CAN 7S
certaines rivières; on n'a pu se plier aux exigences du sol, se contenter d'aller par eau tant qu'il y avait un fleuve, et reprendre la route de terre pour gagner une autre rivière, on a établi des rivières artiflcielles entre les fleuves.
De là un système général de canalisation de la France qui remonte au temps de François I**^.
§ I. Travaux de canalisation exécutés en France depuis 1S^9 Jusqu'en
Dès le règne de François V (1589), on résolut d'établir les canaux de Briare, du Centre, du Languedoc (*) • et de Bourçogne; mais les guerres d'Italie, et bientôt après les guerres de religion, suspendirent l'exécution de ees projets. Sully les reprit, et ouvrit le canal de Briare. Ric helieu s'occupa sérieusement du canal du Languedoc; mais ce fut Golbert qui le lit creuser de 1664 à 1684. En 1775, on commença le c^nal de Bourgogne ; en 1784*, le canal du Centre. Napoléon ouvrit les canaux de Saint- Quentin, de l'Est , et de Nantes à Brest. Arrêtés par les événements de 1815, ces travaux furent menés avec activité 80US la restauration , et les lois des 6 août 1831 et 14 août 1822 autorisèrent l'ouverture ou l'achèvement de quinze lignes navigables , savoir :
Le ctnal da Bbônc aa Bhio, de la Somme»
(les Ardennet} La rivière d'isie; Le caoal d'Aire k la BaM<e,
de Bourgogne,
de Nantes à Rrest,
d'Ule-et-Ranee, '
du Blaret.
a'AriM à Boue.
da nîTcrnais,
da Berrj,
lotirai à It Loiret La rivière du Tarn
d'Oise; '
c'est-à-dire environ six cent dix-sept lieues de développement.
DqKils 1837, on s'occupe de terminer ces canaux , et de doter enfin notre
{*) On a attribué Tidée de ce ^canal à Charlemagne.
fA
L'UNIVERS
CAR
Davs d'un système complet dé nâti- au bassin de l'Escaut par les canaux
Sntînn întérawirt' de Saint-Quentin et de la Somme, au
* Crsvstème a*été établi sur trois bassin de L^J^JfXT/ t bases Principales: unir les bassins la Sambre a l'Oise et des Ardennes , att en ?e eSx et^ par suite les centres de baado da Rhin par les canap de Pans co 1 nerce\ ratW le» bassins à Vitry, et de Vitry à Strasbourg , deàP»Canttr<ta royaume, et enfiii Tant traverser B;.r-Je.piic, Nancy et
• • • éÊ :__UI;.«n An «-/Mit
rendre les fleuves navigables en tout temps. Pour apprécier toute l'importance de cette question, il faut savoir que ia France possède • ' ' ' ; 212 rivières navigables OU flottables présentant un développement de
9,312 kilomètres 9,312
«t près de 3,600 JûU de canaux. 3,600
13,912 kil. de routes navigables et unissant en grand les diverses parties du territoire seraient une chose admirable si elle était réelle; nuis il n^«n est rien. La Ijoire n^est pas navigable, et malgré les canaux qui la réunissent à la Seine, un bateau ne peut pas en fout temps venir de Nantes à Paris; la Garonne de Toulouse à Bordeaux n'est
pas plus navigable que la Loire, et le ^.^^ ..^
canal éà Midi ne réunit que Toulouse tendue du fleuve.
Metz, au bassin du Rhône par le canal de Bourgogne. * »
Le bassin de la Loire communique avecie bassin du Rhône par le canal du Gentl«, aveti celui de la Seine par les canaux d'Orléans, etc.; et par le moyen des canaux de Bretagne, du Blavet et dllle-et-Rance, sont rattachés à cette partie d|» la Vranëe les départements isolés de rtftoclènne Bretagne. Le canal du Berri , allant de la Loire à la Loire, sur la rive gauche, évite au commerce de suivre le cours de ce fleuve, qui en cet endroit présente un eonde considérable, et de plus assure la navigation en tout temps.
Mais le bassin de la Loire ne communique nullement avec le bassin de la Garonne, et de plus, un canal latéral est nécessaire sur presque toute l'é-
à la M:éditerranée, sans que Bordeaux
profite de cette jonction.
