B17I FRANCK. ' BUI 46S
placé dans la première I.yonnnîse.
Èoiïîuie la Bresse, il dépendait autrefois du royaume de Bourgogne ; mais la plupart des seigneurs particuliers qui le {gouvernaient, se rendirent indépendants, et la maison de Savoie, par échange ou achat, acquit successivement toute la contrée, qu'elle céda, en 1601 , avec la Bresse et le pays de- Gex. à Henri IV. LeBugey, dont Belley ét.'iit la capitale, dépenriit alors du jiouveriienient de Bourgogne : aujourd'hui il est compris dans le départi;nient de l'Ain.C Voyez Bellet,Bressb
et BOUBGOGNE.)
RiroLOSE , bourg du département des Landes, où naquit saint Vincent de Paul.
BuGNYON (Philibert) , écrivain et poëte, néàMdcon, mort en 1590, est connu par Un traité latin des U/is abro(j('('s en France^ Lyon, 1504, Bruxelles, 170:i; tradnetion en français, Paris, 1G02; l'auteur s'y élève contre la vénalité des charges de magistrature; par sa Remontrance pour la paix (aux états de Blois), Lyon, 1576, et son Mémoire sur ce qui 's'est passé aux états de Blois (en latin), 1577; in-8\
BuRY (Félix), né à Lyon en 1634, carme et docteur de Sofbonne , mort en 1687, osa soutenir le premier les dix articles de doctrine publiés en 1682 par le clergé de Frai»ce sur la nature et l'étendue de la puissance ecclésiastique. On lui attrioue aussi un Abrège des conciles généraux, Paris, 1099; ouvrage fort estimé.
BuiMOT (Julien), fusilier , né dans le département de la Sarthe , gravit l'un des premiers sur le Monte-Faccio (voyez ce mot), et désarma quelques Autrichiens qui le croyaient leur prisonnier,
Blibette (Jacques), sculpteur, né à Paris en 1630, reçu à l'Académie, le 37 août 1661, sur un morceau qui donnait lieu d'espérer qu'il serait un jour un grand maître. C'était un basrelief en marbre dont le sujet était funion &t la peinture et de la sculpture, représentées par un groupe de deux jeunes fiUes, aont Tune tenait des pin-
ceaux et une palette, tandis que l'autre s'appuyait sur un torse. Mais, peu après sa réception, Buîrette devint aveugle : ce malheur ne l'emp^ha point toutefois de méditer sur son art, dont il acquit bientôt une connaissance si profonde , qu'il jui;eait et corrigeait en les touchant , lès modèles qu'on lui .présentait. Versailles possède plusieurs ouvrages de ce sculpteur si dfgnè d'intérêt. II fut, en erfet , l'un de ces nonilvreux artiste^ qui, sous la direction de le Brun , décorèrent le palais du grand roi. On cite particulièrement les quatre groupes dVnfants et l'Amazone d'après l'antique , placés à la demi-lune qui termine l' Aliée-d'Kau. Il a fait , pour Saint-Gervais, les statues de saint Jean et de la Vierge. Il mourut le 3 mars 1699, à l'âge ue soixanteneuf ans.
lii is ^Tenn), sergent à la 106" demibrigade . ne y Grillon (Vaucluse). Au siège de Gènes, dans la sortie du V2 floréal an viii, il pénétra dans les Iretranchements ennemis, d'où 11 appela ses camarades, en leur montrant la route qu'il avait tracée devant eux.
Buis mourut victime de son courage.
