‹ France (volume 4)Chapitre 5 sur 79 · GAL · texte numérisé non relu

GAL

L'UNIVERS

CAL

donna, en 1536, un grand exemple de

I)atriotisine. Charles-Quint traversait es Alpes, et Franc^oisr*" n'avait point d'armée à lui opposer; le gouverneur de la Provence résolut de le repousser par d'autres moyens, et de le forcer à se retirer, en fnîsant un désert devant lui. I! ordonna, en conséfluence, aux halJitants de se retirer dans des lieux sûrs, et de brûler et dévaster tout ce qu^ils ne pourraient

Sas emporter. Les habitants de Callas onnèrent l'exemple du dévouement et mirent eux-mêmes le feu à leurs maisons, et, de proche en proche, toutes les villes, bourgs et villages de la Pro> ▼cnce les imitèrent. La population de Callas est aujourd'hui de 3,268 habitants.

Calle (la). Ville de l'Algérie, dans la province de Bone, sur le bord de la mer, à 6o kil. à l'ouest de Bone. Cette ville, cédée à la France par le traité du BastioQ de France (voyez CoiiGBS- SIONS) en 1694, était d'une grande importance sous le rapport cotnmercial. La garnison française qui y était établie, veillait, avec celle du bastion, sur les navires qui se livraient à la pèche du corail. (Voyez ce mot.) Cette ville a été brûlée, en 1827, par les -troupes du dey d'Alger.

Callët (Antoine-François), peintre d'histoire, né à Paris, en 1741, fut reçu à l'Académie en 1780. Dans l'histoire de la peinture française, il se

f»lace à côté de Suvée, de Brenet, de e Barbier, de Vincent et de Peyron, c'est-à-dire^arnoi les artistes de cette école dont Vien est le représentant le plus célèbre, et qui, en retirant l'art de la fausse voie où Boucher l'entraînait, préparèrent l'époque de David.

Callet dessinait assez correctement, mais composait lourdement : son coloris n*e8t pas faux> mais il n*a aujBune Qualité supérieure. Tels sont, au reste, les caractères de l'école à laquelle il appartenait. Cependant, quelque faiblesquesoieiit les a u vres de ces artistes, comparées à celles de David, de Gros et de Gérard, on les trouvera remarquables à cdté de celles de Lancret, de >Vatteau et de l^tberbourg. C^est en

effet une 'gloire pour Callet et ceux que nous avons cités avec lui, d'avoir vu le mal et essayé de bien faire- Les principales productions de Callet sont:

CurHus se dévouant pour sa patrie ; Fmus blessée par Diùméde; VAtUcmne et les Saturnales ; Achille frainant le corps d'Hector autour de Troie; la Frànce sauvée, allégorie sur le vaisseau de rÉtat, sauvé, suivant Callet, au 18 brumaire; la ôatol/fecfo Maren^ no ; Ventrée du premier consul à Lyoriy le mariage de Napoléon et de Marie- Louise ; le f ralté de Presbourg; Èrlgone; un Ganymede; unealléîiorie sur la naissance au roi de Rome : ia re(/dmmdUknimti, àVersailles^rentrée de Napoléon à Varsovie; ÀchÙle à la cour de Nicomèdé; enfin les portraits de Louis X FI II çi du comte d Artois. Callet est mort en 1823 (*).

Callet ( Jean - François ) , savant mathématicien, né à Versailles en 1744, vint s'établir à Paris en 1768, et y forma , pour l'école du génie , un grand nombre d'élèves distingués. Il remporta, en 1779, le prix proposé |)ar la société des arts de Cenève sur les échappements. Il termina, en 1783, son édition des Tables de Gardîner, in-8", où l'on trouve les logarithmes des nombres jusqu'à 102,950. Il fut nommé professeur d'hydrographie à Vannes , en 1788, et, peu de temps après, à Dunkerque. Revenu ensuite à Paris ^ il fut professeur des ingénieurs-géographes au dépôt de la guerre pendant environ quatre ans. Il publia, en 1795, la nouvelle édition stéréotype des Tables de logarithmes^ considérablement augmentée (jusqu'à 108,000), avec des tables de logarithmes des sinus pour la division décimale du cercle, et présenta à Tlnstitut, vers la fin de 1797. l'idée d'un nouveau télé-

Sraphe et d*une langue télégraphique ont les signes s*adaptaient, par une combinnison mathématique , a douze mille mots français dont il proposait

(*) Callet a peint en outre an T.nxembourg un plafond représentant le lever de l'aw orc. C'est par erreur que les biographes disent que cet artiste remporta en 1759 le fnnd prix de peioMin»

Ckh

CAL

de faire un dictionnaire. Ce savant mourut à Paris en (799.

