BUT
L'UNIVERS
les villes payaient pour se racheter du
Eillage étaient aussi considérées un utin qu'on distribuait à Tarmée qui les avait prises; mais les rois fini»
rent, quand ils n curent plus que des trdapes soldées, par verser ces sommes dans leur trésor pour s'indemniser des frais de Ja guerre. Aucune de ces coutumes ne subsiste aujourd'hui*. Si ce n*est dans de rares circonstances, on ne met plus les villes au pillage; les prisonnierij faits dans une action appartiennent à l'Etat , oui n'en exige pomt de rançon, mais les échange pendant le cours de fa guerre, ou les rend après la paix. Il n j a de butin à présent pour le soldat que celui qu'il se procure par un maraudage secret, périlleux et défendu sévèrement; que le prix des chevaux qu'il enlève aux eifnemis; que les dons que se hâtentde lui faire les officiers qu'if prend vivants, et enfin que la dépouille de ceux qu'il tue sur le cliamp de ba* taille.
BuTBET (le baron de), né en France dans le dix-huitième siècle, d-une famille noble et rich«, renonça à son rang et à ses titres pour se dévouer aux progrès de l'agriculture , et travailler au bonheur des habitants de la campagne. Son livre intitulé Taille raisonnée des arbres fruitiers^ Paris, 1793, in-8", est le plus instructif de ceux qui ont été composés sur cette matière; il a eu treize éditions Jusqu'en \Wi ; on ne les compte plus depuis cette époque. Butret, après avoir appris à Montreuil, près Vincennes', tous les détails de l'art du jardinage , et surtout la pratique de la taille des arbres , était allé s'établir à Strasbourg, où il avait déjà fondé un magnifique jardin, dont il se proposait de faire une école pratique pour la culture des arbres fruitiers, lorsque les mallieurs de la révolution vinrent détruire le fruit de ses travaux. Forcé alors d'émierer , il trouva un asile à la cour de I électeur palatin , qui lui confia la direction de ses jardins. Il mourut à Strasbourg en 1805.On raconte de ce vertueux agriculteur des traits d'une admirable bien-
faisance. Ayant un jour reçu 500 fr.
pour une édition de son livre , il alla s'établir dans un village voisin de Strasbourg où la culture des arbres était négligée, quoique le sol y Mt très-favorable ; il v fit venir des arbres, les distribua aux nabitants, leur apprit la théorie et la pratique de l'art qu'il avait poussé si loin, et ne les quitta qu'après avoir dépensé la somme entière à fonder une branche d'industrie qui est devenue une source d'aisanee pour ce pays.
BuTTAPLOco (Mathieu), né en 1730, à Kescovato, petite ville de Corse, non loin de Bastia , embrassa la carrière des nrmes, et s'éleva au grade de maréchal de camp , bien qu'il se fût fait remarquer moins par des services militaires que par un certain talent de négociateur. A l'époque où le duc de .Choiseul résolut de réunir la Corse à la France, Buttafuoco fut un des principaux agents du ministère français, et il reçut la mission délicate de continuer les négociations entamées aveo Paoli par Valcroissant. Lorsaue , en 1768. les Génois eurent cécfé leurs droits à la France , Buttafuoco, comprenait que la Corse ne pouvait aspirer à une mdépendance sérieuse, se mit ouvertement en opposition contre Paoli, qmi ne voulait admetû^ la France que comme puissance protectrice, et il contribua à l'incorporation pure et simple. Ses compatriotes Taccusèrent souvient d'avoir vendu soo pays; quoique l'opinion qu'il soutenait se justifie iissez par elle-même, on ne peut nier que Buttafuoco n'ait reçu du ministère Choiseul des marques de&veur que sa position délicate n'aurait pas dû lui permettre d'accepter.
En 1789, Buttafuoco fut élu député de la noblesse de Corse aux états généraux. Il s'y uiontra dévoué au parti de Tancien régime , et vota preisque toujours avec la minorité rétrograde* Il fut accusé par Mirabeau d'avoir entretenu une correspondance criminelle; mais on ne trouva dans ses lettres qu'une improbation de la constitutiob civile du clergé. Bn 1790 , il
BtT
l'RAINCE.
dénonça les vexations qu'exerçait en Corse Vaoli , l'un de ceux qui avaient provoqué raccusation de Mirabeau.
