BLA M
que cette monnaie changeait souvent deux ou trois fois de valeur en une seule année. Pourtant, sous le règne du roi Jean et de Philippe de Yaloisi les mots grand blanc doivent généra* lement s'entendre d'une pièce de monnaie valant dix deniers; et les mots peiiù blanc f d'une pièce de six deniers* Mais, quand les monnaies furenimîeux réglées , comme sous le règne de Charles V, de Charles VII, de Louis XI et de Louis XII , le grand blanc reprit son ancienne valeur de douze deniers. Après le règne de Charles VIII, on continua à fabriquer de ces pièces; mais elles échangèrent leur nom pour celui de karolus, de douzainsj de gros denels, etc. (voyezces mots); cependant on frappa encore, sous Frau^is et " sous Charles IX. des espèces nommées pièces de siss blancs et pièces de trois blancs; mais ces pièces étaient tout autre chose que les blancs, et valaient les unes seize , les autres huit deniers.
Différentes dénominations, avooi»
nous dit , furent appliquées aux pièces qui font le sujet de cet article. Presque toutes ces dénominations furent empruntées aux signes figurés sur l'empreinte de la monnaie. Voici, en peu de mots, l'histoire de cette empreinte : le type des blancs était, dans le principe , le même que celui des gros tournois : d'un côté , on voyait le chatel tournois ( voyez ce mot } , avec les légendes TVaONTS GITIS et BÎfBDICTV SIX NOMB DNi NBi xpi ; de l'autre, une croix à branches égales, entourée du nom du roi et d'une bordure deUeurs Ue lis. Sous Philippe IV et Philippe V, les légendes s'altéreront; le mot FBANr COBVK fut très -souvent substitué au mot TVRONVS. Sous Philippe VI, les blancs prirent , conune les monnaies de Bourges , une croix latine , et alors on les appela ^rof à la queue* ou bkme$ à la queue; sur d'autres blancs, on abandonna le chatel pour des fleurs de lis, des couronnes, un soleil, ou d'autres emblèmes ; et les pièces ainsi frappées lurent désignées par les noms de otancs à la fleur delis^à la cou* rn?ine, au solkl, au pore^^pic^ à fécUf à une vache, à deux vacha,
16 BLA vmï
etc., selon que ces objets y étaient 0gurés soit comme accessoires, soit comme type principal.
Blanc (Jean -Denis Ferréol), né à Besançon en 1744, se distingua au barreau de cette ville, publia plusieurs mémoires dans raffaire de renlèvement de madame Mounier par ISlirabeau , et contribua beaucoup à faire condamner le ravisseur. A rassemblée des états de Franchef Comté , Btanc fiil un des commissaires chargés de rédi« ger les cahiers du tiers état, et il s'acquitta de cette mission avec tant de succès, que l'assemblée lui témoigna sa satisraction en faisant frapper une médaille , avec cette inscription : Les gens du fiers État de Franche-Comté, assemblés le 26 novembre 1788; et au revers : Sequani civi Bisuntino Dyon.
Ferr. Blanc, 11 fut ensuite député aux états généraux; mais déjà souffrant h son départ, il ne prit qu'une fàible part aux premières délibérations des trois ordres, et mourut à Versailles en juillet 1789.
Blargabd (Pierre), voyageur en Orient, membre du conseifd'agriculture, arts et commerce de Marseille, a publié un Manuel du commerce des Indes orientales et de la Chine y avec une carte hydrographique, par M. Lapie, Paris, 1805. C'est un des meilleurs ouvrages qui traitent de ces matières.
Blanchard (Charles-Antoine), bénédictin de la congrégation de Saiut- Maur, né à Réthèl en 1737, mort à' Caen en 1797, a laisséren manuscrit une Histoire de l'abbaye de Saint- Éflenne de Caen, qui renferme des matériaux précieux sur l'origine et les mœurs des peuples de la Bretagne.
Blanchabd (Élie), né à Langres en 1672, mort en 1753, était un élève de Dacier. Il a laissé quelques dissertations dans les IMémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il était membre.
BLANGH4BD (François), avocat à Paris, mort en 1660, a pubhé, en 1645, les Éloges de tous les premiers présidents du parlement de Paris; en 1G51 , ceux des présidents à mortier du parknmt de Paris depuU
1631; en 1670, V Histoire des maîtres des requêtes depuis 1260 jusgu^en 1575. — Son (ils, Guillaume Blanchard , se fit une grande réputation comme avocat au parlement de Paris. Il a laissé u ne Compilation chronologique des ordonnances des rois de France.
Bla^chabd (Jacques), l'un des peintres les plus estimés, et le plus grand coloriste de l'ancienne école française, naquit à Paris en 1600, et reçut de son oncle maternel, Jérôme Balleri,
r)remier peintre du roi, les premières eçons de son art. Après avoir été ensuite étudier quelque temps à Lyon, sous la direction r Horace le Blanc, il se rendit en Italie, et arriva à Rome en 1621. Il y resta deux ans, puis pnssa à Venise, où il s'attacha surtout a étudier et à imiter les ouvrages du Titien , du Tintoret et de Paul VérO'.
nèse. Plusieurs de ses tableaux sont encore conservés à Venise. A son retour en France , il s'nrrêta à Turin , où il fit plusieurs tableaux pour le duc de Savoie. Blanchard mourut à Paris, d'une maladie de poitrine. Son meilleur tableau, celui qu*on regarde comme son chef-d'œuvre , est une descente du Saint-Esprif , qu'il peignit pour l'église JNotre-Dame de Paris.
« Blanchard, dItd'Argenville {*\ avait un talent particulier pour peindre les vierges à demi-corps, et Jes femmes nues, auxquelles, outre le beau coloris, il donnait beaucoup. d'expression.
Sa j^lité de dessiner était si erande, qu*en deux ou trois heures il finissait une figure (grande comme nature. Le coloris, qu'il avait beaucoup étudié à Venise, était sa principale partie; il savait mieux que personne le mélange des couleurs, ce que Pline appelle corn* mixtura et transitus colortnn; aussi ne peut-on lui disputer d'avoir établi le bon goiU de la couleur en France, de même que Voiiet y avait fait renaître le vrai goût du dessin. *
Blanchard eut pour élève son fils Gabriel, qui fut trésorier de l'Académie, mais ne soutint pas la réputation de son père.
(*) Abrî-gû de la vie des plus fameux peinai, t. II,p. «65.
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TRANCK.
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BLAXcnARD (Jean-Baptiste), jésuite, né à Toiirteron (Ardennes) en 1731, mort en 1797. Il était, au moment de la suppression de son ordre , professeur de rhétorique à Verdun. Il se retira alors à INamur, où il publia son École des mœurs, excellente compilation, si soTiveiit réimprimée depuis.
