‹ France (volume 3)Chapitre 65 sur 105 · BEI · texte numérisé non relu

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Au moment où la corporation fut abolie , il fallait , pour y être admis , avoir foit- cinq ans d'apprentissage « trois ans de compagnonnage , et présenter un chef-a œuvre. Le prix du brevet était de vingt-quatre livres, et celui de la maîtrise de deux mille quatre cents livres. On comptait, à la même époque , à PariSf soixante-dixhuit maîtres brasseurs , dont le plus grand nombre habitaient le faubourg Saint-Marceau.

Bbault ( Charles ) , archevêque d'AIbi , naqait t te 14 août 1753 , à Poitiers. Peu de tempe avant la révolution, il était professeur de théologie à l'université de Poitiers. Ayant émié alors, il revint en 1802, a l'époque lu concordat , et fut pourra de révécbé de Bayeux. Il parvint à apaiser les divisions qui troublaient son diocèse.

Au concile de 1811 , il fut du nombre des évêques qui se prononcèrent en faveur des quatre articles regardés comme le fondement dm libertés de rÉglise gallicane. Il fut élevé en 1823 à 1 archevêché d'AIbi, qui avait été rétabli depuis le concordat de 1817.

Sous l'empire, il avait été nommé baron et chevalier de la Légion d'honneur. Il fut créé pair de France par la restauration , en 1827 , et mourut le 25 février 1833.

Bhaunau , petite ville forte sur rinn , qui avait été cédée à la France pour garantie de Farmistice conclu en 1801, après la bataille d'Hohenlinden, fut rendue par le traité de Lunéville.

L'Autriche ayant de nouveau provoqué INapoléon, en I80ô, une première armée autrichienne fut anéantie à Ulm. Le maréchal Lannes arriva le 39 octobre devant le pont de Braunau ; cette place , qui avait été évacuée par les Autrichiens, et qui se trouvait parfaitement approvisionnée en munitions et en vivres, se rendit au moment où Ton s'y présenta; Le lendemain, le prince Miirat rencontra l'arrière-garde autrichienne sur les hauteurs de Ried, sur la route de Merodacb, la culbuta en un instant, et la poussa si vivement , que Tobscurité de b nuit pat aaule la sauver.

Bbàunsssbg (combat de). — IVapoléon venait de gagner la bataille a*Eylao , lorsqu'il apprit qu'une division russe, forte de dix mille hommes, s'était portée sur Brounsberg, à la téte des cantonnements de l'armée fran-

Saise; il donna sur-le-champ l'ordre e l'attaquer. Le général Dupont liât chargé de cette expédition, et, le 96 février 1807, il marcha à l'ennemi sur deux colonnes. Le général Bruyère, qui commandait la colonne de droite, rencontra l'ennemi à Raygern , et le poussa sur la rivière qui se trouve en avant de ce village; la colonne de gauche l'atteignit à Villemberg. L'ennemi, chassé de ces positions , fut obligé de se replier sur le bois qui couvre Braunsberg ; il y tint ferme quelques instants ; mais le général Dupont; marchant sur lui au pas de charge, l'eut bientôt fait fuir dans la ville, où il entra en même temps que lui. Les Russes perdirent dans cette journée deux nulle hommes et seize pièces de canon.

Bravade , nom d'une féte que Charles d'Anjou institua en Provence, en 12â6, à son retour de la terre sainte, et qui consistait en un tir à Toiseau , suivi d'une procession où figuraient l'élite de la bourgeoisie et le parlement. Cette cérémonie se terminait par un l'en de joie allumé aU milieu de la ^lace publique par le tireur qui avait remporté le prix.

Bbay-sdb-Somme , petite ville de l'ancienne Picardie, aujourd'hui cheflieu de canton du département de la Somme , à dix-huit kil. de Péronne.

En 1210 , Philippe-Auguste acheta cette ville de Guillaume , comte de Ponthieu. En 1346, peu après la sanglante bataille de Crécy, Philippe de Valois s'y retira avec quelques troupes. Le duc de Suffolck l'emporta d'assaut et la brûla, en 1522. Le.prince Thomas de Savoie la réduisit également en cendres, le 4 août 1636, pour se venger de la résistance opiniâtre que lui avait opposés le régiment de Piémont qui la défendait. La population de Bray est aujourd'hui de qua^ torze cent quarante«iept habitants.

Bbàyeb de Beauregard (Jean- Baptiste-Louis), économiste, a laissé, sur la statistique du département de FAisne , un ouvrage qai lai mérfta, en 1827, le prix fondé par M.MontyoD.