En 1791 , il parla contre les membres du département de la Corse , particalièrement contre Salicetti , qui le représentait partout comme un aristocrate , et il fut ensuite accusé luimême d'avoir excité la révolte de la municipalité de Bastia.
Son opposition aveugle contre la révolution acheva de lui aliéner le cœur de ses compatriotes , qui dans beaucoup de villes le pendire/it en effigie, lïapoléon lai - même , alors simple lieutenant d'artillerie à Auxonne, écrivit contre lui une épître virulente.
Celte lettre, imprimée à Dole, fut envoyée par le jeuue ofûcier au club d'Ajaccio , qui 1a répandit dans l'Ile.
ButtafuoGO n'en fut pas moins un des signataires des protestations des 12 et 15 septembre 1791 contre les innovations faites par TAsseniblée nationale. A la fin de la session , il passa à l'étranger avec tous ceux de son parti.
II revint en Corse, en 1794, au moment où les Anglais venaient d'envahir cette tfe. Il ternit ainsi lui-même ce qu'il avait pu faire d'utile à sa patrie sous le ministère Choiseul, et autorisa ses ennemis à douter des sentiments qui l'avaient porté du coté de la France.
Le seul qui ait été invariable chez lui, c'est un. éloignement invincible pour les Génois. Le 21 janvier 1791, à l'occasion d'une réclamation où la ville de Gênes, cherchait à faire valoir ses anciens droits sur la Corse, il demanda que l'Assemblée rassurât les Corses à cet égard, déclarant qu'ils se livreraient plutôt au diable que de rester sous les Génois. En effet, quand il se fut brouillé avec la France, il préféra l'Angleterre à ces derniers.
Il avait fomé une collection complète de mémoires relatifs à la Corse , collection qui fut dispersée en 1768, lors du pillage de sa maison. C'était lui qui , avec l'autorisation de Paoli , avait entretenu avec J.-J. Rousseau tme corres|>ondance politique au sujet de la coDStitwUon è donner aux Cor*
ses. Butta 'uoro mourut dans l'exil vers l'année 1800.
B L TZB ACH (combat de) .—Le général Jourdan ayant fiiit passer la Lahn, le 9 juillet 1796, à son aile gaud», commandée parKIéber, s'avança dans le comté de Darmstadt, vers la petite ville de Butzbach. L'adjudant général I9ev, avec l'avant-garde de la division Colaud, se trouva en présence du corps du général autrichien Kray, qui parut vouloir engager une action. Des charges brillantes et opiniâtres furent faites île oart et d'autre. Deux fois le village d'OÎoermerl , occupé par les Français , fut pris et repris. Enfin Ney demeura maître du champ de bataille après s'être battu jusqu'à neuf heures du soir. Championnetde son côté u'avait pas éprouve moins de difficultés pour vaincre h Camberg , où les Autrichiens avaient couvert la plaine d'une nombreuse cavalerie, et embusqué leur infanterie dons les bois. Toutefois, après un coni' bftt long et terrible, les Autrichiens laissèrent le champ de bataille couvert de morts et de blessés, et se déterminèrent à la retraite. Le général Kléber crut alors devoir les forcer dans leur position de Friedberg et ordonner une attaque générale. De son côté, le général Wartensleben, pour obéir à une dépêche de l'archiduc, reprit aussi l'offensive. La victoire fut disputée avec acharnement; les Français se virent chassés des positions dont ils s'étaient déjà emparés. Cependant nos divisions ayant opéré leur jonction, les Autrichiens se trouvèrent entre deux feux et furent obligés d'effectuer leur retraite. Les généraux Klein, Richepanse et riey les poursuivirent chaudement jusqu à la nuit, et Friedberg fut repris de vive force. Les Allemands eurent dans ces deux fumées plus de quinze cents hommes tués ou blessés.
BuvBRB. Ce mot est synonyme de buffet et signifiait, dans l'origine, une taverne où l'on se rafraîchit. I.e Palais avait autrefois sàbweUe^ (émoiu ces vers de Racine :
EW" eût du bincticr emporté les srrviettes, Fl«Ui Qttctle rctitrrr au lojii IttiiMtiit nr.ttl.