Blanchard (Jean-Pierre), célèbre àéronaute, naquit au petit Andelys, en 1753. La plus remarquable de ses expériences aérostntiques est celle qu'il fit le 7 janvier 178ô, en traversant la Manche de Douvres à Calais, avec le docteur JefFries. La ville de Calais, pour perpétuer le souvenir de cette expérience, fit élever une colonne en marbre au lieu oli il était descendu.
C'est à Blanchard qu'est due l'invention du parachute. Il mourut à Paris, le 7 mars 1809, des suites d'une attaque d'apoplexie, dont il avait été frappé à Ja Haye, en février 1808, peudaot sa soixantième ascension.
Sa veuve, rxét Marie- Madeleine Sophie Abmant., continua l'exercice de sa profession, et fît faire de grands progrès à l'art aérostatique. Le feu ayant pris an uallon qui soutenait la nacelle dans laquelle elle s'était élevée, le 6 juillet 1819, au-dessus de randea Tivoli a Paris, elle périt dans sa chute. C'était sa soixante-septième ascension.
Elle était née le 25 mars 1 778,3 Trois- Canons, près la Rochelle.
Blanche de BoufiBon, reine de Castille, fille de . Pierre P% duc de Bourbon, épousa en 1353, à Tâge de
2uinz*; ans, Pierre le Cruel, roi de lastille. Ce mariage ne fut point heureux ; Pierre, uniquement épris des charmes de sa maîtresse. Maria dePa« dîlla, quitta la reine le lendemain de ses noces; et ensuite, l'année suivante, l'accusant d'avoir trempé dans la conspiration tramée contre lui par les grands du rovauoie, il. la fit enfermer, d'abord à Tolède, puis à Medjua Sidom'a, où elle mourut en 1361, empoisonnée, dit-on, par ses ordres. La mort de Blanche de Bourbon l'ut le prétexte de l'expédition entreprise par du Guesclin ooDtre Pierre le Cruel-, et dont le ré- Bnltat fut, pour TEspogue, l'élévatioo
de Henri de Transtamarre an trône de Castille, et pour la France, la destruction des bandes militaires qui la ravageaient. Voyez Bandes militaibes et DU Guesclin.
Blanche de Bourgogne, reine de France, fille d'Othon IV, comte palatin de Bourgojîne^et de Mahaut, comtesse d'Artois. Elle tut mariée , en 1 308 , à Charles, comte de la Marche , qui fut depuis roi de France sous le nom de Charles le Bel. Plii lippe le Long, son frère et son prédécesseur, avait épousé Jeanne, sœur ainée de Blanche.
Ces deux princesses furent accusées de s'être livrées aux plus honteux excès de la débauche-, la tour de IN'esIe était le théâtre de leurs orgies. Pliilippe et Gauthier de Lannoy, leurs complices, après avoir été convaincus, furent écorchés tout vifs, traînés dans une prairie nouvellement fauchée, et eurent ensuite la tète tranchée. Leurs cadavres furent pendus par les bras au gibet.
Blanche fut enfermée au château Gaillard d^Andelys, et répudiée en 1322, sous prétexte de parenté. Depuis, elle [>rit le voile à l'abbaye de Maubuisson , où elle expia , dans les rigueurs d'une vie austère et pénitente, les dé* sordres et les crimes de sa jeunesse.
Blanche de Castille, lîlle d'Alphonse IX, femme de Louis VUI, roi de France, et mère de saint Louis. — Cette princesse n'avait pas encore quatorze aps lorsqu'elle fut amenée en France, en 1200; cependant Télévatioii de son esprit et la lermeté de son caractère, jointes à sa grande beauté, lui acquirent bientôt un grand empire sur l'esprit de son époux. Philippe- Auguste, son beau-père, céda lui-même a l'ascendant qu'elle exerçait : il l'admit dans ses conseils, et suivit plus d'une fois ses avis dans les affaires les plus importantei. Nous devons toatnbis ajouter qu'elle n'usa jamais de son influence que pour le bonheur des peuples et dans l'intérêt de la France. Elle lut couronnée à Reims, en 1223, en
même temps que Louis YIII. Lorsque ce prince mourut, en 1S36, il la* nomma , par son testament » r^enteda
T. m* S* Uforaism. (Digt. ihccyclop., etc.) 3
BLA L'UNIVERS
BLA
royaume, pendant la minorité de son fils Louis IX. Blanche avait eu onze enfants; elle veilla avec une extrême attention à tous les détails de leur éducation : mais Talné surtout , dont devait dépendre le bonheur de ia France, fut-' de sn part l'ohjet de soins tout particuliers. Ce prince n'avait que treize ans lors de la mort de son pere. Blanclie se liflta de le faire sacrer, et , sans laisser mix grands du royaume le tanps de nianifester leur opposition nnv dernières volontés du roi, elle s'empara immédiatement de l'autorité. Elle eut «et>endaiit plusd*un obstacle à surmonter : les grands vassaux se liguèrent contre elle; quelques-uns d'entre eux réclamaient la régence , comme pnrentà du jeune roi; tous regrettaient de voir Irenversées , par la sagesse et la fermeté de la reine, les espérances qu'ils avaient fondées sur les trouhles qui accompagnnit ordinairement la minorité d'un roi. Ils prirent les armes et tentèrent à plusieurs reprises de s'emparer de la personne du Jeune prince. Mais Blanehe «ut bdser leur association et déjouer leurs projets. Elle leva une armée , lit en personne le sieiic de Bellesme-au-Perclie , au milieu d'un hiver rigoureux , et se rendit maîtresse de cette place, malgré les efforts du duc de Bretagne, soutenu par les Anglais. Thibaut, comte de Champagne, s'était épris pour elle d'une grande passion; die sot pro6ter de cette eirnonstance pour le détacher du parti des grands et l'attirer dans le sien; puis, quand elle eut solidement établi son autorité, elle saisit avec empressement la première occasion qui s'offrit dV bnisser ia puissante maison de Champagne, qui s'était toujours montrée si redoutable à la couronne. Blanche de Castille eut la gloire de mettre fin à ia suerre.des Albigeois, qui durait depuis rbilippe*>Atuuste. Lorsqa*en 1944/ saint Louis nt> à la suite d'une grande maladie, le vceu de se mettre à la téte d'une sixième croisade, elle s'y opposa par tous les moyens qui étaient en son ponvoir. Elle savait cependant que la Dégence lui serait déférée pendant ral>> SMiee du roi ; nsiais elie «'avait d'autre
Ambition que celle de voir la France
