‹ France (volume 3)Chapitre 70 sur 105 · BAS · texte numérisé non relu

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celle de Réfsnluf , car il n'afaît nuls toorments à redouter à Londres où

Ton menait joyeuse vie, et où il nvait laissé de trop vives affections peutêtre.

Ijâ nouvelle de la eondusion définitive de la paix et de la délivranoe du roi fut accueillie avec faveur par

l'opinion publique; cependant on ne put se résigner sans douleur à la perte de Tune des plus belles portions de la France. Le tlraité de Brétigny avaiî été conclu sous la double influenoe du roi Jean et du dauphin sou fils : pour l'un , la grande affaire c'était do recouvrer la liberté et de ressaisir la cduronne \ Tautre , en sa qualité dé régent et d'hé)itîer du trône, avait un double intérêt à exiger de meilleures conditions. Kn ce sens , ce qu'il y avait de bon dans le contr at venait du dauphin; ce qu'il v avait de mal venait du roi. Cobtnent en douter lorsqti'on se rappelle que Jean avait acquiescé nn premier traité qui démembrait la France , et que roj)posi- •tioii de son fils avait seule fait rejeter? Ce double tiraillement ne pouvait rien produire de bon , les Anglais avaient seuls des motifs de s'en applaudir.

En apparence , le traité de Brétigny reposait sur les mêmes bases que le traité d'Abbeville ; en réalité, il n*en était rien, puisque la France y faisait Tabandon d'un droit de propriété inaliénable. Aussi la première joie fut-elle bientôt remplacée par les regrets les plus amers. Certes , la politique de Philippe-Auguste n'était plus de saison alors ; mais ce n*était pas une raison pour aller encore plus loin que le traité d'Abheville déjà si attaquable ; aussi avait on peine à concevoir comment le gouvernement français avait souscrit à un pareil sacrifice, les plénipotentiaires avaient beau s'excuser en disant qu'ils a\'nient sauvé du même sort la INormandie, le Maine, l'Anjou et la Tuuraine, on répondait qu'à aucune époque la France n'avait donné le speetaele d'un ^and pays qui renonce pour toujours a son droit de suzeraineté sur une de ses principales depeudauces. Ce raisonne-

ment avait ^elque chose de s! vrai

que les provmces cédées se refusaient à devenir anglaises. Le5 comtes de Péri'ord , de Comminges , d'Arma-

§nac, le sire d'Albret et une foule 'autres , niaient que le seigneur eAI le droit de donner ses vassaut. Les haiiitants de la Rochelle supplièreol le roi, au nom de Dieu, de ne pas les abandomier, disant qu'ils aimeraient mieux donner, tous les ans, la moitié de leur avoir , et ajoutant que s'ils devaient accepter l'autoirité des Anglais, ce serait des lèvres , et non pas de cœur : « Nous aoiwrons les .-/nglois des lèvres , mais les cuers ne a'ai mouvront jà, •

« Ceux qui restaient en France, dit M. iMichelet, n'en étaient que plos misérables. T,a France était devenue une ferme de l'Angleterre. On n'y travaillait plus que pour payer les sommes prodigieuses par lesquelles te roi s'était racheté. Nous avons encore, au trésor des chartes , les quittances de ces payements. Ces parchemins font mal à voir; ce que chacun de ces chifTons représente de sueur, de gé^ missements et de larmes, on oe le saura jamais. Le premier ( 24 octobre 13fiO) est la quittance des dépens de garde iUi roi Jean, à dix mille réaux par mois ; cette noble hospitalité, tant vantée des historiens, Édouard se la faisait payer; le geôlier , av:uit la rançon , se faisait compter la pistole.

Puis vient une effroyable quittance de 200,000 écus d'or (tlécembre) ; autre del(H),ooo (1361, Toussaint); autre 300,000 encore, et de plus 67,00d moutons d'or , pour compléter les 200,000 promis par la lîourgOi;ne ( 21 février ). — En 1362 : 198,o6o; 30,000; 60,000; 200,000. —Les payements se continuent jusou'en 1368.— Mais nous sommes loin d'avoir toutes les quittances. Les rançons de la noblesse montaient peut - être à une somme aussi considérable (*). »

Pour effectuer le premier payement, il fallut que le roi de France , con-

(*) Michelet, Buto'we dû Frmce, U îtLf page 43a.

mua.