On a é;rn]ement de lui : Mommienffi , établissements et sites les plus remarquables du département de V Aisne i avec des planches dessinées tNir M. Pitigaet , professeur à Saint- Quentin, Paris, 1823, in-fol. — Hisfoire de la ville de Soissons , dont Braver n'a publié que le prospectus en 1833, in-8% mais que son Irère a dû terminer sur les matériaux que Paoteur tni ayait laissés.

Brayer (le comte) , général de division de la garde impériale, gouverneur de Versailles et de Trianon, s'était distingué mt tous les champs de batafttè , m, avait acquis diacoo de ses ^ades par une action d'éclat. Il commatidait à Lyon en 1815 lors du retour de Napoléon, qui le nomma, le 2 juin , Fun des pairs de la chambre impériale. Voyant, après la seconde instauration, la cause de la liberté perdue en Europe, il partit pour l'Amérique méridionale, où il alla mettre son courage et ses talents au service des principes pour lesquels il avait toujours combattu. Revenu depuis en Europe, il fut nommé pair de France après la révolution de juillet et mourut en 1840.

Baazier (Claude-Joseph) , médecin . vétérinaire, né, en 17S9, à la Grande- ' Rivière, bailliage de Saint-Claude, a publié plusieurs ouvrages relatifs à son art, entre autres : Projet qui iri' digue les vioyens les moins coûteux et les plus sûrs de relever l'espèce des dkev€Rtx en Franche-Comté, Besançon , 17S0, in-S" ; et Jvis au pétale des campagnes sur les maladies conf tagieuses qui attaquent les hommes et les animaux y ibid, 1795, in-8°. Ce dernier ouvrage fut imprimé aux frais do départenient.

Bbazieh (N.) , né à Paris , Tun de nos plus spirituels et de nos plus féconds vaudevillistes, a composé et fait imprimer plus de cent vaudevilles.

Dans la composition de la plupart de

ces pièces, il a eu pour collaborateurs MM*. Kougemont, Merle, Ourry et Dumersan.

BiuÉABD (léan-Jacques) , né à Maremies en 1760, était, en 179! viceprésident dn département de la Charente-Inférieure, lorsqu'il futélu député de ce département à l'Assemblée léff^ative. Envoyé , Tannée aoîvante , à la Convention nationalè, il y vota la mort de Louis XVI , sâns appel et sans sursis; fut élu secrétaire le 24 janvier, président, le 8 février, puis membre du comité de sûreté générale le 2^ mars ; et , enfin , du premier comité die salut public, le 4 avril. Il dénonça , le 16 mai, les commissaires envoyés à Saint-Domingue , Polverel et Sahthonax , et les fit décréter d'accusation le IGjuIllet suivant. Il présida de nouveau la vonventionle4aodt ;fit, le? du même mois , décréter d'accusation tous les étrangers suspects, et fut envoyé, le 25, à Brest, pour y origan i^er l'escadre de réserve. Il appuya, le 15 avril 1794, le décret proposé par Saint-Just; dé*cret dont le but était l'expulsion de tous les nobles de Paris. Cependant il prit une part active aux événements du 9 thermidor, et entra, le lendemain, au comité de salut public. Dès lors il parut avoir changé complètement de principes, et Touloir faire ocdilier la part qu*il avait eue aux mesures dont la Montagne avait pris Tinitiative.

C'est ainsi qu'il lit décréter la liberté de Pdmel et de Santhonax , dont il avait été lui-même Taccusateur, et qu'il se montra Tun des plus violents ersécuteurs de Maignet, au sujet de incendie de Bédouin (voyez ce mot).

Il fut élu de nouveau, le 4 janvier, membre du comité de salut public, et appuya, le 4 mars, la proposition d une fête annuelle en l'honneur des vingt-deux girondins morts sur Téchafaud. Il entra , en l'an iv, au Conseil des Anciens, dont il fut secrétaire dèl la formation; fit ensuite partie du noil^ veau Corps législatif après le 18 brumaire , et se retira de la scène politique en 1803. Il mourut avant la loi portée, en 1816, contre les conventionnels qui avaient voté la mort de LoiiIb ItYl.

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ÎFflÀNCE.