heureuse et puissante , et elle prévoyait tous les maux qu'allait amener sur le pays cette lomtaine expédition. £lle accompagna le roi jusqu'à Marseille, et perdit connaissance au moment où il la quitta. De retour à Paris, elle se mit à la tète des affaires, et sembla retrouver toute l'activité et toute la fermeté de la jeunesse. L*ordre qu'elle sut établir dans les finances lui permit d'envoyer au roi l'argent dont il avait besoin, sans faire peser sur le peuple un trop lourd fardeau; et quand les paysans se révoltèrent, sous le nom de pastoureaux (voyez l'article Pas* TOUREAUX), et se livrèrent aux plus grands excès, elle sut les soumettre et les ramener au devoir. Blanche de Castille mourut à Melun , le 1^' décembre 1353; elle était âgée de soixante-cinq ans. Ses restes furent déposés à Tabbaye de Maubuisson, qu'elle avait fondée, en 1242. La tendresse qu'elle avait pour son fils était si vive, qu'elle allait jusqu'à la jalousie, et que ce prince était forcé de cacher une partie de l'attachement qu'il avait pour sa femme. Cependant ses princijK's religieux étaient si solides et si sévères, qu'elle Im répétait souvent ces paroles devenues célèbres : « J*ainierais mieux N vous voir mort, que souillé d*un « péché mortel. «
Blawchelande ( Philibert -Françoîs-Roussel de) naquit à Dijon, en 1 735. Après la mort de son père , Il s'engagea à l'Age de douze ans dans un régiment d'artillerie, et, plus tard, obtint dans les grenadiers de France le grade de nmjOKr. Il passa à la Martinique, en 1779, avec le régiment d'Auxerrois, dont il était lieutenantcolonel. Chargé de la détènse de l'île de Saint-Vincent, il parvint, avec sept cent cinquante hommes , à repousser quatre mille Anglais, et les contraignit à se. rembarquer. Nommé brigadier en récompense de ce beau fait d'armes , il contribua ensuite -à la prise de Tabago, et en fut nommé gouverneur en 17S1 ; mais il quitta Inentdt ce «Mfi* mandement pour eelui de la Dominigne» qu*il conserva jusqnfà m reietr
fJIAKCS. . JHj*
It
es VMm, à l^ëpoque «toit réttftaHim,
La colonie de Saint-Domingue était alors divisée par les factions. D'un côté , les hoinnies de couleur combattaient pour la révolution fr^ncai&e et pour maistMifir la droits tour avait teconnus ; 4t Pautre, les colons combattaient pour maintenir l'ancien système colonial et les errements de ia vieilie aristocratie, ikanchelande Alt fàon envoyé à Saim-Domwgue avec le titre décommandant delà partie du Sud, et des lettres de lieutenant au gouvernement général de Saint-Domingue. A son arrivée dans la colonie, il parut an instanl ^wMr se maintenir éam nndépewIaM (pri lui eanys»
sait ^tre les deux partis; mais , peu après, sa liaison avec les pins fougueux meneurs de la contre-révolution lit Toir de quel côté Tentrainaient ses ajmpatfiies, et il ne eacha plus son projet de rétablir l'ancien régime. Bientôt il ordonna la dissolution des municipalités et des comités paroissiaux, fit arrêter un grand nombre d'Iiabitanti, eomme prévemiBd'«voir£Mneiité les anciens troubles, et refusa de livrer à la publicité les décrets envoyés par le couvernement. Mais un tel état de choses ne pouvait durer longtomps ; rAssemblée m^enàle, mieux édairée sur les affaires des colonies, ^ envoya enfin le décret du 4 avril , qui ne reconnaissait que deux classes d'indÎTidus, les hommes libres et les esclaves. Les commissaires civils SenUm»
nax, Pokerel et AIHuiad, étaient les porteurs de ce décret et chargés de le mettre à exécution. Immédiatement après leur arrivée à Saint-Dominçue, les diverses assemtrfées provinciales ^empTMsèrentd'accasef BlanchelBiMli jfavoir été le principal auteur des manx de la colonie. Les commissaires civils le mandèrent devant eux, et, d'après un interrogatoire assez long , iui ordomièrent d'aller rendre «eanfite de ek conduite èTÂssemUée nationale. Tn^ duit , à son arrivée en France , devant le tribunal révolutionnaire , il fut condamné à mort et exécuté, ainsi que son 1tts,lel5iivrll 1793.
Blaugbiv (nenre^ «é à MtiaM
m iM9^ wÉMit dansMtofiilètnn
est le véritable auteur de la tece im. VJvocat Patelin, dont la première édi-* tion parut en 1490, !n-4°, (^tbiqae,i figurer sur bois. ( Voyez Bbueys. ) . BLAMcm (llHNnas), peintre^ mn «piit à Paris «n 1617. Entraîné etsrs la sculpture par un codt très-prononcé , il se livra d'abord à l'étude de cet art ; mais sa santé délicate le força i^ientôt d^ renoMi^ C^sl alors qu'il (élHdia la peinture* Afttès afnîr Mt le ftsynd d'Italie, et y avoir eu pour maîtres et pour amis le Poussin , TAlbaoe et An-t dré Sacchi , il revint à Paris, s'y fit comiaftre par quelques tableaux rei^Miw onafaks , piiis se rendit à Lyon , né ik lut nommé directeur d'une école aca* déraique. Malf^ré son absence de Paris, il fut nommé, en 167^^ membre de FAcadémie de peinture. 11 avait am ^é- ■îe Mie et se dUtingnalt psrîa0»rrection de son dessin. Un iaceodieqai consuma l'hôtel de ville de Lyon , en 1674, détruisit le plafond de la grande salle oui pas&aitpour sonclief-d'œuvjr^ BltiMtet étant à Parfs , «n fut nommé professeur à l'Aonléitiag mais il quitta bientôt cette place pour retourner à Lyon , et établit dans cette ville une école d'où sout sortis des petatnscélèteiss. Il v mourut, en sans tmir été marié. . *
Blaivcménil ( Potier de), président du parlement de Paris.. (Yoyes Bo^
IfLkvC'VwÊm X aCHrin de ). — Les
Espgnols, voulant reconnaîtra, les {)0sitions françaises de Saint- Jean-Pied* de-Port, attaquèrent, le 20 avril 1794, sur tous les points la division chargée de défendre oes positions ; ils tomuèrent d'abord sorla^KAle.d'AtnQguy., défendu par deux compagnies basquan Accablées par le nombre, ces coinpsf gnies se replièrent en bon ordre. An * même instant, une colonne de quatre fldlle fcoBsmesjtflnfaptaiés «tm aacsi^ ttron de cavalerie se présentèteril sto» ârant la descente de Blanc-Pignon , et se portèrent sur la crête de Koquelucbe; le leu fut vif de part et d'autwî. lies réqnisitSnimBises , qui se battaient «sur In fMnièffi lais, ipsltruli»
plus grand courage au milieu d'une gréte de bombes et de boulets. Enfin , ennuyée d'une trop longue fusillade, la ligne française s'avance au pas de charge, la baïonnette en avant, et les Eapagnols fuient Jas<}a*à Blanc-Pignon.
