‹ France (volume 4)Chapitre 37 sur 79 · VERS. CAS · texte numérisé non relu

VERS. CAS

été réimprimées depuis, dans leDiogé' ne de Henri Êtienne, de 1594; Polym-

ni stratagematay gr. et lat. , cum ruh tis , Lyon, 1589, m-12 ; édition princeps de cet auteur; Jristotelis operUy gr. et lat., Lyon, 1590, in-fol. , avec notes marginales; édition plusieurs fois réimprimée; Theophrasti carae^ teres, gr. et lat. ; l'une des meilleures éditions publiées par Casijubon; Suetonii opéra cum animadversionibus, Paris, 1606, in-4o : le commentaire dont cette édition de Suétone est accompagnée, eut le plus grand succès , et fut plusieurs fois réimprimé; Persil satyrx cum comment. ^ Paris, 1605, in-S*. Scaliger a dit de ce livre^ que « la sauce y valait mieux que te poisson; » et, en effet, le commentaire,

a ni en forme la partie la plus consiérable, est une mine inépuisable d'érudition. Le savant M. Dubner a don* né, en 1833, une nouvelle édition de cet excellent livre, avec d'importantes additions ( IJpsiœ , in-8° ). On faît également cas des travaux de Gasaubon sur ThéocrUe, SMlfOUy Denys tPffafy' camasse, Dicéarqve, Pline le Jeune, Jpiiféej Àthéjiée, Dion Chrysostôme, saint Grégoire de Nijsse. Son commentaire sur Athénée et son édition de Strabon sont particulièrement estimés.

Parmi ses autres ouvrages, ndus devons encore mentionner ses dissertations sur la poésie satirique chez les Grecs et chez les Romains ; ses ExereStaitanei in Basrtmhan; son traité de Ubertate ecelesiasHca, commencé et interrompu par ordre de Henri IV, et publié seulement en partie; sa Lettre à Fronton du Duc , dont l'objet était de combattre les doctrines aes jésuites sur l'autorité des rois, et enfin, le Recueil de ses lettres^ dont la meilleure édition a été publiée à Rotterdam, en 1709, in-fol, par Jaosson d*Almeloveen. Wolff a donné à Hambourg, en 1710, un CataubmnUma ^ în-4».

Gasaubon (Méric), fils du précédent, naquit à Genève en 1699, commença ses études à l'académie protestante de Sedan, puis se rendit avec son père en Angleterre, où il se Aia,

CAS FRâNCë. cas ^2t

se fit t^emàrquef , Mm \è protectorat

de Cromwel, par son attacnement aux Stuarts, et mourut, en 1671, curé de Bledon , dans le comté de Souimerset,

Srébendier de Cantoibéry et lecteur Ickam.

ÎVTérîc Casaubon suivit, comme son père, la carrière de l'érudition, et il nit également Tun des critiques les plus distiogiés de son époque. Ses notes sur Tvrence, Épictete, Hiéro- '-iès, Florus, Diogèîie-Laêrce, et sur-* tout son commentaire sur les Réflexions morales de Marc-Aurèle, sont estimés des savants. Ses antres ouvrages ont eu aussi beaucoup de succès; mais ils sont, pour In plupart, en anglais; nous ne citerons que les deux suivants, qu'il publia par un moiff de piété filiale : Pietas coiOra metledicos patrii nominis et religionis hostes, Londres, 1621, in-8°; Findicatio pafris adversus inipostores, 1624, in-S". On trouve dans le premier la liste de tous les ouvrages imprimés éu manuscrits dlsaac Casaubon.

Casaux (Ch.), consul de Marseille dans le seizième siècle, a acquis une lionteuse célébrité par sa conduite lors de Tavénement de Henri tV.

Avant traité avec les Espagnols , il alïait leur livrer la ville , lorsqu'un habitant nommé Libertat, Corse d'origine, introduisit le duc de Guise par «ne porte confiée à sa garde, et tua éesa propre main le trattre en 1596.

