‹ France (volume 3)Chapitre 88 sur 105 · C£. BUL 4M · texte numérisé non relu

C£. BUL 4M

Benoit Xm, adressée au roi de

France, Charles VL Cette bulle pamt si offensante que le maréchal de Boucicaut reçut du roi l'ordre d'arrêter Benoit, qui était alors dans Avignon, et qui se hâta d'aller chercher un asile en Catalogne.

1460, 18 janvier, bulle de Pîe II, dite Exerr-abllis , qui proscrivait , sous les peines les plus sévères , les appels aux futurs conciles, ce qui n'empêcha pas Dauvet, procureur général au parlement de Paris , d*ap|âer de cette même bulle au futur concile général par ordre de Charles VII. Les expressions dont le pape s'était servi en parlant de la pragmatique sanction furent le motif et l'objet de cet appel. Mais l'année suivante, le même pape fut assez adroit pour obtenir de Louis XI l'abrogation de la pragmatique sanction, malgré le parlement et Tuniversité de Paris, qui protestèrent hautement contre la surprise faite au roi en cette occasion.

* En 1487, bulle d'Innocent VII qui défend , sous peine d'excommunication , la lecture des fameuses thèses de Jean Pic de la Mirandole. C*est ce

f)ape qui introduisit dans ses bulles es clauses motus proprii et motu pro' prio, qui n'ont jamais été admises en France.

En 1498, bulle d'Alexandre VI qui

prononce la dissolution du mariage de Louis XII avec la reine Jeanne.

César Borgia , fils du pape , qui vint apporter cette bulle au roi de France, reçut en récompense le duché de Va* lentinois.

XVI* siècle. — 1509, 3 mars, bulle de Jules II, portant ratification de la ligue de Cambrai.

1612,21 juillet, bulle du même pape, par laquelle il excommunie le roi de rrance, met son royaume en interdit, et délie ses sujets du serment de fidélité.

1520, 15 juin, bulle de Léon X contre les doctrines de Luther. C'est la bulle connue sous le nom de EX' surge Domine. On sait de quelle manière elle fut reçue à Wittemberg.

Par une seconde bulle du d janvier

mit

1631, Léon X ftftfypa d'anathème Luther et ses partisans. Par un décret du f5 avril 1521 , la faculté de théologie de Paris joignit son anathètne à celui du pape.

1672,8 novembre, deux bulles du pape Grégoire XHI, dont Tuneab*»

sout Henri de llïatarre, depuis Henri IV, à l'occasion de sa conversion forcée au catholicisme, après la Saint- Barthélemy, et Tautre lui accorde let^ dispenses nécessaires pour son ma* riage a?ec Marguerite de Yiiloia, soettr de Charles IX , et sa parente au troi^ aième degré {*).

1682, 14 février, bulle du même

t)ape, ordonnant l'adoption dans tous es États chrétiens do noareau calendrier dressé par Louis Lilio, médecin Téronais , et qui prit le nom de calendrier Grégorien.

1585, 9 septembre, bulle de Sixte V contce le roi de Navarre et le prince deCondé, Gheftdo parti calfinisteen France, qui, malgré leur première ab-.

juration , étaient retournés a la religion réformée. Les termes de cette huik pro voquèrentd'énergiques remontranoes du parlement an toi. De leor côté, les deux princes excoinmuniés répondirent par une protestation , qu'ils trouvèrent moyen de faire af(t cher aux portes mêmes du Vatican.

En 1591 , Grégoire XIV, qui, sous rinfluence de TÊspagne, s'était dé> claré hautement pour la ligue contre Henri IV, envoya en France un nonce chargé rrune bulle monitoire contre le parti du roi. Les évéques de France, assemblés à Chartres, donnèrent, le 20 septembre, un mandement dans lequel ils déclarèrent les bulles du pape Grégoire XIV nulles dans le fond et dans la forme, injustes, données à la sollicitation des ennemis de la France, et Incapables de lier ni les

(*) «Cet deux bulles assez importantes

ne sont ccpond.iiit iniprimces nulle part, et paraissent même n'avon* jamais été connues texlttetlement. Elles s», trouvent au cabinet des chartes de la biblidthèqae royale. » A- Teut.ft, Dictionnaire Jé Ut âomfmation , art. fiouu.

évéques ni iei mtNB cathoU^Uéfi P^n-

çais.

1598, 17 septembre, bulle d'absolution accordée à Henri IV par le pape Clément VIII, pour sa dernière et définitive abjuration. '

Autre bulM de la mime année, pois tant évocation à Rome des différends qui s'étaient élevés entre les dominicains et les jésuites sur les matières de la grâce. Cette bulle donna lieu aux célèbres congrégations ou conférences dites de AuxilHê^ dane lesquelles Henri IV, récemment réoon^ cilié avec les jésuites, poursuivait sur un terrain neutre sa lutte contre l'Espagne en se déclarant pour les jésuites.« dont le cardinal du Perron soutint chaudement la eanae contre lei

dominicains , soutenus mttl motat vivement par l'Espagne.

XYii* siècle. — 1611, 8 mars, bulle de Paul V qui approuve l'établissement de la célèbre congrégation de l'Oratoire de France , et nomme au genéralat le cardinal Pierre de Bérulle.

1622, 5 septembre, bulle de Gré-

foire V qui, à la prière de LOuls XIII, rige le siémde Paris en métropole, et nomme Jean -François de Gondî premier archevêque tie cette ville.

