‹ France (volume 4)Chapitre 21 sur 79 · S:= 'geirs-'îa. r« * S"5 o fe · texte numérisé non relu

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Cap-Fbakçais (prise du).— Le général Galbaud commandait au cap Français , quand les mnux qui désolaient la colonie de Saint-Doniingue (voyez ce mot), nécessitèrent en 1792 renvoi des commissaires Polverei et Sontlionax. Destttaé par eiut , et embarqué pour être ramené en France, Galbaud gagna les navires de la flotte, et, le 21 juin, revint à leur tète attaquer la ville du Cap. Foudroyée par Tartilleri^, abandonnée par les commissaires , elle tomba bientôt au pouvoir des markii , et aussitôt elle fut livrée au pillage. Les nègres et les esclaves, que travaillaient les agepts de l'Angleterre et de TEspa^ne, se mêlèrent au)( vainqueurs; d'horribles massacres furent commis , et l'incendie vint enfin mettre le comble au désordre. Dès que la lassitude eut fait cesser le carnage , guand les flammes se furent arrêtées faute d'aliments , Sontbonax et Polverei redescendirent dans la ville , pour réparer les effets d'une catastrophe qui avait failli compromettre Texistence de la colonie.

— Aussitôt que la pulx d'Amiens eut mfÊtt rOoéan aux navires français, le premier consul résolut de faire rentrer Saint-l)omin|j;ue sous l'autorité de la répubiiaue, a laquelle Toussaint Louverttire ravait soustraite. Le général Leclerc fut chargé de cette expédition ; l'amiral Villaret eut le commandement de la flotte de transport.

Au commencement de février 1802 , Leclerc se présenta devant la rade du Cap , où il fut accueilli par une décharge à boulets rouges, et peu après, un homme de couleur vint à bord du Vaisseau amiral, pour lui signitier que le général noir Christophe , commandant au Cap |[M>ur Toussaint liOuverture , avait pris l'invariable résolution de brûler cette malheureuse ville et de massacrer les Blancs , dès le moment où Ton ferait quelques dispositions pour la descente. Le général Leclerc crut donc conveuable de dérober aux noirs la vue du débarquement, et de ?e diriger vers l'embarcadère du Limbé où il aborda. En deux heures , il parvint à la rivière Salée , où il ren-

contra et battit Christophe. Mais bien*

tôt , à l'entrée de la nuit , Teseadre ,

(jui avait déjà engagé le feu contre le fort , vil le morne de la ville réfléchir une lumière rou^eâtre , signe trop certain de l'incendie du Cap , dont un mime plat la força de rester tranquille spectatrice. Cependant au premier souffle de la brise du large , elle gagna le mouillage, et débarqua les troupes avec lesquelles le général llumbert courut remparer du fort de Belair, pour faciliter l'arrivée du général en chef. On prit en même temps la petite anse, et Ton s'occupa d'éteindre Tincendie de la ville. Quelques instants après, le général Leclerc arriva au haut du Cap, et fit cesser la fusillade entre ses tirailleurs et l'arrièregarde de Christopiie. Tous ses soins eurent pour but le rétablissement des cultures dans la colonie; mais les sou« lévements continuels des nègres armés l'empêchèrent d'atteindre ce but, et furent cause enfin que la France perdit sans retour la plus belle de ses colonies.

Capiscol. On appelait ainsi , principalement en Provence et en Languedoc, le chef ou doyen du chapitre des églises cathédrales ou collégiales. Cette dénomination équivaut à celle de ^réckcmtre, que le doyen portait dans d'autres églises; et à celle d^écolâtre, qu'on lui donnait dans quelques chapitres , notamment à Orange. T.e nom de capiscol était aussi quelquefois donné à un chef militaire. Ce mot est formé de la réunion des deux substantifs latins caput, scholse.

