AS
FRAISCE.
CAS
tes il n'a pas mis bas les armes, s'il faU hrer un seul coup de fusil, il n'a plus rien à espérer. Débandez les jfeiix de Monsieur / vous voyez le gMràl Bonaparte et son itat-m<njùr au milieu de *a brave armée. Juei.
Quelques instants après, les Iflipériau| étaient prisonniers.
Après ce périlleux incident , Bonaparte oompletà ste dispositions, et te àôtit, au point du jpur , oii se trouva p.h présence de Wurmser, dont l'armée était encore forte de trente mille iiommes. La colonne de Serrurier avance sor'Castfglfone, liè dlrigèant sur les dèrrièces de la lîgne eonemie. Tout est combiné jioiir qu'elle se trouve près de l'ennemi au moment où Bonaparte cqmmencera l'attaque. Wurmser parainiiiit itièertirfti àttaquera ou s'il recevra lè coitibat, Bonaparte ordonnp n son armée tout entière un mouvement rétrof^rade pour attirer
Ïs Impériapx. Délais dès qu'il apprend le là division Serrurier, comman^ Se par le général Fiorella, attaqùe la gnnrhe de Wur-rnser, il fait battré la rlinr:,^e et ordonne à l'adjudant générai Verdière d'emporter une redoute construite |kir reiiqeiiii ' aiii milieu éé la ptainé. Au fiiê^e iÀstant, lA ^aucfie et le centre dès Français marchent sur un déploiement de plus d'une lieue et demie ] les avant-postes autrichiens sont culbutés, et Wurmser ordonne la retraite, quand il aperçoit h général Serrurier près de le prendre à "revers. On le poursuit jusqu'au Mincio ; on lui fait huit cents prisonriiers, on lut enTève vingt-elnq pièces dé canon èt cent vingt caissons. Dès le lendemain , Tarmée française se préparait à livrer de nouveaux comuats à Peschiera (voyez PESCUiEiiA.
efTartièlélilLiitaB).
GÀsfriiiB ( Relations de la France avec le royaume de). — La Castille n'ayant commèncé à avoir une existence proprè gue vers la première moitié du onzième siècle , époqUé 6i ^hcfieté urâhd , roi de Kavarre, en rprma un royaume indépendant , léS relations de la France avec ce pays,
traitées à l'article Espàgiœ. Cest en 1078 qu'il est parlé pour la première fois de la Castille dans notre histoire; cette année, une ûUe du duc de Bourgogne, Robert le Vieui^, nommée Constance, et veuve du comte de Chûlons, épousa Alphonse VI, roi de Castille et de Léon. Cette alliance , nialgré t'éloignemeut des deux pays , èngagea les aventuriers bourguignons à diriger leurs entreprises du côté de l'Espagne, où se rendirent , à des intervalles assez rapprochés, des bandes nombreuses de chevaliers. Le 3â mai IM, Alphonse èirieva Tolède aux musulmans, et la prise de cette ville fut (lue en partie à des auxiliaires français et bourguignons. Le même
i)rince ayant été vaincu à Zeiaka par é roi de Séville, oui était mahométan , cette nouvelle donna lieu en France à une sorte de croisade. Parmi les chevaliers qui passèrent alors en Castille, et dont la destinée devint bril- Mnté dans la suite, on remarque sUrtout Raymond, quatrième fillde Guil- ' laume P% comte de Bourgogne , qui épousa Urraque, fille d'Alphonse VI, et fut le père d'Alphonse Vil , roi de Gastille et de Léon; et BenH ; neveu de Hugues et de Eudes, ducs de Bourgogne , qui fonda le ri^aume de Portugal.
Au siècle suivant, Alphonse le Batailleur, roi de Navarre, d^Arason, qui fut aussi quelque temps rOide Cast
tille, fit tous ses efforts pour attirer auprès de lui les comtes français dont les seigneurifss étaient situées' au pied des Pyrénées , et qui avaient entièrement renoncé k la suzeraineté de Louis le Gros. Ce fut avec leur secours qu'il ût la plupart de ses guerres; mais il fut battu en 1134 par les niueutmans, devant Fraga, et un grand nombre de s^gnèurs frânçaië périrent dans la mêlée; on cité entre antres Centulle , comte de Bigorre, Gaston, vicomte de iiéarn, et Aimery, ilooiÀté de l^affevtente.
