‹ France (volume 3)Chapitre 46 sur 105 · MIT · texte numérisé non relu

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FRANCE. Btir

manière trop modérée; enfin il se

f^rononça contre le sursis et contre 'appel , et appela toute la colère du peuple sur les députés qui parleratenl en sens contraire. D prit une grande part à la révolution du SI mai 1793, défendit chaudement le régime de la terreur, blâma Gré-goire de chercher à cbrietiaiiîeer JaréTolotion, et dénonça les fermiers généraux , qui furent arré* tés , traduits au tribunal révolutionnaire et exécutés. Cependant , s'étant brouillé avec Robespierre à cause des insultes qu'il prodiguait au ministre de la guerre Bouchotte, il fut Tun'des plus ardents corjrphées de la réaction thermidorienne, et serétmit à ïallien, Legendre , Léonard Bourdon et Leçointre de Versailles. Dès ce moment , sans renoncer à son système de proscription, il se déclara l'ennemi le plus implacable des sociétés popirlaires, et le protecteur des prêtres et des nobles. Toutefois, il n'en demanda pas moins, vers le mois de décembre 1794, le rapport de la loi mii ordonnait aux ex-nobles de se teunr éloignés de Paris, et provoqua celle qui portait que les biens des pères et mères d'émigrés seraient confisqués au profit de la nation. Il insista pour la déportation de se| anciens complices , Collo{-d*Herbois, Barfère et Billaud-Varennes; il s'était vivement prononcé contre les insurrections du 12 germinal et du 1" prairial, qui coûtèrent la vie aux représentants Doroy, Goujon, Duquesnoy, Soubrany, Romme et Bourbotte , ainsi qu'au député Ferraud , qui fut massacré dans la salle de la Convention. Bourdon se montra le défenseur de Carrier, s'opposa à l'ar* restation de Joseph Lebon, et demanda la mort du général Rossignol. Il fut envoyé à Chartres pour rechercher ceux qui avaient participé à riiisurrection du 13 vendémiaire contre la Convention , et s'acquitta de cette mission avec la plus excessive rigueur. Il fut do nombre des conventionnels qui passèrent au conseil des Cinq-Cents, et augmenta sa fortune d'une manière considérable, en spéculant sur les assignats et sur les biens nationaux.

Se rangeant toujours du côté du plus fort, il s'enrôla sous la bannière des dichiens , et fut un des plus mortels ennemis de tout ce qui avait été républicain ; aussi le Directoire , qui avait à se venger de ses violentes • diatribes, après le 18 fructidor, l'inscrivit sur la liste des déportés qui fiirent envoyés à C^enne , et ouclque temps après son arrivée à Sinamari, il mourut, accablé de regrets et de remords.

Un jour, en répondant à Brival qui se plaignait de ce qu'au milieu de tant de crimes imiWeSy on n'avait pas encore affermi la république, Bourdon de roise s'écria : « // n'y a point de « crimes utiles; » belles paroles, mais déplacées dans la bouche de Bourdon de l'Oise, qui, soit pendant la terreur, soit pendant l'époque réactionnaire qui suivit le 9 thermidor, n'avait reculé devant aucun excès.

Bourdon he Sigbais (Claude- Guillaume), de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, né en 1715, • près de Lons-Ie-Saunier,mQrtàPariBen 1791, a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons seulement sa traduction des institutions militaires de Fégèce, Paris, 1749, in-12; ses dmsidéroHons sur Vetprit militaire du Gaulois , pour servir d^ éclair cissevient préliminaire aux mêmes recherches chez les Français^ et dHntroduction à l'histoire cie Frafice, J774, " in-12 ; ses Considératiin$ sur VesprU miUtaîre des Franci et des Français, depuis te commencement du règne de Clovis, en 4S2^ jusqu'à la fin de celui de Henri IF, en 1610, Paris, 1786, in-IS; et enfin ses Conildira'»

tions sur Cesprit militaire des Ger» ' mains, depuis l'an de Home 610, j«sgu'en 176 de l'ère vulgaire, Paris, 1781, in-12.

Bourdon de Vatry ( Marc-An- • tdne), frère deBourdon delaCrosnière, naquit à Paris en 1761. A Pâge de dixneuf ans, il suivit, en qualité desecré- . taire, l'amirnl de Grasse, (jui prit une part si active à la guerre d'Amérique.De retour en France, au commencement de la révolution,, il entra dans les bu- -

Maux du ministère de la marine, et devint, en 17'Jû, chef du bureau des OSkliM^Sv place qu*il quitta trois ans ai^ès , pour aller résider à Anvers en cfualité a'agentmaritimeduDirectoire.

Xt V organisa le serv ice avec une grande habilité, et sut concilier Tintéret local anrec Tiotérét français. En revenant de Berlin pour aller occuper la préaidence dVL Directoire, Sieyès coQCUt une si haute opinion de Bourdon,qu'^à son arrivée à Paris, iliui fit donner le ministère de la marine, en remplacement de l'amiral Bruix, qui aAaît prendre la commandement de la flotte combinée des Français et des Espagnols.

Après le 18 brumaire , considéré par le premier consul comme une créature de Sieyès, il partagea la djsgrâce de celui-ci , et ne tarda pas k o(lrir sa démission, c|ui fut acceptée.

On le renvoya alors à Anvers avec le titre d'ordonnateur général des mers du I<iord ; mais , après fivoir travaillé avsee SHoees au rétablissement do con^ nierce de TEscaut, il fbt destitué et envoyé quelque temps après à Lorient comme chef maritime de ce port, d'où il passa h la préfecture maritime du Havre. Il fut supprimé de nouveau pour avoir prédit les suites de Texpédition de Saint-Domingue qui se préparait alors. Cependant il lut encore appelé a la prélecture de Vaucluse,

Suis à celle de Maiue-et-Loire. On lui oit Jes ponts de la Durance et du Rbdne, la réparation de la levée de la Loire , celle des ponts de Cérémis, le lycée d'Avignon, et des routes nombreuses faites à neuf daus ces deux dépai^temepts. Cet habile administrateur avait entrepris d'autres travaux non moins importants, lorsqu'il W^t Tordre de partir pour Gênes, qui lui fut redevable d'un grand nombre d'établissements publics, de routes nouvelles , de beaux ponts sur la Swrivia el sur le Pd. Les Génois lui élevèrent ua buste en marbre en reconnaissance de ses services. Malouet, ministre de la marine, en 1814, le lit appeler en qualité de directeur du personnel de ce ministère et d'intendant des armées navnlei* Napoléon, à son retour de

rtle d'Elbe; le nomma commissaire extraoroinaire près de la dix-septième division nilit8ife« et ensuite préfet 4é l'Isère. Mais, à la seconde restaurations Bourdon de Vatry quitta l'administration pour n'y plus rentrfff* U est ouurt à Paris , en 1S28.

BouBDOSHAis (la), terre et seigoeuirie de Bretagne, éngée^n m^iisit en 1717.

BouBDOHUAis (la). Voy. hk Bomi*

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