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VfUkSLt DE Neuville , consé\llércleré au paiTement dè Dijon , né dans cette ville en 1748, mort à Ptris en

1818, a publié , entre aiitres ouvrages» un livremintitiilé : Nécessité de se soumettre à la convention entre Pie f 'II et le gouvernement français y 1802,

Bbsâotb (Pierre) , capitaine de compagnies légères , accfuit , sous nenri IV, un genre de célébrité tout à fait exceptionnel. Il avait obtenu du roi la perikitssion de mener en Hollande, au

ïiikerbikem , et que les Espagnols commençaient à plier, GmbeMdetteq «rt la lâcheté de faire tiner, des nirs 4à

la place , deux wups de canon qui portèrent le trouble dans les rangs des Français, dont le plus grand nombre se décida à la retraite. Breauté se défeiMiit encoi^ longtemps arec son page et son gentilhomme ; mais enfin , renversé de son cheval, accablé par \q nombre, il fut fait prisonnier. On le mena à Bois-le-Duc, où 1 infâme Grostendono^ , violant de noiiteaii la fol

service du prince Maurice, une com- jnrée, le fit massacrer entre les

pagnie de cavaliers levée à ses frais.

Etant revenu en France après la campagne de 1599, et ayant appris que, pendant son absence, son lieutei^ant s*était laissé prendre par la pamison de Bois-le-Dlic , il fui écrivit une lettre violente , dans laquelle il disait que les lâches seuls mettent bas les armes devant des enaeiuis, même

ponts. Telle fiit l'issue de ce combàt qui eut lieu le 5 février 1600; les Français eurent trois tués et deux blesses ; du côté des Espagnols , il y ent sept hommes toés on blessés.

A Tarticle Beaumaj^oir , on a vu ht description d*un combat à peu près semblable, celui qui reçut le nom de Journée des Trente, Grâces à Dieu ,

supérieurs en nombre. Gette lettre fiit ces sortes de tournois sont aussi rares

Interceptée par Grosbendoncq, gou* verneur de Bois-le-Duc , qui se répandit en invectives contre les Français et contre Breauté. Celui-ci se hâta de retourner en Hollande, pour demander raison de ces insolences à Gros* bendoncq , qui répondit d'abord à son cartel , et consentit à ce qu'on se présentât sur le champ de bataille vmgt contre vingt. Mais, lorsque le Jour convenu fut arrivé , soûs le préitesite qu*un gouverneur ne peut quitter une place dont la défense lui est confiée , il envoya à sa place Likerbikem, son lieutenant. Le duel, ou plutôt la bataille, n'en eut pas moins lieu. Les

que peu dédsi&. Ce qui inspire de Tii^ dulgence pour Breauté , c'est son jeune

fîge : il n'avait que vingt ans ; et ce qui le rend encore plus digne d'intérêt, c'est rinique félonie de soq adversaire, ou, pour mieux dire , de son bourreau.

Brbbbuf ( Guillaume de), né en 1618, mort en 1661. Ce gentilhomme, d'une très-noble famille de basse Normandie, se plaça par son érudition et

Ear ses traauctions en vers, au nomre des auteurs en vogue sous la minorité de Louis XIV. Sa Pharsale, accueillie avec applaudissement par ses contempornins, tomba dans l'oubli à l'époque où le ^oût public s'éclaira

Français arrivèrent sur le terrain les et devint plus sévère. Le grand réforpremiers, attendirent pendant plus mateur du goût , Boileau, n'épargna

d'une heure les Esji.ignols qui parurent pas la critique et la plaisanterie pour enfin; et, de part et d'autre, on prit dés.ibuser l opinion sur le compte de

Brébeuf. Il fit voir clairement tous les défauts de son langage emphatique ^ pédantesque , inégal. Il le prit dans son Jrt poétique comnie le type de l'enflure et de l'hyperbole exagérée. II n'y a point lieu de chercher à rehabiliter cette victime du grand critique ne tardèrent pas à s'apercevoir de leur On doit convenir que Brébeuf a surtrop grande confiance; au fort de la chargé encore le mauvais goût de inSiée , lorsque Breauté avait déjà tué Lucain et qu'il est trop souvent ridi-

l'engagement de ne se servir que de î'épee et du pistolet. Les Français avaient eu l'imprudence , pour aller audevant de Tehnemi , de s avancer trop

près des murs de la place; imprudence pardonnable , puisqu'ils croyaient avoir affaire à des hommes d'honneur. Ils

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cule ou insipide. Du reste , il faut le dire, on trouve chez lui un grand nombre de beaux verset d'expressions poétiques. S'il ne mérite point qu'on prenne sa défense contre les arrcts de Boileau , du moins il ne faut pas le confondre avec la foule de plats rimeurs aussi dépourvus d'imagination que de talent, nue cette époque vit nattre. Élevé à 1 école de Ronsard, mais ayant plus de pr(^rision et de netteté, Brébeuf offre souvent, dans des morceaux d'un style ferme et correct , des images brillantes , hardies , pittoresques. Boileaa lui-même paraît ravoir senti , et quand il dit, dans une épigramme contre iauteur de I^eau d'âne mis en vers.