Beaianl h ui?^ |i|éift|lfaiiC0i cédât ani

offres des Yisconti de Milan et donnât en mariage une de ses filles, â^^ée de onze ans, au fils de Galeas qui n'en avait que dix. Ce fut avec les 600,000 nprioB de Galéat Viscopti ^ 300,000 m pur don el autant pour un coaHé en Champagne, que Jean le Bon sortit de CaJais, ayant vendu sa chair et son sang , comme dit Matteo Viljani, at Ton peut ajouter, ayant li viré une de MB provinoesi A pâme arrivé « il fat •eotraint d'Imposer une aide nouvelle, de demander d'autres sacrifices à la nation, d'en revenir à l'altération des monnaies, et de rappeler les juifs, pour faire revenir ireo em Ita eà^i* taux»

Du reste , aussitôt après la mort de son père, Charles V , qui avait tou-

t 'ours été contraire au traité, chercha es moyens de Téluder ; ce qui n'était pas fiMiflioile, puifeque les noovifliix sujeta Angiaia né vodlaiènt pas les reconnaître [)Our maîtres. En 1370, accueillant les plaintes des Gascotis eootre Tadmipistration anglaise, Charles ¥ <Hta le prinbe Nlrir, aooini d'exactions, à coniparaltre par^devant la cour des pairs, en déclarant que l'Aquitaine était toujours un fief relevant de la couronne , et qu'en sa qualité de suxerain , le roi de France avait le drtit de rendra Juetioe ma Gascons qui Timploraient. La guerre fut la suite de cette violation du traité de Brétigny , et, cette fois, le sort des armes tourna contre les An^ glais. QuarMHilaq ans plus tanl, MiMkMit la démence de Charles VI, os rut eneeresur le refus du gouvernement français d'exécuter le tr.iité de Brétigny, que Henri V d'Angleterre rcffit 106 bostilitAi . et qu'eut lieu la d^raMa l^milla d'AairiiKiart. Il hit Jeanne d'Arc pour effacer à tmt jamais la honte de ce traité.

Pour les faits qui l'ont précédé et âOCompagné, ou trouve de curieux rénseigneMMit» dans FfOissart, le continuateur de ISangis, Matteo Villani et les caivoaiquee de Saint* ]>enis.

BlsitasY ^affaire de). — Au mo-

mm ^il^.§aêne venait d'être dj(t ciarée, en 1792, quatre cents hullaae

autrichiens attaquèrent à lîrétigfiy, près (le Maubeuue, un petit poste de trente hommes, qui se replia sur la yiUe. Pour suppléer par l'avantage di| lérriill à la faiblesse du nombre, i\^ se jettent dans un bois voisin, où ils sont joints par le li(Hiten;uit-coIonéî Peigueux, commandant suif^ante chas- ^inire à pied. Les huUans « embarrassés pi^etowmaillest se défendent aM peine contre cette petite troupe, dont la mousqueterie les atteint de toutea parts. Soixante luilhiiis périssent dans les bois victimes de leur témérité* $| Us «tttres cherchent leur salut diM lu fuite/(fi r t

BuÉtibNY ( Charles - Poncet de ) | j?entillioinme normand, un de ces aventuriers qui , au dix-septienie siècle, allèrent chetcher dans la Guyane MrHMra dii^ ilriiiiyeii Wurtt i Ét ify trouvèrent ifBai lie IKMm^«| une mort cruelle.