On en jugera par Texposé des travaux déjà faits et à faire qui terminera cet article (*). ^ . '
Xe bassin du Rhône communique avec la Loire moyenne par le canal du Centre, avec le Rhin par le canal de l'Est, avec la Seine par celui de Bour-
Ce dernier bassin est entièrement isolé; il n'a de communications avec le reste de la France que par terre ou par mer. Aucune ligne de navigation ne le rattache aux autres parties du terri* toire. De là, certes, la décadence de Bordeaux. Il faut rattacher la Garonne à la Loire, et par suite à Paris; il faut la rattacher au Ilhone, et par suite à
cogne, avec la Garonne par le canal Lyon et à Strasbourg; canaliser la de Beaucaire; mais Lyon et Marseille, )}aronnè, et établir ainsi la jonction
marchés principatix de ce bassin, ne peuvent avoir de relations avec les villes du bassin de l'Escaut et de la Meuse qu'en passant par Paris; avec Bordeaux , leS relations sont impossibles, à cause de l'état de la Garonne.
Le bassin de la Seine est rattaché au bassin de la Loire par les canaux d'Orléans, de Briare et du Nivernais,
(*) Voir pour plus de développements l'ouvrage de M. Michel Chevalier, Des intérêts malérieb de la France, dont nous nous sommes servi pour la rédaction de cet ar* Ude, et la carte de France publiée par le eoryê des ingcnieun des ponU et chaussées.
réelle de l'Océan et de la Méditerranée, et par suite réunir Bordeaux à Marseille.
Dans l'état actuel des communications en France , des marchandises edvoyées du Havre à Marseille restent trois mois en route par la voie de mer, attendu qu'il serait impossible de les faire venir à travers la France autrement que par le roulage. Il est doue indispt^nsable d'établir de nouveaux canaux, et sur certains points des che* niins de fer; de canaliser nos fleuves et nos rivières, pour que les cotnmiinicatioas répondent au développemeut
«lâir nuli(%« lut fl
de rjiHltuitrie et du commerce» et à liorer la navigation des rivières ; ajou-
son incessante activité. tons que le gouvernement a proposé
Depuis 1837 radmim'stration, se- en 1841 une toi pour reo4re l'Etat
condee par les chambres , s'est occu- propriétaire des canaux , c'est-à-dire
péc activement de compléter notre pour enlever ces routes si importantes,
système de nâvigatioil intérieure, et auxcompagniesqui, par une maladroite
de le mettre en état de satisfaire aux élévation de tarifs et par le mauvais
justes exigences du pays.- On trourera entrètien descanaux*, entravaiept com-
dans les paragraphes «iiit&ilta Tindî- pUtem^ttt'Ia âavigation intérieure;
catioQ de tous les travaux entrepris nous ne pouvons que désirer voir ce
depuis cette époque, soit pour coin- projet adoj^té par les chambires '
plétejf' la canalisation , soit pour anié- ' -
MVAvs. . ■ * »f MBraimra». VMraaiii. .'vérua.
Caaj^ d'itr» àlhBàu«è.. ..•«•••■•*.... PâÉ-d«-CaIàb* Kortt.. •;..*•'.•'.•'..*.'•'.• •••««.« 4o,Sm» m<
des Ardennes. . .' Ar^enhéc , Aisne. io3,3i5
d'Ardres.. Pas-de-CaUis. 4.700
a'Arlës & Bouc.*»,. '•*.*•. BouchekH^lMlAlUf*>«>*'*'**«*»««*>*'*******<** 47.aoo
djB Bniucàm. GânL. •••■•••«••(•••*•••••>••• •'••«•«>««««^^ 5o»3So
aeBcrfàéélDiinKën^.......'.. Hdrè 1...V.... '8,701
de Bergues à Farriês ou de la Bas.
' sëe-Coline ........Nord..., i3,86o
du Berri . ..*'.... .r..;. Allier, C||ier«Iipir*et'Ghtr, ImINmU ^aéiOM
de Bêlbune. . 1 Kbrd. -
du Blavet. * *' MorbiliaD.. , 59, 5oo
de Bourbonr^. 'Nord.. .•.•••«.•••'••'•••'••••'••••.•*.••,••,«,, aX|03a
ds Bongidoa. ..'» Gard .'..'•..••.....'.'•'.....«..,. 9«7so
ds Bon^ofM* ....«•.. CAto^Of» Yoqm. ..1......^. 94't4S9
ds - la Bourre* , Nord 7i794
4* BvUre. « Loiret. S5,3ox
4ft irougolk-^*»». .>-#•*•• Charrnte-lnMrionre...... i5,S7o
delâBrosche Bas-Rhin , ai,iaz
de Calais i Salot-OiMr*., PtMleCalais...» .,..«,«.... ag.S4a
de CarcassoiMM* •«.•••» #••.'*••»« Aude .•.^•.*t**> 7>'>64
da peqtfe.. ««»«•• «ia«4* Saône-et>Loire. •..««.^.••J. zxé,8xa
d« Cette • Hérault t.S3o
de la Colme Nord S4.785
de Cnndé ^ord p., 6,4oo
deCurnillon ^doù-ttMÊna, ,* Ijo
de la Corrèze et de la Véxè/«. ...