Malgré son fSitras obscur SMvcot BrébaiTétiMeU*,

il semble autant reconnaître sérieusement un certain mérite dans la PAor-

sale que faire avec une intention maligne une concession qui met Perrault encore plus bas. Quelquefois, en effet, dans les morceaux descriptifs surtout, Brébeuf rencontre des traits étincelants. Il égale alors la vigueur fière et le coloris grandiose de Lucain. Il lutte fort heureusement avec son modèle dans la description de \a foret de Marseille, ce tableau imposant et sombre où Lucain déploie une imagination si originale et si forte. Les derniers vers de la traduction de ce morceau soutiennent bien la comparaison avec le texte.

Les voisins de ce bois si sauriige et si sotnbre Laissent à set démons soit liorrcnr et son onbWt El 1« druide cmîot. en abordant ces liens. D'y Toir ce qu'il adore et é*y tronrer ses dieux.

Brébeuf fut loin d'être dépourvu du sentiment poétique^ Il trouve des alliances de mots hardies , mais faites pour plaire à l'imagination. Il a beaucoup de vers conime celui où il dit, en parlant des Alpes : *

Ces rocljrs île fiiiiins et d'horreur courontit'es.

Tout cela n'empêche pas que la postérité ait eu raison de croire Boileau sur parole. C'est une erreur trop commune aujourd'hui quede se figurer qu'il faut réhabiliter tous les poètes dont on

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peut citer de beaux vers. Seulement, pour être tout à fait juste envers Brébeuf, il faut le placer au premier rang parmi ces écrivains qui ont fait de

mauvais ouvrages avec de beaux détails , (ju on ne lit plus avec raison, mais ou l'on trouve quelque chose à remarquer, à louer niéme , quand on les lit.

BBBBBUF(Jean de), jésuite normand , né en 1503 , fut un des premiers missionnaires qui se rendirent au Canada; il partit en 1625 sur le même bâtiment que Cbamplain. A peine arrivé , il quitta Québec , qui n'était pas encore une ville, ni méine un village, puia:|u'on n'y voyait alors qu'une seule habitation, et alla se fixer chez les Hurous. Il apprit la langue de ces sauvages, gagna leur confiance, et exerça sur eux une influence toute )aternelle. Mais il fut victime de fa laine implacable qui existait entre les Hurous etjes Iroquois. En 1G49, dans un combat où les Hurons attaqués à rim[)roviste eurent le désavantage, le P. Brébeuf , alors âgé de cinquantecinq ans , tomba dans les mams des Iroquois qui le firent mourir dans les tourments affreux qu'ils infligent ordinairement à leurs prisonniers de guerre. A la suite de ses Foyages de la Nouvelle France occldentaley dite Canada y Cbamplain a fait imprimer le Catéchisme traduit dans la langiie des Hurms, par le P, Brébeuf.

Brkiuette (Pierre), peintre du roî, mais bien plus connu comme graveur, naquit à Mantes , en 1609. Il a gravé à l'eau-forte un grand nombre d'estampes de Bacchanales et de sujets satyriques, dans le genre de Glllot, mais de son invention. On cite en outre , de cet habile artiste , une sainte Famille , d'après le Jiapliael, une autre d'après André del Sarto ; le Martyre de saint Geor(/e , d'après Paul Véronèse, et plusieurs pièces d'après Palma le jeune, George Lallemand , François Quesnel, Claude Vignon, etc.

BiiECH, village du département du Morbihan, à trente-six Kilomètres de Lorient. En 1864 , le 39 septembre,

Jean de Montfort défit , près de ce vilinge, sur le bord de la rivière d'Auray, Charles de Blois , son compétiteur au duché de Bretagne. La victoire fut complète ; Charles de Blois y perdit la vie et du Guesclin fut fait prisonnier (voyez Blois, Charles de).

£q 1382 , Jean de Montfort fonda , au lieu même où se donna la bataille, une chapelle en l'honneur de saint Michel, et y plaça des chanoines, dont la maison fut donnée aux chartreux en 1480; aujourd'hui, ce monastère appartient aux sœurs de la Sagesse, qui y ont fondé une école de sourdesmuettes. On remarque encore, sur le territoire de cette commune , un monument élevé aux émigrés tués à Quiberon, ou fusillés après leur défaite^ non loin de la Chartreuse , sur le bord de la rivière d*Auray. C'est au village de Brecb qu^était né Geor« ge Cndoudiil.

