‹ France (volume 3)Chapitre 83 sur 105 · CE. BUD · texte numérisé non relu

CE. BUD

botaniste, Tun des plus laborieux compilateurs qui aient existé , naquit à Metz en 1731, mourut à Paris en 1807.

Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons seulement son Histoire fufl^urelle de la Lorraine , en 13 vol. in-8* et in-12, Nancy et Paris, 1762 et années suivantes; son Histoire natU' reUe de la France, en 14 vol. in-8^ ; et son Histoire universelle du règne végétal y Paris, in-8* et in-foL , orné de plus de douze cents planches, fous les ouvrages de Buc'hoz forment plus de 300 vol., dont 95 in-folio, et les autres in-8° et in-12. M. Deleuze a donné sur Buc*hoz une Notice détaillée dans \e Magasin encyclopédique.

BucQiJET ( Louis-Jean- Baptiste ) , procureur du roi au présidial de Beauvais, membre de Tacadémie d'Amiens et de la société d'agriculture de Paris, naquit à Beauvais, le 10 mars 1731 et mounit au château de !Marf;uerie, près la même ville, le 13 avril 1801.

11 a composé sur l'histoire de son pays un graud nombre d'ouvrages qui sont restés manuscrits. On remarqua entre autres des Mémoires pour servir à l'histoire de l'-imiénois et du Jieciurois\s , et nnt Histoire du heaur . voisis Jusqu'à l'an 1022.

BucQUOY, bourg avec titre de comté, dans r ancienne province d*Ar* tois, aujourd'hui département du Pasde-Calais, à huit kilomètres de Bapaume. La population de Bucquoy est aujourd'hui de 1,561 habitants.

BuDB (Guillaume) , un de nos sa-, vants les plus illustres du seizième siècle. Il était fils du grand audiencier de France , Jean Budé. Après un commencement de jeunesse assez dissipé, il se livra k Tétude avec ardeur, et ac^ quit un haut degré de science dans les langues anciennes. Ses ouvrages d'érudition rendirent bientôt son nom célèbre, et le firent appeler à la cour, où il reçut le plus bienveillant accueil de CbaHes VIII. Louis XII le prit pour secrétaire, et l'envoya à Borne, chargé d'une mission. François r " le fit maître des requêtes, et le plaça à la téte de la bibliothèque royale. Enfin, telle était Testîme qu*inspirait à tous le caractère de Budé , et son habileté

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pour les aifaires , que la ville de Paris le choisit pour prévftt des marchands. Au milieu des occupations que tant d'honneurs lui imposaient, Budé ne ^essa pas d'étendre ses connaissances, et de contribuer, par ses ouvrages, au prourèsdes lettres. Aussi sa réputation était-elle européenne. U entretint des relations avec les plus illustres personnages des pays étrangers , surtout avec Érasme , qui professait pour lui la plus haute es»

time , et l'appelait le prodige de la France. C'était surtout par sa connaissance de la langue grecque que lîudé étonnait ses contemporains.

Scaliger l'appelait , dans son langage pédantesque , le pins grand Grec de VEuropey un phénix qui ne renaîtra point de ses cendres. Ses principaux ouvrages sont la traduction de plusieurs traités attribués à Plutarque, et d'une lettre de saint Basile à saint Grégoire de Nazianze ; des commentaires latins sur la langue grecque ; un traité De asse (sur les monnaies) ; un traité De transita Uellenismi ad Christianismum ; un autre traité en français sur Tinstitution d*un prince ; ' un recueil de lettres grecques et latines. Un des premiers titres de IJudé au souvenir de la postérité, c'est d'avoir puissamment contribué , avec le Grec Lascaris, à faire instituer par le roi François V le collège de France.

Bu des' (Sylvestre), seigneur breton,

Êarentde du Gueselin , qu'il suivit en Ispagne , alla offrir ses services et ceux de six mille aventuriers, ses compatriotes, au pape Grégoire XI, puis a Clément VII , dont la France soutenait les prétentions. Le capitaine breton tomba rudement sur 1rs soldats d'Urbain VI , et , sans s'effrayer des foudrespontificales, marcha sur Rome^ s'en empara avec sa petite troupe, et y tint garnison pendant près d'un an , sans que les Romains , auxquels ii faisait beaucoup de mal, vinssent à bout de le déloger. Cependant Urbain VI ayant eu le dessus, Budes repassa en France, où Clément l'accusa d'intelligence avec son compétiteur; et, réuni au cardinal d'Amiens, dont le cheva-

lier breton avait pillé les trésors en

Italie, le fit condamner à avoir la tête tranchée ; ce qui fut exécuté à Mâcon

en 1379.

Bi DGET.— Ce mot, emprunté à la langue anglaise, s'emploie maintenant en France pour désigner le tableau des dépenses de l'État, et des recettes destinées à les acquitter. Avant 1789, le gouvernement ne rendait nurtin compte à la nation de l'administration des nnances; il fallait, pour qu'on eût recours à elle, de grandes calamités, ou des nécessités pressantes ; il fnllaitque le monarque, forcé par la pénurie du trésor royal d'établir de nouveaux impôts, craignît ^ue son autorité seule ne pàt réussir à les faire accepter par les masses. ;\'oyez États obnsbaux.)

IVecker Ait le premier ministre qui, par son fameux compte rendu , dévoila les besoins et les ressources du royaume. Son exemple fut bientôt suivi, et de Câlonne publia aussi un compte rendu, qui annonçait un déficit de cinqiinnte-six millions; enfin, le 24 janvier 1789, Louis XVI déclara solennellement que désormais le tableau des revenus et des dépenses serait rendu public, dans une forme proposée par les états généraux et approuvée par le roi , et que les sommes attribuées à chaque ministère seraient déterminées d'une manière fixe et in* variable. C'est de cette déclaration que date en France le premier essai de l'institution du budget. Toutefois , tant que dura la tourmente révolutionnaire, il n'y euti)oiut,à proprement parler, de budget; Tabolition des Impôts et la dépréciation du papier-monnaie avaient anéanti If ^ finances de i'Ktat; cpiand une dépense était jugée nécessaire, on la décrétait, sauf a recourir ensuite aux expédients pour V faire face. Les Assemblées na-tionales votèrent ainsi successivement un grand nombre de lois de finances; mais il n'y eut pas de budget , puisu'il était impossible de rien statuer ans la prévision d'un avenir que les événements modifiaient chaque jour.

Sons le consulat et sous Tempire, il y eut plus d'ordre et de clarté dans le

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