‹ France (volume 4)Chapitre 56 sur 79 · ICE. GHA · texte numérisé non relu

ICE. GHA

Bernard, etdepius, il fût l'âme de

plusieurs conciles. Il mourut au commencement de 1121.

Il ne reste de ce philosophe , qui joua un si grand r^le dans la querelle du réalisme et du nominalisme, que des opuscules théologiques, dont le plus célèbre est celui des Sentences, qui se trouve en manuscrit, à la bibliothèque du roi , sous le n* 320, du fonds de Pfotre-Dame. Ce manuscrit, d'une écriture du treizième siècle, est un recueil d'explications sur certains points de doctrine, sur des vertus et des vices , et sur des passages de TÉcriture. Les autres opuscules de Guillaume de Champeaux sont un Fragment sur l' Eucharistie y cité par Mabillon, AnnaL V, et un petit traité sur V Origine de Fâme, aue D. Martenne a publié dans son rAesaurîis anecdotorum. Quant aux nombreux ouvrages philosophiques qu'il publia pour la défense du réalisme, et par lesquels, dit de Wisch (*) , il donna à cette doctrine une si grande illustration , ils sont tous perdus. On n'a même conservé le titre d'aucun d'eux ; « et Guillaume de Champeaux n'est plus qu'un nom célèbre (**). »

Champein (Stanislas), compositeur de musique . naquit à Marseille le 19 novembre 1 7ô3. A i'ûge de treize ans , il était maître de musique de la collégiale de Pignon , en Provence ; et déjà il composait des morceaux de musique religieuse. Il vint à Paris en 1770, et se lit avantageusement connaître par un motet a grand choeur qu'il fit jouer à la chapelle du roi à Versailles. Mais abandonnant bientôt le genre religieux pour la musique dramatique, il fit jouer, en 1779, son opéra du Soldat français. Cet habile compositeur a donné depuis un grand nombre d'opéras , dont les plus remarquables sont : la Mélomaf

(") Biblioth. cisterc. , i33.

(**) M. Cousin, Œuvres inéd. d'Abâlard» publiées dans la colIectioQ des Documents sur riiistoire de Fruioe, inlrod.» p. cxii.

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L^URIVERS.

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nie y les Dettes et le NouûêOUDon Qitf-

choite. La Mélomanie , composée en 1781 , est encore accueillie avec plaisir. Champein excellait a rendre Tesprit des paroles. Il tenta et résolut le premier le problème si difficile d'adapter de la musique à des paroles en prose. Pour celte innovation hardie, il avait choisi un sujet où les passions les plus T^héniêntes et les remords les plas terribles exigent du musicien une jurande variété de tons et une poésie immense. Ce sujet est ÏÉLectre de Sophocle, traduite littéralement du grec. Le premier acte de cette œuvre eitraordinaire fut râ> pété, et enleva tous les suffrages.

Cependant la représentation publique de VÈlectre fut constamment refusée, sans que Tautorité Ht connaître les motifs d'un refus qui nuit à la fois et à la gloire du compositeur et à celle de l'école française. Champein est mort le 19 septembre 1830.

CuAMPFLBUB , ancienne seigneurie du Maine, auj. dép. de TOme, à 4 kll. d'Alençon , érigée en comté en 1654.

CHAMPiER(Symph.) , en latin Campervs et Campegius, naquit, en 1472, à Saint-Syniphorien le Château, près de Lyon. Après avoir fait ses humanl»

tés à Paris, il alla étudier la médecine à Montpellier, et sVtablit ensuite à Lyon , où il pratiqua cet art avec le plus ^rand succès. Antoine, duc de Lorraine , l'ayant pris pour son ,pre> mier médecin , le fit chevalier, et remmena avec lui , en 1509, lorsqu'il suivit Louis XII en Italie , où (^hanipier, en digne parent de Ba} ard , assista a plusieurs batailles. Il accompagna le due en 1515, et ce fut alors que, se trouvant à Pavie, il fut reçu agréi;é au colléiie de médecine de cette ville. De retour à Lyon , il fut nomme échevin, et rendit, en cette qualité, de grands services à la cité. Il se servit surtout de son crédit pour faire adopter le projet d'un collège de médecine, qui ne fut fondé que longtemps après sa mort , en 1576, et qui existe encore aujourd'hui sous le nom d*écofe auxiliaire. On ignore l'époque précise de la mort de Champier \ les uns le font

mourir en 1535 , d^autres, en 16M Ou

1540. Champier a écrit un grand nombre d'ouvrages sur toutes sortes de sujets : sur la philosophie, sur l'histoire el la médednt . If ioeron en compte jusqu'à cinquante-quatre. IVous nous bornerons à citer les plus importants.

