigoureux gentilhomme fbt tué d'un ooupd*arquebuse en 1663, à Tilge de 19 ans. François l", fils d'Adrien II, se trouva au siéi^e de Casaleet de Trêves, et mourut en 1G70.

Ix)ui s -François , duc de Bouliers , son arrière^petit-ûls, naquit le 10 janvier 164^. Il fit ses premières armes au siège de Marsal, 1663, SOUS le nom de chevalier de Bouflers , servit tour fi tour sous Coudé, Turenne, Créqui, Luxeiubourg et- Catiuat, prit part à rexpéflition de Gigeri, en 1664; fit avec Turenne la campagne de 1673, eut, de Taveu de ce grand homme, la meiUeure part au ^ain de la bataille de Ensheim (1673), et se distingua da^^s toutes iei$ campagnes d'Allema.-

gne, depuii cette année jusqu'en 1678.

ERS. MNT

C'est pendant le cours de ces campagnes qu'il obtint le grade de lieutenant général. De 1688 à 1697, il servit encore avec éclat sur le Rhin, dant les Pays-Bas, et acquit la réputation'd'un habile tacticien. Il avait été fait maréchal de France en 1693. Pendant la guerre de la succession d'Espagne, il Commanda, dans les Pays-Bas espagnols, Tarmée de Flandre, arrêta les ennemis en remportant, en 1703, sur les Hollandais, la victoire d'Ekaren, se renferma à Lille, menacé par le prince Eugène, après la perte de la bataille d^Oudenarde, et fit toutes les dispositions nécessaires pour une vigoureuse défense. Cette place fut investie le IS août; il ne la rendit que le 25 octobre pour se renfermer dans la citadelle, où il se défendit jusqu'au 11 décembre.' Cette héroïque défense valut au maréchal de Bouflers le titre de duc et pair. Peu après, il se trouva à la bataille de Malplaquet sous le maréchal Villars. Il conmianda Taile droite il fut vainqueur, et remplaça Vit»

lars après que celui-ci eut été blessé. Obligé de céder le champ de bataille.

Bouliers fit une retraite admirable, pendant laquelle il enleva 30 drapeaux à l'ennemi. Ce fut son dernier exploit ; il mourut le 22, août 1711, à Fontainebleau, âgé de 68 ans.

Son lils, Joseph-Marie^ duc de Bouflers, naquit en 1706. II se distingua par ses talents militaires pendant les guerres du rèsne 4» Louis XV; il était maréchal de camp à la retraite de Bohême et à la bataille de Dettingen.

Deveim lieutenant général, il se trouva aux batailles de Fontenoi, de Raucoux , et fut ensuite chargé de commander les troupes que Louis XV envoyait au secours de la république de Gènes, attaquée par les Impériaux. Il mourut dans cette expédition le 2 juillet 1747.

Bouflers (Stanislas de) , né à Lu« néville en 1787. Il fut un des hommes d'esprit que goûta le plus la brillante «t ftivole société du dix-huitième siècle. 11 avait été élevé à la cour que tenait eu Lorraine le> roi Stanislas, cet

bdte nimable et bon des poltes et des

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