‹ France (volume 4)Chapitre 6 sur 79 · X. IV. 2* Livraison, (Dici. engycl.» btg.) S · texte numérisé non relu

X. IV. 2* Livraison, (Dici. engycl.» btg.) S

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L'UNIVERS

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ligieux du neuvième siècle nommés Beringar et Luithard; et le calligraphe du beau Codex bibl. , qui fut présenté à Charlemagne lors de son séjour à Pavie, s'appelait Ingobêrt Des reli-

gieufes ont aussi perpétué le souvenir e leurs travaux calligraphiques en y inscrivant leursnoms.Kn France, saint Césaire (voy. Ces aire [saint]), oui, vers la fin du cinquième siècle,fouda à Artet UB couvent de femmes, prescritit à ces relîgieiiMS de s'occuper, pendant certaines heures, à copier des livres, et saint Féréoi l'ordonna aussi , au sixième siècle, à ses moines d'Usez.

A Tépoque de l'invention de Timprinerie, lescalligraphes, pour obtenir une forme égale d'écriture, furent obligés d'employer une méthode, fort ancienne il est vrai, mais nouvelle par Tappiication qu'on en lit. Elle consistait dans l'emploi de lames de laiton»

de cuivre ou de fer blanc , découpées; et Ton faisait ainsi des livres entiers, travail pénible et fastidieux qui ne pouvait guère convenir au'a des religieux. Ce genre d'écriture fut prineipalement employé pour les grandi livres de plain-chant, ainsi que cela se pratiquait encore il y a une vingtaine d'années dans quelques couvents d'Allemagne. Les Français parvinrent dans oe Doavel art à uil aésez .g[rand d^ré de përfection^ nous éitérons, entre autres, «n morne de la Trappe nommé Deschamps qui vivait au dix-septièine siècle. (Voyez Manuscrits, Minia- TUBES, Copistes.)

Aufourd'hui , le mot eàlligraphe aert à désigner les personnes qui ont une écriturè belle et régulière. Cet art est malheureusement très-rare en France, tandis qu'au contraire en Angleterre, on AUemagiie et en Amérique, rien n'est plus commun que ce que Ton appelle vuliïairement une belle main.

Callot (Jacques), graveur, naquit à Nancy en 1593, de parents nobles, qui s'opposèrent à ce qu'il cultivât les arts pour lesquels il montrait un godt d^ oidé. Il quitta à douze ans la maison paternelle, se joignit à des Bohémiens avec lesquels il se rendit en Italie.

Peut-être est-ce aux souvenirs des

aventures dont il fut alors le témoin

obligé, qu'il dut la verve et la gaieté énergique de quelques - unes de ses compositions. Un ofUcier du duc de Toscane^ qu'il rencontra à Florence, le délivra de ses compagnons, et le plaça chez un peintre célèbre, Rémigio Canta-Gallina. Callot se livra alors à l'étude avec un zèle infatigable. Mais ce fut surtout à Konie qu'il étudia Fantiquité et la gravure sous Ph. Thomaasm. De retour à Florence, il se lia avec J. Stella, de Lyon, et fut employé par Côme II à retracer les fêtes données à l'occasion du mariage de F'erdinaiid. Il revint à Nancy en 1630, et la plupart des grands personnages du temps le chargèrent de reproduire leurs actions. C est ainsi qu'il grava, pour Spinola, la prise de Breda, pour Louis Xill , la prise de la Rochelle V mais quand ce prince lui ordonna de graver la prise de Nancy, il refusa fièrement de faire quelque chose contre l'honneur de sa patrie. Callot reproduisit, au moyen de la gravure à l'eau -forte, toutes les créations de sa poétique iniad nation.

Il s'est placé, par ses originales compositions qui lui donnent une certaine ressemblance avec Rabelais , au premier rang des compositeurs et des graveuir^ de son époque. Il fut le chef de là brillante école qui a produit les Labelle, les Duplessis-BertaùX| i les lîoissieu , etc. INous citerons parmi ses ouvrages les plus remarquables, tes Misères de la guerre^ les SunpUees, la TerUaHon de saint Antoînif^ etc. Sbn œuvre se compose de plus de quinze cents pièces. Il mourut à Nancy, le 24 mars 1635.

Callots. On appelait ainsi une race de mendiants valides, qui était fort répandue à Paris dans la première moitié du dix-septièine siècle, j Ces mendiants faisaient partie de la rande communauté de Gueux, et j abitaient la cour des Miracles, Ils prétendaient avoir été guéris de la .teigne après on pèlerinage à Sainte- Reine.