En même temps, une troisième affaire avait lieu au poste d Irmenaca, qui se replia sur le rocher d' Arola ; les Espagnol» fattaqttèreni avec furie; mais tournés par un corps de quatre cents hommes conduits par le brave adjudant général Harispe, ils se hâtèrent de battre en retraite.
Blancs (les), nom que Ton donpalt^ pendant les guerres de la Vendée, aux hommes qui osèrent alors faire la guerre à leur patrie , et seconder ainsi les efforts des étranîi;ers. Les patriotes étaient par opposition désignés sous le nom de M(eu9.
Blancs (les petits). — On appela d'abord ainsi,paropposition aux grands pfanteurs, tous les blancs qui n'avaient dans les colonies que des catéries. Plus tard, on comprit, sous cette dénomi- ■ttion les blancs manœuvres, journaliers , les gens à métièrs , etc. , autrement appelés blancs manants. Les petits blancs étaient ceux qui affectaient n plus de mépris pour les classes de couleur, qui, de leur o6té, le leur rendaient avec usure. Ce sont ces hommes qui ont amené , par leur obstination et leur despotisme, la perte, pour la France , de la colonie de Saint-Domin* gne, la reine des Antilles.
Blancs-Manteaux.— Nom donné par le peuple , à cause de leur costume, aux serviies ou serviteurs de la / terge , ordre religieux fondé à Marseille en t S6S, et confirmé par le pape Alesan* dre IV, en 12.S7. Les servîtes, qui suivaient la règle de Saint- Augustin, vinrent ensuite s'établir à Paris dans la rue de la Parcheminerie, qui prit alors le nom &druede$ Btemet-MmUeaux.
Mais leur ovAne ayant été aboli au concile de Lyon , en'l297, Phihppe le Bel donna , I année suivante , leur maison de Paris aux guillelmites qui, euxntmes, la oidërent, en 1618, aux bénédietlns de la eongr^ation de SalntiUiir. Quoique les guâMelmites et les
bénédictins portassent des manleauz
noirs, leur maison conserva toujours le nom de couvent des Blancs M anteauxj du nom de ses anciens habi-
Blatobbval, seigneurie de TArtois
(aujourd'hui département du Pas-de« Calais), érigée en comté en 1664.
BLANiAC(Guillaume'Joseph-Lâfon), lieutenant général, naquit à Villeneuve d*Agen, entra au service- en 179S, comme sous-lieutenant au 5" r^imttlt de chasseurs à cheval, lit la campagne de l'armée du Nord, et se trouva à la bataille de Uondscote et à la prise de Fumes. Il se distingua ensuite en Ita* lie, où il çagna les épaulettes de capitaine. Apres la paix de Oimpo-Fprmio, il fit partie de l'expédition d'Egypte, en qualité d'aide de camp de Bertliier, se trouva à la prise d'Alexandrie, au combat de Damanhour, et fut nommé chef d'escadron au 20* régiment de dragons. Sa conduite dans plusieurs affaires lui valut ensuite le grade d'adio«lBnt général, chef de Tétat-nrajor de la cavalerie. A la bataille d'Alexandrie, contre les Anglais, cet officier, enveloppé de toutes parts, blessé d'un coup de fusil reçu à bout portant, percé de coups de baïonnette, refusa dé se rendre , et se Ot jour à coups de sabre. ÎSommé alors colonel du 14* dragons, il lit la campagne de 1805 avec ce corps et assista à la conquête du royaume de Nafiles. Devenu général de brigade, il apaisa les soulèvements de la Calabre, et devint gouverneur de IS^iples, puis de Madrid en 1810. Depuis ceîte ai)née jusqu'à la bataille de V ittoria eu 1813, pendant toute la suerre d'Espagne, il lit preuve de grands talents militaires, qui lui valurent enfin le grade de général de division. 11 abandonna le service en 1815.
Blanpain (Jean), religieux prcmontré, naquit à Vignot (Meuse) en 1704 , et mourut i Estival vers 1766.
Il fut le collaborateur du savant Hugo , * éditeur du recueil intitulé : Sacr.v antiquitatis monumentay 1 vol. in-folio, auquel il fournit la Chronique de Sanh douin de .Mnove, et la Chronique iné' 4Uê (k Vabbaye de flcogne. Après la
BLÀ
mort de Tabbé Hugo, il travailla à la continuation des Annalès de Tordre de Prémontré, mais laissa cette œuvre imparfaite.
Blanqubt db Chaula (Armand- Simon-Marie de), naquit à Marvejols (département de la Ivozère) en 1769.
Kntré à Tâce de seize ans dans le corps de la marine royale, il s'y lit constamment distinguer par sa loyauté, sa bravoure et son dévouement. Il assista pendant sa carrière militaire à treize combats sur mer, et y reçut des blessures honorables. Il remplissait les fonctions de contre^amiral a la bataille d'Aboukir, et s'opposa avec chaleur, dans le conseil qui précéda la bataille, à la funeste résolution qu'avait prise l'amiral de combattre en ligne d'embossaçe. I9*ayant pu faire prévaloir son -avis, il revint à bord navré de douleur, mais déterminé à se battre jusqu'à la dernière extrémité. Frappé à la tête par un morceau de mitraille, sur la iiu de Taction , il perdit l'usage de ses sens pendant une partie du combat. Étonné qu'on ne tinit plus, lorsqu'il reprit connaissance, il en demanda la raison.
Sur la réponse qu'il ne restait qu'un seul canon en état : Tirez toi^joursy 8*écria-t-il ; le dernier coup est peuté^re celui qui doit nous donner la victoire. Forcé de se rendre cependant, il ne le lit qu'après une des plus belles défenses dont s'honore la marine française. A aon retour en France, il se plaignit au gouvernement des trois contre-amiraux qui se trouvaient sous ses ordres après la mort de Brueys; mais ses plaintes furent mal accueillies; on le mit même à la retraite en 1803, et ce fut seulement au retour de Louis XVIII qu'il fut promu au grade de vice-amiral. Blanquct de Chayia est mort subitement à Versail- In, en mai 1826.
Blanquetade, gué sur la Somme entre Abbeville et Saint-Valery, franchi, en 1346, par Edouard III.
Blanqui (Jean-Douiiuique) naquit à Nice en 1769. Il fut élu député du département des Alpes-Maritimes, à la Convention nationale . lors de la réunion de ce département à la république
française. Le 6 juin 1793, il signa II
protestation contre les mesures qui lurent la suiic des journées du 31 mai et suivantes, et fut alors compris parmi les soixante et trtiie députée d^ crétés d'arrestation ; mais le 8 juiUit 1795, il fut réintégré, et nommé membre du Conseil des Cinq-Cents; il en sortit en 1797. !Nomme après le 18 brumaire sous-préfet de Pa^«Itiénières, il occupa cette place iusqu*en 1814 , époque de l'occupation du comté de Nice par les Piéniontais. Il se retira alors dans le département d'Eureet-Loir. Pendant les cent jours, il fut nommé sous-préfet de Marmande ; mais il fut destitue en 1815. Il vint alors se fixer à Paris, où il mourut du choléra, en 1832. On a de lui un grand nombre de rapports intéressants sur les mon^ noies y le8|ioiflb et mesures y les navxet les grandes routes. Il est aussi l'auteur d'ime brochure publiée en 1794, sous le titre de : Mon agonie de dix mois, où l'on trouve dés faits ci^ rieux pour l'histoire contemporaine.