Vingt ans après , tx)uis le Jeune , qui venait de répudier Éiéonore dé Gruienne, demanda en mûriage Cons-
ààiârfeureioent à cette épc^ue^ seront tance , lille d Alphonse VII , roi de
L*tJNlVERS.
Léon et de Castille ; ce dernier , qui prenait le titre d'empereur des Espagnes, étala une grande ponipe, lorsque le roi de France vint en pèlerin:iL;e à Saint-Jnrqups de Coinposteile. iNlais Constance, que Louis épousa en 1154, ue lui apporta rien qui pût l'indemniser des États qu*il avait perdus en divorçant avec Éléonore : elle ne lui donna qu*une fille, et mourut en
Quarante années plus tard, un second mariage eut lieu entre les deux
fauiilles royales de France et de Castille. Par le traité conclu en 1200, entre Philippe - Auguste et Jean sans Terre, il lut convenu que Louis , ûls ^de Philippe , épouserait Blanche ^e Castille, fille d'Alphonse VIII et d Eléonore, sœur du roi d'Angleterre ; et Jean, pour doter sa iiiece, accorda en fief au prince irancais Issoudun , Graçay, et tout ce qu'il possédait dans le Berri, avec une somme de vingt mille marcs d'argent, au prix de treize SCUS quatre deniers sterlinj; le marc.
Pendant le cours du treizième siècle, les relations de la France avec la Castille devinrent encore plus actives.
Le célèbre légat Arnaud Aniauri , qui s'était signalé par son fanatisme cruel dans les guerres contre les Albigeois,, lut chargé, en 1213, par Innocent III, de prêcher en France une croisade contre les Maures d'Espagne. Il passa les Pyrénées avec l'archevt'cjue de Bordeaux, l'évéque de liantes , et un grand nombre de barons et de pèlerins d*A« quitaine, de France et d Italie. Mais ces bandes indisciplinées et rendues féroces par les guerres de religion ne se signalèrent que par le massacre desjuiisde Tolède, et revinrent en France sans même avoir assisté à la grande bataille de Navas deTolosa qui sauva l'indépendance de l'Espagne.
Saint Louis , fidèle à la politique de ses prédécesseurs, appuya de tout son créuit l'élection à laquelle Alphonse X , roi de Castille et de Léon, dut le titre d'empereur d'Allemagne, élection qui, du reste, n'eut pas de résultat^. Philippe le Hardi ^ dès son arénement au trônie, dirigea toute
son attention vers rEspagne,et entretint des relations avec les seigneurs influents de Castille, d'Aragon et de Navarre. En 1176, sous le prétexte de faire valoir les droits des fils de Blanche sa sœur, les infants de Cerda, que les Castillans repoussaient du trône, à cause de leur bas âge , il envoya au delà des Pyrénées, sous les ordres de Robert d'Artois, une nombreuse armée qui prit et pilla Pampelune. Il se mit lui-même à la téte d'une seconde armée; mais le manque de vivres le força bientôt de renoncer h son entreprise. Ce fut en vain que le pape, pour terminer la guerre , indiqua à Toulouse un congrès entre les ambassadeurs de France et de Castille; les premiers seuls S*^ rendirent. Cependant , l'année suivante , sur les instances réitérées du pontife, eut lieu à Bordeaux une conférence qiii n'amena aucun résultat: et, malgré la puissante diversion des deux grands seigneurs castillans auxquels Philippe faisait payer annuellement vinçt deux mille livres pour entrenir la guerre en Castille, il ne put jamais tenter rien d'important contre ce royaume. La paix ne fut faite qu'après sa mort.