Buissiebe (la), ancienne seigneurie de l'Artois , à huit kilomètres de Bé« thune (aujourd'hui département du Pas-de-Caiais), érigée en marquisat
en 1003.
liuisua (Mathieu ), sergent-major à la 34* demi-brigade , ne à Guerande
(Loire-Inférieure). Placé à l'arrière*
garde dans un combat où nos troupes écrasées par le nombre se repliaient en désordre, il soutint la. retraite avec quelques soldats qu'il était parvenu à rallier, et auxquels il 6t partager sa résolution. Après avoir longtemps disputé le terrain pied à pied , il se laissa cerner |)our dornier à ses camarades le teu)ps de s'élo:gner. Lorsqu'il les vit en sûreté, il voulut à son tour faire une trouée; son sabre d'une main, S9 baïonnette de l'autre, i! s'clanra sur les assaill.mts IfS plus rapproches de lui et en tua plusieurs. L eiuiemi admirant les efforts d'un si ^rand courage, et voyant qu'il était mipossible que Buisur pût échapper , lui ofirit Ja
lÊVh
L'UJSIVERS.
vie; mais il préféra mourir les armes à la main.
lîULi FOiST,chef de bataillon (le f^nrdes nationales, fut du nombre de ceux qui défendirent si lionorablenient liuiiincue , sous les ordres du général Barlianègre, en août 1815.
Bull ( prise de). Pendant qu'en Europe, la France et i'Ani^letor»e se disposaient a mesurer leurs forces, ia guerre se faisait vivement en Amérique, entre les colonies des deux nations.
Le 27 mars 1766, les Français attaquèrent Bull, l'une des plus fortes places du (lanada; la forteresse, qui renfermait des maj^asins considérables, fut emportée après quelques heures de
façades de la cour, la loge en arcade de la terrasse. «Il a sans doute été « fait en France, dit M. Qiiatreinère, « depuis Bullant , des edilices plus A grandement conçus , selon le ^énic « de Tart antique il s'y est élevé des » palais beaucoup plus beaux que celui « d'Écouen; mais on nV a point exé- « ctité de détails d'arcbitecture plus « ciassiuues et plus purs... 11 serait « difCdie de trouver chez aucun des « successeurs de Bullant des i)rofils « plus corrects, une plus grande lincsse « d'exécution, un sentiment plus juste « des proportions et du véritable ca- « raetère de chacun des trois ordres; « enfin , une meilleure imitation en ce
résistance, et la garnison se rendît à « « ger.re des oeuvres de l'antiquité.
discrétion.
BuLLAîNT (Jean), sculpteur et arcliitecte français , mort en la78. Bullant n*étudia point Tarchitecture d*a* près les Italiens amenés en France par Frnurois P"" : il se forma en Italie nïéine et sur les monuments de Tantiquité. Cti^t ce qui resuite de Tun de ses ouvrages intitulé : Jieiyle gênératk d'architecture des cinq manières de colonnes, à savoir ^ toscane, dorique^ ionique, cor inthe et composite^ à t^exeaiple de l'antique ( fait à Kcouen , 15G4 , imprimé a L^ir is, lo68, in-fol.). On y trouve des dessins de quelques nionuments antiques de Rome, ainsi que leurs mesm-es, que Bullant dit avoir prises a l'antique^ dedans Home. Cet architecte, l'un des plus habiles de la renaissance, est, selon Chambray (*}, un de ceux qu^ ont suivi les tracés de l'antiquité avec le plus d'intelligence et de lumières, le seul qui ait accepté les proportions de Vitruve, et Cliambray n'hesite pas à rappeler le premier de nos architectes français. Lé premier ouvrage de Bullant et son chef - d'œuvre est le château d'Écoiien, élevé vers 1545. Ce qu'on y distingue surtout, tfest le choix dé la position, le péristyle à Tavant-corps de la façade, les avant-corps du milieu des trois
Bullant construisit , en I VM, avec Philibert Delcrnie , les bâtiments du centre du ciiàteau des Tuileries; mais on ne sait trop quelle fut sa part dans cette construction. Toutefois , on pense qu'elle fut peu considérable.