Cauletot (Guillaume), chantre à âieKant de la chapelle de Charles Y, Ters 1364. « Ce chantre, dit M.Fétis, était un de ceux qui, dans la chapelle du ro i , i m p ro V i sa i en l r es pce e d e co n t r epoint simple qu'on appelait chdnt sur le livre» Cest ce qu'indique son titre de éhanltre à déchant. Les appointements de Calietot , ainsi que ceux de ses collègues, étaient de quaire sou»

par jour.»

Callian , petite ville de Tancienne Provence, aujourd'hui département du Var, à vînfft neuf kilometrà de Draguignan, fut réduite en cendres, en 1391. par Raymond de Turenne, et rebâtie sur une éminence où se trouvait un hameau fortifié, qui, avec d'autres forts, avait servi à la défense de Tancienne ville. La population de Callian est aujourd'hui de deux mille deux cents habitants. On y voit des restes d'antiquités romaines.

Calltbrbs (Fr. de), fils de Jacques de C^llières, naquit en 1645 à lliortgny, ville de la basse Normandie, signa comme ministre plénipotentiaire, en 1698, le traité de Ryswick, puis devint secrétaire du roi , et remplaça Quinaait à l'Académie française en iras. On a de lui entre autres ouvra- |es : Des mots à la mode, 1692 , in-12; Traité du bon et du mauvais usage de s'exprimer, et des façons de parler bourgeoises. 1693, in- 12; De la manière de négoder avec les sotive* rains. 1716» in*13; Histoire poétique de la guerre nouvellement déclarée entre les anciens et les. modernes.

Paris, 1688, in-12; Panégyrique ^wtùrtque 4htrùi£4na»XJF. Vms^ 1688, în-4*. François de CaUières mourut en 1717.

CALLièRES (Jacques de), maréchal de bataille des armées du roi , avait publié plusieurs ouvrages, entre autres, me Histoire de Jacques de Ma- Ugmm, maréchal de France^ et de ce qui s'est passé depuis la mort de Français /*"" {\^M) jusqu'à celle de \ ce maréchal Ciô97). Paris^ in-fol.,

Caluette (L.-P.), curé de Grécourt, près de Ilani, département de la Somme, mourut vers la fin du dixbulttème siècle. Il a publié x- Histoire de la vie, du martyre et des miracles de saint Quentin. Saint- Quentin, 1707, in- 12; et des Mémoires pour ser-^ vir à r histoire ecclésiastique, civile et militaire de la province de FermaU' doU. Cambrai , 1771-73, 3 vol. In*4*.

Caixigbaphss. — Ce mot, formé des deux mots grecs, KaXô;, beau, et Ypàpw, j'écris, désignait jadis les personnes cliargées de déchiffrer et de mettre an net les notes tacbygraohiques recueillies dans les assemblées publiques. On donna aussi plus tard ce nom aux copistes du moyen âge. Les callij^raphes des livres ainsi que ceux de^ chancelleries cherchèrent de bonne heure à embellir leur écriture. L'u« sage du cinabre leur était venu des Romains, qui s'en servaient pour les rubriques (voyez ce mot) de leurs livres, et ils l'employaient pour orner lenrs manuscrits, soit en marquant de traits rouges les premières lettres des périodes et des paragraphes , soit en traçant entièrement ces lettres avec de l'encre rouge. Ce fut en Grèce que l'on commença à changer les lettres rouges en lettres d*or et d'argent. Les rois franos adoptèrent également dans leurs manuscrits ce luxe, ui , sous les Carlovingiens , prit e très -grands développements, et dont les différentes bibliothèques da l'Europe , et en partienller la biblio^ thèque royale de Paris, conservent plusieurs échantillons remarquables.

Nous citerons entre autres, dans ce dernier dépùt, la fameuse Bible dite de Charles le Chauve.

Ces travaux faisaient habituellement l'occupation des moines, ainsi que le prouvent les suscriptions d'un assez grand nombre de manuscrits. Mais les calligraphes de France, tant réguliers que séculiers, n*ont que rarement mis leurs noms à leurs ouvrages. Les copistes du précieux Codex evangelio-

rum, qui était jadis à Saint-Denis, et qui doit être maintenant à Saint-£m« meran de RatisboDoe» étaient daittre*

Page 1