CEL
L'UNIVERS
de Lion , les Pyrénées orientales et la Garonne au sud. Déjà les Romains s'étaient emparés d'une partie de cette contrée , et en avaient fait In Narbonnaise. Les Celtes étaient divisés en grandes tril)us f^onvernecs soit prir des rois, snit par Taristocratie des prêtres ou des guerriers. Ces tribus empruntaient presque toutes leur nom a la couliguration du pa^s qu'ils habitaient; le mot Celte luimême {ceilt) veut dire habitant des forêts. Les tribus principales étaient :
}esHelvétienSj entre les Alpes et le Jura ; lesSéouanais, entre leJuraetlaSaône;.
entre la Saône et la Loire, les Éduens, qui dominaient les Jmbarres, les 5e'- Çjusiens et les Biturkjes; \esyfrvernes, peuple des montagnes, qui avaient pour clients un grand nombre d*autres peuples; entre la Loire et la Garonne, les Santons, les Lé?novices , les Péfrocnriens, les Pictons ; entre la Loire et la Seuje, lesFenèfes, les Uiielles, les Kedms. les Cénamims^ etc.; et, sur les bords de ces deux fleuves , les Aur deyares , les Carnutes , les Turons , les SenonSy les M cl de s elles Parisiens. Toutes ces tribus celtes furent soumises par César , ainsi gue les Belges d'origine cimbrique. Dès lors, avec leur indépendance, IcsGauloisperdirent leurs mœurs, leurs coutumes, leur langue et leur religion. Ils se firent Romains. L*île de Bretagne fut le seul lieu où se conservèrent leurs antiques traditions. Les druides s'y réfugièrent avec leur religion , leur langue et leurs mœurs; et aujourd'hui, dans
Quelques contrées de l'Angleterre et e TÉcosse, et à Pextrémite de notre Bretagne, ces débris des Celtes se maintiennent encore purs de tout mélange étranger. (Voyez Gaule.)
Celtiberikns, peuple habitant le nord de l'Espagne, l'ancienne Ibérie,et formé du mélange des Celtes et des Thères. A une époque très -ancienne , les Celtes envahirent les parties occidentales et septentrionales de la péninsule ibérienne. Entre TËbre et la chaîne des monts Idubèdes, ils trourèrent une vive résistance;
sans se laisser vaincre, les habitants du pays se confondirent avec les envahisseurs; et de cette réunion il résulta un peuple mixte, qui prit le nom de Celtihériens, Celtas miscentet namen Jheris. (Luc. Phars.^ 1. iv, v. 9. ) A l'ouest, les Celtes triomphèrent facilement; et le pays soumis uar eux 8*appela la Galice. Les Cehibériens, braves et nombreux, placés au centre de l'Espagne, maîtres du courssupérieurduDouro,duTageetde la Guadiana, qui prenaient leurs sources dans leur pays , formaient la plus puissante conféoération de Tlberie.
Les principales tribus celtibériennes étaient les Arevaques, les Berons, les Pelejidons, les Lusons, les Belles, les Tittiens fleurs villes étaient iNuiuance, Contrebia, Bilbilis, Segobriga, Castolo, Bigerrae. Les Carthaginois soumirent les Belles et les Tittiens, les Romains les quatre autres tribus; ce fut en 134 avant Jésus-Christ que la liberté des Çeltibériens tomba avec la ville de Nuinance. Lorsque les Romains établirent des divisions dans l'Espagne , qu'ils avaient vaincue, les Çeltibériens furent compris dans la Citérieure , et an temps d Auguste, ils Élisaient par* tie de la Tarraconaise.
Celtill, chef arverne, ne nous est connu que par quelques mots du septième livre des Commentaires de (^ésar sur la guerre des Gaules. César le Homme parce qu'il fut père de Verdngétorix, et il ajoute qu il avait essayé de se faire re( onnaître roi par toutes les tribus celtiques, mais que les autres chefs se liguèrent contre lui et le mirent à mort. Celtill vécut dans la première moitié du premier siècle avant l'ère chrétienne.Vercingétorix dut en partie su puissance au souvenir de son père.
Celtiise. Les Grecs, dans leur système de personnifications , racontaient nue Celtine, fille de Bretaunus, était devenue amoureuse d'Hercule lorsqu'il passa par les Gaules en revenant d'Espagne avec les bœufs de Géryon, qu'elle lui déroba quelques pièces de son troupeau, et ne consen* tit à les lui rendre qu'en échange
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de son amour. De cette umoK serait né Celtus, tige des Celtes.