Par le traité de Lyon juilk t 1288), Philippe le Bel renonça pour les infants de Cerda h la couronne de Castille, sous la condition que l'aîné de ces princes, qui tous deux étaient alors prisonniers du roi d'Aragon, recevrait en lief le royaume de Murcie, et que don Sanche ', roi de Castille , attaque* rait l'Aragon pour en faciliter la conquête à Charles de Valois, frère du roi de France. Cette alliance fut resserrée en 1290, par la renonciation de Philippe le Bel aux droits qu'il prétendait avoir sur la Castille, du fait de Blanche, son aïeule. En retour, don Sanche repoussa toutes les avances que lui fit Edouard 1*=' , roi d'Angleterre , pour rengager dans une guerre contre la France.
Nos relations avec la Castille languirent ensuite pendant trois quarts de siècle ; et l'on vit même la Castille s'allier intimement avec l'Angleterre.
Aussi Chârlés le Sage sàisit-il aveu
CAS FRAIVGR. (CAS 361
êmprcsscmpnt rocrasîon qne \u\ offrit la lutte de Pierre le (IrucI et de Henri de Transtamare, pour s'immiscer dans Inirs affaires et rendre h Tinflaence française toute sa prépondérance. Dès le niois de juillet 13G1 , Henri de ïranstamare et de nombreux Castillans qui s'étaient dévouée à sa fortune et aTftient été proscrits par Pierre le Cruel, arrivèrent en Languedoc. Us y vécurent pendant deux années aux dépens des malheureux iiabitants, sur lesquels ils exercèrent beaucoup de brigandages ; puis ils repassèrent les Pyrénées, et, en 13G5, ils furent rejoints par Jean de Bourbon, comte de la IVlarehe , et Bertrand du Guesclin, coriduisant avec eux ces fameuses compagnies qui avaient aussi dévasté si longtemps la France. Cette expédition devant être racontée ailleurs en détail (voyez du Guesclin et
GB.4NDES COÙrAGMES), UOUS UOUS
bornerons ici à dire qu*à la suite de plusieurs échecs elle réussit coinpléte:nent, et que Henri de ïranstamare monta sur le trône de son frère après ravoir tué de sa proure main.
La France ne tarda pas h retirer un grand avantage des secours quelle avait prêtés au nouveau roi. En effet, loin de le reconnaître , Edouard III avait fait épouser à ses nropres fils, Jean de Gand et Edmono, les deux filles de Pierre, Constance et Isabelle, et il avait fait preiulre 5 Jean , au nom de sa femme, le titre de roi de ('astiile. Henri se voyant alors directement menacé, embrassa avec ardeur la cause de Charles Y, à la disposition duquel il mit toutes ses flottes , pour l'aider à chasser les Anglais de l'Aquitaine. Le 23 juin 1372, devant le port de la Rodietle , le grand amiral de Castille , Ambrosio Boccancgra , à la tête de quarante gros vaisseaux , détruisit complètement, après deux jours de conioat, la flotte anglaise, commandée par le comte de Pembroke : pas un navire, pas un chevalier ne s'échappa. Tout fut pris, coulé à fond ou tué.
Quelques années après , le roi de CastiUe fit encore , en faveur de la
France, une puissante diversion dans le rovaume de ^Navarre , dont le roi, Charles le Mauvais , fut obligé de se retirer en Angleterre pour implorer le secours de Richard II. Après la mort de Henri de Translamnre et de Charles le Saize, leurs successeurs, Jean de Castille et Charles YI, s'empressèrent ^ de renouveler une alliance qui avait ' été si profitable aux deux pays. Lorsque Jean de Gand, duc de Lancastre, et Jean d'Avis, roi de Portugal, firent valoir, à main armée, leurs prétentions au ttônû de Castille, la France secourut avee vigueur le fils de Henri. Le sire de Couey , leBarrois des Barres, Tristan de lloye , Robert de Bragueniar, furent successivement envoyés en Espagne, et y précédèrent de nombreux renforts* que l'amour du pillage entraînait au delà des Pyrénées.