Janua logiae et p/i >jsir:i' , Lyon , 1498, in-4"; De rneciicinœ claris scriptori" bus, Lyon, 1506 et 1531, in-8 : à la suite dfe cet ouvrage en est imprimé un autre , De Ipfjxm divinarum et humaiiarum conditoribus y dans lequel se trouve le passage qui a fait soun-

Îionner Champier d'être Tauteur au ivre intitulé : De ttWut impotioribus$ Dialogus in maglcarum artium deB»

tructionem, Lyon, in-l"; /{osa gatlica omnibus sanitaU m afjectantibus utilis et necessaria, quie continetprœeeptaeiBHippocratis, Gâtent, ErasU»^ trati, Jsclepiadis, Dioscoridis, niultorum aliorum cl. virorum librîs collecta y Nancy, 1512, in -12; plusieurs travaux sur Galien, sur Hippocrate, sur Avicène; Médicinale bemm inter Galenum et Jristofelem gestum, etc., Lyon, 151C, in-8«; Sf/niphonia Platonis cum Aristotele et Galeni cum JJippocrate , Paris, 1516, in-6* ; Hortut gaUkusy pro GalUs in Gallia scripius, etc., Lyon, 1533, in-8**; Campus Ehjsh/.s Galliœ amœnitate re/erfus, eli . , Lyon, 1533, iu-8° : dans ces deux ouvrages, il s'élève contre Pusage immodéré des dro* Çues tirées des pays étrangers; engage a employer les plantes médicinales de la France, et atla(jue l'if^norance des apothicaires exerçant la médecine; Epistolœ physicm ta mpeg ii, Hanardl etConmaBide trammutatione métallonim, Lyon, 1533, in-S*» ; Cribratio medirameniovum fero omnium , diaesta in sex iibros, etc., Lyon, 1634, tn-6*; Galticum peniapharmacum , rhubarbaro , agarico, manna, terC" benthina et sene gaÛicis consfanSy Lyon, 1634, in-8°; JJUri septem de dialectica , rheiorica , geometrica , etc., BAIe, 1587; Çuorumdam neoH^ corum medicorum catalogus qui fiastris temporibus vixerunt, Paris, 1542 ia*8° * Le myroer des apotéitquaireg

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et pharmacopolesy etc., plus: les Luntttes de cyrurgicns et barbiers, Lyon, in-8«, sans daté ; Dialogue de la cure du phtegmon, etc., Lyon , in-8", sans date.Les ouvrages Ijistoriques de Cliampier offrent de l'intérêt, niais sont dépourvus de toute critique; nous nous contenterons de citer sa f ie de JJaîjard, 152o, in-4'' (il avait épousé une parente du chevalier sans peur et sans reproche); son Petit livre du royaume des Jllobroges, dit longtemps après Bourgo(pie, in-8°; son Histoire des antiquités de la ville de Lyon; ses Grans chroniques des princes de Savoye et Piedmont, Paris, 1516 , in-foho, etc.

Champion Y, ancienne baronnie du Saumurrois, auj. du dép. d'Indre-et- Loire , à 12 kil. de Chinon. Ln pop.

de cette ville est maintenant de 1,073 habitants. On y remarque une saintechapelle fort curieuse, qu'elle doit aux ducs de Bourbon, auxquels elle a longtemps appartenu.

Champion de Cicé (J. M.), membre de TAsseniblée constituante, né à Rennes en 1735, frère de l'éveque d'Auxerre, avait embrassé lui-même l'état ecclésiastique, et reçu Tordre de la prêtrise en 1761. Nomme, en 1765, agent du clergé, charge qui fut presque toujours la route de ré|)iscopat, il devint évêque de Rhodez en 1770, et passa ensuite en 1781 au siège de Bordeaux. A l'époque de la révolution, les suffrages des électeurs de son diocèse lui ouvrirent les portes de l'Assemblée constituante, où il se montra partisan d'une sage liberté.L'un des premiers de Tordre du clergé, il se réunit au tiers état; aussi, lorsque Louis XVI se décida à composer un ministère national, il confia un portefeuille à de Cifé , qui fut garde des sceaux. Le nouveau ministre, bravant les scrupules de l'évêque, ne craignit pas de sanctionner le décret que venait de rendre l'Assemblée sur la constitution civile du clergé. IVlais bientôt les progrès de la démocratie l'effrayèrent, et il alla rejoindre les émigrés.

De retour en France , en 1802, il fut pourvu de l'évêché d'Aix , qu'il admi-

nistra jusqu'en 1810, époque de sa mort.