En 1572, il éleva, pour Catherine de Modicis, riiotel de Soissotis, dont il ne reste plus que la colonne astrologique (a la Halle au blé)« Quelques auteurs lui attribuent aussi rhotel Carnavalet, à Paris. Connne sculpteur, Bullant fut l'élevé de .lean Goujon; mais il adopta, dit M. i-jneric David (*) «la manière de dessiner du.Rosso« « qui entraîna plus ou moins, dans le « seizième siècle , presque tous les ar- « listes français. Son dessin est n)àle, «grandiose, mais un peu sauvage,^ « connne on Ta dit de celui du Rosso « et de eeltil du Bandinelli que ce maître « o\ait imité; quelques figures offrent « (les attitudes trop recherchées ; le « laire n'est pas toujours exempt de « sécheresse. » I.e morceau le plus connu de BuHant est le mausolée d*Anne de Montmorency, sur lequel sont les statues du connétable et de sa fennne. Les bas-reliefs représentent le sacrilice d'Abraham , les quatre évangéiistes , la Religion et la Fon-e.
Au-dessus de la corniche est l'Histoire écrivant les grandes actions dil conné*
(M Parai/île de l'architecture atitique et (*) Cf. Lenoir, Musée des Augusliu, iu-S^ de larcltittciure moderne, p. a3i.
BtJL
table. Ce chef-d'œuvre a été altribaé à fils de soie ; si le rescrit est de justice,
tort à Barthélémy Prieur. le sceau est suspendu par une corde-
Bulle. — Ce mot, dans son accep- lettede chanvre. On sait que les bulles
tien propre , désigne la biUle ou boule ne peuvent être publiées sans être
de métal {buUa) que l'on avait cou- munies de VexernuUur de i*aiitortté
tu me d'attacher aux actes pour les civile. Quant aux rormalitésiiéoessaires
authentiquer. C'est par extension que, du nom de cette boule de métal , on a donné à certaines lettres pontiQcales le nom de buitet. Ce litre ne ftit cependant pas eidustvement réservé aux actes des papes ; on le donna aussi à quelques rescrits des empereurs d'Orient et d'Occident : tels que la fameuse bulle d'or de Charles IV, empereur d'Allemagne ; à certains actes oe pré-
pour leur réception en France , nous renvoyons aux articles généraux qui traiteront des querelles et des discussions auxquelles ont donné lieu , à diverses époques , rétablissement ou le maintien de ces formalités. (Voyez PAPA.UIB [relations de la France avec la].)
INous allons passer en revue, en suivant Tordre chronologique, les prin»
lats puissants et aux décisions de quel* dpales bulles pontificales, tant celles
ques conciles œcuméniques. qui sont particulièrement relatives à
Les bulles, considérées comme res- la France, que les bulles générales,
crits apostoliques, sont, en général, et celles qui, intéressant plus directe-
des lettres pontificales expédiées sur ment d'autres pays, ne sauraient être
parchemin , et écrites en ronde, tandis négligéMf parce qu'elles sont des do-
que l'écriture italique estordinaireinent cuments utiles pour l'histoire de l'in-
affectée aux brefs , autre sorte de rescrits apostoliques. Les brefs sont consacrés aux affaires de moindre importance ; quelquefois cependant les papes décidèrent par des brefs des questions capitales , par exemple l'abolition des jésuites. Aussi dans la liste de bulles que nous allons donner tout à l'heure,
fluence que nous avons exercée sur toutes les questions à la fois politiques et religieuses où se trouva mêlée la papauté. Nous ne donnerons ici qu'une simple nomenclature t nous réservant d'entrer ailleurs dans de plus amples détails sur les bulles pontiflcales qui ont fait époque, sur celles surtout
nous aurons soin d'insérer les brefs qu'on désigne par des noms partica*
les plus importants. Ces deux espèces hers , telles que les bulles Clericis
d'actes différent, en outre, par la sus cription, beaucoup plus simple dans les brefs ; par le salut et la bénédiction apostolique ; par la date qui doit renfermer rindication du lieu, du mois,
laicosy Ausculta jili, Execrabilis , Unigenitus ^ etc. (Voy. les mots Gallicane (église), Papauté (relations de la France avec la). Jansénisme,