Blanqui (Jérôme- Adolphe), fils du précédent, naquit à ISice, ancien département des Alpes-Maritimes, le 21 novembre 1798. Après de brillantes études faites au lycée de cette ville, il vint à Paris, où, après s'être livré pendant quelque temps à renseignement des langues anciennes, il étudiait la médecioe, lorsquMl fit la connaissance de J. B. Sa}[, qui Tinîtia aux principes de Téconomie politique, et détermina M vocation pour cette science.
Des ce moment, M. Blanqui se livra tout entier à l'étude des économistes de tous les pays, et commença à parcourir TEurope pour y observer les procédés de 1 industrie, la législation des douanes, l'organisation des prisons , des secours publics , etc. A Vâge de dix-neuf ans, il avait déjà publié sur le concordat une bfoehure qui révélait des études sérieuses et spéciales.
En 1824, il publia sur l'Angleterre un volume intitulé : f^oyage d'un jeune Français en Angleterre, qui eut beau* coup de succès. En 1826, il visita une portion de l'Espagne, fut dénoncé à la police de ce pays comme agent du parti
4ibéra] ei fo^ de revenir 'sur ÏNtpai. (larmi noe plis céUhNi
I) a raeonté lui-même dans son Voyage IM. Blanqui y a passé en revue tous
à Madrid, publié la métne année, les auteurs, tous les systèmes, et les
quelques-unes des particularités decette a caractérisés de la manière la plus
-tfeoDMkm, doffi le fféoit a été traduit impartiale et la plis édaitée. C'ett un
tlMlaiigûeaUemaiide« M. Blanqui faisait traraii qui suppose des lectures iui-
parattre en même temps son Précis menses , et qui résume , sous les plus
élémentaire de P économie politique, vives couleurs, toutes les tentatives
tiré à graiid nombre d'exemplaires, et économiques qui se sont succédé en
•bieblOt é^laé. • Il lui donnait pow Europe depuis les amsieas jusqu'à nos
-anittiaire le Résumé de Fhistoire du jours. Ce livre est devenu le guide
commerce et de rindndrie, ouvrage obligé de tous les hommes qui étudient
écrit avec une grande vivacité de style, la science. M. Blanqui n'appartient à
et où se trouvaient racontés pour la aucune école exclusive; il semble vou-
'lireBiière fois les |;Fands faits commer- loir faire entrer Téconomie politique
•eiaox du monde, expliqués par Tée»- dans une voie nouvelle , en la dépouil-
nomie politique. lant du matérialisme industriel des
Ces deux ouvrages fixèrent sur leur Anglais et des rêveries de l'école alle-
auteur l'attention des hommes spé- mande. C'est un homme essentielle-
eiaux. M. Blanqui fut nommé pro- ment pratique. Depuis qu'il a été
jfiBsseor d'éoonomie politique à l'eoole admis au sein de llnstitut, TAe»-
du eoflimerice , qui venait d'être fondée démie des sdenoes morales l'a chargé
à Paris par MM. CnsimirPerrier, Ter- de deux missions importantes, l'une
naux , Cnaptnl et Latfitte, Depuis cette en Corse , l'autre en Afrique. Les rap-
époque il y prononça tous les ans, dans ports qu'il a présentés a son retour
leS séanoMi publiques de fin d'année, sar ces deux contrées si intéressantes
4e8. discours présentant le résumé uni yeux de l'économiste , ont produit
concis, énergique et - pittoresque de une grande sensation. L'auteur les y a
la situation économique de l'Europe, peintes dans leur simplicité native avec
Il a donné, en 1827, une Histoire de une rare vigueur de style, sans exagé-
fÉXpottHoh des prodMs de findus" ration ni ûiiblesse. Le gouvernement
$He. a répondu à ses indications par le vote
Appelé, en 1830, à la direction de de crédits considérables en faveur de l'école spéciale du commerce, il fut la Corse. On se souvient encore de nommé, en 1833, à la chaire d'éco- l'impression générale qui a suivi le nomle politique du Conservatoire des rapport de M. Blanqui sur notre coto* flirts et métiers , en remplaoement de nie africaine. Ce fut comme une souson illustre maître, J. B. Say, qui ve- daine révélation du triste état d?ns levait de mourir. quel se trouvait notre année , des
Ses cours, suivis avec empresse- souffrances qu'elle endurait, des illu-
liient par une foule nombreuse d'au- sions qu'on avait trop longtemps ca-
•dfteut^, ont donné une impulsion pro> ressées. La fermeté ae l'économiste,
noncée à l'étude de l'économie po- la justesse de ses vues, l'impartialité
litiqne. C'est après plusieurs années de ses jugements n'ont pas peu con-
d'exercice du professorat que M. Blan- tribué à éclairer l'opinion sur cette
qui a publié son Histoire de l'économie grave question.
poHfique en Europe, depuis tês ttii^ M. Blanqui a lu à KAeadémie, dans
^ens jusqu'à nos Jours, en deux vo- la séance publique du 2 mai 1840, une
lûmes in-8% suivis d'un catalogue rai- notice biographique pleine de détails
sonné de tous les livres d'économie neufs et curieux sur le célèbre écono-
r>litique. Ce grand ouvrage a ouvert miste-ministre Huskisson. Ce savant
Pauteor les portes de l'Institut (Aea> peat être considéré aujouid'hui comme
demie des sciences morales et politi- le chefde l'école économiqueeo France,
^uei), et lui a doulé un vnng distingué Blahu» terre et seigiieuris de £tor»
BUiodie , à treize kilomètres nord-ouest 4» Mantes, érigée eu marquisat en leeti elle &it aujourd'hui partie du départemeiit de Stine-et-Oise.