Champion de Villeneuve , né à Versailles, de l'un des gens de la maison du roi , embrassa la carrière du barreau, et était avocat au conseil lorsque la révolution éclata. Le 21 juillet 1792, Louis XVI, dont il avait su capter les bonnes grâces, lui confia le portefeuille de l'intérieur. Mais sa conduite douteuse lui fit bientôt perdre à la fois la confiance du roi et celle de la nation. Après avoir invité la municipalité à faire , dans le château des Tuileries, une visite qui fut sans résultat , il fut blessé dans une émeute populaire au faubourg Saint-Antoine, quelques jours avant le 10 août. Son attitude pendant cette fameuse journée le força à quitter le ministère, et l'Assemblée législative refusa de l'entendre, lorsqu'il se rendit dans son sein pour protester de son civisme.

Il ne reparut sur la scène politique qu'en 1800, époque où il fut nommé membre du conseil de préfecture de la Seine.

Championnet ( Jean-Étienne), né à Valence en 1762, est un des généraux les plus remarquables qui se soient produits sur la scène militaire de la révolution. Quelques railleries sur l'illégitimité de sa naissance (*) lui firent abandonner sa patrie. Il alla servir en Espagne, rentra en France en 1791, et prit parti pour la révolution. Il fut bientôt nommé chef du sixième bataillon de la Drôme, et chargé de réduire l'insurrection des girondins dans le Jura. Sa mission terminée, il joignit l'armée du Rhin , se signala dans une foule de rencontres , surtout à la reprise des lignes de Weissembourg et au déblocus de Landau, et passa à l'armée de Sambre-et-Meuse avec le grade de général de division. Il y concourut glorieusement à la bataille de Fleurus , où, assailli par des forces quadruples, il repoussa les attaques du prince Charles, culbuta la cavalerie de Kau-

(*) Championnet dans le patoii de son pays signifie petit clianipignou.

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nîtz, et, s'élançant h la suite des vaincus , les tailla un pièces à INIarbas, et leur enleva, après un combat sanglant, .les hauteurs de Clermont. Champioonet, qui avait employé les loisirs de la mauvaise saison à des méditations et à des études topographiques qui devaient assurer ses succès , fut cnargé de tenter le passage du Rhin. Dusseldorf, WurtzDourg, Aitenkirchen, Airent tour à tour témoins de sa valeur et de son habileté. Il se disposait à poursuivre vivement les Autrichiens, lorsque les préliminaires de Leoben vinrent arrêter ses succès. Mais le Bu r ecto i r e n e 1 e 1 a i s s a pa s oisif; il I u i co n fia le commandement de l'une des ailes de Tarmée destinée à agir contre T Angleterre. L'expNédition n'eut pas lieu , mais il n*en battit pas moins les Anglais, qui, déhnrqnps à Birn^kcnbero^, étaient venus bombarder Ostende. En 1798, le Directoire le tira deTarmée de ilollande pour loi donner le commandement en chef de Tarmée de Rome; mais bientôt il se vit obligé, avec ses 13,000 hoiimies , de se replier devant les 60,000 Piapoiitains que Mack poussait devant loi. D'un autre côté, 7,000 Anglais débarquaient à Livoorne.

Championnet , néanmoins, ne se déconcerta pas, et trouva dans son courage et son génie les moyens de faire face à tout. Bientôt il rentra en vainqueur dans Rome, fît investir Capoue, et s'empara de Gaëte. Après la capitulation de Capoue (10 janvier 1790), il put songer à la conquête de Napies , et en ^et, le 33 janvier, il fit son entrée dans cette ville. Il s'empressa de pacifier la multitude , et d'organiser la république parthénopéenne ; mais ces institutions ne devaient pas avoir une longue durée, et le cénéral en chef lui - même éprouva • la di.sij^rriçc du Directoire à la suite d'un arrêté qui chassait de IVaples un commissaire du gouvernement, coupable de concussion. Champtonnet, destitué, fut traduit devant un conseil de guerre, traîné de brii^ade en brigade jusqu'à Milan, et de là a Grenoble, où il resta incarcéré jusqu'au moment où la révolution du 30 prairial an vu le

rendît à la liberté. Les nouveaux directeurs le nommèrent général en chef d'une armée des Alpes, qu'il lui fallut réorganiser tout entière. Ses premières opérations furent heureuses ; il se disposait à poursuivre ses succès, lorsque fut livrée la funeste bataille de IN ovi. Chargé de remplacer Joubert, il recueillit les colonnes qui avaient échappé au feu ennemi, et s'établit avec elles dans la rivière de Gènes. Il s'y trouva bientôt acculé dans la position la plus diliiciie, sans munitions, sans argent, en feced*on ennemi nombreux. Il désespérait du salut de son armée, quand le retour de Bonaparte vint relever son courage. Il mit aussitôt cette nouvelle à l'ordre du jour, envoya sa démission au Directoire, dans une lettre où il signala le' jeune général comme le seul homme qui pût sauver l'Italie. Cependant le 18 brumaire eut lieu. Cliautpionnet , que ses convictions républicames rendaient peu Oivorable à ce coup d*État, et dont la douleur et la honte avaient d'ailleurs brisé l'ame, demanda avec instances son remplacement. II l'obtint, et se retira à Antibes , où il mourut le 1 0 janvier 1800.