de Coiirlavent....;;*.\*.. ...... Atlbo ......... i «..4.. tO,0OO
de Couiancee.. Manche. ' , . ,
ÎB Im jPevie. Ii^ord, ras-de-Calai*..».»!****» • 4^,669
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4e Doilkerque à Pûmes Kofd... •«...*••• •*«•■•••(«••«• MiA9«
de l'Essone........ . , • : • . . . •*
des Ktan[;a,.i.,.; B<rMlt ijMS
de Givors « Loiro, lUxAie >o**Tf
du Grau datas. Kônrtill.. ..'.'....*..••«».... ..^ l. t,Sfè
duGraudaa*!* ••.■•»**t»i*»M Card .»••«••••. .»t*. .*.«•..» 6*oof
in Grave*.. ..».. «,... Béranlt.. .»......*.•.. «,••.•..«»*•'••• »^,Siè
de Ottines Pas>de>C«lalt 6,00
i*ITazebrouck Nord 5,686
d'Ille et Ranee Ille-et-Vilaine, tdtes-dtt-lîoird , . . 84,794
Uiéralà réUDgdolfaiifQio..*v., B4fftiplt.. «.•,.•(....,.,••. yo,64o
latéral à la Garonne.. ..^
latéral à la Loire.. 1 . . 8aAne<«t'Lolr« , Al|l«r, Mlêfri» Cher» Lainl.. . . 198,000
latéral à la basavUlinif Loirc-rnréritMTi, . » •
I«t«ral à l'Oise. .••...«'•,. ^soe, Oise..*.,. 3o,ooo
de Loing • * • * « Loiret, 8«iiie-et-lfarii« , Sz, 934
de Luçon Vendre ....*§.* i4»i85
de Lunel.. ..<•.. fiérauU ».••■•.. ..»•» *b i3,i88
de Manicatnp AiaDO"*<«>>«* •>••« ....«*. ..y. 4>S5t
de la Marne au Bkin ,'......»
dn Midi • Bànte-GaroBiM, Aude,H4n«lt ....t.'
CÀK
CAS
(CmmI d« Mou à Condé..
de Nantei è Brest.
de NeufTossé
de la Nîcppe
de Niort à la Hocbelle....
da Miremaia <
de Notent*.*. •«>.•.•*•*
d'Orféans
dorônreif. ........,••<
de la Pryrade
de Préaven ...«•)
des Pyrénées.. ..••••••'•<
de la RadcUe.
du Rbdne au Rlilii .......
de Roanne à Dig;oin
de la Robioe de Narboone^
de la Robioe doYie ,
de RooboU
de Saint-Denis.. • • . •
de Saint-Martin, de Saint-Maur. .
de Saiol^MIcliel. ....••'•«...•«•••
de Saint-Pierre
de Saint-Quentin
de Sainte- Lucie.
de la Saiabre à l'Oise
de Sedan
de la Sensée. ...••...••«.••*. ».
de Silvéréa.. •'. • •
de la Somme.............
de la Teste à Mimizan
de Vire et Taute
IVord.
Leire^Inférieure . llle-et-VnalM, VorMhui, 06*
tes -dti. Nord , Finistère
Pas-de-Calais
Kord
Dmii-Sivres , Cbareute>Inférteure.
NièTro, Tonao....
Aube ,
Loiret
Oise, Seine.«t-M»rM, M«o«t*Olie» Seloo..**.
Hérault
Nord
Gard , Héraolt
Cdto^'Or* Jora» Doubs, 1faot>Illdn, Bas-Rhin.
Loire, Saône-et-Loire , Allier
Aude
Hérault.
Nord
Seine.
Seine ,
Seine, ........
Pos-de^alais..
Haute. Garonne Nord, Aisne.. .
