‹ France (volume 4)Chapitre 35 sur 79 · VERS. CAS · texte numérisé non relu

VERS. CAS

Sa mort répandit l'alarme parmi les Français, et les Autriciiiens en protiièrent pour redoubler d'efiforts. Suiç ces entrefaites, le général Berthier, informé qu*on se battait à Codoîïno , rallia la division la Harpe, et culbuta les Autrichiens au moment où ils se croyaient sûrs de la victoire. Il lep poursuivit jusque dans Casal-Pusterlengo, s'empara de cette ville, et força Beaulieu à se retirer en toute hâte sûr LodI.

CisAiTA (Ni), général de bri-

?[ade, etc., né en Corse, vers 1760, ut employé à Tarmée d'Italie, devint général de brigade, et repassa en Corse, en 1 796. Là, il chassa les Anglais de Bastia , et s'empara de Saint-Florent.

Renvoyé dans l'île l'année suivante, il apaisa les troubles qui venaient d'y éclater. INommé membre de la junte d'administration, en 1815, il se mit à la téte du camp de Bastia , et contribua, par son énergie, à faire arborw les trois couleurs. La bataille de Waterloo le rendit à la vie privée.

Casanova (François), peintre de batailles et de paysages, naquit à Lon* dres, en 1730, de parents vénitiens , retourna fort jeune à Venise, et y reçut une belle éducation qu'il sut mettre a proGt. L'étude des langues anciennes et modernes, celle du dessin, occupèrent ses premières années. Casanova vint plus tard à Paris, apportant avec lui quelques essais de ses talents, et y fut re^u avec bienveillance ; ayant eu occasion de présenter quelques-uns de ses ouvrages à Parocel , cet habile peintre s'empressa de lui donner des conseils, qui lui furent d'une grande utilité, surtout pour le dessin des dievaux. L'étude ues tableaux flamands qu'il vit dans un voyage en Allemagne contribua beaucoup à lui faire mettre dans ses tableaux la correction et l'harmonie qui y manquaient encore. De retour I Paris, l'Académie de peinture s'empressa de l'agréer, et peu après, en 1703, elle l'admit au nombre de ses membres, sur un tableau représentant dh combat de cavalerie. Depuis il exposa , en 176&, une Marche d'armée ^ deux batailles, un '

CAS

Espagnol à diml; en 1767, sept tableaux de genre; en 1769, deux sujets de chas«p, trois paysages ; en 1771, les Batailles de Lem et de Fribourg^el deux

Saysages; en 1775, treize tableaux e genre , pa;^sage , animaux , chasse , ti^fs militaires; en 1779, quatre paysages et deux cavaliers; et en 1781, sept paysages et deux sujets niiiiiaires. L'eflet que produisirent ces tableaux augmenta la réputation de cet artiste, et plusieurs pnnces s'empressèrent à Petivi de mettre ses talents à contribution. Le prince de Condé lui fit f jire, en 1771 y pour la galerie du palais Bourbon, les bataSties de Fribourg et de Lens. L*împératrioe Catherine le chargea d'immortaliser ses victoires sur les Ottomans. Favorisé par la fortune , accueilli dans les meilleures sociétés , pour son esprit et son éducation, Casanova aurait pu vivre à Paris heureux et tranquille; mais son godt pour le luxe lui ayant fait contracter des dettes , il prit le parti . pour se soustraire à ses créanciers, a*aller à Vienne finir les divers ouvrages dont il était ciiargé. Ce fut près ae cette ville, à Bruhl , qu'il mourut, en 1805; il était alors occupé à peindre un tableau représmitJàntVinaiîgurationde rhôiel royal des Invalides, par Louis XI f\ Cet artiste, toujours jaloux de faire respecter les artistes, se trouvait un jour à dîner chez le conUe de Kaunitz , avec des ambassadeurs de divers princes d'Allemagne : la conversation étant tombée sur Rubens et sur son ambassade, une des excellences se mit à dire : » C'était vraisemblable- « ment un ambassadeur gui s*amusaità « peindre.»— «Non, repartItCasanova, « c'était un peintre qui s'amusait à être « ambassadeur. » Parmi les élèves de Casanova on peut citer Loutherbourg, Mayer, ^'orblin , etc. Le Louvre possèdte de cet artiste deux tableaux représentant une bataille et un clioc de cavalerie ; et trois dessins : une marche d'animaux et deux cavaliers.

Casaqu£. — On appelait ainsi autrefois un manteau assez semblable au vêtement de dessus de nos bedeaux, ouvert par*devant , à pans prolongés

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