Champions ( Campîanes ). « Les «■ champions, ditde Laurière, dans son « glossaire, sont ceux auxquels on a ac- « cordé d'entrer à cheval ou à pied en « champ de bataille dos et fermé, pour « combattre avec armes, ou à l'écu et « au bâton cornu, pour vuider leur « différend, ou de ceux pour lesquels « ils sont receus au combat. » Ce mot, que les uns fontdériver du latin campus, les autres de l'allemand kampf (coriibat, lutte), a été surtout emnloyé au moyen âge pour désigner les nommes qui, moyennant uiie sommé d'argent , allaient défendre en champ clos la cause d'un accusé dispensé de combattre. Il y avait cinq cas , suivant les assises de Jérusalem, où Ton pouvait se &ire remplacer. « Li pre- «mier des ensoines si est, se cil qui « veut avoir avoe, montre qu'il li faille « aucun de ses membres, par lecjuel il a est apperte cose, que li cors en soit « plus foibles. Li secoQs, si est, s'on a

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« passé Taage de hx ans. Li tfers en-

« soines, si est, sMl est accoustumé de c maladie qui vient soudainement , « comme de nonte, nrtérique ou den- « tin. Li quais, si est, s'en est mala- « des de quintaine, de tierchaioe ou « d'autre maladie appertemeot, sens « fraude. T j quins ensoines, si est, se « faîne apeie, ou est apelée , car fanie « ne se combat pas. •

Les chevaliers et les princes qui accusaient quelqu'un de vol, de rapt ou de quelque autre méfait pouvant entraîner le duel; les enfants, les moines et les ecclésiastiques, et enfin ceux ^e leurs seigneurs y autorisaient, étaient admis à se faire remplacer.

IMais l'homme accusé de parricide ou de lèse-iîiajesté ne pouvait se faire représenter par un champion, « à moins que la vieillesse , Tenfanee ou Tinfirmité ne l'empéchât de combattre. »

C'est ainsi que parle la loi des Lombards; car l'usage de se faire remplacer par des champions remonte à l'époque des invasions des barbares.

Cette profession mercenaire des champions les faisait réputer infûmes , et pourtant ils pouvaient eux-mêmes ne pas combattre en personne , mais substituer en leur lieu et place des hommes appelés pugiles.

Avant de descendre dans la lice, les champions juraient u que la cause « qu*tls avaient embrassée était la « cause de la vérité, et qu'ils soutien- « draient de tout leur courage et de « toute leur puissance, de toute leur « âme et de toutes leurs forces, la par- « tie pour laquelle ils combattaient, « et qu'ils n'useraient dans le combat o d'aucun sortilège ou maléfice; » ensuite on leur coupait les cheveux en rond au-dessus des oreilles.

Les champions ne pouvaient com- •battre qu'à pied, jamais à cheval. « Au • jour qui est assis à faire la bataille, « dit une ancienne coutume de JNor- « mandie, se doivent les champions « of&ir à la justice, ains que midy soit « passée , tous appareillez en leurs « cuirées ou en leurs cotes, avec leurs « écus et leurs bastons cornus, armez « si comme mestier sera de dirap, de

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« cuir, de laine et d'estoopes. Es efCDS«

« ne es bastons , ne es armures des « jambes ne doit avoir fors fust ou n cuir, ou ce qui est pardevant dit; « ne il ne peuvent avoir autre instru- « ment à grever I'ud l'autre , fors « l'escu et le baston. »>

La peine du champion vaincu dans le combat varie suivant les localités « et les temps. « Le champion vaincu, « dit un capitulaire de Louis le Débou- « naire, doit avoir la main droite cou- « pée, à cause du parjure qu'il a com- « mis avant le combat. » Quand le combat n'avait lieu que pour soutenir un droit, le champion était puni de même, suivant Dumanoir, et avec raison, dit-il; car «se porroit faindre « par loier, €t se clameroit vaincus, « parquoi ses maistres emporteroient « le damage et la vilonnie, et cU cm- « porteroit l'argent, et pour ce est « bons li jugemens du mehaing. * Mais quand il s'agissait d'une accusation capitale, la défaite du champion emportait pour lui la peine de mort. « Si la bataille est de chose « qu'on a mort deservie, disent les as- « sises de Jérusalem , et le garent « est vaincu, il et celui pour qui il fait « la bataille seront pendus; et se le « garent est tel qu'il puisse mettre « champion pour soi, et son champion « est vaincu, ils seront tous trois « pendus* Et se feme fait l'apeau (ap- « pel), et son garent et son champion « est vaincu, elle sera arse, et le ga- « rent se combat et est vaincu, sera « pendu; et se il met champion pour « soi , et il est vaincu , il seront tous « deux pendus, et la feme arse. Et se « la bataille est pour la quarde tel « que Pon ne doit mort recevoir, qui « en sera attaint, celui ou celle pour « qui il combat, de qui le champion « est vaincu, pôt la querelle, et-voig « et respons en cout, et le champion « doit estre pendu. »