De tous les colons envoyés dans cette île par la Compagnie française dei ïndee, il n'en rattait plus ^ue einq , quand Brétigny , nommé gouverneur en 1643 , partit de Dieppe à la téte d'environ trois cents hommes, femmes et enfants , répartis sur deux bâtiments. Le cérémonial rigoureuif fu'il établit autour de lui , dèe lu eommeocement de la traversée, la domination tyraniiiqua qu'il s'arrogea après le débarquement , prouvèrent bientôt qu'il cherchait à se rendre iadépendant. Ses ottdare lîMrnièreiit UU eempiot oomre hii, et le jetèrent dan^ une prison qu'il avait lui-même fait construire. Ayant réussi, peu de temps après , à reptirer en possession de son autorité, il ne tarda pas à obéir dq nouvoiu aux suggestions de aou caraetêre violent et ambitieux , en promulguant un code sanguinaire , en multipliant autour de lui les supplices, et en substituant partout ses armai è celles du rué. Maie il n'eut pas le temps de oonsdilder son autorité* Ayant voulu poursuivre quelques înditiènes fuiïitifs , il se trouva tout à coup enveloppé de sauvages, qui 1$

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massacrèrent dans les premiers oiois en 1600« entra dam Tordre des frères de Tannée 1645 C). Prichears , à Paris, et partit en 1 635, Breton (le club). Voyez Clubs. avec quelques-uns de ses confrères , Breton (Luc-Francois) , né à Be- pour les missions de l'Amérique. Il saiK on en 1731 , apprit d'abord l'état fit un assez long séjour à Saint-Dode menuisier ; mais , eiàpraîné vers la mingue, visita la Guadeloupe, les Ansculpture par un goût irrésistible, il tilles, et revint en France après une quitta bientôt'cct état pour entrer en absence de près de vingt ans. Il y apprentissagechez un sculpteur en bois, passa le reste de sa vie dans divers Il se rendit ensuite à Rome afin de s'y prieurés , et mourut en 1679. Outre perfectionner, et fut obligé, pour vivre, un travail manuscrit sur les missions d'y travaillera des ornements de sculp- faites dans les lies françaises de l'Alure : cependant il trouvait le temps mérique par les frères Prêcheurs , de de fréquenter les ateliers des artistes, l'an 1635 à i643, travail dont profi. et il ne tarda pas à faire de grands tèrent les PP. Dutertre et Dupuis, il progrès. Il concourut, eu 1768 , à l'é- laissa un PeiU catéchume traduit du cole de Saint-Luc , et remporta le J[rançaU m eaxn^y Auxerre, 1064, prix. Le sujet de ce concours était in-8"*, et un Dictionnaire franeaiê' un bas-relief représentant V Enlève- caraïbe et caraibe-français , viêlé de ment du Palladium. Admis alors quantité de remarques historiques comme pensionnaire à l'école Iran- pour C éclaircissement de lu langue j caise il donna bientôt après le bas- Auxerre, 1665-1667, 2 vol. in-8*. relief en marbre de la Mort du géné» BBBToniriBB (Barthélemi-Joseph), ral H^olh puis un taint Ândré de né à Montretrès , près de Lyon , en proportions colossales, qui fut placé 1656 , se livra avec une sorte de prédevant l'église de Saint-Claude des dilection à Tetude du droit romain , Bourgui^^nons. Revenu à Besançon, qui était celui de son pays, et deil y exécuta divers ouvrages , entre vint bientôt un des plus célèbres juautres deux Anges adorateurs en risconsultes de la France. Malgré le marbre, qui ornent l'autel de l'église peu de loisirs que lui laissait la prode Saint-.! ean; une Z^escew^erfeCroivC, fession d'avocat, il donna, en 1708, en pierre de Tonnerre , placée dans une nouvelle édition des Œuvres de réélise de Saint-Pierre ; un buste de Henrys , et , dans une longue et sa- Cicérm , et une statue de sa^nit Jé* vante dissertation, chercha à proufdwc; ce dernier ouvrage fut présenté ver, conformément au sentiment de par lui à l'académie de peinture et de cet auteur, que le droit romain était le sculpture, où cependant il ne fut pas droit commun ou fondamental de la admis. Nous devons encore citer parmi France, contre l'opinion, beattODOp les ouvrages de Breton , le magnifique phis vraie, qui ne voyait dans le droit tombeau qu'il avait exécuté à Nîmes romain qu'un droit supplétif auquel Dour la famille des La Beaume , qui on avait recours dans le silence de la a été détruit pendant la révolution, coutume. Un ouvrage beaucoup plus Cet artiste manquait de génie, mais utile est celui qu'il composa sur l'inil avait du goût , et son exécution était vitation de d'Aguesseau, qui cherchait oarfaite rf mourut à Besançon , en à établir une entière uniibrmite dans 1800 n'était membre assoeié de Tins- l'exécution des anciennes lois, sans en titutV*) changer le fond. Cet ouvrage , publié Bbbion (Raymond), né à Beauae, en 17 13, sous le titre de Htcueil, par ' , ordre alphabétique , des pnncipàle» n PourlaOTiledcrHirtoiredeCayeoiic, questions de droit qui se Jugent divQvex l'art Biw (Antoine), a* vol., p. 557. versement dans les différents tribu- Voyez la biographie de cet artiste , rmux du royaume , entrait fort bien daiV le lofnc II des mémoire* de la Société dans les vues de d Aguesseau , et fut d'agriculiurc do Besançon. très- utile à ce magistrat pour la ré-

