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miré do painer , de Vwmtt et une plume , il écrivit une lettre portant
cette adresse : /in consul de France ou a f ouf autre chrétien demeurant à Mogndor, viiiedurovaume de Maroc; jl y exposait les roalneurs des naafira* gâ et indiquait le moyen de les délivrer. Ce moyen ne lui réussit pas; mais il eut le bonheur d'être vendu au beau -frère de son maître qui partait pour le Maroc. Après soixante-six jours de noarche, la petite carayane atteignit Mogador, où M. de Brisson fut accueilli comme un frère par MM. Duprat et Chabannes. De tous ses compagnons de voyage un seul , le cuisinier du navire, avait survécu aux tourments de Tesclavage et était revenu avec lui. Après un voyn2;e à Maroc, où il fut présenté à l'empereur, qui lui rendit la liberté , Brisson re* tourna à Mogador, s'y embarqua pour Cadix, et de là regagna la France.
Pendant la révolution, ses principes le forcèrent de se démettre des fonctions de sous-commissaire de marine qu'il exerçait à Bayonne. Sorti du service en f 7M, il mourut à Moissac, sa viHe natale, vers 1820.
Ce qui donne plus d'imporlnnre à son ouvrage , c'est qu'il a vécu dans des lieux et avec des hommes généralement peu connus. D'après une carte de l^Afrique septentrionale dressée par la Borde , et sur laquelle la route de Brisson est marquée, on voit que ce vovageur fut conduit dans un canton éloigné de soixante-dix myriamètres au sud-est du cap Blane, et situé sous le 13^ méridien a Touest de Paris. Il a dépeint avec de grands détails les mœurs des Maures du Sahara, dont il est porté , par le souvenir de ses douleurs , à exa(;érer les vices, mais qu'il a profondement étudiés.
Plusieurs auteurs ont fait des emprunts au tableau qu'il en a tracé.
Bbissot ( Jacques - Pierre ). — Le temps est venu déjuger sans haine et sans crainte les |^is qui ont' traversé la révolution. Nous ne pouvons accepter , sans les reviser , les arrêts que chacun de ces partis a portés contre seâ adversaires ; le calme est