Casbois (dom NicolO. savant mathématicien , né dans le département de la Meuse, fut président de la congrégation de Sainfe-'^anne en 1789^ et mourut pendant fémigratiim. Outre plusieurs mémoires sur des hygromètres et des aéromètres de sa composition, mémoires insérés dans le iHeHùmiMté éncyclopédique (tome XVII), âam\e Joumaï encyclopédique (1765, 1777) et dans les Affiches des évéchés de Lorraine {U Si, 1784), il a laissé des Opuscula elementaria, Metz, 1779, S vol. in<8*. Casbois est le véritable inventeur de la méthode dite de mademoiselle Gervais , pour la fabrication du vin.

LAbh (Pierre de), dont le véritable

liom est ÏJesmaîsofi^, né a Limoges, fut général de l'ordre du Mont-Carmel , et administrateur de l'évéché de Vaison, et mourut en 1348, après avoir composé quatre livres sur le BtàUredeè sentencesy des Sermons et des Commette tairessur la politlqve d*ÀriMe, ou- • vrages assez bien écrits pour le temps.

Casemates. On donne ce nom à des bâtiments à Tépreuve de la bombe qui servent à emmagasiner uné partie du matériel d'une ville de çjuprre , 5 louer la garnison et à former en temps de siège des hôpitaux où les bie^^ses peuvent jouir de la tranquillité nécessaire à leur prompt rétablissement.

On appelle aussi casemates, des réduits à Tepreuve de la bombe que l'on établit a l'avance , ou au moment même du siège, sur différents points des remparts, pour mettre les bouches à feu a l'abri des effets destructeurs du Hr à ricochet. Ces réduits fournissent seuls à l'assiégé le moyen de conserver eo batterie quelques pièces d'artillerie jusqu'à la dernière période du siège. vSéduits par cet avanta^re, certains ingénieurs proposèrent, dans le dix-huitième siècle, différents systèmes de fortifications presque unique* ment basés sur l'emploi de etuêmatH à feti; mais il a fallu y renoncer pour plusieurs motifs, et notamment pour celui-ci: quand on est obligé de faire un feu tres-vif , les casemates ft feu se remplissent promptement d'une telle quantité de fumée, qu'il est trèsdifficile pour les canonniers d'exécuter la manœuvre des pièces.

Les casemates se composent de voûtes épaisses en maçonnerie, reoottvertes d'une couche de terre ayant au moins un mètre de hauteur. Les magasins à poudre des villes de guerre •ont établis sous des Toûtm de cette nature. Ces ibift, lorsqu'ils ont été construits avec les précautions nécessaires, résistent indéfiniment à l'action des projectiles ennemis; Texpérienoe Ta prouvé dans plusieurs sièges remarquables, tels que ceux de Landau et de Tournay en 1745. On cite surtout un magasin à poudre de Landau, bâti par Vaubau, sur lequel loin»

tt8 CAS L^UMVEBS. CAS

bèrent plus de huit cents bombes sans que les poudres qu'il reuferiiiait lussent atteintes.

Les casemates telles que nous venons de les décrire furent imaginées par Vauban, qui en fît construire pour ja première tois à Landau eu 1684^ toutefois, l'idée première de cette invention ne doit pas lui être attribuée; elle remonte à une époque fort reculée, qu'on ne saurait préciser ri* oureusemeut. Les chambres voûtiez es châteaux forts du moyen âge n'étaient autre chose que des esp&es de casemates.