Telles étaient les principales règles de la législation à laquelle étaient soumis les champions. Nous renvoyons, pour plus de détails, aux mots Coïc*

BAT JUDICIAIRE, DlJEL , et aU glOS»

saire de du Canse« au mot Campio,

«lU

CHAWLAiif (Samiitl), voyageur

du plus haut mérite, auquel sont dus nos premiers établissements du Canada, et particulièrement la fondation de Québec. Ses connaissances maritimes, et la bravoure qu'il déploya co:itre!es Espagnols, sur les côtes de Bretagne, dans' la giiprre de lô95, Hxerent Tattentionde Henri IV . Aussi, lorsque le commandeur de Cbaste, gouverneur de Dieppe, eut obtenu ua privilège pour fonder de noufeaUk établissements dans l'Amérique septentrionale, le roi le vit-il avec plaisir contier la direction de cette eutreprise ft un homme aussi distiii|aé que Champlain. Le 15 mars im« riiamplain s'embarqua à Honneur sur le vaisseau de Pont Gravé, marin trèshabile, avec lequel il fit, dans la suite, beaucoup d^aotres voyages; et, le 24 mai, l'expédition jeta Ignore dans le fleuve Saint-Laurent. Apn's avoir remonté le cours de re llcuve dans de

Ïetites barques jusqu'à l'endroit où acques Cartier (voyez ee mot) s'était ëgafemént arrêté en 1585, Cbamplain revint en France , rt présenta le récit de son voyage à Ileuri IV, qui l'avait prié de lui en rendre compte. Le journal de cette première excursion t été publié i Paris en IMS, sous ce titre : Des snurages, ou Foffaged^S»' muel Champkiin, etc.

' Le comniandeur de Chaste étant mort sur ces entrefaites, le sieor de Wons, gouverneur de Pons, auquel Henri IV accorda les mêmes pouvoirs, voulut aller lui-nienie en Amérique avec Champlain , et mit à la voile en 1G04. Il se dirigea vers TAcadie (Ifouvelle-ficosse), dont le climat lui paraissait préférable à celui du Saint-Lnurent.lNIais cette entreprise n'eut d\'uitre résultat que de permettre à Cbampiaiu de visiter les cotes de cette contrée.

A soi! retour, eii 1607, il pidl>lia la relation de ce second voyage , et donna une description <le la côte méridionale de l'Acadie et celle de la Baie française, conjj)rise entre cette presqu'île et le continent américain , qu'if avait cdtoyée Jusqu'au cap Cod.

aieur de Mous étant revenu en-

suite à rancfen projet, Cbamplain par»

tit de nouveau en 1608 pour le fleuve Saint-Laurent, avec Pont-Gravé. Ce troisième voyage est le plus important de ceux que lit Champlain. Au port de Tadoussac, situé à environ 90 lieues marines de Fembouchure du fleuve, mais qui ne pouvait recevoir un assez grand nonibrede bâtiments, il préféra un lieu plus commode, situé à Oo myr. deTem- Douehure, où le fleuve se rétrécit toutihcoup, et que les sauvages appelaient pour cela Çi/chec , c'est-à-nire, détroit, rétrécissement. Ce qui prouve aue le choix de Champlain était hieq [ait , c'est que Québec devint bientôt le centre du commerce des pelleterieSt qui auparavant arrivaient à Tadoussac, et que depuis, cette même ville de Québec a toujours été le chef-lieu de la colonie du Canada. Cependant elle ne se composa longtemps que de quelques maisons construites auprès des magasins, et ne fut entourée de forti- * iicatious que vers 1024. Cbamplain ne recula devant aucune fatigue, devant aucun danger, pour assurer le développement du nouveau comptoir, on pourrait presque dire de la nouvelle capitale. 11 Ut un gran4 nombre de voyages dans rintérieur des terres, soit pour étudier les mceurset les besoins des sauvages, soit pour reconnaître les lieux et voir s'il ne trouverait pas un passage vers le Japon. La découverte que venait de faire Hudson de la baie qui porte son nom, stimula le zèle de Cbamplain , qui espéra au moins s'avancer en suivant le cours des fleuves et en traversant les lacs jusqu'à la nouvelle baie, dont il approcha effectivement, mais qu'il ne parvint pas à toucher. Il visita un grand nombre de fleuves et de lacs, entre autres le lac auquel il donna le nom de Cbamplain, et le lac Ontario, parlequd il effectua son retour.