Blason. — La chevalerie a produit son art et sa science , le blason , qui est devenu une langue si féconde , si
Sleioe de loyauté et d'amour, si riche e mystérieux symboles, où se jouait rimagination enfantine et profonde de . la noblesse féodale. On l'importa en Angleterre, on Vmïi^ en Italie, oi^ ne le eonnut point en Espagne; mais il prit un grand âé?eloppement en France et en Allemagne , car, dans ces deux pays, la féodalité s'est trotivée sur son sol natal , et y a produit tous ses fruits, « Le blason , dît Menestrier, est une espèce d'encyclopédie : il a sa ihéologie, sa philosophie, sa géographie , sa jurisprudence, sa géométrie, son arithmétique, son histoire et sa grammaire. La première explique ses mj^stères ; la seconde explique les propriétés de ses figures ; la troisième assigne les pays d'où les familles tirent leur origine, ceux qu'elles habitent, et ceux oii leurs diverses branches sq sont étendues ; la quatrième explique les droits du blason pour les brisures, les litres, la position des armes aux lieux publics à l'occ^asion des patronages; la cinquième considère les figures et Usât assiette; la sixième en exainioe le nombre; la septième en donne les causes , et la dernière explique tous les termes et découvre leur^ origines »
li'étymologie la plus vraisemblable du mot blason le fait dériver de Tallemand 6/a5ew(sonnerducor), parceque, suivant le P. Menestrier, c'était au son du cor que le page ou 1 ecuyer d'un ebevalier signalait son arrivée dans un tournoi. A cet appel , les hérauts allaient reconnaître les armes du nouveau venu, et l'introduisaient dans l'enceinte en proclamant ou bia- ^ somumi la forme et la qualité de ses amoiries. Il est assez qifiiciie de détomiaer d'une manière précise l'épo"
(*) Mcaastiier, l'Art du bUsoa , ch. xiu,
que de la création des armoiries. On ne peut chercher leur origine dans le^ signes isolés et variables au gré des individus qu'affectaient de porter les guerriers anciens et les chefs barbares. Elles différent en effet essentiellement de ces signes , par les règles certaines et constantes qui servent ![ les déterminer, et surtout par leur transmission héréditaire dans les fa-« milles. C'est au temps des premières croisades que l'opinion la plus vraisemblable hit remonter l'origine des distinctions héraldiques. C'est en effet à cette époque que remontent les plus anciens monuments auxquels on puisse appliquer avec certitude la science dq mason. Trois éléments essentiels servent à constituer cette science : ce sont 1*./Wm, 2" les émaux, S" les pièces et les meubles. C'est de la diversité des formes que subissent ces éléments, du . rôle plus ou moins caractéristique qu'ils affectent dans l'ensemble des ar« moiries, que résultent la configuration et le sens total du blason. ISous ne pouvons faire connaître ici les variétés innombrables dont sont susceptibles les signes héraldiques; nous nous contenterons d'exposer sommairement le caractère spécial de leurs trois éléments constitutifs.
L'ecu , qui est le champ des armoiries, affecte le plus souvent la forme d'un carré long, terminé par une pointe peu saillante à sa partie inférieure.
Les écus sans pointe , ou tout à fait carrés, qu'on appelle écus en ban^ nière^ sont fort rares. On désijpie sous le nom é!éeu <f attente y l'ecu non chargé d'émaux ou de meubles. Trois parties doivent être distinguées dans l'écu : le haut ou le cA^, le milieu ou le centre, et le bas ou la poinie. Il se subdivise encore en quatre parties ou partitions , que les vieux armoriaux appellent les quatre coups guerriers^ savoir : le parti, qui coupe l'ecu ho-> rizontalement en deux parties égales ; \% coupé, ^ui le scinde Verticalement; le tranche et le taillé, qui le traversent de lignes diagonales menées de droite à gauche et de gauche à droite. Cette division ou partition de l'écn
BLA
L'UNIVERS
BLA
donne ce qu on appelle les quartiers j et se subdivise en dix-sept répartitions, dilift'fa plus remarquable est celle qaf produit Vécxisson écartelé , c'est-àclire où l'on voit dans le premier et le troisiniie , et dans le (leuxienie t t le quatrième quartier, les armes réunies de deux familles ou de deux nations.
Sous le nom dVmaua? on comprend les métaux/les couleurs et les fourrures , qui servent i\ caractériser plus particulièrement le champ de Técu. Le blason emploie deux métaux : ïor et
. V argent ; cinq couleurs : Vamr ou bleu, le gueules ou tw]%t , le sinople ou vert , le pourpre ou violet , et le sable on noir; enfin deux fourrures:
le vair ou petit-gris et V/iermine, Un principe fondamental du blason exige que l'on ne mette pas couleur sur coU' leur, mêful sur métal ^ n\ fourrure
• sur fourrure. Le dessin emploie des signes spéciaux pour représenter ces dinerents émaux et leur agrégation particulière. Uazw est figuré dans les gravures p:ir des hachures horizont.iles , le gueules par des hachures perpendiculaires, etc.
Outre les émaux, le blason se com« pose encore de pièces j de meubles et A^ornements extérieurs. Netif pièces principales, dites honorables, peuvent (listinguer le champ de Tecu ; ce sont lie chef , que nous avons défini plus haut ; la /ace (bande posée hori* zontalement sur l'écu) ; h^ pal, qui occupe perpendiculairement le milieu de l'écu ; la croix , formée par le croisement du pal sur la^'ace ,• la baîide et la barre (bandes qui inclinent à droite ou à gauche) ; enfin * le chevron , le sautoir et le canto7\.
Sous le nom de meubles , on comprend toutes les figures, ou naturelles ou art^cielles, qui apparaissent isolément ou par groupes dans Tensemble des armoiries. T. es figures sont très-nombreuses et peintes ordinairement avec les émaux : ainsi, des licornes eTazur^ des croLc etor, des tours tPargent, des ours de sable, etc., etc., sont des images qui se rencontrent fréquemment dans les armoiries. As- Sdz souvent ces divers emblèmes ren-
ferment une allusion allégorique à un fait glorieux pour la famille qui les porte, ou rappellent son nom par un rapport de oonsonnance avec celui des objets re[)résentés. Ainsi la maison de Créqui portait des criquets (espèce d'arbuste épineux), celle de Mailly des maillets, etc.
Passons maintenant à la déSnition des ornements extérieurs qui se superposent de différentes manières au- , tour du cadre des armoiries. Ces ornements extérieurs sont de trois espèces; ce sont : l'aies timbres, dénomination qui comprend tes casques ^ les cimiers et les différentes sortes de couronnes de rois, de ducs, de marquis, de comtes , etc. ; les timbres se placent immédiatement au*dessus de l'écu ; 2** les lambrequins, bandes d'étoffes ou rubans qui s'enroulent autour du timbre et lui servent d'oriiements ; 3" les te- Hauts cl supports , ligures d'hommes ou d'animaux placées des deux côtés de Técusson et qui supportent le timbre.
Enfin on distingue encore dans Técu la devise et le cri de guerre , qui se lisent ordinairement au-dessous de récu et au-dessus du timbre.
(rétait le roi qui conférait les armoiries. Ce n'était point seulement sur les boucliers qu'on les portait, on les figurait aussi anciennement sur les vêtements; on les attachait sur les tombeaux , aux portes des temples , aux tours et aux murailles des châteaux ; plus tard on les mit sin- les moruiaies , sur les anneaux dont on signait les actes; eufin, sur les armes et sur tout ce qui était à Tusage du chef. Lorsque le dernier rejeton d'une famille noble mourait , on l'etjterrait avec son casque, son bouclier et son anneau. Dès lors les arnies de cette iamille étaient éteintes; elles étaient comme ensevelies Svec le mort.