« Quand les nouvelles , dit Froissard, en furent venues aux p.uivres compagnons.chevaliers et écu} c : s , en Beauce, en Berri , en Auvergne , en Poitou et en Bretaizne , comment leurs gens étoient enrichis en Castille, si furent plus diligens, et âpres assez de partir de leurs maisons et d*aller en Espa* gne, puisque renommée couroit que on pilloit aussi bien sur terre d'amis comme d'ennemis. » Enfin , en 1387, des négociations ayant été ouvertes entre les trois compétiteurs , Olivier du Guesclin , qui avait succédé à son frère Bertrand dans sa charge de connétable de Castille, renvoya en France trois ou quatre mille lances auxiliaires , et n*en garda guère que trois cents qui lui suffirent néanmoins pour reconquérir complètement la Galice, tombée au pouvoir du duc de Lancastre. Le successeur de Jean Henri.IlI, renouvela Talliance avec la
Pendant la longue et sanglante guerre qui eut pour résultat d'expulser les Anglais de notre patrie , la France , uniquement occupée de sauver sa na* tîonalité, n'eut aucun rapport avec la Castille. Mais en 1402, à propos d'un soulèvement qui eut lieu en Catalogne, une guerre ayant éclaté entre Jean , roi d*Ara$on , et Henri IV,
CAS . LimiVERS. CAS
roi de Castille, le roi de France,
Louis XI, fut choisi pour médiateur, et le 23 avril 14G3, il prononrn à Bayonne, et pui)Iia ensuite a Muret une sentence arbitrale entre les deux souverains. Presque aussitôt après il îe rendit èur les bords de la Bidassp9, oij il devait avoir une entreviië avec Henri IV. Ce prince y déploya une grande magnificence , et chacun de ses eoartjsans chercha à rivâTiser tte ibxè avec lui , tandis qu'au contraire Louis XI affectait une iSimj)licité Exagérée. Son habit était d'un drap commun, de couleur brune, et sa tèle était couvèrte d*un vieux chapeau, orné seulement d'une petite madone de plomb ; s£i suite s'était conformée à sa simplicité. Les Espagnols, qui avaient regardé cette entrevue comme une fété, finrent blessés de la conduite de LoOis XL « Les deux rois se séparèrent mécontents Tun de l'autre , dit M. de Sismondi, et les deux nations, à partir de cette époque, semblèrent avoir changé en haine leur ancienne àmitié. «
Lès rapports intimes qui venaient de s'établir entre la France et l'Aragon étaient la principale caubc de cette brouille. Il n*y avait pas un ap Que LiftuisXI avait eu uneentrevué âvec don Juan II d'Aragon et avait fourni des secours à ce prince, qui, en retour, avait cédé au roi de France la Cerda-
§ne et te Rouâsillqn pour la soitonfe é deux cent miUê écus , à laquelle était évalué l'entretien des sept cents lances mises à sa disposition pour faire rentrer dans le devoir les r^avarais et les Catalans révoltés. -
A la mort de Henri IV, sa sœijr Isabelle ayant été élevée sur le trône au détriment de Jeanne, fille du dernier roi , Louis XI prit le pc^-ti de Theriliere légitime, et quelques hostilités êureiit lieu entre les Français et les Espagnols. Alj>honse V, roi \le Portugal et mari de Jeanne, vint mi'inc à Paris implorer le secours d\L roi de France, mais déjà les dispositions dé Lôuiç XI n*étajient plus les mêmes; il ne put rien obtenir, et un traité fut signé à Saint Iran de Luz, le 9 octobre 1478, entre 1 Es-
pagne et la France. Ferdinand d'Aragon , qui avait épousé Isnbélfe , Ifë-
nonça à toute alliance avec l'empereiir IMaximilien d'Autriche , tandis que , de son coté, Louis s'éa|ageait à ne donner àueulie assistance a Jeanne èt âu roi de ^brtugal. Cette alliance rat confirmée par une ambassade que Ferdinand et Isabelle envoVèt^ent én France l'année suiVante, et à laquefle le «rot fit rendre les plus grands honneun.
A cette époque, la réunion dé la Castille à l'Aragon , sous le schpfre d'Isabelle et de Ferdinand , éleva au delà des Pyrénées un royaume auâsi puissant que la Fraiioe , et dans lequel s'absorba complètement Tindividualité de la Castille.
