‹ France (volume 4)Chapitre 30 sur 79 · CE. €AR · texte numérisé non relu

CE. €AR

se réfugier à Usson. Le (gâteau de

Cariât fut encore assiégé en 1602, et défendu par madame de Morèze, qui, s'étant emparée delà place en Tabsence de son mari , arrêté par ordre du roi, déclara qu'elle ne la rendrait qu'aih tant que M. de Morèze serait remis en liberté, ce qu'elle ne fut pas longtemps à obtenir. Henri IV, instruit des Texations qu'exerçaient dans les environs les gentilshommes qui gardaient la forteresse de Cariât, en ordonna la démolition, qui fut exécutée en 1003.

Carle (Rap.), bijoutier de la place Daupbine. à Paris, électeur et cornmandant qe bataillon, souleva les jeunes gens lors du renvoi du cardinal de Brienne, et fit briller une effigie de ce ministre. Apres ]e 14 juillet 1789, Carie donna , dans la grande salle du palais, un repas splendide. Cette dé> pense, ati-dessus de sa fortune, fit croire qu'il était soudoyé. Le 10 août 1792, il se rendit auprès du roi au (poment où les Tuileries allaient être investies, et fit des dispositions pour défendre ce [)rince. La municipalité le manda aussitôt à sa barre; on l'accusa d'avoir donné l'ordre de tirer si le cbâteau était attaqué ; le peuple se saisit de lui, et deux gendarmes, qui étaient sous ses ordres, l'assassinèrent.

Cables (N.) , général , parcourut lentement les grades subalternes, et ne devint ofGcier général aue par le bénéfîce de la révoYotlon. Ii fut deux fois cbargé, en 1792, de conduire ces colonnes françaises qui deux fois ne pénétrèrent en Belgique que pour repasser en désordre la frontière au cri de sauve qui peutî Passé ensuite à fannée du Kbm, il y remplit, à titre provisoire, le commandement en chef, ne put réussir à y ramener l'ordre et l'ensemble nécessaires pour le succès, et perdit les lignes de wissembonrg.

Après cet échec, il demanda et obtint d'être remplacé dans son emploi.

Cablet (Louis-Francois), marquis de la Eozière , maréchal de camp , né en 1735, au Pont*d*Ardie, présGhar^ leville (Ardennes), servit avec distinction > depuis 1746 f dans les armées

CAR

L*umy£RS.

d*Ita1ie, de Flandre et d'Allemagne.

Jjt prince Ferdinand de Brunswick, faisant allusion h une affaire dans laquelle il avait été vivement poursuivi par lui , et avait failli tomber entre ses mains , disait plus tard , en montrant le brave Carlet, alors prisonnier du roî de Prusse : « Vdilà le Français « qui m'a fait le plus de peur de ma « vie.» Échangé bientôt, et rentré en France après Ta paix , le lieutenantcolonel Garlet fut employé quelque temps au ministère secret du duc de Broglie, et fut chargé, en 17G5, d'aller reconnaître les côtes d'Angleterre et celles de France. A son retour, il présenta divers projets de défense qui furent adoptés, et donnèrent une haute opinion de ses connaissnnres militaires. En 17G8, il fut chargé par le ministère, qui mit à sa disposition les pièces ofHcieltes des bureaux de la

guerre, d'écrire l'histoire des guerres es Français sous Louis XIII, Louis XIV et Louis XV; mais la révolution J'empécha d'achever ce travail important, dont il a laissé (]uatre volumes trouvés parmi ses papiers. Il rédigea aussi, en 1770, par ordre du roi , un plan de campagne contre l'Angleterre.

£n 1780, Louis XVI lui conféra le titre de marquis de la Rozière , et le créa maréchal de camp commandant de l'expédition projetée contre les îles de Jersey et de Guernesey. Le marquis de la llozière émigra en 1791 , et se retira à Coblentz , oii il fut chargé de la direction des bureaux de la guerre des princes. Après lacampagnede 1792, il passD successivement en Allemagne, en vVni^klerre , prit successivement du service en Russie et en Portugal, oii il fut employé comme lieutenant général et comme inspecteur général des frontières et des côtes du royaume, emploi qu'il conserva jusqu'à sâ mort, arrivée eu 1808.

\ Son fils Jean Cablbt, man^uis de la Rozière» né à Paris en 1770, emigra

avec son père en 1791 , servit dans l'armée des princes, se battit contre nos soldats dans les rangs des Hongrois, des Anglais, des Portugais, et rentra çn France avec les Bourbons,

qui récompensèrent ses services par le grade de maréchal de camp. Il a été depuis mis en disponibilité.