JÉ8UIW, PEAeXJLTIQini SANCTION,
du jour, comptés pour les brefs diaprés etc. )
notre calenarier moderne, et, pour On sait quece fut un roi de France qui
les bulles, d'nprès le calendrier romain, le premier opposa aux papes une résis-
Les brefs sont scellés en cire rouge, tance décisive j mais ce fut aussi contre
sti6aitJMf/opiscatorif, avec l'empreinte vn roi de France que les papes essayé»
de l'anneau du pécheur, c*est-à-dire ient,pourla première fois, leur arme la
que saint Pierre y est représenté dans plus terrible. Jusqu'à la fin du dixième
sa barque en action de pêcheur. Autour du sceau doit se trouver le nom du pape. Les bulles sont scellées en cire verte, avec un sceau pendant en plomb,
qui représente d'un côté les images de saint Pierre et de saint Paul, et porte de l'autre le nom du pape avec l'année
siècle, leurs bulles les plus importantes furent consacrées à maintenir la discipline ecclésiastique on à réprimer les hérésies. C*e8t à l'approche de l'an mil , dans l'effroi général qu'inspirait l'attente de cette ère terrible , qu'ils commencent à lever la tête , d'autant
de non pontificat. Quand le rescrit est . plus haut que les grands du monde , de grâce, le sceau estattaebé avec des ducs et roM, oounwiit la leur plus
T. m. SO' Livraison* (Dici. emcycl., i^ic )
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humblement dans la CtfAàU du jqgt-
.ment dernier.
x*^ SIÈCLE. — En 998 , une bulle de Grégoire V excommunie Robert , suoflesseur de Hugues Capet, ooupidile d'avoif épousé sans dispease Berthe sa cousine. Robert épuisa tous les moyens pour né( liir le pa[)e : ce fut inutilelueiit ; il fut obligé de céder et de ré- .pudiçr Berthe en 909.
XI* SIÈCLE. — Le onzième siècle nous offre plusieurs bulles remarquables, qui sont autant de monuments des efforts continuels des papes pour éta- -blir leur suprématie sur celle des rois. . En 1066, uae bulle de Kicolas II relève les r>|ormands établis en Italie des excommunications lancées contre eux par ses prédécesseurs, et leur assure la possession de la Fouille et de la Galaore.
En 1076, bulle de Grégoire VII qui défend aux prélats nouvellement élus de recevoir l'investiture des princes séculiers. C'est cette bulle qui fut Torigine dé la fameuse querelle des inyestitures.
En 1095, deui bulles du pape Uv>»
bain, dont l'une excommunie Ptiilippe r% pour avoir répudié sa femme Berthe, afin d'épouser Bertrade, femme du comte d'Anjou , exconimunicatioR • qai ne fut levée qu'en 1104 par le pape Pascal. Par l'autre bulle, donnée, connue la première, au concile de Clermont, Urbain II publia la première proisade, pron^ettant indulgence plé- Dière à quiconque se dévouerait à la délivrance de la terre sainte.
xii^ SIÈCLE. —1'*^ février 1120, bulle du p'ape Calixte II, par laquelle il accorde à TégLise de Vienne en France la primati^ ^ur sept provinces.
• li4l.-^BaHe d'Innoeent n, qii met en interdit le royaume de France, au sujet de l^éleotion d'un archevé^ de Bourges.
xiiv STÈCLB.— 1200.— Bulle d'Innocent m , par laquelle le royaume de France est de nouveau mis en interdit^ à cause du divorce de Philippe*August'e avec la reine Ineburge.
Par une bulle datée de 1246, Inno- •an) iV publie une croisade contre
Frédéric II d'Allemagne , qui chasse le pape dltalie et le force à se réfugier en France , asile ordinaire des papes persécutés.
Pendant le lonfi; séjour qu'il fit à Lyon , ce pape avait jugé à propos de restreindre les privilèges des ordres mendiants. ISoii-seulement Alexandre lY, son successeur, les leur rendit avec usure par une bulle du 93 décembre 1254, mais il prit chaudement leur défense contre l'université de Paris; et, par une autre bulle de 1256, il condamna le livre de Guillaume de Saint-Amour, intitulé des Périls des demten temps, dans lequel ces prl^»
léges étaient attaqués.