Ainsi donc, pour résumer ce qui précède , les relations de la France avec la Castille ont presque toujoiirs été amicales. Il en fut ainsi , parce que l'alliance des deux pays reposait sur des intérêts communs. La France eut tour à tour besoin de la Castille pour redoUsser les Anglais de la Guienne et les roiftd* Aragon. T a Castille n'avait pas moins besoin de la Fraricfc pour résister aux attaques des Maures et à celles des Aragonais.
Ppur la France, la Castille ivàit été une barrière nmtdrëlle qui la protégeait contre les invasions des Maures. Elle l'avait compris, et lui avait envoyé de nombreux essaims de chevaliers qui oontrii^uèrent puissamment a ses succès contre rislamîsiiie . De toutes lès n|itions chrétiennes, la France a toujours été celle qui paya le plus généreusement ^a dette contre les musulmans. Dans toutés léà ërbisades en Catalogne , en Pdrtiigal, dans là C^IIIè, dan$ l'Aragon , aussi bien qu'en Égypte , en Syrie et dans l'Afrique barbaresque, e\\ Occident compie en Orient, partout <»p rethKive leà chevaliers français au preibièr rang. Ce n'est que lorsque le malioniétisme fut hors d'état de com{)ronicttre l'indépendance de l'Europe, que laFrancç s'allia avec les Turcs, dont le poncours Taida h résister aux projets ambitieux de Charles -Quint. Sauf quelques exo^ inévitables, la Castille n'eut qu'à s'ap-
tàk FRAl^CE. CAS m
ptaudir dë leur Vâleur et des auxiliaires que lui envoya la France.
La France trouvai^ en o.utre ua avantage politi(]ué ciail^ éeète ratifefiMs* tien de son zèle religieux. Elle ehchaînait les Castillans par la reconnaissance et se ménageait en eux des aillés contre TAngleterre. Un rapprolâtempt ràire ]iè$ji:astillans et les Anglaisaumiai dfél^Jraiic^auraiteu pour nous les conséquences les plus funestes. Il était donc indispensable de s'assurei* raniitië des premiers, ou ati moins leur neutralité S d<â(aùt dVn C^éjcMrs abtif ; c'est à quoi s'appliquèrent sairit Louis, philippe le Bel et Chariès le Sai^e, et ils y réussirent. Philippe le Bel se conduisit avec beaucoup de modéra- ]^on; Pliilippe \é ilardi i &Qn t;irédéce8jènr,,, avait été tfop. loin , il eiit le courage ae ne pas imltet* ^on ambition. On a vu aussi dvec quelle adresse Charles le Sajje ^ira parti de la lutte de t^ierre Ve t^uel et de Hen^i fle ïranstamare, ettpufi^a les forces nav lU s des Castillans contre TAngleterre.
. EnOn , . la Custille et |a France Avaient un ennemi commun : cet enlierni c'était le royaume d'Ardgon qui ne pouvait s'accroître àii côté de la IMéditcrranée qu'à nos dépens , et u cote de l'Espagne qu'aux dépéris e la Castille. Aussi là politique ae fa Ca^ll^. fut-elle toujours d*accord avec (a notre pour tout cè ^ui cohcernait l'Aragon.
Toutefois, ce concert qui entrava VpssQiç des Aragonais ne fut pas assèz piiissant pour fés empêcher de porter de terribles coups à nptrè marine ét de nous enlever toute influence sur la ;âicile et le royaume de Naples. 11 n^enâpécha pas non btuà la ^éunioti <te la Castille et de 1 Aragon sous un même sceptre. Mais Louis XI avait prendre ses précautions; il s'était fait céder (a Cerda^ne et le lloussilton; acquisition ^ précieuse « pour la conservation dé I|KIuel(e il ne recula devant aucun sacrifice, et qui diminua pour lui les dangers dont le mena|çait la réunion des deux royaumes espagnols. Cette politique était d'au-
tant plus habile qu'elle donnait à la France sa frontière naturelle du Midi, et lui permettait de disposer de toutes çes forèeft veui Rbto, db côté où il refait le plus &6 progrès à faiN pour achever l'unité de son territoire.