4M BUT XnON
BuYBB (Barthélémy)^ conseiller de ville à LfDD, sa patrie, y établit, vers 1472, la première imprimerie, en faisant venir et en logeant dans sa maison, avec ses presses, un ouvrier nommé Guillaume Régis ou le Roy. De cet atelier sortit, en 1473, le Compm»
dium du cardinal Lothaire, imprimé, d'après la souscription, à la requête et aux frais de Barthélémy Buyer ; en 1476, ia Légende dorée i' en 1477, le Specuium tHtm humanœ et la ^aduC' tion française de cet ouvrage; en 1478, le livre de Beaudouyn, comte de <ÉPe«,'en 1479, le Miroir historial ; en 1780, le MandeoUle. C esta tort qu'on a présenté Buyer comme le premier imprimeur déLvon ; il ne fit qu encourager et soutenir oe ses fonds cet art naissant, comme le firent Faust a Mnyence, et les de Maximisa Rome. Le nom de Buyer cesse de paraître après 1480, quoique son associé figure encore par- .mi les imprimeurs lyonnais en 1488.
BoYSTEB (Pliilipp'e de), sculpteur, né à Bruxelles ou à Anvers, en 1595, étudia les premiers pnncipes de son art en Flandre, et vînt à Paris, en 1035, pour se former et améliorer sa fortune. On a supposé méchamment
?[ue c'était pour se débarrasser de sa emme! Il commença, à son arrivée ' dans la capitale, par orner de sculptures, suivant la mode de cette époque, les carrosses des gens de qualité. Mais son premier ouvrai^e capital fut un bas-relief de rAnnonciation qu'il sculpta au fronton des Jacobins de la rue Saint-Honoré. Les sculptures dont il orna le portail de l'église des Feuillants de la même rue, le firent admettre dans le corps de la maîtrise. Il fut ensuite employé aux ouvrages du roi, et travailla comme praticien sous la direction de Sarrazin, aux sculptures du pavillon du Louvre. C'est lui qui a exécuté, sur les modèles de cet artiste, les deux groupes de caryatides de droite. Il travailla aussi aux Tuileries. Sa réputation commençait alors à s'établir. Le président de Maisons lui fit faire les sculptures de son château de Maisons ; le surintendant de BuUion remploya ensuite dans son château de
VIdeutlle, où Ton remarquait surtout un groupe représentant deux enfants jouant avec une chèvre. Le fermier général Bordier le fit aussi travailler au Rincy. Dès la fondation de l'Académie, Buyster en fit partie, en qualité d'ancien ; puis il s'en retira et n'y rentra que le 2 septembre 1651 .Voué tout entier à son art, il a exécuté un nombre considérable d'ouvrages. Après avoir . travaillé pourdiverses maisons religieuses de Paris, il fut employé par Anne d'Autriche, à la construction au Val-de- Grâce : il y exécuta tonte la sculpture d'ornements a l'extérieur du douie et dans l'intérieur de l'église; les grands travaux avaient été confiés à Anguier.
L'cuvrase le plus important de Buyster est le mausolée du cardinal de la llochefoucauld , abbé de Sainte-Genevicve. Ce tombeau, en marbre uoir, supporte la statue du cardinal, en marbre blanc. Le prélat est représenté à genoux et vêtu d'une robe dont la queue est portée par le iiétiie de la douleur. Buyster travailla aussi à Versailles : il y ut, en 1665, le Poème satirique et deux hamadryades; un Tseptune, une Gérés, un Bacchus et un faune, qui fitt son dernier ouvrage.
Son style est celui de l'école flamande, lourd, rendant bien les cbairs, mais peu noble et peu élevé. Ses produrtious sont cependant remarquables malgré leurs détauts. Il cessa de travailler en 1G78; mais il ne mourut qu'en 1688, à l'âge de 93 ans. iNous ne croyons pas qu*if ait formé d'élèves.
BuzAiNçois , Buzenittaeum , petite ville de l'ancienne province de Berri, à vingt kilomètres de CliAteauroux (département de l'Indre), d'une population de quatre mille quatre cent seize habitants.
La seigneurie de Buzançois était
f)Ossédée, dès le douzième siècle, par a maison de Prie ; elle fut vendue , vers 1527 , par René de Prie , pannetier du roi, à Pbilippe Chabot, amiral de France, en faveur duquel elle fut érigée en comté, en 1533.
BuzANCY , aticienue baronnie de Giiampagne (aujourd'hui du département des Antennes) , à douie kiiemè-