Celtobii , peuple ligure, qui , vers Tao 600 avant Jésus -Christ, habitait afce les StUifen» Pespoee compris en* tre le RMne et les Alpes. Les CeltorH sont probablement les Sculteri ou Selteri de Pline. Leur nom se retrouve dans celui du district de Sierel ou Esterel, au nord d'Antibes.
Cely, ancienne cbâtellenie du Gatinais français, à 8 kil. de Meinn (dép. de Seine-et-Marne), érigée en comté en 1670, en faveur de iHicoias-Auguste de Harlay, ambassadeur et plénipotentiaire de la France à la paix de Ryswick.
Cembba. (combat de). — A l'ouverture de la campagne d'Italie en 1797 contre l'archiduc Charles, le général Jottbert , qui commandait Taile gauche de Tarmée française , fut chargé d*en« vahir le Tyrol. Il avait sous ses ordres, outre sa propre division , celles des généraux Beimas et Baraguay^d'Hilliers.
Kerpen et Laudon, génâwiz autrichiens , occupaient le pays : ils s'étaient établis dans des positions assez favorables, l'un derrière le Lavis, l'autre derrière la ISos ; mais ils étaient séparés par l'Adige , dont ces deux rîTiëres sont tribataires. Joobert n'hésita pas à attaquer l'armée ennemie qu'il avait devant lui. La gauche des Autrichiens étant le point qui paraissait le plus fetble, Joubert donna ordre aux trompes de sa propre division de forcer te passage du Lavis, vis-à-vis des hauteurs de Cembra, d'attaquer Kerpen sur ces hauteurs, et de se diriger par Cauriana pour tourner le flanc gauche de l'ennenu. Le 90 mars, la brigade Eelliart passa en effet la rivière au village de Serignano, malgré le feu meurtrier des Autrichiens , et se porta sur le gros de la division Kerpen, rangée en ligne sur le plateau de Ckohn. Attaqué 4e front et tourné par sa gauche, Kerpen tenta inutilement de résister : après un combat opiniâtre , il fut débusqué de sa position , repoussé sur San-Michele, eoân forcé^ d'évacuer ce village et de se retirer par les hauteurs sur Boteen. %M AiitruducDS perdirent dans xsetto
affaire trois canons, déûx drapeaux et
trois mille hommes environ, tués, blessés ou faits prisonniers. Au commencement de la journée, les chasseurs tyroliens avaient beaucoup souHfert en défendant les bords du Lavis.
Cendal. — Le cendal, dont il est fréquemment parlé dans nos vieux auteurs, était une étoffe de soie ou seulement en mrtie de soie, dont on fui" sait des hanillements, et en particulier des bannières militaires. Selon le DiC' tionnaire de Trévoux , il y en avait de trois sortes, du blanc, du rouge et du dtron ; il y en avait aussi du vert. Dans l'histoire de l'abbaye de Gondom, il est fait mention de deux courtines de cendal rouge et vert. La célèbre bannière de l'abbaye de Saint-Denis appelée Oriflamme était de cendal rouge. CcMe étoffe est sans doute encore en usage aujourd'hui , mais elle a changé de nom.
Cenis (passage du mont). — Cette montagne, dont le passage forme la communication entra le Piémont et la Savoie, a vu plus d'une fois des soldats français franchir ses pics escarpés ; et ce ne fut pas toujours le
Sénie de la guerre qui les entraîna ans oesT régions glacées, au milieu de ces précipices nfreux. Si le voya* geur y trouve une route facile, c'est aux travaux exécutés par des Français qu'il en est redevable. £n effet, oette route élargie par Charlemagne, et restaniée par Catinat , est due presque tout entière à Napoléon, qui, devenu empereur, consacra plus de sept millions de francs à cette magnifique construction. En 1802, tous les travaux antérieurs avaient été détruits, etlepas*' sage était difflcile et même dangereux.