Malheureusement le successeur de Louis XI ne sut pas suivre son èxemple; après dtoir lMm6eiill à IV bandon de la Cerdagne et du Aoiitsillon, Charles VTII compromit notre frontière des Pyrénées et celle de la Flandre pour des expéditions aventufeuses en Italie, et il s'écoula bien da temps avant que cette faute fût réparée. La gloire de rendre à la France sa fronnère naturelle des Pyrénées n'était réservée qu'au cardinal de Ri» didieu, te plus ^rand des discipli» 4è Louis XI, disciple au moins égal m maître.
Castille (le chevalier Edouard de), élève du prytanee français, faisait concefoir les tiivâ belles espéram»»', lorsqu'il fut tue à la bataille d'£SSlll^<, à l'âge de dix-neuf ans. Lô générosité de son ftme s'était manifestée dès l'enfance : un de ses camarades , dont le père était mort au service de la patrfè, ne pouvant être admis au prytanée, parce qu'il n'avait pas le moyen de fournir le trousseau , le jeune Castille écrivit, sdhs en parler à personne, éii èoiisnl Lebruiï, et lui estposa la |M«ttion de son ami ; il sollicita sa protection , djoutcint que s'il n'était pas assez heureux bour l'obtenir, il ferait vendre tout ce aont f) pouvait dis|>oser pour aidèr son eamaraiâe. Sa éeiitende fut communiquée à Napoléon, qui Pacrueiilit favorablement, e* récompensa le jeune solliciteur, en le mettant au nombre de ses pageè.
OlstuaM, pëtlte villeêstâiieiettlie Guyenne, aujourd'hui département de |a Gironde, sur la rivé droite de la Dordogne , à deux myrian>étres huit kilomètres de Liboume. Cette ville, oiï l'on compte maintenant IIMi)e mille huit cent quatre-vingt-dix-sept habitants , a donné son nom à une bataille célèbre.
Castillo.n ou Chatillon-suA-Dor- DOGN» (fiiéçieïï et combat dlQ. -^L'ar-
L*UNiyERS«
CAS
mée de Charles VII assiégeait Castil- )on,qui devait lui livrer le cours de la Dovdogne.Cette place, environnée de !!• gnes de circonvallation et d'un camp retranché, était aux abois, quand le brave Talbot sortit de Bordeaux pour la se< courir. Entraîné par un premier succès, il marche aux retranchements français, et donne Tassaut. Pendant deux heures, le héros octogénaire combat avec toute Tardeur de la jeunesse. Les Aurais reculent; deux fois il les ramène a la charge, deux fois il est repoussé. Kn vain, couvert de sang et de poussière, il parcourt tous les rangs, animant les siens par ses discours et ses exemples : un coup de ooulevrine le renverse, et sa chute déeide du sort de la journée. Son fils, lord Lisie, tombe quelques instants après, à ses côtés, en voulant venger sa mort. Les Anglais fàîent, et Castilfon se rend le lendemain (18 juillet 1453). Après cette TÎotoire, Bordeaux fut forcé de se soumettre à son tour.
— Les faibles murs de Castillon arrêtèrent, en 1586, le duc de Mayenne pendant trois mois entiers, malgré la peste qui y exerçait ses ravages , et les lorces considérables oue le duc avait réunies. £nQn les habitants accablés se rendirent. Au mépris de la capitu- Jatîon, la ville fat pulée, et les bour* geois reconnus pour hueuenots furent envoyés au parlement de Bordeaux et pendus. Mais aussi le butin fait à Castillon répandit là peste parmi les assiégeants, et Mayenne, atteint lui-même par le fléau» fut forcé de revenir à Paris.
— Quelque temps après , le vicomte de TUrenne, l'un des chefii des calvinistes , s'empara par surprise de la ville de Castillon ; une seule échelle lui suffit pour escalader la muraille dans un endroiL mai gardé. Ce succès facile donna lieu de rire des longs et coûteux efforts du duc de Mayenne.
Castiuon (J. de). Voyez Mou«