Capitaine. C'est le nom que l'on donne à l'officier chargé du commandement d'une compagnie, d'un escadron ou d'une batterie. Ce grsMle, qui , sous François I**", tenait le premier rang dans la hiérarchie militaire, n'occupe plus aujourd'hui que le septième.

Il est entre le grade de chef de bataillon ou d*eseaaron et celui de lieutenant. Quoiqu'il soit bien déchu de son importance primitive, ses fonctions ne sont pourtant point sans importance, çar elles embrassent toutes les parties du service sous le rapport de la policct

ide la discipline et de tout ce qui concerne radministration.

Le titre de capitaine dësîsnaft autrefois, comme nous venons de le dire, Tin grade militaire élevé; aussi, à l'époque où il n'y avait dans l'armée il'autres fractions que les compagnies»

les plus grands sefeneurs briguaient»

ils avee instance la faveur d'être nom- Tnés au com?nnndement de l'une d'elles, et, s ils Tobtenaient, leur ambition était satisfaite.

' La réunion des compagnies en régi- Inents, et l'établissement du grade de colonel, qui en fut la conséquence nécessaire, restreignirent beaucoup les prérogatives et les attributions des capitaines. Leur importance a dimiliaé de pkn en plus à mesure que de nouveaux agents du commandement suprême sont venus se pincer entre eux et l'autorité supérieure. Il suit de là Que le titre de capitaine est bien dëenu dé ce quMl était dans le prindpé où il ne )K)uvait être pris que par les dues, conites, màvqolB et chevaliers .bannerets.

La création des capitaines d'bom- ÎDiB d*apnw8 vemonte à CharlcB V, dont une ordonnance plaça, en 1373, des capitaines à la téte de' la gendarmerie.

- Lorsque Louis XI eut formé les francs-archers , il «n donna le corn- . mandement à quatre éapitainesen chef, ayant sous leurs ordres trente-deux capitaines subalternes qui commandaient chacun à cinq cents hommes.

Brantôme dit que Louis XII donna à ses plus vaillants gentilshommes des commandements de cinq cents et de mille hommes, avec le titre de capitaine.

François I*', qui avait pris le titre de capitaine de sa garde , créa les capitames<lleiiienaiits. Dans les légions de six mille hommes, instituées sous

son règne, chaque capitaine commandait mille hommes; ces mille hommes étaient partagés en dix bandes , chacune de eoiit hommes^ commandées par on officier eonnu sous le nom de centenier. Un des capitaines prenait le titre de colonel , et avait le commandement de la légion, tout en con-

servant celui de sa compagnie. C'est là. dit-on, l'origine des compagnies* colonelles qui eiistaient dans les Ir^ giments de l'armée firançaise Wfàti

Sous le même règne, les bandes ou compagnies furent réduites à quatre MtSj puis à trois cents hommes. Sous Henri u, elles étaient ordinairement de deux cents; mais insensiblement elles diminuèrent, et furent enfin réduites à quarante hommes. En 1.558, leur incorporation dans les régiments, qui furent eréé$ à cette époque, 1^ décroître d'autant la position des capitaines qui les commandaient.

Le mot capitaine signifiait aussi , (ians Torigine, gouverneur ou commandant (K place. On trouve, sous lé règne de Henri III , des capitainerleil de places fortes; mais néanmoins Ic^ ternies de gouverneur et de gotivernement, qui ne sont plus usités dans ce sens, ont prévalu par la suite.

' Les capitaines sont aujourd*hai divisés en deux classes : dans les corps de l'état-major, de Tartillerie et au énie, et dans la cavalerie, la moitié es capitaines est de première classe; dans llnfanterie, le tiers seulement est de première classe; mais un supplément de crédit est demandé en ce moment aux chambres pour porter à la moitié, comme dans les iiutres armeç, la première classé des capitdines d*lii* fanterie.