Callsdorf (combat de). Pendant la campagae de 1809^ lorsquo. le j

nrinoe Ëdgêii6y à fa tIte de Tamiéé dltalie, se porta vers la Hongrie,

pour opérer sn jonction avec la grande armée commandée par l'empereur, il laissa en Styrie une division sous les ordres du général Broossler. Ce dernier devait j)rendre position à Gratz , afin de maintenir libre la route par laquelle devait déboucher le général Marmonl à la tête de l'armée de Dalroatie. Pendant que Broussier, établi à Gratz, en bloquait la citadelle, il apprit qde le général autrichien Gaiby s'avançait vers cette ville, avec un corps considérable, par la route de Marbourg. Bien que les forces dugénélal français ne se composassent qae de dettx régiments d'mfanterie, il crut devoir prendre l'offensive. En conséquence , il sortit de la ville le 21 juin 1809, passa la Muhr et se porta sur la rive droite de cette rivîère^ à Gorting. Là, ayant été in* formé de Tapprocbe dn oorps de Mar' mont, il se décida à faire charger une avant-garde autrichienne qui se trouvait à Feidkirchen. Cette troupe se retira, en longeant la rivière, vers le village de Callsdorf, où se trouvait lé gros du corps de Guilay, qui cherchait à s'y établir. Le général Broussier, quoiqu'il fiU alors nuit heures du soir, nt attaquer sur-le-champ : Callsdon fut emporté à la, baïonnette par le neuvième régiment de ligne, soutend du qnatre-vinfit-quatrième. Le premier de ces régiments, maître du village, s'élança en avant jusqu'à la première ligne ennemie^ formée à quelque distance. Cette ligne se débanda , et entraîna dans sa fuite là deuxième et la troisième. En moins d'une demiheure, un corps de vingt mille Autrichiens, soutenu par trente bouches à fea et par deuit mille chevaux, fut mi^ en déroute par quatre bataillons. Cette affaire si rapide et si glorieuse pour les Français ne leur coûta que quarante morts. Le lendemain, le général Guilay avant rallié ses troupes, tiassa la^ Monr à TVildon, afin de se porter par la rive gauche vers Gratz.

La rive droite se trouvant ainsi libre, le oorps de Marmont opéra, le 26, sa

jonction arec eetnl du général Brous-

sier.

Calmet (dom), Augustin, naquit à Mesnil-la-Horgne , en 1672, se fit bénédictin de Saint-Vannes en 1688, et ne livra d'abord ayec la plus grande activité à rétude des langues orientales.

II fut ensuite chargé d'un cours de philosonhie et de théologie. Après quoi, il fut envoyé , en 1704, à l'abbaye de Munster, avec le titrede sous* prieur. C'est là qu'il forma une acadé* ifiie de huit ou dix religieux, exclusivement occupés de l'étude des livres saints. Il y composa en partie ses commentaires , qu'on le décida à publier en français plutôt qu'en italien. Il fatf fait abbé de Saint-Leopold à l^ancy, eri 1711 , et de Senones, en 1728. Il mourut dans cettedernière abbaye en 1757.

Ses vertus ne le cédaient point à sa vaste érudition, et il était si neu ambitieux , qu'il refusa le titre cl*évéquè inparUbus, ^ue luioffirit Benoît XlIIi Quoique livre constamment à l'étude, il lie négligea point l'administration du temporel de sou abbaye. Il y fit des augmentations et embellissements, et surtout en enridiit eonsidéraUemeiit la bibliothèque.

Le nombre des ouvrages publiés par ce savant est considérable; on pourrait les évaluer à soixante-dix volumes in ^**. lies principaux soikt un Commentaire HUéral svr km les livres de VAnMi et du Nouveau Testament , ouvrage très-savant, mais où l'on aimerait cependant à voir résoudre les difficultés élevées par les philosophes contre beaucoup de passages des livres saints | 2*' les aisseftatêoki et les préfacei des commentaires avec dijc-neuf dissertât ions nouvelles j 3" l'Histoire de V Ancien et du Nouveau Testament^ pour servir d'introduetion à l'histoirtf ecclésiastique deFleury; 4* ieDUsHon* naire critique , historique et chrono^ logique de ta Bible, avec des figures : c'est le Commentaire réduit a l'ordre alphabétique; 5** l'histoire ecclésiast^ue et dffUe de la Lorraine, là meilleure qu'on ait publiée de cette province; 6° Bibliothèque drs <'cri»

vains de Lorraine : V Histoire unit»

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verseUe sacrée et profane ; 8° DissertatUm sur les apparitions des anges, des démons et des esprits, et iurjes revenants et vampires deffon' gri^f 9* Commentaire littéral hist4h riqm et moral sur la règle de Saint- Benoît ^ ouvrage qui renferme des détails curieux.

Galonné (Charles- Alexandre de) naquit à Douai en 1734, d'une famifle distinguée dans la magistrature. Une grande vivacité d'esprit, jointe à beaucoup d'ambition , des manières élégantes , le godt du luxe , une moralité plus que douteuse , une imaginatioa fertile en intrigues et en ressources de tout genre, tels sont les principaux traits du caractère de cet homme, dont le passage au ministère a si gravement compromis la royauté.

Ayant embrassé la carrière du bar^ reau , il fut d abord avocat général au conseil principal d'Artois, puis ensuite procureur {général au parlement de Douai, et ne tarda pas à devenir maître des requêtes, ce qui lui donna entrée au conseil. Il débuta d'une manière peu honorable dans la carrière de l'administration. Les mierelles entre les parlements et le clergé avaient été, en Bretagne , plus vives que partout ailleurs. Les jésuites, soutenus par le

gouverneur de cette province, le duc 'Aiguillon , avaient conjuré la perte du procureur général la Chalotais. Ils l'accusèrent de vouloir détruire les antiques bases de la monarchie pour y substituer la démocratie. Des lettres anonymes, injurieuses à la majesté du trône , tombèrent entre les mains du roi , qui chargea la Vrillière de prendre des informations sur ces lettres.

Ce secrétaire d'I^tat , qui était parent du doc d'Aiguillon, les ayant montrées, comme par hasard, à Galonné, celui-ci s'écria aussitôt : « Voici l'écriture de M. de la Chalotais. » Cette scène, concertée entre eux, eut pour résultat rarrestation de la Chalotais; mais le complot tourna à la confusion de ses auteurs : après bien des ef.orts pour réunir les éléments d'une accusation positive contre cet estimable magistrat, on fut obligé de le remettre

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