En 1263, bulle de Urbain IV, qui met le roi de Naples, Mainfroi , au ban de la chrétienté. Charles, comte d'An- 'km , chargé par le pape de mettre la bulle à exécution, s empare du royaume de Naples, et en reçoit l'investiture solennelle par une bulle de Clément IV, du 26 février 1265.
£n 1266, autre bulle de Clément,
Sar laquelle il décide que la disposition e tons les bénéfices appartient an pape; de manière qu'il a non-seulement le pouvoir de les conférer lorsqu'ils deviennent vacants , mais encore eeitti de les assurer à qui bon lui semble , avant qu'ils viennent à vaquer* C'est ce qu'on npiteWe'Mésérves expee* tatives. Ce fut en partie pour réprimer une prétention aussi exorbitante que saint Louis donna sa Pragmatique sanction.
BvUes particulières accordées par les papes à sai?it Louis. — Le véritable caractère de saint Louis a été longtemps mal compris dans l'histoire; en ne connaissait guère que le saint Louis de Joinville; et encore aujourd'hui, on le représente trop souvent tel qu'il nous apparaît dans son naïf historien ; on est tro{) porté à ne voir en lui qu'une âme pieuse et timorée dans tout ce qui touche a la religion et à la conscience. INIais quand on examine de plus près les faits de son rè^ne et le caractère de ses actes , on est frappé de sa conduite ferme et soutenue,
nHMt lor in point «à quelque fiii^ Messe eât pu paraître meusabte de la part d'un nomme qui passa pour un saint au milieu meuie de la ferveur religieuse de son siècle. Il a déployé dans ses rapports avec le saint-siége vna fernwté sans loidmr et sans em^ portement, qui sut oontenir et même réprimer au besoin les prétentions exagérées des papes. Ce qui! y a surtout <le remarquable dans cette politique , c'est une modération , une loyauté nui cédait dans les limites du droit et de Téquité, mais sans jamais reculer au delà; et cependant cette loyauté pourrait être qualifiée d'habile, en présence des résultats qu'elle obtint. L'influence personnelle de saint Loua sur les papes fut immense , et on n'en saurait établir de preuve plus évidente que celle qui ressort de la simple nomenclature des bulles particulières qui oooiéraient à saint Louis des privilèges qu'on peut dire personnels, puisque tous sont accordés à lui-même, à son épouse, à ses successeurs, à ses gens, à ses chapelles , ou aux terres de son domaine. Quelque nombreuses que soient ces bqlles , leur nombre seul est trop significatif pour qne nous ne les rapportions pas toutes.
1236, 13 novembre, bulle de Gré-
Soire IX, qui défend à qui que ce soit e lancer eentenee d'ij^enfit sur les chapelles du roi , sans une permission spéciale du saint-siége.
1243, 5 décembre, bulle d'Innocent IV, qui permet à saint Louis de ae choisir un de ses chapelains pour confesseur, et à ce conaseeur d'absoudre le roi de tous crimes et de toutes excommunications , excepté de celles qui seraient fulminées par le
fur les tenes du ni oo de 4^ suooea-
Seurs.
Alexandre IV, successeur d'Innocent, occupé à soutenir la guerre que son prédécesseur avait déclarée à Mainfroi , lils de Frédéric II , et craignant
Î[ue saifit Louis ne se prononçât contre ni, se montra prodigue de nulles &• vorables pour se le concilier.
1254, 15 avril, bulle qui permet à saint Lquîs de prendre pQur confesseur tel prêtre régulier ou séculier qui lui conviendra. •
— 25 avril, bulle qui défend d'excommunier ou d'interdire saint Louis, la reine son épouse, et leurs successeurs.