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daction des différentes ordonnances qui préparèrent le lent ouvrage de notre codification. Bretonnier mourut en 1722, à i'àgede 71 ans.

Bbbttbs. — C'étaient de longues épéas, afosi nommées parce que les premières ont été fabriquées en Bretane. On en a fait le mot bre/teur, qui ésigne un duelliste de profession.

Bb^tss, ancienne seigneurie du IVWernais (aujourd'hui département de la Nièvre), à liiiit kilomètres de Clamecy, érigée en comté en 1625, en faveur de François de Savary. (Voyez Tart. suivant.)

Bbàtes (François Savary, comte de), Tun des plus habiles diplomates des règnes de Henri IV et de LouisXllT, naquit en 1560. Il suivit, en 1580, son oncle Jacques de Savary Lancosme, envoyé par Henri III à Gonstantinopie en (Qualité d*ambassadeur, et à sa mort, arrivée en 1591 , il lui succéda. Il occupa ce poste jusqu'en 1606, sous les sultans Amuraih III, Mahomet III et Achmet En 1593, il avait déjà pris sur AmurathllI assez d*ascendant pour lui faire écrire une lettre aux Marseillais, dnns le but de les détacher du ()arti de la ligue, pour lequel ils tenaient encore, êt de les enga-

{;er à se soumettre à Henri IV. Cette ettre avait d'autant plus de gravité, que la marine ottomane était alors prépondérante dans la Méditerranée. •« Nous vous invitons, y disait « Amuratb III, ou plutôt nous tous «enjoignons d'incliner vos che6/et « rendre obéissance au magnanime « entre les grands et très-puissants sei- «gneurs, Henri, roi de Navarre, à « présent empereur de France. Si vous « persistez dans yotre sinistre obstina* «tioQ, nous vous déclarons que vos « vaisseaux et les cargaisons seront «confisqués, et les hommes faits es- « claves dans tous nos États et sur mer. « Cest à la prière de rambassadeor de «France, résidant i^rès de nous, que « nous avons donné à nos capidjis, nos « très-hauts et très-sublimes coinman- « déments, etc. » Le sultan Achmet 1", que de Brèves accompagna trois fois à l'année, Tbonoiait d'une copflance

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toute- particulière. L'ambassadeur en profita pour faire conehire entre 'ce prince et Henri IV le fameux traité de -1604, qui rétablit ou confirma tous les avantages que nous avaient assurés les traités obtenus par Jean de Laforest et Gabriel d'Aramont, sous François T*" et Henri II; par Claude de Boury, sous Charles IX, et

Kr M. deGermmy, sous Henri IIIC).