Aude «
Nord , Aisne. . ■
Nord..
Gard...
Somme.
I^Liidai.
Maonavm
TOTAI>a.
374,000 io,Soo
a3,ooo 6,600 4,63a 1,100
iM9<> iS6,890
§ m. Notices sur les canaux les plus importants.
Canal des Ardennes. — Ce canal , entrepris en 1821, a pour but de réunir par une voie navigable les Yallées de PAisne et de la Meuse. Il prend 80D ori^ne à Donchery, sur cette dernière rivière , remonte la raliée de la Bar, franchit , au Cliêne-le-Populeux , le faîte qui sépare les deux bassins , et alH>uti t à Semu y, sur la ririère d'Aisne. A partir deSemuy, il se prolonge, d'un côté, dans la vallée d'Aisne jusqu'à Neufchâtel ; et , de l'atitre , remonte l'Aisne supérieure jusqu'à Vouziers.
La longueur totale du canal des Ardennes est de cent dnq mille sept cent vingt -cinq mètres quatre-vingt-dix centimètres, ou de vingt-six lieues et un quart environ. Les écluses sont au nombre de quarante-neuf, et rachètent une pente de dix-sept mètres quinze
(*\ El trait do la statistique da la France, publiée m 1I37 «t 1SS9.
- ' OH g-,a4S 'lia«M de4tOoo m.(*)
centlmètrês m le versant de la Meuse ; deoent six mètres vingt-trois centimètres sur celui de l'Aisne ; et, enfin , de huit mètres quatre-vingt-dix centimètres sur la branche de Semuy à Vouziers. Ce canal est entièrement li- . vré à la navigation. Il a coûté plus de quinze millions de francs, et a rapporté , en 1 839 , quatre - vingt-quinze mille cinq cent trente -deux urancs soixante-sept centimes.
CantU vArÎÊ» é Bme. — Ce canal a pour but d'offrir à la navigation une voie silrc, facile et indépendante du régime et des accidents iw Rhône. Il doit aussi , en offrant aux eaux des marais un moyen facile d'écoulement, assainir le pays et agrandir le'domaine de l'agriculture. Ce canal , ouvert sur la rive gauche du Rhône, présente un développement de quarante-sept mille trois cent trente-huit mètres, ou de douze lieues environ , entre le chenal
par le ministndes iraTau publie ot du coiumarcs^
CAW FRANCE
CAN
d'embouchure au port de Bouc et Técluse d'accession au Rhône, sous les murs d'Arles. Le canal d'Arles ù Bouc a été entre|Nris en 1803 ; les travaux , interrompas dès l'année 1818, ont été repris en 1822, et sont entikement terminés aujourd*hui.
Les premiers essais de navigation sur ce canal remontent à Tannée 1829:
dès cette époque , la cîrcalation a été établie entre Bouc et Tétablissement industriel du plan d'Aren. La navigation sur toute la ligne du canal , c'està dire, entre le Rhône et le port de Bouc , n*a été ouverte qu'en 1834. Depuis oe moment jusqu'à la fin de 1889, il est passé sur le canal huit mille bateaux environ. Les produits des droits de navigation se sont élevés, en 1839, à soixante et dix-sept mille quatre cent quarante-buit francs quinze centimes.
' Le canal d'Arles à Bouc a coûté onze millions cent quarante-s^t mille trois cent trente-trois francs.
Canal de Beaucaire, fondé en 1773.
Il commence à sa |}rise d'eau dans le Rbdne , près de 'B^ucaire , et se termine à Aiguemortes , où il débouche dans le canal de la Grande-Roubine.
Le Grau d' Aiguemortes le fait communiquer à la Méditerranée. Ce canal, de cinquante mille trois cent trentequatre mètres de développement , fait partie de la ligne de Jonction de la 6a-> lonne au Rhône.
Canal de Berri. — Le canal de Berri se compose de trois branches, qui se réunissent èn un même point, près de Rhimbé. La première branche doit communiquer au canal latéral à la Loire, en aval du bec d'Allier, par Sancoins, en suivant la vallée de l'Aubois ; la seconde branche se dirige vers la liOfre , immédiatement à l'amont de Tours , par Bourges et Vierzon , en suivant les vallées de TAuron , de l'Yèvre et du Cher; enfin , la troisième branche remonte jusqu'à Montluçon , par Saint-Amand , en suivant les valléâ de la Marmande et du Cher. Le développement total du canal est de trois cent vingt mille mètres environ.