Casenave (Antoine), né à Lemboye (Basses-P\ renées), en 1763, fut, en 1792, envoyé à la Convention nationale par son département, dans le procès du roi. Il demanda: « l*la réclusion « de Louis et de sa famille jusqu'à la « paix , et l'exil perpétuel a cette épo- « que ; 2" que le suffrage des membres « non présents à instruction de Taf- « faire ne fussent pas comptés pour le «jugement; 3" que, pour suppléer au « défaut de récusation des incuibres « susjjects pour cette décision, la ina- « joritédes voix filt fixée $iux deux tiers a au moins. » Plus tard, il insista vivement sur la mise en accusation de Marat. Après le 9 thennidor, il fut envoyé en mission dans le département de la Seine-Inférieure; où il resta quatorze mois. Nommé au Conseil des Cinq-Cents en 1797 et 1708, il s'opposa aux reartions, devint membre de la commission des inspecteurs du conseil y et chargé , conjointement avec Cabanis, M. J. Ghénier et Alexandre Villetar, de rédigerln constitution de l'nn vni. Il fit ensuite partie du nouveau corps législatif, dont il devint président en 1810. Dans la session de 1814,11 défendit la liberté de la presse, mais appuya le projet de loi relatif au payement des dettes contractées par Louis XVIII en pays étranger. Membre de la chambre des représentants en 1815 , il engagea ses collègues à ouMier tout intérêt particulier poiur concourir au salut commun. Il mourut le 16 avril 1818, à l'âge de ciu- ^uante-six ans.

Caseneuve (P. dej, savant modeste, naquit à Toulouse le 31 octobre 1591, et mourut en 1653. Une connaissance approfondie 'des langues anciennes et de la plupart des langues de l'Europe développa chez lui un goût prononcé pour les recherches grammaticales et étymologiques. On lui doit : 1* Traité du franc-alleu^ Toulouse, 1641. in-4"; 2" ^Catalogne française, Toulouse, 1G44, in-4°, ou- * vragé curieux et piquant; 3° la CaritéCf ou la Cyprienne amoureuse ^ in-S"*, roman; 4** Origine des Jeux fleu" reaux de Toulouse, 1659, in-4°. Le plus connu de tous ses ouvrages est son dictionnaire intitulé Oî'iglnes de la langue française^ qui fut publié après sa mort, à'iasuitederéditiondu Dictionnaire éti/mologique de Ménage, Paris, 1G94, in-tol., et refondu avec le texte de Ménage dans les éditions suivantes. Entre autres ouvrages manuscrits, Caseneuve a laissé un lYaifé de la langue provençale , et une Histoire des favoris de la France.

CASER^KS. Les casernes sont les bâtiments dans lesquels le gouvernement loge les troupes en garnison.

Tant que dura le système féodal , les armées ne s\assemblaient que pour entrer en ciinipagne; on ne taisait la guerre que dans la belle saison, et les troupes étaient licenciées à l'approche de rhiver; il n'était donc pas nécessaire de s'occuper de la manière de loger les gens de guerre, car, une fois la campagne terminée, chacun rentrait dans ses loyers.

Sous Gbarles VU et ses premiers successeurs , il y eut une armée permanente; mais ces troupes, peu nombreuses pendant la guerre, étaient presque réduites à rien pendant la paix; on n'avait pas encore besoin de se préoccuper beaucoup du moyen de les loger.

Ce fut seulement en 1G91 que Ton commença à caserner les troupes d'une manière a peu près régulière. Les soldats étaient alors logés chez les bourgeois ou dans des maisons qui leur étaient fournies par les ofliciers municipaux. Cette méthode avait de grands

inconvénients; pour y remédier, lè souvent varié. Cétait, en général, au

gouvernement preacrivit, en 1716, la onzième siècle, un cône aigu ayant sur

construction de casernes dans les prin- le devant une lame de fer plate appe-

cipales villes de France. lée nazal. Au temps des croisades.