» Brèves fit toujours un excellent usage de la faveur que lui avaient valu auprès des sultans ses rares talents de négociateur, et la connaissance qu'il avait du turc et des autres langues orientales. Il obtint pour les ambassa« deurs de France la préséance sur ceux de l'empereur d'Allemagne, établit la mission française à Constantinople, et fit Tacquisitiôn à Péra, du palais de Francedont il ne reste plus aujourd'hui que des ruines. Enfin , avant de quitter Constantinople, en îG05, il obtint du sultan Achmet des ordres qui enjoignaient aux deys d'Alger et de Tunis de délivrer les chrétiens esclaves , surtout les Français, et de restituer les vaisseaux et les effets pris par les cbrsaîresbarbaresques. De Brèves n'iirnorait pas les diilicultés qu'il y aurait à faire exécuter ces ordres; mais il eut le courage d'aUer lui-même à TUnia et à Alger, où son habileté généreuse échoua contre la malveillance sauvage des Africains, et où il fut plusieurs fois en danger de perdre la vie. Il visita la terre sainte, l'Egypte, les Iles de PArchipel , une partie des côtes de l'Asie et de TAfrique, et débarqua à Marseille le 19 novembre i606, après un séjour de vingt-deux ans en Orient.

Aucun ambassadeur n'a été entoure de plus de considération àConstantinople, sans excepter même le marquis de Nointel, qui représenta si dignement Louis XIV, fnais dont les manières impérieuses linir^^nt par indisposer la Porte Ottomane.

En 1607, de Brèves Ait nommé con-

(*) Ce fut grâce aux sollicilations de ce

(let nicr qm Aii:;!;ii^ olilim-ont d'Aniuratli ]][ l.'i fcidillc (ic iia\ i;:iit r dans les iners du Li:\ant; denuis cette cj]0([ue. les choses ont bien chingé.

seiljer d'tXàt et geptiibomme de \^ phain|)rë. t année jsuivante, il^ partit pour Tamba^sade Rome. Pendant les six années qu'il résida auprès de la pour pontificale, il s'appliqua à y maintenir l'équilibre entre 1 infUience française et npfluenqe espagnole: il s'occupa en outre avec beaucoup a'activifé fbes pégociations relatives aux successions (ie Clèvps et de Mantoue. Après |a mort de Henri IV, de Brèves fut fappelé ^n France, et nommé, par la jreine rnère, gouverneur de Gaston^ frère du roi. Son attachement pour Marie de Médicis lui fit du tort auprès du connétable de Luynes, qui ne tarda pas à devenir tout- puissant, et qui lit iQUf^f au comte L\ide la charge de

Souy^rneqr de Gaston. Lorsque Mar|ç eMéuiciseut repris son ascendant s^j* I esprit du roi, ne Brèves fut nommé écuyer de la reine, sa terre de Brèves fut érigée en coiuté, et i| fut créé chevalier (le Tordre du Saint-Esprît. ^ inoiirut ^ Paris çn 1628 , peu de pfaw après avoir obtei|u pp|;re9 aji cpp^ejl ^s dépêches.

Le comte (je Brèves était fort instiruit, et il a laissé plusieurs écrits qui

Se sont pas s^ns méritfs. On a de lui, là Bibliothèque royale : 1" des lettre^ et pièces manuscrites, relatives a ses négociations à Rome, dont il existe d'excellentes notices publiées par Gaillard; 2* UD^ relation de ses voyages, 1628, în-4**; 8* Discours abrégé des oserez moyens cTanéautir et ridner la monarchie des princes olloi/ians:

dans cet écrit, il suppose « que ie^ Cosaques, qui sont chrétiens, dit-il, et que nous oommonsRussiens, pourraient bien servir, au besoin, a inquiéter les Turks de leur côté; « 4" Discours s'ur l'alliance qu'a le roi avec le Grand Seigneur. Il montre dans cet ^rit combien cette alliance est utile pour toute la chrétienté. Ces deux discours sont imprimés à la suite de ses voyages.

De Brèves rapporta du Levant plus de cent volumes turcs et persans qui sont aujourd'hui à la Bibliothèque royale. 11 fit graver à Rome des caractères orientaux d'une inoomparabie

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