Les armoiries étaient de plusieurs espèces ; on en avait pour les dignités , les terres , les sociétés ou communautés auxquelles on appartenait; enfin , pour sa famille. Ainsi , un évdque mettait dans ses armes celles de son père, plus une niitre ou une crosse, plus une couronne de comte , si sou
BLA
éfdcbé lai donnait ce titre; enfin, Temblème qui appartenait à telle ou telle communauté dont il faisait partie.
B1.A8ON. — On nommait encore
ainsi , dans les qainzièrae et seizième siècles , de petites pièces de poésie satirique ou louangeuse. Voici comment s'exprime Clément Marot , en se défyamàùt , auprès des dames de Paris « d'adieux satiriques qu'on Taccusait de leur avoir faits en quittant une fois la capitale :
Croyex qu'il n'est blason tant soit infime , Qui sçot changrrr le bnit fThonnette fenune»
F.t n'est binson , tant soit pUiii (1<> louange^ Qui It renom de folle femme change; ()n a beau dire, une colombe est noire. Un corbeau blanc ; pour l'avoir «Ut, faut croire , Que la oolombe «n rien ne noiteini , ' Et le corbeau de rien ne blaadiira.
Ces vers font parfaitement connaître la double destination du blason. Il est h présumer que c'est du blason satirique qu'est venu le mot blasomier,
Î|u*on emploie quelquefois pour dire, aire la critique de la personne, de l'esprit ou de ia conduite de quelqu'un.
Bla-yet , rivière de Bretagne, passe à Pontivy , et se jette dans TOcéan après un cours de six myriamètres et demi.
BL4VKT (Jean-Louis), fils du célèbre musicien compositeur de ce nom, naquit à Besançon , le 6 juillet 1719, fit d*abord f)artie de Tordre des bénédictins , qu'il quitta ensuite pour reprendre la vie séculière , en conservant rhabit ecclésiastique et le titre d'abbé. Il était , avant la révolution , biMiotbécaire du prince de Conti et censeur royal. On lui doit plusieurs ouvrages estimés, entre autres : Essai sw ^agriculture moderne^ in-12, 1775, composé avec le chanoine Nolin ; Théorie des sentiments moratuc (le T/iomas Smith ^ 2 vol. in-12, 1776 et 1797 : Mémoires historiques et politiques cle la Grande'Bretcujne et de V Irlande, sous les règnes de Char' les II , Jacques //, Gmliimme II! et Marie ^ traduits de l'anglais du chevalier Jean Dalrymple , 2 vol. in-8", 1776 et 17d2 ; Rècherclm sur la na-
ture et les causes des richesses de$ nations, traduites de l'anglais d'Adam Smith, 1781, 6 vol. in-12. et tmo, 4 vol. in-8'. L'abbé Blavet est mort en
Blaye, BlavenUmi^ Mtvium, Bkh
via, ville de l'ancienne Guyenne, àvingt kilomètres nord-ouest de Bordeaux , est aujourd'hui le chef-lieu de Tun des arrondissements du département de la Gironde, et renferme une population de 38.5.5 habitants. Cette ville est ancienne ; le roi Caribert l'^'^ y mourut et y fut enterré en 570. Plus tard , elle tomba au pouvoir des Anglais , et fut reprise par les Français en 1339. Les calvinistes s'en emparèrent en 1.568, et en détruisirent toutes les églises. Elle prit ensuite le parti de la ligue , et fut assiégée par le maréchal de Martignon ; mais un secours envoyé par les Espagnols força ce générai à lever le siège. Blaye fut encore assiégée inutilement par les Anglais en 1814. C*est dans cette ville que la duchesse de Berry vint terminer , en donnant le jour à une fille , en 1832, son aventureuse entreprise sur la Vendée (Voyez Bebay [Caroline , duchesse de] ).
Blaze (Henri-Sébastien), musicien, naquit à Cavaillon , en 1768. Envoyé par son père à Paris, pour y étudier le notariat, il y fit la connaissance de Séjan , et devint un de ses premiers élèves pour Torgue et le piano. Devenu notaire à Cavaillon, il ne renonça point à In musique, et ses compositions obtinrent de brillants succès au concert de Marseille, l'un des plus re- * marquables de la France. En 1799, il revint i Paris, et s'y livra tout entier à son art favori. Il publia un œuvre de romances, deux œuvres de sonates, et des duos pour harpe et violon, dont madame Bonaparte accepta la dédicace en 1800. C'est alors qu'il écrivit son opéra de Sémij amis , qui ne fut point représenté , mais dont la partition , connue de Grctry , de Méhul , ses amis , et des premiers musiciens de Paris , lui valut le titre de correspondant de l'Institut. Après la réorganisation de ce corps savant , il
M BJLA L'uisr
fui maintenu sur le tableau des membres correspondants de l'Académie des , beau.\-arts. De retour dans sa patrie, BUMllUa8!éttbUrà Avignon, en 1805« et y exerça la profession de notaire jusqu'à sa'mort, arrivée à Cavaillon, le 11 mai 1833. Il a laisse plusieurs enfants, qui se sont également distingués dans la littératuve et dans Jet arta. On a de lui : Z>0 Is nécesM (Vune rtUgiwi dominante en France (1796) ; une Messe brèrc à trois voix ; une Cantate exécutée à grand orelies^ tre et dirigée par Blaze lui-même, dans «ne cérémonie expiatoire qui eut Ueu sur les prétendues ruines de Bédouin ( voyez ce mot ) ; un Requiem exécuté avec une rare perfection h Avignon , par les musiciens du pays , pour les funérailles du duc de Monte»
oello ; plusieurs messes et motets, avec ehœurs et symphonies, etc.
Comine compositeur, Blaze s'était formé à Técole de Mébui.
BiMiiY (Nieolas), cbirurgfen de la lin du dix-septième siècle, nedatla réputation qu'il eut pendant un certain temps qu'à l'intrigue et à une certaine activité dont il était doué. D'abord bandagiste herniaire , il se mit à la tête d'une académie de nouvelles découvertes en médecine , qui publia ses mémoires par cahiers mensuels.
Les trois premières années, traduites en latm par Bonnet, parurent avec le titre de Zocliacus 7ne4icop GalUcua , IfiSO , in-4°, et sous le nom de Blegny. Mais la légèreté et le peu (j'égards avec lesquels il y traitait des auteufs fecommaiidablet, firent supprimer, en 1683, œt éerit périodique.