Un édit de 1719 ordonna de faire le c'était une espèce de bonnet cyiindriptan, rétat et le devis des casernes à que, percé de petites mivertares à la construire , et pour se procurer les place correspondante aux yeux et aux fonds nécessaires, on imposa une oreilles. An milieu du treizième siècle, somme considérable sur les vingt gé- le casque couvrait le front jusqu'aux néraiités du royaume; mais l'exécution sourcils; il avait un gorgerin qui s'é- ' de ce projet avant rencontré des difll- tendait jusqu'au-dessus de la bouche, cultes, les écfits de 1716 et de 1710 et couvrait quelquefois l'extrémité du furent révoqués en 1724, et le loge- nez. Cette espèce de casque, qui s'apnient des gens de guerre fut remis sur pelait heanme , hiaiime , heaulme, Tancien pied. Cependant le caserne- avait une visière à petites grilles, qui ment fut permis aux villes qui le pré- s'abaissait et se relevait à volonté; elle féreralentau logement personnel, mais était en outre accompagnée d'une colà condition quelles en supporteraient lerette en fer, qui descendait jusqu'au les frais. défaut des épaules.

* Toutes les troupes sont maintenant Vers le milieu du quatorzième siècle, casemées. On a disposé pour leur le casque à visière fut généralement usage, dans la plupart des villes de adopté, et son emploi se conserva jusgarnison, et même a Paris , des cou- qu'au commencement du dix-septième, vents, des collèges, des séminaires, etc. Néanmoins, l'usage de cette coiffure Il y a fort peu de casernes, ailleurs que ne se maintint pas toujours d'une madans les places de guerre, qui aient été niere aussi exclusive , car sous Charconstruites pour l'usage auquel elles les VII et Louis XI, on commença à sont aujourd'hui consacrées. Vauban se servir d'un chapeau aux larges bords, s'était beaucoup occupé de la construc- adopté, il est vrai, par un très-petit tion des casernes. La distribution ^u'il nombre de troupes. Sous François T**, adopta a dû subir les modifications le casque, toujours employé à la nécessitées par les changements appor- guerre, céda q u elque peu aux chapeaux, tés dans notre organisation militaire; qui prirent alors une nouvelle vogue, mais c'est peut-être encore la meil- mais dont l'usage ne devint cependant leure à suivre. L'état actuel du caser- à peu près général ^ue sous Henri IV. nement en France est suffisant pour Au casque à cimier et à visière fut loger les troupes qui composent notre substituée, sous Henri II et ses fils, armée sur lé pied de paix (*); mais, une coiffure plus lé^rère, qui prit, suisous plus d'un rapport, il réclame en- vaut Pasquier, le nom d'arniet. Le core de grandes améliorations. casque des simples ^ioldats , surtout

Casqub. L*usage du casque, intro- dans l'infanterie, se composait d'une

doit par les Romains dans les Gaules, calotte en fer battu, surmontée, dans

ne fut point d'abord adopté par les les derniers temps, d'une touffe de

Francs. Ils avaient vaincu sans cette plumes aux couleurs des capitaines. Il

armure, ils étaient fondés à en révo- s'appelait, suivant ses diverses for-

quer en doute l'utilité. Ce n'est guère mes, morUm, eabasset, bacinet^ bottr-

que vers le septième siècle que Ton guignote, pot de fer^ ehapel de fer,

voit (laraître chez eux l'usage des cas- salade, etc.

ques. Ils se contentèrent d abord d'i- Avant les guerres de la révolution,

miter ceux des Romains; mais depuis, l'usage du casque avait été presque

la forme de cette coifibre militaure a entièrement abandonné. En France,

les dragons seuls l'avaient conservé.

