‹ France (volume 4)Chapitre 36 sur 79 · I. iT. 15* Uoraistm. (DiCT. bn · texte numérisé non relu

I. iT. 15* Uoraistm. (DiCT. bn

et à manches longues et fermées. Ler

casaques se mettaient, suivant Toccurrence, par-dessus l'armure, le justaucorps ou la soubre veste , et elles portaient en général une marque distinctive. Ainsi, au temps de François P', les Bourguignons impénaux avaient sur leur casaque la croix rouge de Saint-Andre, et la casaque des hérauts d'aimes était couverte des armoiries du souverain. En temps de guerre, la casaque se mettaitpar-dessus farmure, qu'elle servait à garantir de la pluie : on l'agrafait au collet; mais, lorsqu'il faisait beau , on la rejetait en arrière , comme les pelisses de nos hussards. Ce vêtement disparut en grande partie vers la seconde moitié du seizième siècle. Suivant quelques auteurs, il faut chercher dans le nom de f empereur CaracaUa l'étymologie du mot ' casaque ou casaquin, qui 8*est dit

f)our caraquin. Il est plus naturel de a trouver dans le mot hébreu kasah, couvrir.

Casasola (combat de ).~Quand la division du général Masséna se fut emparée du fort de la Chiusa , dans le Frioul, les Autrichiens cherchèrent à lui disputer le passage du pont de Casasola (19 mars 1797). Mais les grenadiers de la trente-deuxiéme demi* brigade, marchant en colonne serrée, forcèrent ce pont , culbutèrent l'enneuii, maigre ses retranchements et ses chevaux de frise, et lui firent six cents prisonniers.

C vsAUBOK (Isaac de) naquît à Genève, en 1559, d'une famille française qui s'y était réfugiée pour écha'jjper aux persécutions dont les protestants du Daupbiné étaient alors robjet. Cependant son père rentra dans sa patrie, et devint ministre de la religion rélbrniée à Crest, petite ville du Dauphiné. Il se chargea lui-même de l'éducation du jeune Isaac , qui , sous ua tel maître , lit de rapides progrès. A neuf ans , il parlait le latin avec une

{mreté étonnante; il en avait dix-neuf orsqu'il fut envoyé à Genève, pour y suivre les cours de Funiverslté. Il y étudia la jurisprudence, la théologie et les langues orientales, fut chargé,

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en 1582, de remplacer son mattre, F. Portas, dans la chaire de grec, et devint, q u i que temps après, lé Rendre de Henri Étietme. Mais bientôt son caractère inquiet et la bizarrerie de son beau-père lui rendirent le séjour de Genève désagréable; il accepta, à ' Montpellier, une chaire de grec et de belles-lettres, qu'il quitta deux ans après, pour en occuper une semblable au collège de France, où Henri IV venait de l'appeler. Quelques années après, ce prince lui donna la charge de sjarde de la librairie, avec quatre cents livres d'appointements , somme considérable pour cette époque, et le nomma l'nn des commissaires à la conférence de Fontainebleau , entre le cardinal Duperron et Duplessis ^1 ornai. Casnubon y opina contre le champion du protestantisme, et cette manifestation d'une opinion contraire à sa religion le rendit suspect à son

f>arti , sans lui concilier la bienveilance des catholiques , dont la jalousie avait toujours cherché à lui nuire.

Anssi s'empressa^-t-il , à la mort de Henri IV, d'accepter l'oflfire que le dievalier Watton , ambassadeur extraordinaire de Jacques I", lui fit de raccompagner en Angleterre. Il y lut reçu avec distinctloA, et fiit gratitié de deux prébendes , Tune à Cantorbéry, Tautre a Westminster, avec une pension de six cents livres sterling. Il mourut à Londres, le 1" juillet 1614.

Isaac Gasaubon fut un théologien tolérant et pacifique, un savant du premier ordre, un traducteur habile, et un savant critique. Les savants les plus distingues de son temps , Pierre Pithou , de Thou , Heinsius, Grœvius, Oronovhis, lui ont rendu ce témoignage, et la postérité n'a point appelé de ce jugement. La liste des livres

Ïu'il a publiés dépasserait de beaucoup is limites qui nous sont imposées dans cet article. Pïous devons nous borner à mentionner ici les plus importants :

Tn Diogenem Laertium notœ, 1583, in-S": ces notes, sur le frontispice desquelles , ainsi que sur celui . de son commentaire sur Tbéocrite, Gasaubon avait pris le nom û'HortIbamts, ont

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