Un autre titre de gloire pour Champlain, c'est la bienveillance avec laquelle il traita toujours les sauvages, qu'il s'appliqua à civiliser, et qui le regardaient à la fois comme un^çoeif et comme un père. Ayant épousé le parti des ilurons contre l«s U99f¥l^t U

WA ¥BJi

Uat apprit I ffincrfl des torét»

inférieures , et les conduisit lui-même

à la victoire contre leurs barbares ennemis. On cite de lui plusieurs traits qui font honneur à son ^< nie autant qu'à àmKjé: Pendant la guerre niniitime que lit TAngleterre à la France, de 1027 à 1029, Québec, d'abord défendue avec une rare énergie par Champlain, fut forcée de capituler QÙcitë dé vivres; Lorsqu'à la paix, le cardinal Richelieu eut obtenu que le Canada fdt restitué à la France, les Canadiens indigènes, que les mauvais traitements des Anglais avaient confirmés dans leur bohhe opinion sur le compte des Français , accueillirent Champlnin avec les plus vives manifestatiojis d enthousiasme. Il n'en persévéra (ju'avec plus d'ardeur dans sa politique, persuadé que raitiélioratioii du sort des sauvages était le meilleur gage de durée pour la colonie. V.u 1035, quelques mois avant de mourir, il fonda à Québec un collège, où fou devait élevet^ dans Id reli^on chré^ tienne plusieurs enfants mdigènes, afin qu'ils allassent ensuite joindre leurs efforts a ceux des missionnaires, et augmenter le noml^retou^ours croissant des conversions^ '

Champlain fut universellement regretté en France aussi bien qu'au Canada. Son nom, associé à celui de acques Cartier, réveillera toujours 'honorables souvenirs pour la nation française : l'un â découvert, ou, pour le moins, retrouvé le Saint-Laurent, l'autre a colonisé les rives de ce lleuve, qui fut longtemiD^ ^ue de nos plus belles possessions. ' ' ' • ' '

Champlain a publié des relations de ses (liffcrents voyaizes. I.a collection entière a été imprimée plusieurs fois ; la meilleure édition est celle de 1040, in-4** , avec une carte. On y trouve le jrécit de ^es navigations et seà décou- 'yertes par terre, depuis 1603, époque 'du premier voyage , jusqu'à la prise 4e Québec par les Anglais, en 1629.

Cham^litte, petite VHlie de Franche-Comté, auj. chef-lieu de canton da dép. de la Haute - Saône, à i4 kil.

4o Ctinf* Cette ville est ai^ez an-

ICEi §Mé

denne; après arolr été h 'ppfi pcè»

démolie sous le règne de I^uis XI, elle fut reconstruite et entourée de fortifications redoutables par Charles - Quint. lienri IV i assiégea inutilement en 1686; le duc pe Weimar la prit, par capitulation, en 1637, et la rendit peu de temps après; mais elle fut prise de nouveau , et entièrement ruinée, par le duc d'An^ouléme, en 1638. On y compte mainteiuuit 3,885 hab.

A quelque distance de Champlittese trouve le village de Chmnplitte-la' faille, chef-iieu d'une ancienne baronnie, qui fut érigée en comté, en 1574, par Philippe II , roi d'Espagne, alors souverain de la Franche-Comté.

Champlitte (maison de). Cette maison tire sou origine d'Eudes, Uls de Hugues, comte de Champagne.

Hugues ajrant déshérité son fils, nomma , pour son successeur au comté de Champagne, ïhiébaud, comte de Chartres, son neveu. Eudes se retira alors •n Bourgogne , où l'empereur Frédérte V et Rainaud et Guillaume, comtes de Bourgogne et de Vienne, lui firent présent de plusieurs ûefs. Il devint ensuite seigneur de Champlitte par son mariage avec Sibylle, néritière de cette terre, dont ses fils portèrent le nom. Eudes, qui s'était croisé, mourut en 1205. Il ne laissa qu'une fille, et la moitié de la terre de Champlitte passa par vente dans les mains de Guillaume de Yergi. Celui-ci , qui prit le nom de seigneur de Champlitte, s'étant joint à la croisade contre les Grecs, gagna l'aflectioa de Boniface, marquis de Montferrat , roi de Thessalonique , et acquit pour lui-même l'Acbaïe et la Morée , dont il fut le premier prince. Il portait les titres de prince d'Achaïe, vicomte de Dijon, seigneur de Pontaillié- sur -Saône el deTalmai. Il mourut en Italie en 1210.

Après lui, les seigneurs de Champlitte se parta^îèrent en trois brandies : la branche de Pontaillié, la brauche de Vaugbenans et la branche de Fla«

GfiY.