Le canal du Berri, commencé en 1808, est entièrement achevé. Il a coûté
vingt millions neuf cent soixante-trois niiire cinq cent soixante et dix -sept
francs.
Canal du Blavet. — Ce canal n'est qn'un embranchement vers la mer du
canal de Nantes à Brest. Il commence à Pontivy, et se termine à Hennebont.
Son étendue est de cinquante- neuf mille cinq cents mètres, ou de quinze lieues environ. Quelques travaux restent encore à &ire dfaos la traversée de Pontivy; mais leur non-exécution n'apporte pas d'obstacle à la navigation qui a été ouverte en 1825. Les dépenses faites pour ce canal s'élèventà cinq millions trois cent soixante et ouinze mille neuf cent soixante^quatre firancs vingt-sept centimes.
Canal de Bourhourg . — Ce canal établit une communication entre le port de Dunkerque et la rivière d'Aa, et fait , ainsi gue cette rivière , partie de la grande ligne de Paris à Dunkerque.
Canal de Bourgogne. — Ce canal est destiné à réunir le bassin de la Seine avec celui du Rhône. Le bief culminant se compose de deux parties en tranchée et d'un souterrain qui a une longueur de trois mille trois cent trente-trois mètres. L'une des embouchures du canal est à la Roche-sur- Yonne, l'autre àSaint-Jean-de-Losne, sur la Saône ; son développement est de deux cent quarante-deux mille qua< rante-quatre mètres ou de soixante lieues et demie. Le canal a été livré à la navigation dès Tan 1832. La circulation sur ce canal promet un grand développement. Il est passé, en 1887, deux mdle six cent sept bateaux au port de Dijon, mille six cent soixantedix-sept au bief de partage, et mille cinq cent six au port de Tonnerre; et, en 1889, trois mille cent soixante- ^ quinze bateaux , mille huit cent quarante-six au bief de partage, et deux mille cent quatre-vingt-dix-huit au port de Tonnerre. Les droits de navigation se sont élevés, en 1839 , à neuf cent trente-quatre mille sept cent huit francs quatre-vingt-huit centimes. Ce canal a été commencé en 1775; les travaux furent suspendus en 1793; repris en 1808, ils ont été continués,
M U91liy»3. «AH
avec diverses alternatives, jusqu'à Tannée 1820. Ce canal a coûté cin* quante-quatre millions quatre ceqt trois mille trois coït quatorze francs.
Canal de Briare. — Ce canal est destiné à faire communiquer la Loire avec la Seine , {)ar la rivière de Loing. tl fut eutrepris sous le règne jte Henri IV et achevé sous Louûi XIlLv
Canai du Centre. — Ce canal fait communiquer la Saône à U Loire» <le Diàlons à Oigoin.
Canal de Crapone. — Ce canal tiré de ta piirançe, un peu au-dessotis de Cadenet, est destiné a arroser la plaine de la Crau jusqu'alors infertile. Son parcours est d'environ douze iieues.
il a été exécuté en 1558.
Canal d'ULe-et' Rame. — Ce canal est destiné à ouvrir à trayers la Bretagne une communication navigable entre la Manche et l Océan , et à réunir les ports de Nantes, Brest et Saint- Malo; il passe du bassin de Tille dans celui de la Rance , et traverse à llédé le seuil qui sépare les deux vallées. X41 longueur du canal , entre son en^lMMichure dans la Vilaine, à Rennes, et récluse du Châtelier, au-dessous de Ûinan, est de quatre-vingt-quatre mille sept œnt quatre-vingt-dix-sept mètres « ou de vingt et une lieues un quart environ. Le canal d'IUe-et- Rance a été commencé en 1804 ; les travaux repris, et abandonnés plusieurs fois, sont complètement termines aujourd'hui. La circuiatton sur ce canal n*a pris jusqu'ici qu'un faible développement. Cependant elle avait toujours suivi une progression ascendante trèsprononcée jusqu'à la lin de 1838. Le mouvement ^*est ralenti depuis que Ton perçoit des droits de navigation.
Ce canal a coûté quatorze millions deux cent vingt-six mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf francs.
