‹ France (volume 4)Chapitre 33 sur 79 · CAM L'UN · texte numérisé non relu

CAM L'UN

plusieurs petites boîtes «^lindriquas

en bols ou en fer-blanc, couvertes de cuir et contenant chacune une charge de poudre, qu'on introduisait dans le canon desdrquèbiistt, «ousquets^etc. .

Plus tard on abandonna ce système, et l'on chargea les armes à feu avec une corne ou une poire nommée pul« vérin , qui contenait la poudre que l'on faisait couler dans le canon. Vamorce était enfermée dans une poire on corne d'amorce , de la même forme que le pulvérin , mais d'une plus petite dimension. L'une et Tautre se portaient suspendues en bandoulière. On adopta enfin, en 1690, l'usage des cartouches, maïs pour la char^^e seulement; ce ne fut que pendant la guerre de 1744 que Ton commença à faire servir la cartouche à la charge et à Tamorce.

La cartouche dont on se sert aujourd'hui est un petit cylindre creux en papier, qui enveloppe la poudre et la balle composant la charge d'une arme à feu.

Son diamètre est un peu moins fort

Sue celui de Taraie à laquelle elle est estinée.

CABiOLCHE (Louis - Dominique ), voleur fameux , dont ie nom est resté populaire, naquit à Paris, en 1693, dans la boutique d'un marchand de vins de la Courtille. Chassé du collège Louis le Grand où il étudiait, puis de la maison paternelle , il s'enrôla dans une troupe de brigands qui inliestaient la Normandie , et revmt ensuite exercer son nouveau métier à Paris. Il y forma une bande dont il prit le commandement absolu, et remplit bientôt la capitale et les provin* ces du bruit de ses vols et de ses assassinats. Après avoir longtemps échappé aux poursuites de la justice, il fut enGn arrêté dans un cabaret de la Courtille.en 1721. Conduit dans les prisons au Cbâtelet , il parvint à s'évader en perçant un mur , fut repris sur-lcchamp et transféré à la Conciergerie. Sou procès excita pendant plusieurs semaines dans la capitale une curiosité dont nous pouvons nous faire une idée par l'intérêt porté dans ces derniers temps à certains dé*

rERS. CAS .

bats criminels. De grands peisonnagef

et des dames de la première distinction allèrent le visiter. Le Théâtre - Français , les comédiens italiens représentèrent sur la scène ce héros d'une nouvelle espèce. Enfin,- le parlement le condamna à être rompu vif. II subit son supplice avec le courage et le calme qu'il avait constamment montrés jusque-là. Parmi les complices qu'il avait nommés à ses derniers moments, se trouvèrent un grand nombre de damea et de gentilshommes connus.

La biographie de Cartouche, ornée de son portrait gravé sur bois , se réimprime et se vend.encore tous les ans à Paris avec un Véritable succès de voiîue. Le Théâtre de Legrand ientenne la comédie intitulée Car- 'touche, qui fut jouée pendant le procès de ce brigand, et les amateurs re* cherchent avec intérêt un petit poème en cent vers , composé sous le même titre par Granval , et suivi d'un ZWo tionnaire d'argot.

' CABTaiiÂiBBS. ^ Un cartulaîie est

un registre dans lequel sont transcrites les chartes concernant un pays, une église, une communauté ou même une seule personne. Les plus anciens cartulaires remontent au dixième siè* jcle, suivant Mabiilon , qui fait honneur au moine Folquin du premier dont on ait connaissance. Mais le cartulaire de Folquin , et d'autres dont plusieurs lui sont antérieurs, sont moins des recueils de chartes que des chroniques dans lesquelles les auteurs ont inséré des actes relatifs à leurs abbayes. Ce furent les moines , qui, Jes premiers, recueillirent dans des registres les titres de leurs monastères. A l'exemple des moines, les évêqucs et les chapitres se mirent, au onzième siècle, a transcrire les titres .de leurs églises. Puis, ils' furent imi* tés par les rois , les ducs, les comtes, les seigneurs et les communes.