La branche de Pontaillié est issue de Jean, premier du nom , qui vivait

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L'UNIVERS

vers 1345. On remarque dans cette

branche .

Gui de Pontaillié , maréchal de Bourgogne, vers 1383.

Gui II dê PontalUié, seisneur de Talmai , Tun des premiers chevaliers de l'ordre de la Toison d'or et maréchal de Bourgogne. Il fut blessé à MontereaUf où il accompagnait Jean sans Peur, duc de Bourgogne, lorsque oelui-ci y fut tué, et mourut en 1436.

La brandie de Vaugrenans n*o£fre aucun personnage remarquable.

Dans la branche de Flacev, ou distingue :

Claude de Ponfaillié, cbambellande Chnrles-Quiiit, et IJem-i de Pontaillié, gentilhoinine de la chambre du même empereur, dont il deviataussi iechambelfan.

Chahpheslé C Marie Desmares ,

mademoiselle de). Née à Rouen en 1644, d'une famille pauvre, la jeime Marie Desmares, gui a une grande beauté joignait des dispositions naturelies pour le théâtre, débuta sur celui de sa ville natale, où elle épousa bientôt Charles Chevillet, sieur de Champmeslé, comédien comme elle, et depuis auteur de plusieurs petites pièces dramatiques qu'il composa seul ou en société avec la Fontaine. Mademoiselle Champmesie vint, en 1669, à Paris, où elle eut un éclatant succès; elle fut engagée successivement à dif* férents tbâtres, où elle joua les amoureuses tragiques , et c'est là qu'elle connut Racine, (jui l'aima tendrement.

La decianialiuii était loin alors d'être ce qu'elle est aujourd'hui : les élans passionnés en étaient près* que bannis; c'était une mélopée, une sorte de récitatif qu'on pouvait noter comme de la musique. Racine donna à mademoiselle de Champmesié des leçons de cet art, plus difficile qu'il ne semble, et elle atteignit a de tels effets, que Boileau put dire d'elle, en faisant allusion à l'un de ses rùles les plus fameux :

" IpUigénie fn Anlido immolée

N'a coûté tant de pleurs a la (ii,'.ce asscmblt'c Que dans l'heureux spectacle à uos ysux élali Sa a faU MMu MMiiiom Tcncr I» ClHiBpausM. »

Mademoiselle de Champmesié mou*

rut à Paris en 1698, un an environ avant Racine, dont elle avait été jusque-là la plus tendre et la meilleure mierprète.

Le principal mérite des comédies dues au mari de mademoiselle de Champmesié consiste surtout dans la peinture fidèle des petits ridicules de la société bourgeoise. Les situations en sont intéressantes, les incidents heureux et plaisants, le style badin et enjoué , mais excessivement négligé.

Presque tous les dénoûments sont manqués ou mal amenés, reproche qu'on peut faire également au plus célèbre des auteurs eomifjues, à Molière lui-même, mais que Champmesié ne rachète par aucune grande qualité.

Hé à Paris, Champmesié y mourut en 1701, deux ans après sa femme.

Champollion -Figeac (J. Jos. ) est né à Figeac en 1779. Après avoir été successivement bibliothécaire de la ville de Grenoble et doven de la Faculté des lettres de cette ville , il est venu se fixer à Paris, où il est aujourd'hui conservateur des manuscrits à la bibliothèoue royale et professeur à l'école des Chartres. Ses principaux oa* vrages sont : Lettre à M. FourieTy sur ri?iscrip(iû?i grecque du temple de Denderah.en Éy/jpte, 1806, in -8*; Antiquités de Grenoble ^ ou Histoire ancienne de cette ville, d'apréê set monuments, 1807, in-4''; NouveUeê recherches sur les patois ou idiomes vulgaires de la France, 1809; ISotice d'une édition de la Danse macabre antérieure à celles qui sont connues des bibliographes, 1811; Nouveaux éclaircissements sur la ville deCularo, aiQourdhui Grenoble, Paris, 1814, in-8» ; Annales des Lagides , ou Chronologie des rois grecs d Ègypte. successeurs d'Alexandre le Grand, ouvrage couronné par l'Institut, 1819, 2 vol. in-8" ; Supplément aux annaJ.es des Lagides, in-s" ; Nouvelles recherches sur la ville aauloise d^UxeUodki* mon, 1820, 1 vol. in-4o. M. Champollion est aussi l'éditeur des œuvres de Fréret, de lettres inédites de Fem Ion , du bel ouvrage intitulé : les Tournois