BiijÊ(;HE (Jean), avocat et jurisconsulte, né à Tours , dans le seizième siècle, a laissé quelques ouvrages qui indiquent un savoir varié et une grande connaissance des langues anciennes. Nous citerons entre autres :

Manuel royal, ou opuscules de la doctrine et condition du prince^ par- Ue en prose, partie en lime ; avec le commentaire de Plutarque de la doctrlnedu prince : ensemble les quatrevingts préceptes d'Isocrate , du régime et gouvernement du prince.

Tours ,1541, in-4o ; Promptuaire des kk» municipales du royaume de France, concordées aux covtumes de Touraîne, extrait des commentaires de Jean Brèche sur ces coutumes, Tours, 1453, in-8''. Cet ouvrage ayant été publié |Hir d'autres que par Fauteur, il est très-probable que Jean Brèche avait déjà cessé de vivre à cette époque.

Bbechtël (Henri-Ignace), né en 1786 , à Bulzheim (Bas-Rhin), élève de récole uoly technique, fut nommé lieutenant «'artillerie le 9 mars 1806, et débuta par la campagne de Prusse, où il se trouva aux affaires de Schleitz, d'Iéna, de Halle, de Luhock, d'Kylau et d'Heilsberg. Partout il se distingua sous les yeux de Tempereur , qui lui

donna des éloges, qu'il justifia de nouvenu à la célèbre bataille de Friedland, où on le vit combattre, le bras en écharpe, à la téte de l'artillerie de la division Latoor - Maubourg. En 1808, il passa en Espagne où il donna les plus grandes preuves de courage à Burgos, Ciudad-Réal , Santa-Cruce, Talaveyra. Brechtel mit le comble à sa réputation dans les combats qui précédèrent la bataille d'Ocana, où il eut la jambe fracassée par un boulet de canon. Le duc ae Dalmatie le voyant dans cet état , cherchait à le consoler : « M. le maréchal, « répondit ce brave otlQcier, c'est une « jambe de moins, mais cela ne m'em- « péchera pas d'être sous peu à che- « val et de combattre. » Il tint effectivement parole, et, quelques mois après , on Je vit reparattre dani let rangs français avec une jambe de bois. Nommé capitaine en 1810 , chef d'escadron au mois de juin 1812, il était major quand iSapoléon le nomma le brave des braves , à la bataille de la Bérésina , sous les yeux de toute l'armée, témoin du zèfe et de l'activité avec lesquels il soutint le passage du pont, en qualité décommandant d artillerie. Brechtel était, en 1813, à la téte de l'artillerie de Spandau , et commandait, en 1815 , la place de Neuf-Brisach , pendant son blocus Ce ne fut qu'après la seconde restauration qu'il sortit du service et consentit à jouir, .dans le repos, de l'estime et de raomiration ae ses concitoyens.

Bbécoubt (Guillaïmie-Marcoureau de), d'origine hollandaise, fut a la fois comédien et poète dramatique; mais il se distingua par son jeu, beaucoup plus que par son talent d'auteur. Entré dans la troupe de Molière en 1658, il passa dans celle de l'hôtel de Bourgogne, en 1664, et fut conservé lors de la réunion des deux troupes, en 1 680. Il obtenait du succès dans les rélei tragiques et dans les rôles dits à manteau. TTn jour, ayant fait [)lus d'efforts que d"habKU(ie pour assurer le succès de Tlmon^ l'une de ses pièces en vers, il se rompit une veine, accident qui

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«nena ta mort, en 168S. On dte de

lai un trait qui annonce beaucoup de

sang-froid et un grand courage. Etant à Fontainebleau, en 1678, à la chasse du roi, Brécourt se défendit, en prélence de Louis XIV, contre uq sanglier forieux qui 8*était acharné contre fiik et plongea jusc^u'à la garde son épee dc^s la poitrine de ranimai.

Louis XTV )ui en adressa ses complitfnents et lui dit, le sourire sur les Rrnrea, ^e nonnseulement il ne l^avatt jâniàis vu jouer son rdie avee plus de naturel, mais qu'il ne se rappelait pas non plus avoir été témoin d'un aussi vigoureux coup d'épée.

Bbeda (paix et congrès de). Différents congres se sont réonis dans cette * vMè s II y en eut on , en 1575, entre PEspagnè et les Provinces-Unies, et np. autre, de 1746 à 1747, entre la IVance, TAngleterre et la Hollande; ■Mis tons les deux furent sans résultat. Vn troisième, celui qui nous occupe, suivit la guerre qui éclata, en 1664, entre l'Angleterre et la Hollande, et amena la paixdeBreda, conclue le 31 juillet 1667.