Autre bulle de la même date qui accorde cent jours d'indulgence à saint Louis et à la reine son épouse^ chaque fois qu'ils entendront le sermon.
— 22 septembre, bulle qui donne à saint Louis et à sa maison le privilège de ne pouvoir ifitie eioommuniés âi fréquentant des criminels obstinés dans leurs erreurs.
— l**^ octobre, bulle qui renouvelle la défense contenue dans la bulle de GrégQire IX, du 14 décembre 1243.
— 10 octobre, bulle qui déclare qqe saint Louis ni sessuocesseurs pie pourront encourir sentence d'excommunication [jour avoir fréquenté les excom* muniés.
— 4déeembre, bulle qui permet au roi de se faire accompagner par les jacobins et les cordeliers de sa suite, dans quelque couvent que ce puisse être.
1255, 30 octobre, bulle par laquelle le pape, à la prière de saint Louis, accorde aux sergents et ofliciers de ce prince la permission de se confesser aux frères prêcheurs et mineurs qui seront auprès du roi.
saint-siége, ou pour des crimes si 12Ô6, 20 avril, bulle qui permet énormes que l'absolatioa dût en être aux religieux qui seront au service de
réservée au pouvoir pontifical.
— 14 décembre, bulle qui accorde à saint Loufs que lut et ses diapelains, clercs, jurés et ofliciers, ne pourront encourir rexcommunication majeure, ni mime l'interdit, en fréquentant des excommuniés.
— 15 décembre, bulle qui défend de
saint Louis de célébrer Toffice divin suivant l'usage de s;i chapelle.
1257, 11 avril, bulle qui déclare que les aumônes que saint Louis fera aux pauvres lui tiendront lieu des restitutions qu'il croyait être obligé de ftire pour lui et les rois ses prédécesseurs. 13 avril, bulle qui statue sur le
fulminer excommunication ou interfUt . mmns oki^dt qfiQ ia précédeul^e» »vec
L^NIV£R&
•BUL
cette clause nouvelle *. que le roi pourra disposer des restitutions en faveur des
églises.
1258, 22 février, bulle qui permet à saint Louis d'entrer avec une compa-
§nie honnête et décente dans l'abbaye e la princesse Isabelle sa sœur. Même faveur est accordée à la princesse fille du roi, (]ui |)eut y demeurer avec cinq autres femmes niodesfes et sages.
1259, 2 janvier, bulle qui renouvelle les dispositions contenues dans celle du 23 avHI 1256.
— 12 janvier, bulle qui déclare que saint Louis ne sera point excommunié pour tenir prisonniers les clercs coupables de meurtre, de vol et d'autres crimes de cette nature.
Autre bulle de la même date, portant que les excommunications ou interdits conçus en termes généraux ne s' étendent ni au roi ni à ses successeurs, à moins qu'il n'en soit fait mention expresse.
— 20 mars, bulle qui accorde confesseur que saint Louis pouvait se choisir, la permission de donner à ce prince des pénitences pour son absolution.
— 31 mars, bulle qui défend à tous
archevêques et autres prélats de fulminer aucune sentence d'excommunication ou d'interdit sur les terres de saint Louis sails un ordre spécial du saint-siége.
Urbain IV, successeur d'Alexandre IV, ne resta pas en arrière de ses predccesseurs , et accorda à saint Louis plusieurs bulles assez importantes.
126t,21 novembre, bulle qui donne à saint Louis et à la reine son épouse un an et quarante jours d'indulgence toutes les fois qu'ils assisteront à la dédicace d'une église , et en leur faveur étend cette grâce à tous les autres auditeurs.
—5 décembre, bulle (]ui confirme les privilèges accordés à saint Louis par le saint-siége.
— 21 décembre, bulle qui confirme eelle d'Alexandre IV, du 25 avril 1254.
Même date, bulle adressée à Tabbé de Saint-Denis , auquel le pape ordonne d'excommunier ceux qui troubleraient
le roi dans la Jouissance des pHvH^get
que le saint-siége lui a accordés.