Les cartulaires qui nous ont été conserves sont très-nombreui« La blj^liothèque du roi en possède environ quatre cents. Tl en existe un grand nombre aux archives du royaume et dans la plupart des archives et des bi*

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bliothèques des départements. Les de Hnstitut , c*«Bt dire qu'il est exë-

plus remarqnables de la bibliothèque cuté avec cette séÊdlté d'todition,

du roi sont ceux des abbayes d^Ainai cette sûreté de critique qu'on admire

de Lyon , de Saint-Cyprien de Poi- à bon droit dans tout ce qui est dd

tiers, de Cluni, de Port-Royal; des à la plume du savant protesseur de

églises de Grenoble , de Chartres , de PÉeCMedes diartes.

Paris; le cartniaire des comtes de ' Cabus (M. Aur.)i empereur lo-

Champagne; ceux des villes de Mar- main, était né à Nnrbonne, selon Eu-

seille , Arles , Avignon , etc.; les car- trope, Orose et les deux Victor, quoi-

tulaires de Philippe - Auguste , etc. qu'il eût voulu passer pour Romain,

Les principaux cartulaires des ab- quand il fut élevé à Tempire par les

bayes da dioeè^ de Parii 80iit-dëp<v Mials, après la mort de Piobas en

sés aux archives du royaume. Celui 283. Après des victoires remportées

de Saint- Victor de Marseille, que sur les Sarmates et sur les Perses , il

Eossède cette ville, est l'un des plus mourut, vers la lin de 283, de mala-

eaux et des plus anciens qu'on die, suivant les uns , foudroyé dans sa

puisse voir. tente, suivant les antres, ce qai a hit

Ces recueils sonid^une grande utl* dire à M. de Châteaubriand , avec ce

lité pour ta connaissance de la topo- bonheur de pensée et d'expression

grapnie, de l'histoire, des institutions qui lui est ordinaire : « Quand la terre

et usages du moyeu âge. Les actes qui « fatiguée discontinuait le meurtre

y sont transorits renfernient les Iran* « de ses prioees « le del s*en diar-

saetions des seigneurs avec leurs vas- « geait (*)• »

saux ou leurs serfs, et des serfs entre Carvalho da Estk (bataille de), eux. Et comme ces transactions ont — Le maréchal Soult, après l'embarpour objet, non-seulement des biens quement des Anglais à la Corogne, meables et imikieubles « mais encore avait pénétré en Portugal (mars 1860) des droits ffodaox et toute espèce et s'avançait vers Tintérieur de ce pavs d'obligations personnelles, elles re- à travers^a province de Tras-Ios-Monflètent, comme des miroirs fidèles , le tes. Chavès avait ouvert ses portes tableau des diverses conditions des aux Français. Le général portugais terres et des personnes. Freire se retirait devant eux. Il loi Un assez grand nombre de 6artn« avait été enjoint d'éviter tout engalaires ont été publiés en Allemagne ^ement sérieux avant d'avoir opéré sa et dans les autres pays étrangers. Les jonction avec un corps cliargé de couéditions de ce genre qui ont été don- vrir la ville d'Oporto. L'armée du nées en France sont peu nombreuses, général Freire se composait de troupes Elles ne comprennent guère oue les régulières , anglaises et portugaises^ cartulaires de l'abbaye d'Auclii , de mais principalement de paysans nouréglise de Strasbourg, du prieuré de vellement recrutés dans les provinces Perreci(dans le recueil de Pérard). de Tras-los-Monles et d'Entre-Douro- Ce n*est que depuis ces dernières an- e^M inho. Ces paysans , encore mal nées que le gouvernement a formé le disciplinés , mais confiants dans leur projet de publier les principaux car- nombre , s'indignaient de céder le tulaires de France. Ceux de l'abbaye terrain à l'ennemi et demandaient à de Saint-Père de Chartres et de l'ab- grands cris le combat. Déjà le duc de baye de Saint-Bertin à Saint- Orner Dalmatie s'était avancé sur les hauont paru au commencement de Tannée teursde Carvalho; et, de leurs posi* 1811 (Paris, 3 vol. in-4*', 1840), et tions en avant de Braga , les Portufont partie de la collection des docu- gais pouvaient apercevoir les avantments inédits sur l'histoire de France, postes français. L'exaspération des

Ï oubliés {MUT là soins du ministre de séditieux fut alors portée au comble, 'instruction publique. Dire que ce

travail est dd à M. Guérard , membre O titada bistoriquct, 1. 1, p. 189.