(*) Le casernement actuel peut cooteoir Dans les premières campa^^nes de la

lu>inmcs et 80,697 chevaux. république, quelques corps d'infante-

280 CAS vumvs^.

rie portèrent aussi un casque an cair bouilli, semblable à celui qu'ont porté de DOS jours les équipages de la marine. Toutes les autres troupes étaient coiffées d'un cbapeau. Mais l'expérimee fit biwtdt revenir à une ar* mare de téte plus rationnelle, surtout poar la cavalerie, qui, le plus souvent obligée de combattre avec le sabre, a besoin d'une coiffure aui garantisse la téte des attaintea oa oette espèce d'arme. Le easque devint donc la eoii^ fure de la cavalerie. Sous la restauration, on essaya d'en étendre l'usage h d'autres corps que les carabiniers, les cailrassiers et les dragons; les chas* eeurs à cbefai de la garde royale portèrent le casque en 1815, et ce fui la coiffure des soldats du train d'artillerie de 1815 à 1830. Depuis cette époque, de nombreuses eonmrissioiis se flODt occupées de cet objet; en 183(1, on a mis en essni dans le 45* de ligne un casque en cuir tanné et comprimé; mais cette épreuve n'a point eu le résultat qu'on en espérait.

Cas boyaux. — Od appelait ainai autrefois les causes réservées à la connaissance des seuls juges rovaiix, prir vativement à tous autres juges, soit seigneuriaux , soit ecclésiastiques ; et plus spécialement les causes réservées aux parlements et aux baillis, à Texclusion des autres juges royaux inférieurs , tels que les prévôts. Ainsi , tous les cas prévôtaux étaient des cas rovaux ; mais tous les cas royaux n'étaient pas des cas prévôtaux. On comprenait sous le nom de cas royaux , toutes les affaires qui intéressaient le roi, soit relativement à sa personne ou à son domaine, soit en ce qui concerne ses droits de souveraineté, la police du royaume et la sûreté des citoyens. Il y avait donc des cas royaux en fîiatière civile et en matière criminelle. Voici à peu près quels étaient ces cas royaux avant la révolution.

Noiis disons n peu près, parce que l'arbitraire le plus large a toujours régné dans cette uartie de la législation, malgré les dietaraUons rendues pour faire cesser, en apparence du moins, un arbitraire que les ordonnances avaient

créé. CasI ainsi que l'ait, tl 4^

donnance criminelle de 1670, après avoir énuméré expressément , pour la première foiSi les divers cas rovaux, se terminait par un renvoi général à toutes les omimances géniales, oe qui faisait supposer que Ténumératioa n'était pas complète, et, suivant la remarque de Montesquieu , faisait rentrer dans l'arbitraire dont ou venait de sortir. La déelaratioq de 1791 ne fit que régler la distribution des cas royaux entre les divers juges royaux, sans définir plus nettement les limites respectives de la justice royale et des justices eedéslastiques et seigneuriales.

Ca» royaux en matière chfile. — L'examen et la réception des principaux officiers des bailliages royaux étaient des cas royattx, dont la connaissance appartenait aux jmrlenenti.

Mais l'examen et la réception des ciers inférieurs des bailliages royaux, et même des principaux officiers des justices inférieures, étaient des cas raymix, dont la connaissance appartenait aux bailliages. U en était de même de toutes les causes qui concernaient les officiers royaux ou les droits de leurs offices ; des saisies réelles des offices royaux, et des scellés apposés sur les minutes 9 papiers et efnts des notaires et autres omciers; de toutes les affaires relatives à la propriété on au revenu du domaine du roi ; des causes relatives aux fiefs qui étaient dans la mouvanee du domaine royal , ainsi que les réceptions de foi et hommaiie des vassaux du roi ; des lettres de souffrance et de conforte-maio données à ces vassaux.

Le droit d'aubaine était aussi un oot royal, en quelque lieu que Taubain fût décédé. Mais les droits de bâtardise, de déshérence et de confiscation n'étaient des cas royaux qu'autant que les biens laissés se trouvaient dans la Jus» tice du roi, ou cfu'ils avaient été confisqués pour crime de lèse-majesté.

Rentraient encore dans la catégorie des cas royaux : les droits de trancsfieft , d'amortissement et de nouveaux acquêts; les causes relatives aux chemins publics , aux rues et aux fortifies»

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