‹ France (volume 4)Chapitre 51 sur 79 · ERS. OU · texte numérisé non relu

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dans l'une de oes fêtes, au mois d'octobre 1670, que Molière et sa

troupe représentèrent pour la preniière fois le Bourgeois gentilhomme.

Après avoir vu les débauches du ré-

{(ent, Chambord fut domié à Stanisas, roi de Pologne, puis, en 1745, au maréchal de Saxe, qui lui rendit une partie de son ancien éclat. Deux femmes, mademoiselle de Chantilly et madame Favart , vinrent encore tour à tour en fkire Tornement. Après la mort du comte Maurice et du comte de Frise son neveu , ce beau domaine revint à la couronne, et en 1777 la famille de Polignac en obtint de Louis XVI la jouissance. Pendant la révolution, un dépôt de remonte y fut établi. Sous l'empire, il tit partie de la dotation de la Légion d'honneur. Après la bataille de Wagram, Napoléon l'assigna, à titre d'apanage , au maréchal Ber- Thier , qui devait en faire le siège de sa principauté et terminer les bâtiments d après les dessins du Primatice.

En 1819 , la princesse douairière fut forcée d'aliéner ce domaine, et l'adjudication eut lieu le 5 mars 182Ï, pour * la somme de 1,749,677 fr. , au profit d'une commission de courtisans, qui, agissant , disait-elle , au nom de la France, en fit hommage, le 27 janvier 1830, au duc de Bordeaux, devenu ainsi comte de Chambord. On sait d'ailleurs que la souscription ouverte dans ce but n'était rien moins que volontaire, et qu'elle avait été réellement imposée en grande parties tous les fonctionnaires publicsel à tous les employés des différentes administrations. Tout le monde a lu le spirituel pamphlet par lequel Courier, au prix de deux ans de prison, a stigmatisé cette singulière opération. Depuis la révolution de 1830, on a élevé la question de savoir si Chambord ne ferait pas retour à l'État en qualité de domaine apanagé, et les tribunaux viennent de prononcer en faveur du duc de Bordeaux.

M. de la Saussave, correspondant de rinstltut, a publié sur ce château une notice intéressante.

Chamborant , ancienne baronnie du Poitou auj. dép. de la Creuse « à

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98 kilom. dis (Gkiârel. Cette M^UBln*

rie a donné son nom à une ancienne et illustre famille, dont un des mem* bres fut colonai de l'un des premiers régiments de bussardscréis en Francet et connus soue le nom de kutèardê dfi ChambQrant.

'Ghambobs , ancienne seigneurie du Vexin français , auj. du dep. dQ rOiae,à 4 kll. de Ghaamont, értj^ée co eomté-à la fin du dix septième siècle.

Ghambobs (maison de). — Cette famille, dont le premier nom était la fioissière ^ descendait de Maurice de la BoiimBB , seigneur breton , qui fut privé de aea biens par le duc de Bretagne, pour avoir suivi le parti de Louis XI. Charles VIII l'en dédommagea, en 1491 , en le nommant l'un de ses mattres d*hdtel ordinaires* Soa fils, Jean de la Boissiebb, épousa en 1528 Jacqueline le Sueur, liéritièrede Chambors , et fut ainsi le premier de sa famille qui joignit à sou nom celui de cette terre. Jean^ son fils, fut mettre d'hôtel des rois Cbarles IX, Henri III et Henri IV, et mourut en 1624 , âgé de quatre - vingt - dix ans. De ses quatre (ils, deux avaient été tués à la bataille d*Ivri, en 1590; le troi^ sième , qui était chevalier de Saint- Jean de Jérusalem , avait péri au siège d'Amiens , en 1597 ; enfin, le quatrième , Jean de la Boissii^BS , seigneur de Cbambora« après s'être élément distinfpié dans les affaires ou ses frères avaient péri , avait été nommé conseiller au parlement de Paris. Il mourut en 1511, laissant trois fils , dont le second , yen» /fut tué à l'attaque des barricades de Suseï en 1G27 ; l'aîné , Guillaume , assista comme volontaire au siège de la Kocbelle. Nommé en 1636 capitaine d'une compagnie d'ordonnancet il se signala Tannée suivante au siège de &int* Amour, et défit un régiment espagnol qui venait au secours de la place , et lui enleva un drajpeau, que le roi l'autorisa à déposer dans le chonir de réglise de Gbambors. Il devint, l'année suivante, maître d'hôtel du roi, et assista en qualité de maréchal général des logis de la cavalerie aux sièges de

Saint-Omer et de Thionviile. Fait prisonnier devant cette dernière ville, il fut échangé peu de temps après. Mais la bienveillance que lui avait témoignée le comte de Soifsoos rengagea à entrer dans le parti de ce prince. Il se trouvait heureusement dans le pays de Liège, lors de la bataille de la Marfée. Il échappa ainsi à la vengeance d^ cardinal de Richelieu, qui, ne pouvant remparerde sa personne^ fit détruire ses châteaux et couper tous ses bois.

Chambors se retira alors à la cour du cardinal infant, puis à celle du duc de Savoie , et quoiqu'il eOt été amnistié nominativement dans le traité de Mév zières, il ne rentra en France qu*après la mort du cardinal.