La guerre n*avait été déclarée qu*au mois aie janvier 1605; mais les hostilités avaient commencé dès l'année

Erécédente entre l'Angleterre et la [ollande. Quoique la France fût alors alliée des Provmces-Unies , elle ne

i>rit qu'une part peu active aux hostiités, et ne se prononça qu'au commencement de Tanné*' 166(3. Cependant son attitude résolue fut, avec le hardi coup de niam de Ruyter, qui pénétra jusque dans les eaux de la Tamise» ce qui bâta le plus la conclusion des négociations. Déjà , avant l'expédition de l'amiral hollandais , Charles II, cédant au mécontentement de la nation anglaise, consentait à mettre fin à cette guerre impopulaire, que Louis XTV aurait eu intérêt à prolonger. Le 3! juillet 1667, la paix fut signée à Breda par les plénipotentiaires réunis de la France, de l'Angleterre, de la Hollande, du Danemark et de la Suède, dont la médiation avait été acceptée nar Charles II.

Les inté*^ de rAngleterre et de la

Hollande furent réglés par I^m^ connu

sous le nom d'uti possidetis, c*est4idire, que des deux côtés on dut rendre ce qu'on avait pris. L'Angleterre garda la Nouvelle-Belgique, et la Hollande resta maîtresse de Surinam; mais l'acte de navigation ftit modifié en faveur de la Hollande, en oe qui concernait la navigation du Rhin.

Par le traité conclu entre la France et l'Angleterre , les îles de Saint- Christophe, d*Antigoa et de Montserrat furent rendues à l'Angleterre qui, de son côté, restitua TAcadleè ,1a France.

Bbeda (sièges de). Le 24 février 1793, le général Darçon, conimandant une colonne de rarmée de Dunnouriez, se présenta devant Breda. tà garnison était de trois mille hommes Pendant trois jours le feu le plus vif fut échangé entre les Frani^ais et les Hollandais. Le quatrième jour la place capitula, et Ton y trouva deux cent cinquante bouches à feu et beaucoup de munitions de guerre.

— Les premiers succès de Dumouriez dans la Hollande furent suivis de revers. Le prince de Cobourg « profitant de la pMition hasardée que l'armée française occupait sur la Meuse, et de l'avantage qu'il avait obtenu à Aix-la- Chapelle, s'avançait rapidement sur la Belgique. La Convention, effrayée, ordonna à Dumouriez de quitter la Hollande. Le général Defiers, auquel il laissa le commandement de l'armée, fut forcé de se jeter dans Breda , qu'il évacua le 30 mars 1794, pour rentrer en France, après la bataille de Àerwinde.

— A la fin de la m^me année, les troupes françaises rentrèrent en Hollande sous les ordres de Pichegru, et le général Bonneau fut chargé d'enlever les lignes de Breda. Il exécuta cette entreprise avec un tel succès, que dixhuit pièces de canon et deux cents prisonniers demeurèrent en son pouvoir.

Bientôt Breda fut investie, et se rendit le décembre 1794.

BiiRDK (la), bourg du département de la Gironde, à 20 kilomètres de Bordeaux. Montesquieu y naquit en 1669.-

feiEDiF, ftisîlîer, né dans le département d'Indre-et-Loire, aborda, l'un des premiers , les retranchements de la |H)Sition des Deux-Frères, et se déyùm pour enlever une barque, afin de donner à ses camarades les moyens de se jeter de Tautre côté du Mincio. Il avait réussi dans son audacieuse entreprise lorsqu'ilse vit obligé d'effectuer veol saretnnte en se défendant contite -én T^ments entiers. Il parvint à «échapper à tant de périls.

BÈEFS. — On appelle brefs les actes pontificaux dont le début énonce le nom du pape , son rang parmi les préoédessenrs do même nom , etp. On ralt remonter leur première origine an treizième siècle; mais leur forme fie fut réellement fixée que vers le milieu du quinzième. A cette époque, ils furent scellés en cire rouge et de Tanneau du pécheur, représentant saint Pierre dans sa barque, tandis que les bulles proprement dites ( voyez Bulles) sont toujours scellées en plomb. La date doit indiquer le jour du mois selon notref calendrier, rannée de Tère chrétienne en chiffres romains, et Tannée du pontificat.

Le mot bref servait encore à désigner une foule d'actes, comme les lettres, lussions , mandements, billets émanés des rois ou des particuliers.

Il y avait aussi pour les navires des brefs de saiweté , de sauf-condmt et de victuailles; une prestation de serment se constatait par un bref de serment ; le gain d'une cause par un brefvtetonal.