Carlter (le p. C ) , né à Verberie en 1725, mort prieur d'Andresi, le 23 avril 1787 , a laissé , outre un grand nombre d'articles Insérés dans le Journal des jSavants , le Journal de physique et Te Journal de Verdun :

1' Dissertation sur l'étendue du Belgium et de l'ancienne Picardie , Amiens , 1753 ; S* Mémoire sur les laines f in-lS» 1755; 8* Considéra' tions sur les moyens de rétablir en France les bonnes espèces de béfes à laine , 1762 ; 4« Histoire du duché de Valois y contenant ce gui est arrivé dans ce pays depuis le temps des Gaulois jusqu en 1703 , Paris, 1764, 3 vol. in-4*' ; 5" Traité sur lesmanu' factures de laineries, 2 vol. in-I2; 0* DIssertaHon sur tétat (ht eom»

meree en France sous les rois de la première et de la deuxième race, Amiens, 1753, in-12. On lui doit encore quelques ouvrages sur les bétrs à laine, et les Odserwitlons pmr sentir de conclusion à l^histoire du diocèse de Paris , qui se trouvent dans le tome XV de l'ouvrage de l'abbé Lebeuf. Carlier a remporté dans sa vie neuf prix académiques , dont quatre à TAcadémie des inscriptions.

Carlier (N. J.) , mécanicien , né à Busif^ny, près de Cambrai, le 20 juillet 1749, mourut à Valenciennes en 1804. Il se consacra entièrement à rhorlogerie , à la menuiserie et à la mécanique. En 1793, lorsdu siège de Valenciennes , ce fut à son courage que la ville dut d'être préservée d'une inondation. Une bombe venait de briser une écluse dans le faubourg de Marly. Carlier , malgré la force du courant, se fait descendre dans la rivière, attaché avec des cordages, et ne sort de Teau qu'après avoir bouché l'ouverture , au moyen de sacs de terre et de paillasses. Il travaillait depuis cinq ans à la confection d'une machine en cuivre propre à filer la laine, lorsqu'il mourut a l'âge de cinquante-cinq ans.

. Gabur (Charles •Antoine Berti»

CAR VRJi

nmi, dit). G^t acteur célèbre, qui, sous le masqué ii' Arlequin, jouit d'une longue et juste faveur sur la scène delà comédie dite italienne, fut appelé à Paris en 1741. Bien qu'oblipé de s'énoncer dans une langue qui n'était pas la sienne , Carlin captiva la vogue dès Tabord , et mérita de la conserver pendant près d'un demi-siède , par la yérité de son jeu , la gaieté de ses lazzi, la fécondité des spirituelles improvisations par lesquelles il savait remplir la trame de ses canevas. Aux perfections de soo art, Carlin joignait encore les qualités qui font l'homme estimable»

ce qui a fait dire de lui :

Sow leoMsqM on Vmàmk% ■ à dfaAvirt onlPaiat.

Né à Turin , en 1713 , d'un officier au service du roi de Sardaigne, il mourut en 1783. Il avait donné au théâtre

en 1763 une pièce en cinq actes : les Nouvelles métamorphoses d'Arlequin,

GÀEiOMiUf. L'histoire connaît trois

princes de ce nom. Le premier, fils aîné de Charles Martel et trère de Pépin le Bref, gouverna pendant plusieurs années 1 Austrasie et les provinces de rAltemaghe qui étaient alors an* nexées à ee royaume. Sa réputation de guerrier ne suffisant plus à son âme , portée vers la contemplation, il quitta ses États pour embrasser la vie religieuse , donnant ainsi le premier un exemple qui fut imité si souvent au moyen âge par les plus grands souverains. Après avoir vécu comme moine dans un couvent du mont Cassin , il alla mourir à Vienne en Dauphiné (755). Son corps fut transporté au mont Cassin, ou il a été retrouvé en

. Le second était fils de Pépin le Bref. Pépin , à sa mort , en 768 , avait partagé ses États entre ses deux fils, Charles et Carloman. Charles eut l'ancienne Neustrie, la Bourgogne et l'Aquitaine ; Carloman , l'Austrasie tt les provinces transrhénanes oui étaient annexées à la monarchie oes Francs. Mais lorsqu'il fut question de déterminer avec exactitude les limites

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