1645, 4 décembre, bulle d'Innocent X portant défense aux cardinaux de sortir des États de TÉglisé sans permission, et ordre à ceux qui en étaient sortis de revenir dans les six mois.

Le parlement de Paris déclara cette bulle nulle et abusive. Le cardinal Mazarin défendit d'envoyer de l'argent à Rome, et le pepe Ait obligé de

céder.

1653, 30 mai, bulle dite Cum occasione contre les cinq fameuses propositions de Jansénius. Cette bulle fut publiée aprèé plus de deux ans d'examen du livre de Févéque d'Tprei, et quarante-cinq à cinquante congrégations tenues devant le papp ou les cardinaux réunis en commission. C'était un Jésuite nommé Cornet qui avait prétendu réduire le livre de lannS^ nîus aux cinq[ propositions condam^'

nées par la bulle de lOdS. Mali dm

Mot»

FKAKCE.

Jes partisans de Jansénhis fiifirent

que les cinq propositions fussent Tanalyse exacte du livre incrimiué. De là une question de fait h résoudre.

Une assemblée d'évêques tenue à Pàris arant déclaré, en 1654, que les propositions étaient de Jansénius , ce jugement fut confirmé par une preini ère bulle d'Innocent X de la même antiéejjjuis par une seconde d'Alexandre VII de Tannée 1656.

1665, 15 février, nouvelle bulle dtt mênie, prescrivant le célèbre FormU' taire que tout ecclésiastique était tenu de signer, sous peine d'être regardé comme hérétique, et qui contenait une adhésion à toutes les bulles antérieures sur et contre VJugutttmA (titre du livre de Jansénius.)

26 juin de la même année, bulle du même pape contre Jes censures que la faculté de ^aris avait fiiites des er- 1 eurs du canne Jacques Vemitnt et du jésuite Guillaume de MoTa {Àmedeus Guimenius). Le parlement rendit le 29 juillet, sur les conclusions desgens du roi, un arrêt contre cette bulle.

1668, 15 mars, bulle remarquable du pape Clément IX, donnée à la demande de Louis XIV, par laquelle les magistrats et officiers du parlement nourvus d'indulgences sont autorisés a requérir des collateurs en commende, les bénéfices réguliers, auires néanmoins que les prieurés conventuels électifs et les offices claustraux.

Avant cette bulle, le droit des indultaires ne s'étendait qu*aux bénéfices séculiers. (Voyez les mots Indult,

iNDULTAIltSS, etCOLLAtlON, COL-

IiATEUR.)

1687, 19 novembre, bulle d'Innoceut XI portant ratitication du décret de rinquisition d*Espagne qui condamnait la nouvelle secte des quiétistes.

1690, 14 août, bulle d'Alexandre Vlil portant proscription du péché philosophique , enseigné à Dijon par le jésuite Musnier.

1694. Deux bulles d'Innocent XII, Tune du 28 janvier, l'autre du 6 février, par lesquelles il défend d'accuser de jansénisme ceux qui condamnent

les citiq propositions dabs léofs mua

propre et naturel.

1G90, 12 mars, bulle d'Innocent XII qui* condamne , comme entaclié de quietisme, le livre que Fénelon avait publié eh 1697 sous \è titre &Exoà* cation des maximes des saints sur la vie intérieure. A la réception de cette bulle, Louis XIV ordonna à tous les métropolitains de tenir des assemblées provinciales pour l'examltier. Elle fut acceptée unanimement. En consé* quence, le roi donna, le 4 août 1699, des lettres patentes pour Tériiîer en loi de TRtat,^ et le vénérable archevê* que de Cambrai , après avoir fait luimême, en chaire, une lecture publique de la décision qui condamnait son li^ vre, le brûla de ses propres maînç.

xviii* SIÈCLE. — 1713, 8 septembre.

Bulle de Clément XI, dite Unigenitus, qui condamne les RqfledHtms ntarales ivL P. Quesnel ; disciolé d'ArnaUld.

Cette bulle fut arrachée au pape pat les intrigues du jésuite leTelher, confesseur de Louis XIV, qui lit servir l'autorité de son illustre pénitent à sesbaines particulières. Elle produisit en France un immense scandale, et réveilla ^)lus vive que jamais la qîierelle janséniste, que la modération du pape Clément IX était parvenue à assoupir.

1755, 17 avril, décret du pape Benoît XIV, qui condamne V Histoire du -peuple (le Dieu, du jésuite Berruyer.

Condamné en français , le même ouvrage reparut en italien et en espagnol. Le 17 février 1758, nouveata décret en forme de bulle, qui proscrit cette f)roduction dangereuse, en quelque langue et quelque idiome qu'elle lût reproduite, ainsi que les écrits publiés pour sa défense. (Voyez le mot Bebbuyer. )

1758, 2 décembre, lettres apostoliques de Clément XIII , qui condamnent la troisième partie de VlJistoire du peuple de Dieu, comme mettant le comble au scandale excité par les deux premières parties.

1759, 31 janvier^ nouvelles lettres apostoliques du même pape, portant condamnation et prohibition au livre

4ff

mch

de V Esprit, d'Helvétius, comme tendant a renverser la religion chréilemie^ et étouffer la loietVhonméieU tuûurdies, etc. .

1 762, 3 septembre, bulle de Clément XII I, qui proscrit les ouvrages de J. J. Rousseau , et en défend la lecture, sous peine d'excommunication.

1778« It juillet, bref célèbre de Clément XIV {GemçaneW), prononçant Tabolition des jésuites, (voyez Ji*

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