Maintenant il est très-fréquentè , très:
commode, et présente de Lans-le- Bourg à Suse une largeur de dix-huit à vingt pieds sur un développement de plus de huit lieues. Sur le plateau de la montagne, près du village de Tavernettes, s'élève un hospice fondé au neuvième siècle par Louis le Débonnaire, rétabli et restauré par Napoléon , qui y avait placé des religieux. L'empeimf pour attirer des habitants dans
ees lieux déserts, avait ludme érigé le par le même défilé, et vint s'établiïp
Mont-Cenis en commune et a£(r«uieb4 aux lieux alors occupés par les Li«
lesi iiabitints de tout impôt. buens, et où sont mainteDant les vil-
' «-Le comité de salut public avait or- 1^ de firixia et de Verona. » Du temps
donné, au mois de février 1794, que «leGéaar^ les Géaomaut étaient bones
Parmée des Alpes 8'ejni>arât du mont au nord par ies'«$a&?M ou Essakns;
Cenis, où les Piémontais s'étaient re- 9U sud, parles /indes ou ./ndegaves ei
trancliés pour défendre les avenues de les Turons; à l'ouest, par les Ârviem,
leur pays, et tlont l'occupation devait (:t au nord-ouest, par les Diablmtes,
comi^ter et assurer la conquête de in De nombreux monusMotii proutesA
Sayoïe. Mais les rigueurs de la saisoit que la ville moderne du Mans occupe
s'étaient opposées a l'exécution de ces l'emplacement de celle qui , dans la
ordres. Plusieurs tentatives trop pré- Notice des provinces, est nommée
dpitées avaient échoué, et le générai nonianni, au nom du peuple dont elle
Sarret avai^ péri dans upe piemière était la métiopttle. (Voyez le MAire,)
entreprise. Le général Alexandre Du- Peur les CénemoM établis entre fàA»
mas en essaya donc une nouvelle, lors- da et TAdige, voyez GAUxa GISÀli»
que le retour du printemps eut rendu fine.
les communications praticables. I^ar Cëms. -r- Le mot cesm^ dont nous 4es dispositions halKUeawiit conçues et avons formé cens, n^avait point en courageusement exécutées, les postea latin la signification que son dérivé ennemis, avant d'être attaquées de front, a en lançais; il sèrvait à désigner le avaient été dépassés par des colonnes recensement ou le dénombrement qui dirigées de droite et de gauche sur se taisait de tous les sujets et de toutes leurs flancs: les retranchements élevés les terres passibles des charges publifur les divers points de la montagne ques, dans le Irat d*éCaltô le poiyptyturent ainsi assaillis et emportés avec que ou cadastre. Ûfltte opération se rela plus grande impétuosité. Dans le nouvelait aussi souvent qu'il était nécesmdme temps, une division de trois saire, pour constater les mutations des mille hommes, sorUe de Briaii^n, propriétés , et servait à répartir, dans s*étant portée dans la vallée' de Bar- une juste proportieo avec les foitunes, donnache et de Sezanne, s'était empa- les deux premiers titresdttoanon,sa voir: rée d'Oulx, de Fenestrelles, et s'était l'impôt roncier, et la capitation. Avant avancée sous le canon d Exiles. Tandis de procéder à ce dénombrement, on que le WQnt Cenis était eoievé au cen- commençait par mettre à parties terres tro, une autre eoloaM de Tarmée dsa dbaumiafes ou fiseelet aneetées à Fen* Alpes, passant le eol d'Arsentiné en taetien du prince et de la cour, ei eee avant de Barceionnette, envahissait la terres, déjà immenses, tendaient sans vallée de la Stura. Ainsi les deux ar- cesse à s'accroître par suite de déshémées des Alpes et d'Italie pouvaient rences, de confiscations, de délaissera réunir sous Turin. Mala 'nne trop mente, ete. On laissait encore en dshet» longue inaction suivit malbettieose*. les domaîDes donnés, francs de toutes ment de si brillants débuts. * impositions publiques, aux vétérans et Cenomanni, peuples gaulois qui transmissibles à leurs enfants, à charge habitaient les environs du diocèse du de service militaire; les bénéfices con- Mans. Us firent partie de la grande cédés avec la même exemption aox eipéditiMi de Beilovèse, qui, après soldats des irontièrea poiir leur tenir avoir vaincu les Étruaqoss près du lieu de solde, et aussi les dotations foi»- Tésin, se fixèrent dans un canton qu*on cières , concédées à un grand nombre nommait la terre des Insubres. « Bien- de hauts fonctionnaires et d'officiers tôt, dit Tite-Live, suivant les traces, de justice, de finance, etc., et dont de .ces première GanloiSi une autre ks levenns fomisknt, avec une pare troupe de GénomanSf sous la con- dans les amendes, le traitement des ti* duito d'filitoviiiB, paan kq Alpea tukareepsndsntlsnyfieeciee. Cslalait»