Bbégentz (prises de). — Le général Férino, commandant l'aile droite de Tannée de Rhin-et-Moselle , s'empara , le 11 août 1796, de Br^entz, sur le tae de Constance. Attaquée à Timproviste, cette ville se rendit, quoiqu'elle eût trente et une pièces de canon ou mortiers, et un magasin considérable de vivres.

—Les troupes françaises occupèrent encore momentanément Brégentz, le 11 mai 1800; on y prit dix-sept chaloupes canonnières de la flottille autrichienne, que l'Anglais Williau) avait armée sur le lac de Constance. On y

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trouva encore des magasins de tonSt»

rages abondamment pourvus.

Bbéguet (Abrahani-Louis), célèbre horloger mécanicien, naquit, en 1747, à Neufchâtel en Suisse, d'une famille de réfugiés français. Amené à Paris à Tâge de quinze ans, et placé chez un horloger de Versailles, if ne tarda pas à révéler ses hautes capacités et à se faire un nom distingué. Dès 1^80, ce savant et babife protecteur de Tart, un des principaux créateurs deThorloeerFe française, avait porté au plus naut point de perfection les montres dites perpétuelles, et ses ouvrages, si admirables de prédstdti èl d» solidité, étaient d^ appréciés dans toute T Europe, quand les troubles de la révolution le forcèrent de s'expatrier. Pendant un séjour de deux années en Angleteiire» iPse livra plus excfusiv^ * ment encore à deprédeuses et saVanteft recherches, vint ensuite relever uo établissement à Paris, et se rouvrir une carrière qui ne fut plus qu'une suite de jours calmes, remplis par les plus admirables travaux et par Texercice des plus belles vertus. Sans prétendre énumérer ici toutes les découvertes dues à son génie , tous les services signalés qu'il rendit tour à tour à la -navigation, à la physique, à Tastronomre, tous les pîerfectionnements de formes, d'ornements ou de dispositions, qu'il imagina pour obéir aux exigences de la mode, nous citerons particulièrement ses ressorts-timbres, ses chronomètres de poche, ses horloges marines, ses pendules sympathiques, etc. Parmi cette infinité d'inventions curieuses ou utiles, il faut encore distinguer son thermomètre métallique, son compteur astronomique, ses montres à répétition au tact, son compteur militaire sonnant le pas . de la troupe, le mécanisme des télégraphes établis par Chappe, etc. Bré- ^uet, dont le caractère naïf, modeste, désintéressé, n*était pas moins admi- • rable que le talent , fut successivement nommé horloger de la marine , membre du bureau des longitudes , de la Légion d'honneur, de l'Institut, de la société d'encouragement pour l'industrie na-

tu BBÂ LUNIVERS. Mi

tionale, etc. Il mourut subitement en 1823, au momtiit où il mettait en ordre on erand ouvrage sur Phorlogerie, que Ton a espéré de voir publier par les soius de son iUs, digne héritier de son talent.

Bfi£GUOT-DU-LuT (Charles), naaffistrat et littérateur, né à Mont« Luel (Âîn) en 1784, et nommé, en 1816, procureur du roi à Lyon, a su concilier l'étude des lettres avec les devoirs de la magistrature. On lui doit, entre autres ouvrages, une A^otieê bibliographique sur les édiikms et sur les traductions françaises des œuvres de Cicéron, avec M.'Péricaud, insérée dans le tome I"^ du Cicéron de M. Le Clerc; un Essai sur Mar^ Ual ou Imitations de ce poète y etc., Tan de Rome 3569, 1816, in-8*; des Mélanges sur Lyon, extraits des Archives historiques et statistiques du Rhône; des Lettres Lyonnaises , ex- • traites du même recueil, 182G, in-8°; et un Càmpte rendu des travaux de racadémie de Lyon, etc. , 1836, ln-8'.

Brégy (Charlotte-Saumaise de Chazan, comtesse de), née à Paris en l(îl9, morte en 1G93, fut damed'bonneur delà reine Anne d'Autriche. Élevée avec on soin particulier par lesavant Saumalse, son oncle, célèbre par ses talents et sa beauté , elle entretint un commerce épistolaireaveclespersonnages les plus distingués de son temps , les reines d'Angleterre et de Suède, le chancelier Letellier, etc. Ses ouvrages ont été imprimés sous ce titre : Lettres et

poésies de la comtesse de B Leyde,

1666, in-12.