Canal de ÇUle. — Dès Tan 1768, ôh s'occupa 4'améliorer la navigation de rlslOtmais eenVst que depuis 1632 que les travaux ont été poussés avec activité; ils sont aujourd hui entièrement termines , et depuis Périgueux jusqu'à. Liboui ne, le cours de Tlsle présente vndéveloppenieatéseentqiie*
rante-quatre mille neuf cent 6oix,aAtenfuf mètres, ou de tr^ote-^ix iii^uf^ un quart. Chaque année le n[ibqTeii)ef|t delà navigation prenil onacoroies^omt
considérable' Il v a eu en neuf années un accroissement dont Timportance est de un a soixante-quatorze environ. En ! 1839, Taocroiss^ment était, encore plus eonaidjérahle.. Lesitravaui^ exéc^ pour l'amélioration de la navigation de risle ont coûté cinq maillions trois cent dix-huit mille deux cent quatre- 1 vingt-douze francs. • I
Canal dfi U^nguedoc-rC» oanal, dont la première idée appartiendrai^i Charlemagne ou à François est destiné à faire communiquer la mer Méditerranée et l'Océan. Les premières études furent faites, eu sous je
règne de Henri IV. M possi^Uté, de son exécution fut reconnue ; e|;ài Hei^ri IV, et, plus tard, Richelieu, né le firent pas exécuter, c'est que les événements extérieurs jne le permirent pas. En 1660, F* An<lrépssy présenta â Hique^ ( v^. oes noms ) un mémoire dans lequel il proposait d^entreprendre cet immortel ouvrage. En 1664, Riquet, convaincu de la possibilité d'ouvrir ce panai, adressa le projet d'Andréossy à Golbert ; Colbert k fit adopter à ^oujs XIV. De 1G64 à 1665 on fit, par ôrdie du roi, les études nécessaires; et, èn 1666, les travaux furent commencés.
En 1684, ils étaient terminés Les dépens^ s'élevèrent à treize raillions de uvm tournois. . ;
Canal latéral à la Garowne.^ XA canal latéral à la Garonne fait suite au canal du Languedoc, avec lequel il 8e raccorde à Toulouse ; à jwrtir de cette ville t il longe la rive droite de 1^ Garonne jusque vis-è-yis A gen , pasae in ce point sur la rive gauche , et suit cette rive jusqu'à Castets, où il débou* che dans le fleuve. Le développemeut du canal, y compris ferabranchemept vers Montauban et les branchies ée descente au Tarn et à t» Bayse,« est de yingt myriamètres environ. Il traverse les aépartements de |a Haute-Garonne»
Tarn-et-Garonne , Lot-pt-Ga renne et celui de la Gironde. Ce canal a été
commencé en i^M; en 18^» l^s trji-
CAK
Taux ont été dirigés avec activité. Les dépenses faites jusqu'à la fin de dé< Geinbre 1S39 s'élevaieut à trois millions huit oentcinquaDteet un mille nçuf çmX quatra-viagl-six fruus vingi-eiBq oentimes.
Canal latéral à la Loire. — Le canal latéral à la Loire prend son origine vis-â-vis Digoin , et se raccorde, à eiaq mille mètres dedlttMiee de eett^ ▼îlle , ane le eanal du Centre. L'emr branchement qui r(kinit ces deux lignes navigables, traverse la Loire sur un pont-aqueduc, et a neuf mille mètres de développement. A partir de origine, le canal est traeé sur la rî?^
faîte qui sépare les eaux de TOrnain de celles de la Meuse , touche les villes de ïoul, Nancy, Sarrebourg, Saverne, et arrive enfîn à Strasbourg. La longueur du cfinal sera de vingt-neuf my:tiamètres quatre-vmgt-quatre centimètres,; il traversera les départements de ta Marne, de la Meuse, de la Meurthe et du Bas-Rhin. Ce canal a été cominencéen 1838; en t889, les travaux ont pris beaucoup d'activité. Les dé-
{)enses faites jusqu'au mois de décem- )re 1839 s'élevaient à deux millions quatre cent soixante-cinq mille douze Kancs quinze centimes.
Canal de Nantes à Brest. — Le ca-
gaucbe du fleuve* Il traverse rAJlier nal de Nantes à Brest , dont Tobjet'
au moyen d'un grand pont-aqueduc, reçoit, à peu de distance de ce passage, une branche du caual de Berri , tra.- ▼erse la Loire dans le Ut même da fleuve , en amont de Briare, et va se Joindre au canal de ce nom. Il parcourt les départements de I* A Hier, de la Nièvre, du Cher et du Loiret. Le développement total de cette voie navigable, en y eomprenani le passage diSis la Loire et TembranetNimeot m canal du Centre, est de cent quatrevingt-dix-huit mille mètres, ou de quarante-neuf lieues et demie. Le canal latéral à la Loire, commenqé le 14 août 1823 et ouvert à la navigation en entier depuis 1838» a coûté vingt-neuf millions neuf cent quatre-vingt mille trois cent trente-sept iraocs quatrevingt-sept centimes.