Clément IV, successeur dUrbain, donna aussi quelques bulles à saint
Louis.
1265, 20 avril, bulle qui renouvelle celle d'Alexandre IV, du 12 janvier 1259, et ajoute que les sentences d'excommunication n'auront pas lieu contre ceux qui les auraient encourues en exécutant les ordres du roi.
— 29 avril , bulle qui permet au confesseur de saint Lmiis de l'absoudre de tous cas, de le relever de tous vœux, hormis de celui du voyage d^outre-mer.
— l"^^*^ mai, bulle qui renouvelle celle du 21 décembre 1261.
Autre bulle de la même date , confirmant les privilèges et indulgences accordés à saint Louis, mais déclarant que les bulles qui portent défense d'excommunier le roi et de mettre l'interdit sur ses terres ne doivent s'entendre que par rapport au seul domaine du roi, et non pas relativement au royaume de France.
4 mai , bulle portant que les clercs de la maison du roi ne pourront étie contraints d'accepter les commissioni dont le pape ou les légats les voudraient charger.
1266, 13 fuars, bulle renouvelant celle du 15 décembre 1243, qui défend d'interdire les terres du roi.
En 1282, deux bulles du pape Martin IV, l'une du 7 mai , contre les habitants de Palerme, à cause des Vêpres siciliennes ; l'autre du 18 novembre , contre Pierre d'Aragon, instigateur de ce massacre, à la faveur duquel il s'était emparé du royaume de Sicile.
Noos arrivons à la fameuse buUe CterUtU kUcos y donnée, en 1296, par le pape Boniface VIII, et qui fut la première cause des querelles de ce pape avec Philippe le Bel. Mais, l'année suivante, sur les représentations de Pierre Barbet, archevêque de Reims, Boniface Vm remédia au scandale de cette bulle y par une autre qui l'expli* quait. .... ....
Mh FRA
. 1997, 9 ttoAt , bulle qui prodame la
canonisation de saint Louis. Cette bulle de Boniface est regardée .fiOllline un chef-d'œuvre du genre.
Le même pape, choisi par les rois de France et d'Angleterre, Philippe le Bél et Édouard I*', pour arbitre de leurs querelles, rendit, le 28 juin 1298, son jugement en plein consistoire, devant une grande foule, que l'éclat de cette cause avait attirée au Vatican.
Le 80 Juin, ce iugement fut expédié en forme de bulle. Cest cette bulle qui , suivant une version contestée et que nous croyons contestable , aurait provoqué en France une telle indignation, QUQ le cx)mte d'Artois l'aurait arrachée des mains du prélat chargé de la lire et mise en pièces.
xîv" siècle. — 1301, 5 décembre.
La bulle .Ausculta fili^ par laquelle s'ouvre le quatorzième siècle, non moins eélèbre que la bulle Clericis lai- CQSf continua ce que celle-ci avait commencé. Philippe le Bel répondit à Boniface VIII en faisant briller la bulle à Paris, et publier cette exécution à son de trompe par toute la viUe, le dimanche 11 février 1802^. — Le pape convoqua na concile qui se tint a Rome la même année , et d'où sortit la fameuse décrétale Unam sanctam, Philippe le Bel, de son côté, assembla les états généraux , qui rejetèrent, avec des termes de mépris, les prétentions de cette bulle , que Benoit XI, successeur de Boniface VIII, se hâta de révoquer.
La bulle Unam sanctam fut rap-
Kortée plus solennelleu^ent par deux ullesde Clément V, datées au 1*' février 1307. — Par une atitre bulle du 20 du même mois, ce pape révoqua les commendes, et, par une bulle du mois d'août 1308, il convoqua à Vienne un concile général , où fiit publiée la suppression des Templiers.
1317, bulle de Jean XXII, par laquelle Toulouse est érigée en archevêché.
1399, bulle de Boniface IX, qui établit les annales sur les bénéfices
et les prélatures.
X v*" siècle. — 1408» 14 mai, bulle de