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Unis d'Amérique, il sortit des affaires au mois de novembre de la même année, avec io réputation (fun administrateur distingué, mais sans srande élévation dans les idées , sans réner* ' gie nécessaire pour un temps de crise.
Avant d'être appelé à ces hautes fonctions , l'abbé Buchot , car il avait embrassé Tétat ecclésiastique , s'était fait remarquer à Lons-le-Saulnier par son attachement aux principes révolutionnaires , et avait été nommé membre de l'administration centrale du département du Jura. Forcé de se retirer en 1798, Buchot avait été envoyé, par le eonventionnel Prost dans le Jura, pour y combattre le fédéralisme. Dans cette mission , il mécontenta les habitants de Pontarlier, qui lui reprochaient une modération excessive; et, pour échapper à leurs menaces, il vint se réfugier à Paris, où il fut recommandé particulièrement à Robespierre, rsommé d'.ihord substitut de l'agent national Payan, Buchot finit par remplacer, au ministère des afTaires étrani^ères, Herman , qui, luimême, avait été nommé et révoqué le même jour, 9 avril 1794.
Lorsque, au niois de novembre de la même année , Buchot quitta le ministère, il était si pauvre que les employés de ses bureaux, reconnaissants des égards qu'il leur avait toujours témoignés, se rotisèrent pour lui procurer (les moyens d'existence. A cette époque, les ministres intègres et désintéressés n'étaient pas rares. Ne voulant pas restera la charce de ses amis, Buchot arrepta une place de commis sur le port au charbon, aux appointements de six cents francs par an. Il resta dans cette humble position jusque sous I»
consulat. Alors une note lemise par un compatriote de Buchot sur le bureau de Bonaparte apprit au premier consul qu'un ancien ministre de la république était simple commis sur le port au charbon de Paris. Avec sa délicatesse ordinaire, Bonaparte écrivit à la niariie : Six inifle francs de pension. Buchot, ainsi arraché à la misère, vécut juqu'en 1812.
Bdg>oz (P.-Jos.), naturaliste et