Mazarin lui témoigna alors autant de bienveillance que son prédéces* seur lui avait montré 4e haine et de colère. Nommé de nouveau capitaine de cavalerie, Chambors se distingua aux batailles de Kocroy et de Fri-? bourg et au siège de Philipsbourg< Nommé en 1645 mestre de cantp du régiment de Mazarin, il fut blesse à la bataille de Nordiingen et fait de nouveau prisonnier. L'année suivante , il (ut établi 8er]|i(ent de baUille et servit en cette qualité au siège de Courtray* Nommé en 1647 maréchal de bataille, il assista encore aux sièges d'Armentieres et de la Bassée. Il fut qommé en 1648 maréchal de camp, et fut tué la même année à la bataille de Lens.

De ses trois fils, le second, Louis, fut tué à Arleu en 1651 ; le troisième , Char Les ' André ^ mourut en 1681 des blessures quMI avait reçues au siège de Candie; enfin Tainé, GuUUwmey qui fut fait comte de Chambors par Louis XIV, se distingua à la bataille de Rethel et au combat de Saint-Autoioe.

Il mourut en 1734 , laissant plusieurs enfants.

Guillau7ne, l'aîné, mena de front le métier des armes et la culture des lettres. Il fit les campagnes de 1688 et de 1701, se distingua d'une manière particulière à la bataille de Luzara , et fut nommé, en 17il, membre associé de l'Académie des inscriptions et belles-iettrest

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Josei^'Jean*Be^9ttste de Chambors, son frère, embrassa aussi la profession des armes , et fit avec distinction les campagnes de 1707, 1708, 1709 et 1710. Il se trouva en 1713 à la bataille de Denain , et eontriboa à la prise de Douai, en montant le preïiiier à l'assaut du fort de Scarpe. Il fit ensuite les campagnes de 1713 en Allemagne, et de 1719 en Espagne. li laissa plusieurs enfants, entre autres un fils, YteS' Jean- Baptiste , que Louis XV créa marquis de Gbani« bors.

Chambrai (Roland-Fréard , sieur de), savant architecte, né à Cambrai, dans le dix-septième siècle, a publié plusieurs ouvrages , dont le plus important a pour titre : Parallèle de rarchUeciure ancienne avec la moderne, 1650, in-folio. Parent de Desnoyers, surintendant des bâtiments sous Louis XIII, il rendit aux arts d'importants services ; ce fut lui qiii ramena le Poussin de Rome à Parts.

Ghambbay , ancienne seigneurie de Normandie, auj. dép. de l'Eure, à 8kil. deBernay, a donné son nom à une famille connue dès le onzième siècle , et dont les membres les plus remarquables sont ,4mauri, qui accompagna Robert, duc de Normandie, à la conquête de la terre sainte, en 1099 ; Jacques, qui fut cbambellan de Louis XII , grand bailli d*Évreux, et l'un des députés envoyés en 1499 pour la ratification du traité d'Estaples ; Gabriel, député de la noblesse du bailliage d'Évreux aux états généraux tenus à Blois en 1576; Tannegui, baron de Chambray, maréchal de cnrnp des armées du roi sous Louis XIII ; Nicolas II, capitaine de vaisseau dans les armées navales de France , qui fut chargé par César , due de Vendôme , de négocier le mariage de Marie-ÉHsabeth-Francoisc de Savoie-ÎVemours , petite-fille de ce prince , avec Alphonse VI , roi de Portugal ; et enfin Jacques-François, second fils du précédent.

Jacques de Chambrav naquit à Évreux en 1687. Destiné par ses parents à Tordre de Malte, il fut reçu eu qualité de page chez le grand mai-

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tre'don Raymond Perellos de RacofuI; mais le peu de goût du jeune Chambray pour l'état qu'on voulait lui faire embrasser le ramena bientôt en Franee^ où il obtint une soos^Iieotenanee, et fit la campagne de 1704. Les instances de sa mère , qui avait sans doute le pressentiment du sort brillant qui 1 attendait à Malte , finirent cependant par rem|)orter sur sa répugnance. Il consentit à repartir pour cette île au mois de septembre 1715 , et à commencer immédiatement sur les galères de Tordre les caravanes exigi^ par les règlements. Après deux campagnes, il passa dans Tescadredes vaisseaux , composée de deux bâtiments de soixante canons , d'un de cinquante-six , et d'une frégate de quarante.

Chambray suivit cette escadre en 1 707 à Oran, dont les Algériens avaient entrepris le siège. Il s'y distingua par sa résolution «t son courage , et y re- ^t deux blessures. Nommé enseigna a son retour à Malte , il prononça ses « vœux et fut admis au nombre des chevaliers de l'ordre. Les honneurs et la gloire lui vinrent rapidement : il fut élevé aux grades de lieutenant de vaisseau en 1 7 1 1 , de capitaine en second en 1719, de major d escadre en 1721 , et de capitaine de fréj^ate en 1723.

En cette dernière Qualité , il prit le commandement de la frégate /I^^ViIm^ Pincent, et alla croiser dans les parages de la Sicile. Son but éfait de chercher et de combattre le vice-amiral de la régence de Tripoli, qui, depuis quelque temps, s*était rendu formidable au commerce des chrétiens, et qui montait un vaisseau de quarante-huit canons, donné au dey de Tripoli

i)ar le Grand Seigneur. Le chevaier chrétien et le corsaire barbaresque ne tardèrent pas à se rencontrer:

une lutte terrible s'en^ap^ea entre eux, et ce ne fut qu'après quatre heures de la résistance lu plus opiniâtre, que le forban, déraflté et coulant bas, se résigna à amener son pavillon.

Chambray n*eut pas plutôt conduit sa prise à Malte et réparé ses avaries , qu'il remit à la mer , s'empara d'une

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