CAS FRAI
lé cMtbét la Rochefoucauld au grand
mât , et se réservant de se porter luimême partout où sa présence serait nécessaire , il fit intrépidement face à lotis les d&ngers. Les Bochellois , &tH gués d'une résistance si opiniâtre , se retirèrent , et le salut du vaisseau amiral contribua puissamment au succès éclatant qui marqua cette journée.
CASA-rBtAiIcA ( Lucien ) , firère dur comte Rapââ't teùtra ttès-jeune dans Ja marine , y servit avec distinction, fut nommé, en 1792, membre de la Convention où il vota la détention indéfintedd M L^is XVI, èl eàtra, plus tard, ail Géittètl des Cinq-Cents.
Rentré au service , il lit partie de Texpédition d'Kgypte comme capitaine du vaisseau rOrient, et se trouva en cette qualité à batàiilè d' Aboukir ; atteint par un boulet , il Alt englouti à Texplosion de son i^ltîment.et périt avec son fils, âge de dix ans, qui ne voulut pas le quitter. Ce trait touchant de pi été filiale a été célébré par Lebrun et Çhénier.
Casa-Btanca (Pierre - François), fils du comte Rnphacl, naquit à Vescovato en 1784. Son activité, ses talents, sa valeur lui méritèrent, en 1811, le grade de colonel. Ce brave fit constamment partie de l'armée dans les campagnes d'Allemagne et de Prusse depuis 1806, et mourut couvert de blessures dans la désastreuse expédition de Russie en 1813.
Casa-Bîanca ( le comte Raphaël âfe), lieutenant général, etc., né en 1738 , à Vescovato en Corse , d'une famille noble et anciénne , prit parti dans les troupes que Louis XV envoya pour achever de soumettre Tîle, et devint colonel du régiment Provincial-Corse, qu'il commandai l en 1781).
L'année suivante il fut envoyé par ses concitoyens comme député extraordinaire 5 l'Assemblée constituante.
Peu de temps après, il passa a rarnu'c du Nord et y combattit avec la plu^ . grande bravoure. Nommé màréchaJ de !
camp, il fut employé à l'armée des * Alpes, puis envoyé à Ajaccio, et reçut bientôt après l'ordre de se tenir prêt à s'embarquer avec l'amiral Truguet
CE. GilS 22S
pour la Sardaigne qoe Ton voolait
prendre.
Cette expédition ayant échoué , le général Casa - Bianea fbt chargé dU eommandement de Caivi , et presque aussitôt assiégé par les Anîïlais. 11 n'avait avec lui que six cents hommes ; la place était mal fortifiée , et presque sans munitions et sans vivires; néanmoins il y soutint trente-nenf Jours de siège et un bombardement qui réduisit en cendres la plusgrande partie de la ville. Resté avec quatre-vingts hommes exténués de faim et de ratlsues, il capitula, mais à des condition^ honorables. Sa glorieuse défense lut avait valu, pendant le siège, le brevet de général de division. Il joignit l'armée d'Italie , commanda à Gènes , où il calma les esprits, puis fut envoyé, par le Directoire executif, en Bretagne. Il quitta le service en 1799 , époque où Bonaparte , devenu premier consul , le nomma membre du sénat conservateur, et snocessivement comte de l'empire et grand-officier de la Légion d'honneur. Appelé à la pairie par le roi en 1814 et par l'empereur en 181â, il fut exclu à la seconde reslîiuration, puis réintégré en 1819, ce qiUtai valut, comme à tant d'autres, une place dans le Dictionnaire des girouettes. Il est mort en 1825.
Casal (sièges de). — En 1555, le marécbal de Brissac s'empara de Casai , en Piémont, avec autant de hardiesse que de bonheur. Le gouverneur et ses soldats, ainsi que toute la noblesse de l'armée impériale qui s'^ était réunie pour un tournoi^ eurent apeine lé temps de se jeter sans habits et presque sans armes dans la citadelle.
Les ennemis capitulèrent, promettant de se rendre s'ils n'étaient secourus dans vingt-quatre beures. Sur ces entrefaites , on eàt avis de Tapprodie de Pescaîre ; Brissac alors fit avancer les horloges et la citadelle se rendit.
— En 1030, i armée espagnole tenait le général Thoiras étroitement assiégé dans Qisal. L*arroée française étant arrivée souslesmnrsdecette ville, on allait en venir aux mains, lorsque iMazarin, alors gentilhomme du pape, parvint à
2S4 càB vm
faire reconnaître le traité de Ratisbonne par le général espagnol , et Tboi^as fat ainsi délivré, après sept UuAm d*une brillante défense.
D*après le traité de Ratisbonne , les Français et les Espagnols devaient év acuer en même temps le Montferrat.
Les premiers devaient livrer la ville de Casai au prince Ferdinand, second fils du duc de Mantoue; et des soidnts montferrias devaient former la garnison de cette ville. Mais cette dernière clause fut éludée; les soldats montferrins, laissés dans Casai, n*étaient nutres que des soldats français
Si avaient cliaogé d'uniforme. Quand ; Espagnols eurent repassé le Pô, deux régiments français revinrent tout à coup en arrière, 'et introduisirent dans Casai un convoi de provisions.
Cependant de nouvelles négociations les déterminèrent à se retirer encore mie fois; mais ils y laissèrent qua* tre cents hommes, qui se cachèrent dans les caves de la citadelle. Enfin, Je 6 avril 1631 , un nouveau traité de
Iiaix fut signé à Cherasco , et termina a guerre de la succession de Mantoue.
• l e 2 juillet !631, les Français évacuèrent détinitivement Casai et tout le Montferrat.
Casal-Postbblbngo (combat de).
— Le 8 mai 1796, Bonaparte avait remporté à Fombio une éclatante victoire sur les Autrichiens commandés
f>ar le général Liptay. Dans la soirée, e général Beaulieu,' qui accourait au secours de Liptay avec neuf bataillons et douze escadrons, arrive h Casal- Pusterlengo , non loin du champ de bataille. Là il apprend la défaite de son collègue et formela résolution de mettre la nuit à profit pour essa}^er de surprendre les vainqueurs etderéocruperCodo- ^no dont ils s'étaient emparés. IJ part a la téte de ses troupes , arrive à deux heures du matin en vue'de Codogno et surprend les avant-postes de la division du général la Harpe. Au premier bruit, ce général avait sauté en selle; mais déjà ses troupes étaient aux prises avec Pennemi et hiibfissaîent. H commençait à rétablir le combat, lorsque, frappé d'une baUe, il tomba sur le coup.