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et , lorsqu'ils Tirent que If général

Freire se disposait à lever son camp avec ses troupes régulières , ils se jetèrent sur lui et le massacrèrent avec ^ la plus grande partie do son état-major. Ils se donnèrent alors pour chef le baron d'Eben , officier hanovrien , et le forcèrent, sous peine de la vie» à accepter le commandement.

Gekii-d craignant, s'U inilatt \bl conduite de aon prédéoeaeeiir, d'avoir le même sort , se disposa aussitôt à prendre l'offensive. Il fit, en conséquence , déborder par son aile droite la gauche des Français , adoeaée à te reoien qui leur coupaient la retraite^ et emporter d'assaut le village de Linoso , situé en avant de? leurs lignes. Cette position fut reprise par les Français ; et le mavéehai Soalt ayant été .informé que les jPortugais se disposaient à une attaque g&érale, résolut de le^ prévenir.

Le 30 mars, il déploya ses troupes en bataille sur les Jianteurs de Car»

Yalho da Este. Le général Delabonie commandait la division du centre, et était soutenu par la division de dragons du général Lorge; le général Ueuuelet était à Faile droite ; le général Aierw met commandait l'aile gauche et avait derrière lui la division de cavalerie légère du général Franceschi. Une batterie, placée en avant des lignes, donna le signal de l*attaque : la division du centre s'ébranla aussitôt , et, sans répondre à la fusillade de l'ennemi, s avança sur lui Parme au bras.

Cette marche audacieuse déconcerta les Portugais , et , au moment où les Français arrivaient sur eux, ils se débandèrent et prirent la fuite. La cavalerie les poursuivit et en lit un horrible carnage; elle entra péle-méle ayec les fuySrds dans Braga, traversa cette TiUe et ne s^arréta qu'à deux lieues au delà. Les pertes de l'ennemi furent considérables : son artillerie, ses drapeaux , ses bagages et ses caisses militaires tombèrent au pouvoir des vainqueurs. Le maréchal Soult établit son quartier général à Braga, et ses avant-postes prirent position à trois lieues en avant, à Tabos^a , sur

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la route d*Oporto. Les jours suivants, les villes de Barcelos et de Guimaraens , découvertes par la dispersion de l'armée portugaise , reçurent des gandsotts Araneaises.

CiBY (Félix') , antiquaire , fils d*un libraire de ^larseille, naquit dans cette ville le 24 décembre 1699, et y mourut le 15 décembre 1754. « Il avait, dit * Tabbé Barthélémy , un beaa cabÎBet « de médailles , et une précieuse eol- « lection de livres assortis à son « goût. » En 1762, il fut nommé correspondant de l'Académie des inscriptions et bellea4ettre8. On a de lui : 1* DisserUUUm sur la fondation de Marseille , sur Vhistoîre des rois du Bosphore chnmérien , et sur LesbO" îKiXi philosophe de Mityléne, Paris, 1744, in-13; 2« Hi$tolre dei roU dt Thrace et de ceux du Bosphore cimmérien, éclair cie par les médailles, Paris, 1752, in-4°. C'est son ouvrage le plus important. 11 avait laisse mar nuscrit un dtetionaolre nrovençal avec les étymologies ; malheureusement ce travail est perdu. Les médailles du cabinet de Cary ont été achetées pour le cabinet des médailles «t anti^es de la bibliothèque du roi.

Cabze (lecomtede)«oflMsierdenier, sur lequel nous n'avons aucun rensei-

fnement biographique , et qui peuttre appartenait à la même famille que le comte de Garces. Deux historiens de Tancienne marine écrivent son nom d'une manière différente: suivant l'un, cet officier se nommait Car se ; suivant l'autre, Car:ie. Mais tous deux s'accordent pour lui donner la qualité de comte. Ils n'en font mention qu*à propos des événements maritimes du second siège de la Rochelle. A la sanglante bataille du 27 octobre 1622, le comte de Carze servait sous les ordres du duc de Guise , amiral de Tarmée française. Lesllochellois ayant envoj^é deux' brûlots contre le vaisseau amiral, parviurent à le mettre en feu.

Le duc de Guise , déjà exposé à toute Vartillerie des vaisseaux de la ville protestante, se trouva dans la position la plus critique. Plaçant Tavannes à la proue , le comte de Carze à la poupe ,

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