Bbéhan ( Jean - René • François- Amalric de) était frèire cadet du comte de Plélo, qui s'est couvert de gJoire par sa conduite devant la ville de Dantzig. Ayant embrassé l'état militaire, il fit, avec distinction, toutes les campagnes de la guerre de sept an8,c . et se retira du service après avoir gapné le grade de colonel de dragons. A l'époque de la révolutiijn, quoique très-bostile aux principes nouveaux, U ne voulut pas émigrer. Condamné pendant la tenrear à sortir de Paris

avec tous les autres nobles , il alla se cacher dans un petit village, où U 8*oocupa de musique, de peinture et d*étii- '

des littéraires. C'est alors qu'il composa le seul ouvrage qu'on connaisse de lui, et qui a pour titre : Le mot et la chose expliqués par les dérivés du UtHn, Paris, 1807, 3 vol. in-8^

Bbul^ Bbbuii. ou Bbbuillb. — Ce nom, qui se représente souvènt dans la géographie historique, signifiait, au moyen âge, une fofét ou un grand bols. « Est réputé breil de forêt, dit une ancienne coutume, un grand bois marmenteauj ou taillis tel que convenablement les grosses bêtes s'ypuiS' sent retirer. »

BfiEissAivD (Joseph, baron), général de brigade, naquit à Sisteron en 1770. Entré au service à seize ans, il fit, avec distinction, toutes les campagnes d'Italie; soutint en 1809, avec un petit nombre de braves, les attaques de quatre mille Autrichiens qui le cernaient dans Pordenone , et ne céda qu'épuisé par se^ blessures et accablé par le nombre. Devenu général de brigade et baron de l'empire, il donna encore, dans la campagne de 1813, des preuves multipliées de sou ■ courase et de son habileâ, et fut tué d'unenalleà latéteau siège de Dantzig.

Brel an. — Ce jeu de hasard , dont le nom est maintenant remplacé par celui de bouillotte, prait dater de la fin du seizième siècle. Les brelans étaient défendus par la police.

D'écoliers libertins inie troupe indocile V.1 Ifiiir (juelcjueruis un brthin défendu.

Par mépris, on nommait aussi brelans les nuiisons particulières où l'on jouait souvent, et brelandiers les joueurs de profession. (Voyez Jeu.)

Brémond (Antoine), né à Cassy, en Provence, en U»9i>, futenvoyé, en 1716, comme missionnaire à la Martinique.

Mais le mauvais état de sa santé le lit bientôt rappeler, et il se rendit à Rome« oïj on lui confia la publication du Bul' laire de l'ordre rie Saint- Dominique^ colleclion qui pnrut de 1729 à 1740, en 8 vol. iu-fol. il lut nommé, en 1748, général de l'ordre de Saint-^omini* que, et mourut en 176d«

FRAJNCE.

Bb^mond (François de), né à Paris

en 17t3, et mort dans cette ville en 1742. Il fut membre de P Académie des sciences de Paris et de la Société royale de Londres, et on lui doit la Traduction des trtmsa^Ums philosophiques' de eettedemiére société. Paris, 1738, 4 vol. 10-4°. Dans l'éloge de Bréraond , Fontenelle apprécie beaucoup cet ouvrage.

B&BMONTiEB (Nicolas-Th.), inspecteur général des ponts et chaussées , mort à Paris,, en 1809, à ra^;e de soixante et onze ans. Doué d'un esprit observateur , de connaissances étendues dans les sciences naturelles, il fut le premier qui signala un moyen propre à fixer les dunes du golfe de Gascogne, à les empêcher de gagner pays^ suivant l'expression de Montaigne. On sait que, depuis plusieurs siècles, ces montagnes de sable mobile, 8*avançant avec une rapidité effrayante entre rembouchure de la Gironde et celle de l'Adour, avaient couvert un vaste territoire , et enseveli un grand nombre d'habitations et de villages.

Brémontier , par des moyens aussi simples qu'avantageux dans, leurs résultats , arrêta ce fléau, qui menaçait même l'existence future de la ville de Bordeaux. Dans ces contrées , autrefois désertes, ou voit aujourd'hui de magnifiques forêts de pins maritimes, et même des plantations de vigne qui y réussissent parfaitement. Aussi n'est-ce pas sans un vif sentiment d'intérêt que le voyageur lit sur la pierre du monument élevé en ce lieu a la mémoire de Brémontier, les mots suivants qu'y a gravés la reconnaissance publique : L'an 1786 , sous les auspices de Louis A/'I, ^L Brémontier fixa le premier les dune§p et les couvrit de forêts, Ew mémoire du Ha^àUf LondsXyiII, confinvani les traoanx de son frère , éleva ce , monument. 1818. Brémontier adonné l'explication détaillée des moyens qu'il a employés, et riiistorique de ses travaux , dans quelaues mémoires présentés à la société d'agriculture de Paris. Le rapport des commissaires de cette société est inséré dans le

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