Blegny, toujours tourmenté par la manie d'écrire, envoya tous ses écrits à un médecin de Niort appelé Gauthier , et fixé dès lors à Amsterdam , et qui en fit paraître dans ortte ville un recueil , sous le titre de Mercure savant. Pendant ce temps , Biegny ^ s'occupait toujours des moyens d'aug- * raenter sa réputation : il affichait des cours de toute espèce , et allait même jusqu'à ouvrir un cours sur les perruques , à l'usage des garçons perruquiers. Nommé en I67â clîirurgiea de
ERS. BUi
la reine; en 1683, chirurgien ordinaire du (hic d'Orléans , il devint médecin du roi en 1(>H7. Mais cette, position usurpée , et dont il était indigne soua tous les rapporta, cassa en 1693, par suite d'escroqtieries dont il s'était rendu coupable , et pour lesquelles il fut , pendant sept ans , prisonnier au chftteau d*Angers. Après sa délairtion, il se retira à Avignon , où il est mort en 1722, âgé de soixante-dix ans. Les ouvrages de Blegny ne sont que d'obscures compilations , où se trouvent souvent les erreurs les plus grosalèrea. Outre les deux recueils périodiques déjà cités, il a laissé un grand nombre d'ouvrages dont il serait trop long de citer ici les titres.
Blenac , terre et seigneurie de Tancienne Saintonge, à seize kilomètres ouest de Saintes; érigée en oomté en
Blesneau, bourg du département de l'Yonne , sur le Loin^ , à treize ki- ' lomètrcs nord^it de Bnare.
BuMiiiAU (combat de). — Cette bataille, qui , par ses résultats, est l'une des plus im[>ortantes qui aient été livrées pendant les guerres de la Fronde, . eat , en outre , à cause dea mancsnvrea des deux généraux qui y commaadaient les deux partis, d'un ç^rand intérêt pour l'histoire de la stratégie. La cour n'ayant pu entrer dans Orléans, dont les habitants lui avaient refesé Tentarée, le roi se retira à Gien, avec son armée forte seulement de huit à neuf mille hommes. Celledesprf;im'(les ducs de Nemours et de Beaufort) , plus considérable, a'aYancait sur Jargean , entre Orléans et oien. Turenne se porta rapidement en avant pour empêcher renneini de s'établir si près de lui , et le repoussa vigoureusement.
L^armée royale prit ses quartiers dlit- Tcr à Briare ; mais le maréchal de Hoc* ^ quincourt , auquel Mazarin voiUut conserver un commandement séparé , se posta ù Blesneau , et distribua ses troupes en sept quartiers assez éloignés les uns des autres, malgré les conseils de Turenne. Le prince de Condé , informé des graves dissensions qui avaient éclaté, entre messieurs de Nemours et
de Beaufort , quitta Bordeaux et vînt prendre le commandement de Tarmée.
Au milieu de la nuit , le maréchal de Hocquincourt (mars 1652) fut attaqué inopinément, ses quartiers enlevés , ses troupes tuées ou dispersées , les yillages brûlés. Turenne averti observa, à In lueur de Tincendie, les dispositions de Tennemi , réfléchit un instant, et dit à ceux qui l'entouraient : « M. le prince est arrivé ; c'est lui qui « «onttnande son armée. » Il se dispM. mseitdt à combattre son adversaire.
Le maréchal de Hocqiiinrourt , revenu de sa surprise, s'efforça de réparer son imprudence par son courage.
ITayant pu se maintenir dans Blesneao, il se retira de Taotre c6té du village, et prit position , avec qnelqiiR infnntcrie et neuf cents chevaux , derrière un ruisseau [)rofond et marécageux , qu'on ne pouvait franchir qu'un à un sur line digue très-étroite.
M. le prince passa le premier, suivi de ses principaux amis. Malgré une résistance opiniâtre., le maréchal fut repoussé, et son armée se sauva vers Auxerre, pouisaivie Tépée dans les reins.
Condé dirigea alors tous ses efforts contre Turenne, afin de s'emparer de Gien , où il espérait faire le roi prisonnier, et finir ainsi la guerre.
La frayeur était grande à la coor* Turenne n'avait que quatre mille hommes à opposer aux douze mille soldats victorieux de Condé. « On proposait à la reine de rompre le pont de Gien , et d'emmener le roi à Bourges, avec ce qu'on aurait pu sauver des débris de I armée. Le cardinal inclinait pour cet avis. Anne d'Autriche était à sa toilette, et ne témoignait aucun effroi.
Sans diseontinuer de bouder ses cheveux, elle envoya demander conseil à M. de Turenne. Celui-ci, entouré de ses officiers, répondit froidement : » que le roi pouvait demeurer à Grîen saoïs rien -craindre. « .
« Le danger paraissait cependant im»
minent aux militaires les plus intrépides; plusieurs représentèrent à Turenne que sa hardiesse pouvait tout perdre « et que k retiailB sur Bouigei
était j en l*état des choses, une précaution Indispensable. Turenne répondît:
« que si la ville d'Orléans arait ftriQé
ses portes au roi lorsque son nrmée n'avait point encore éprouvé d'échec , aucune ville ne voudrait le recevoir ▼alncQ et fugitif. » Puis élevant la roiji d'un ton ferme : « Vous le voyes, meas « sieurs , ajoutart-ll,U fautrainere on « périr ici. »
« La confiance du général se commoniqua anx officiers et à toute Tat* mée.Turenne prit position entre Ozoyer et Blesneau. En face de lui , la plaine était fermée par un grand bois que tr:jversait une chaussée par laquelle le prince de Condé devait revenir après avoir poursuivi de Hocquinoourt. Ihins le milieu de la plaine se rencontrait une éminence ; M. de Turenne j
f>lara une batterie de canons qui enfilait a chaussée. A mesure que les fuyards se ralKaienf , il les recevait dans ses rangs ; et son attitude était déjà for*^ midable , quand , au point da jour, la cavalerie de M. le prince, ratiguée d avoir poursuivi de Uocquincourt| se présenta à l'entrée de la plaine.
n En s'éloignant du cnamp de Imh taille, M. le prince avait recommandé qn'on ralliât son infanterie , et il pensait la trouver prête au. combat; mais sesordres n'avaient ponit été exécutée.
Les soldats, épars dans les villages, piU laient les quartiers abandonnes ; il fallut perdre plusieurs heures à les réunir ; pendant ce temps, le duc de Bouillon amena an seeom de son Mre tout ee qu'il y avait à Oien diiommes oepaUee de porter les armes.
« L'attaque commença vers midi. Le terrain étant fort marécageux et coupé de ibssés, avant d'y engager sa cavaHM rie, M. le prince jeta de Tinfanterie dans le bois à droite et à gauche de la chaussée, pour faire reculer les roya« listes. Ceux-ci parurent céder au fei| ennemi , et s'éloignèrent de quelques cents pas. La cavalerie de M. le prince entra alors dans le défilé , se déployffrit . àmesurequ'ellepénétraitdanslaplaine; mais la retraite de Turenne n'était que simulée. U laissa seulement former sii escadrons, pui» Kenkil nie ses pas ivoq