Les capitaines de première classe jouissent d'une solde un peu plus forte que celle des capitaines de deuxième classe, etdans la cavalerie et rartillèrie, ils commandent les escadrons ou batteries , sous le titre de capitaines commandants. Les capitaines de deuxième classe, qu'on désigne aussi sous le nom de capitaines en second, sont chargés, en sous-ordre, de différents détails du service déterminés par les règlements.

L'étymologie du mot capitaine a été l'objet d'un grand nombre de commentaires. Gâte désignation est ibri ancienne; on s'en servait en Italie, en Espagne, vers le douzième siècle.

Quelques auteurs la font dériver du mot latin caput^ qui, par corruption,

-m CAP uumvERS. CAP

taurait fait eapUainy ehevefaîn^ co' de retendue de côtes que le capitaine

plne^ chetaiMy qîMaine, H parait avait à surveiller, et dans la seconde,

a peu près certain que ce mot vient de l'etrnduedepaysdanslafjuelleilavait

du terme capiiajio, en usaj^e depuis le droit d'accorderou de refuser ledroit

fort longtemps dans les bundcâ ita- de chasser , et qu'il devait tenir tou-

lîennes. • Jours suffisamment fournie de gibier.

Le langage poétique et le style Iiis- Ce dernier capitaine avait au-dessous torique se sont emparés du mot capi- de lui une quantité suffisante de gartaine pour désigner un liomme de des et d'agents subalternes pour consguerre par excellence. .tater les délits qu'il dénouçait au pré- . ^ Dans la marine, on donne le nom vdt royal , investi du pouvoir de les de capitaine à tout officier comman* punir et Texerçant quelquefois avec dant un navire; mais il y a plusieurs une grande sévérité. Ces capitaineries, sortes de capitaines ; ce titre est porté, qui n existent plus aujourd'hui, étaient dans la niarine de TÉtat, par deux annexées aux habitations royales , et classes d'officiers supérieurs : les ca- ceux oui en étaient pourvus avaient pUaines de vaisseau, et les capitaU pour ciief le grand veneur. nés de corvette (*). Les capitaines de CAPiTAiNBBiB-GABDE-câTES. — vaisseau ont le rang de colonel, et Comme nous l'avons dit plus haut, ce les capitaines de corvette celui de chef mot désignait tout à la fois une foncde bataillon. Le capitaine de vaisseau tion et 1 étendue de côtes maritimes qui commande un navire monté par que le capitaine avait à surveiller, un officier général prend le titre de â'étaît, en outre, une étendue de capitaine de pavillon. pays situé le long du rivage de la mer, On désigne par le womd^^ capitaines renfermant un certain nombre de pamai chauds ou capitaines au long roisses assujetties à la garde des côtes. cours y les commandants des navires Cliaque capitainerie éteit commandée du commerce, qui, pour obtenir ce' par un capitaine général, un major titre et les prérogatives qui y sont at- général et un lieutenant général qui tachées, doivent subir un examen, et en composaient Pétat-major. La posatisfaire à certaines conditions dé< pulation des paroisses constituant les terminées par les lois. Les maîtres capitaineries était tenue de fournir, ou patrons des simples navires cabo* depuis Tâge de seize ans jusqu'à ceteurs prennent encore le nom de co- lui de soixante, les soldats de milice pitainesy mais c'est une usurpation : nécessaires à la garde .des côtes. Il y les lois et les règlements ne leur re- avait des capitaineries organisées miconnaissent que le titre de maîtres au litairement en bataillons, dont chaque petit cabotage. compagnie était de quarante hommes, Capitainebib.— Nom d'une fonc- et en escadrons de deux compagnies, tion militaire dont nous parlerons ci- chacune de soixante et dix maîtres après, qui consistait dans le comman- bien montés et bien équipés , et comdement des hommes ()réposés à la mandés par des capitaines, des majors, garde des cdtes maritimes de la aides-majors, lieutenants et enseignes, France. Ce mot était aussi le nom qui recevaient leur commission du roi d'une fonction civile dont le devoir et étaient subordonnés à neuf inspecétait de veiller à l'entretien des lorêts teurs particuliers , lesquels , à leur du domaine et à la conservation des tour, avaient au-dessus deux inspecchasses royales. teurs généraux. Il y avait deux servi- La capitainerie se disait encore, ces de içarde-côtes : le service mil!dans la première acception du root, taire, qui consistait à s'opposer aux

descentes ou à les repousser, et celui

('•) Il y a eu aussi pendant longtemps dos d'observation. Les capitaines , majors

c<^itaincs de frégate ; mats ce grade a été et lieutenants généraux de chaque ca-