Canm du Loing ou de MonUtr0i$, —Destiné à établir une eommunication entre la Seine et les canaux de Briare et d'Orléans , la rivière du Loing étant presque impraticable. Il fut commencé, en 1720, sous le régeqt.
Canal de la Marne içm ilAi».— -Le canal de la Marne au Rbin doit ouvrir, au travers du territoire, une grande voie navigable de l'ouest à l'est de la France, du Havre et de Nantes à Stras
principal est d'assurer en temps de guerre Papprovisionnement du plus vaste et du plus important de nos ari^enatix maritimes , se compose de trois canaux à point de partage. Il passe successivement du bassin de la Loire dans celui de la Vilaine , du bassin de la Vilaine dans celui du Bl;ivet, et du bassin du Blavet dans celui de la rivière d'Aulne , laquelle débouche dans la radeide Brest. Il traverse les départements de In Loire-Inférieure , du Morbihan , des Côtes-du-Nord et du Finistère; son étendue est de trois cent soixante-quatorze mille mètres environ, oudequatre»vingt-treizelieue8 et demie.
Le canal de jonction de la Loire à la Vilaine, qui forme la première partie de la ligne de Nantes h Brest . est ffitué en entier , ainsi qoe ses réservoirs et ses rigoles d*alimentation , dans le département de la Seino-Inférieure. Son développement est de quatre-vingt dix-sept mille mètres ou de vingt-quatre lieues un quart. Ce canal estconiplétemebt terminé depuis plusieurs années» et la navigation y a été ouverte pour la première fois le 28 décembre 1833.
Par ordonnance royale du 19 dé-
bourg , en passant par Paris. Cette cambre 1838 , ta navigation de ce ca
ligne fiiit suite à la navigation de la nal a été assujettie a des droits de
Marne, de Paris à Vitrv. En partant péagè, circonstance qui a dû néces-
de Vitrv, le canal se dirige vers la sairement donner lieu à une diminu-
vallée cfe l'Ornain, quil suit Jusqu'à lion sur le passage des bateaux à i'é-
Nai&t fraucbit par uo souterrain le cluse de Nantes.
80 CAS LUK
Commencé en 1806, il a coûté
quarante -cinq millions six cent quarante-six mille six cent soiiaote-sept francs.
Canai àu FHvemats, '-^ Lecanal du Nivernais commence à Auxerre , remonte la vallée de l'Yonne jusqu'à Lachaise , s'élève, par la vallée de la Colaucelle, jusqu'au plateau des Breuilles; traverse en cet endroit le seuil qui sépare les deux bassins , et descend ensuite vers la Loire, en suivant le ruisseau de Baye jusqu'à Mingot , près de Chàtilion , et la vallée de TAron jusqu'à Decize. Il présente un développement total de cent soixante* seize mille eent quatre-vingt-un mètres ou de quarante-quatre lieues. Ce canal est terminé sur toute son étendue. Il a été commencé en 1784. Suspendus en 1791 , les travaux furent repris en 1807 ; puis, de nouveau suspendus en 1813 > ils furent repris en 182!. Le canal du Nivernais a coûté trente millions trois cent dix -sept mille huit cent soixante t t onze francs.
Caiial de l'Oise, — Des Tan 1825, on s'occupa d'améliorer la navigation de l'Oise, par l'ouverture d'un canal de vingt-huit mille six cent dix mètres de longueur, depuis l'écluse- de JNIanicamp jusqu'à l'entrée en rivière, entre Longueil et Janville^ à quatre mille mètres au-dessus du confluent de rOise et de l'Aisne. Le canal latéral à l'Oise a été commencé en 1826, et ouvert au commerce en 1828. Le produit des droits de navigation sur toute la ligne s'est élevé à trois cent soixante* quinze mille deux cent cinquante-deux ir. soixante-dix cent. Ce canal a coûté £inq millions six cent mille sept cent soixante-seize francs.
Outre le canal latéral à l'Oise, le canal de POise comprend encore le canal de l'Oise proprement dit, qui réunit la Somme et l'Oise , et par le canal de Saint-Quentin, qui en est la continuation, la Somme et l'Escaut, c'est-à-dire, la Seine et l'Escaut.