•uj^mé dans ces d^rnièret années. pitain^içgard^âte^étaicollifirfilM^

de Tobligaiion de remplir les devoirs de tutmtrs et de curateurs; les soldats êt cavaliers placés sous leur eoni-

mandement étaient affranchis du service de la milice de terre. Les paroisses soumises à la garde des côtes étaient celles qui se troDYaient le long du rivage et jusqu'à deux lîeaes de ta mer. Les côtes de France , tant sur rOcéan que sur la Méditerranée , étaient divisées en cent douze capitaineries, qui réunissaient environ deux cent mille hommes tant à pied qu*à cheval. Yoici la liste de ces ca* pitaineries :

SenuToir OU Ift de Mou.

Cftlftis OH S«iigaUt< T«rt»n.

Picardie,

fjt Croloy.

Cayeiis.

Baitté jNwmancite.

Slinl-Aubin.

Saint'Valciy*

l'alluH.

âaiul-rierre-eu- Port.

Tréport CrivI.

Bernfv.il.

]>ieppe ou rorl-Yiile.

SainlO'MarStterilc* ■

Gouvemment du Havre de Gràee,

Fccainp* Le Havre.

SiorU Caiideliec oh Sein*.

IrelaU Roque de Aille

Pays d^Auge,

Uonflenr. Villert.

ToiH|MS. DiTei.

Basse Nonmmdie,

Cncii oit Cabottrf* Oystreliain.

Bernidres.

Asiiellcs.

Port-cn-Bessin.

Graiitl-Camp.

Beuze V i llv Les vay.

N'a! Sr\lre.

(^lierbourg.

La II lté.

Port-Buil ou Castret.

Créances ou CouleoTilIe^

Régiieville.

Graiiville.

8aini«-Meri9 du Mont* Amnchc*.

Hougue. Pmilonon.

Barfleur.

Dol. VU» de Graaafs.

Cancate. Lorient.

Saint-Malo. Le lV>rt-Lttiila.

Pontbriant. Auray.

Matignon. Vuihk-s.

Siiiiit-Brieux. L'ile de Rhuya.

l/ile de Brehat* Belicle ou lioiitedair.

Trader. MuaiUac.

]>nnion. Le Croizic.

Morlaix. SaintoNazaire.

Saint-rnI de Lé<NI. Monthoir.

BcmiTrach. PaiolMeaf.

Breat mi I« Cfloquat. Pornic.

Cror.oii. îî'ii:riicuf.

Audierne. MaciiecuuL

LaBocheOe*

Pajfs d'jiunb,

t'fle de Ki.

ChasteUaUloa.

Satntouge.

Cbareola ou liOira.

Soubiaa.

Bas Poitou.

V\\e da Bottin, Im Sable» d'Okmvb

nie d'Okron.

Boyan»

Moriagncb

Guyetme,

Moron.

Entre-c{eax-Mer»-«or-Garonne.

Bnlre-deu]i-5lera««nr-Dordoguak

Bordeaux.

La Mart{ue on baut Médoct ' Soolac on bas Médoc.

La Taata de Buach.

MiniTERBAHie.

iMifuedoe et BousstUon,

Aigucs-Mortea. Hezicn.

>tauguio. Karbonne.

Cette. Laucaie»

Afde.

Provence.

Arlaa. Hlères.

Les Martignea. Saint-Tropas.

Marseille. Frcjus.

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