^ Cemal dtOHéans, — Ce canal , destiné à joindre la Loire et la Seine, en se réunissant à celui de Briare , fut oommeocé en 1682 et fini vers 1692.
VERS. CAX
Son parcours est d'environ floixanto»
douze kilomètres.
Canal du Rhône au Hhin. — Les premières jétudes pour la construction ! de ce canal furent faites vers te milien du siècle dernier, et l'on commença en 1784 l'exécution de la partie comprise entre Dole et la Saône, Cette partie , connue sous le nom de canal du Doubs à la Saône , fut ouverte avant 1790. Les travaux, repris de-
fiuis 1800, ont été terminés après la oi du 27 juin 1833. Ce canal, qui est destiné à réunir le bassin du Rhône avec celui du Khin, prend son origine sur la Sadne, un peu en amont de Saint-Jean-de-Losne ; franchit à Valdieu, près de Belfort, le faîte qui sépare les deux bassins , et vient nboutir dans rill, »n amont et près de Strasbourg. Un embranchement est dirigé de Mulhausen sur Htiningue et Bâle.
Cette grande ligne de navigation traverse cinq départements : la Côted'Or, le Jura, le Doubs, le Haut et le Bas-Rhin. Son développement total est de trois cent quarante huit mille neuf cents mètres , ou quatre-vingtsept lieues un quart environ, y compris la branche d'Huningue , qui a vin^t-huit mille quatre-vingt-six mètres de longueur. Le canal du Rhône au Rhin est livré au commerce sur toute son étendue. Il a produit en 1839 huit cent quarante -huit mille cent trente francs vingt-deux cent, de navigation. Il n'avait produit en 1838 que huit cent trente et un mille quatre cent treize fir. vingt-deux cent. ; augmentation ; seize mille sept cent dixsept fr. La construction de ce canal a coûté vingt-huit millions cent quatrevingt-onze mille huit cent trois fr.
Canal de Saint^Çuentin, — Ce canal est destiné à faire communiquer le canal de l'Oise à l'Escaut.
Canal de la Somme. — Le canal de la Somme a été commencé, en 1770, entre Saint-Simon et Haiii; les travaux, abandonnés peu de temps après, ont été repris vers 1784, et continué jusqu'en 1 790 ; repris de nouveau en 1807, ils u'ont été terininés que depuis 1827. Aiyourd'huà ce canal est
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ouvert, dans toute son étendue , à la navigation. Le canal de la Somme a pour but d'établir, par la vallée de la somme, une communication de Paris avec la mer; il s'embranche , près de Saint-Simon, sur le canal Crozat, et vient déboucher sous les murs de Saint-Valery. Les points principaux goetraversecette ligne navigable sont:
Ham , Péronne, Amiens et Abbeville.
Son développement est de cent cinquante-cinq mille six cents mètres environ, ou à peu près trente-neuf lieues; sa pente totale est de soixante-deux mdires dix-neuf centimètres; elle est rachetée .par vingt-quatre écluses , y compris celle qui a été construite a Abbeville sur une dérivation , et qui est destinée à faciliter la navigation dans le canal de transit, en réservant, pour le stationnement des bateaux, rancien lit de la rivière. -Ce canal a coûté neuf millions trois cent quatrevingt-neuf raille cent treize francs cinquante-neuf centimes. Les droits de navigation et de pêche ont rapporté en 1839 trois cent quarante-six mille neuf cent dix-sept firâuics.
§ lY. CanaHsatkm des prineipaks rMères,
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Meuse , Marne.
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Landes.
Landes.
Baote-Loire, Loire, Sadneet-Loire, Nièvre, Cher, Indre-et-Loire, Maine el- Loire, Loire-lnfério nre.
. Hante-Saône , Côle-d'Or , SaAne • et • Loire » Ain > Rhône.
Ain, Rhône, Isitc, Drôine, Ardèche, Gard, ViuiclaM^ Bottcbes-du-Rbâne.
Haute-Garonne , Tarn-et* Garonne, Lot-«l>Gn«Nili^ Gironde.
Loi, Lot*«t-G«roane.
A rJpiiitrs.
Hauic-Martic, Marne,
§ V. Canaux en projets.
Canal latéral à l\4dour et à t Ar ros. — Ce canal partirait de Plaisance,