CHA

CHA

du roi René , d'après le manuscrit et les dessins originaux composés par ce prince; et des Chartes et manuscrits sur papyrus de la bibliothèque royale, Champollton (J. F.), frère du précédent, naquit à Figeacle 23 décembre 1791, et vint achever, au lycée de Grenoble, ses études au*il termina à râge de quinze ans. Admis alors dans rintimité de l'illustre Fourier , qui , après l'expédition d'Égyple, avait été .noanné préfet du département de l'Isère, il puisa dans tes conversations de cet homme supérieur un goât irrésistible pour l'étude de l'ancienne Kgypte ; et bientôt le hasard lui procura l'occasion de montrer tout le parti qu'il pourrait un jour tirer de cette étude. Ayant trouvé un ouvrage sur la langue copte, langue que déjà quelaues orientalistes regardaient comme iilentique avec l'ancienne langue des Égyptiens, il composa et lut, a la Société des sciences et des arts de Grenoble , un mémoire remarquable sur la nomenclature des anciennes villes de i'Égypte. Il vint ensuite à Paris, et y resta peu de temps ; il retourna, en 1809, à Grenoble, oi^ il venait d'être nommé professeur-adjoint d'histoire à la faculté des lettres. Ce fut alors ^ue, sur la recommandation de Founer, il fut exempté de la éonscription par un décret spécial de rempereur. Deux ans après , il annonçait son Tableau de Vhistoirr des mœurs, des usages, de la géographie, de la langue et des éeriiures de Vancienne Égypte avant CamJbyse, 'Vin' troduction à la partie géographique fut publiée la même année , et bientôt après, parut, en deux volumes cette histoire géographi(]ue de i'Égypte des Pharaons , considérée à la fois dans ses limites naturelles et politiques, ses divisions par nomes ou provinces, et dans cha- «sune des localités mentionnées par rantiquité et reconnue par les obser* valions des modernes. L'ouvrage , en outre, était terminé par un tableau S)'nonymique des noms des provinces et des lieux en copte, en arabe, en grec, en latin, et en langues modernes. Dès

lors , l'auteur qui se livrait à une étude assidue des monuments publiés par la Gommls^on d'Égypte, avait conçu, comme il le dît lui-même, « l'espérance « flatteuse, illusoire peut-être, qu'on « retrouverait enfin sur ces tableaux « où TÉ^ypte n'a peint que des objets « matériels, les sons de sa langue et « les expressions de sa pensée. » « (Tétait , dit ^î. le baron Silvestre de Sacy, dans son excellente notice sur Cham-

Sollion , c'était une idée juste qui le irigeait , quand il s'attachait 8(vec une sorte d'opiniâtreté èfétude analytique et synthétique de' l'idiome copte, comme à l'mstrument indispensable de toutes recherches sur le langage et récriture de l'Egypte des Pharaons.

La constance avec laquelle il marchait dans cette route, et la connaissance qu'il avait acquise de cette langue sont prouvées par divers écrits qu'il publia de 1811 à 1817, et qui tous avaient pour objet des fragments ou des notices de manuscrits en cette langue. Il en avait déjà rédigé un dictionnaire de ses trois dialectes, en trois Tolumes in-4*>. La faculté én lettres de l'académie de Grenoble avait été supprimée en 1815; il mit à profit la liberté que lui procura cette circonstance , et; recommença sur un plan tout nouveau et plus systStasatique son dictionnaire de n langue co^te , qu'il regardait comme l'arsenal où étaient déposées les armes avec lesquelles il se flattait de faire un jour la conquête scientifique de l'Egypte. »

Ghampollion , rappelé, sous le ministère oe M. Decazes , aux fonctions de bibliothécaire-adjoint de la ville de Grenoble , occupa aussi Jusqu'en 1821 la chaire d'histoire rétaUie pour lui par M. Royer-Gollard , et ne cessa pourtant pas un instant de s'occuper avec ardeur de ses études favorites.

EnCn, à cette époque, il communiqua à TAcadémie des inscriptions et belles-lettres le premier résultat de ses recherches. Pour en donner une idée bien nette et bien précise au lecteur, nous allons entrer dans quelques dé-> tatls préliminaires sur les métiuidea graphiques usitées dans l'aodenno

T« 80* iiPfViSOJI. (DiGT. SNCYGLOP., BTG.)

4m ctu vtjmmxs. cba

lijl^vpte ; détins gua nous empriinleit trouTâiànt én pbsséâsioh d'ùn téxÀ

rons à l'élégante notice publiée par grec, ayant en regard sa traducik(^

M. Arago, dans l'Annuaire du Bureau en langue égyptienne, ou, tout au

fies longitudes, pour Tannée 1836. moins , une transcription avec les deux

. « Plusieurs passages d'Hérodote, dç sortes de caractères anciennement eu

Diodore fie Sicile , de saint Çlémenl usage sur les bord^ du Nil . Cetté pî^rra

d'Alexandrie t ont fait connaître que de Rosette, dévenue depuis si célèbre î

les Égyptiens se servaient de deux ou et rlont ^1. Roussnrd avait fait hom-

Îrois sortes d'écritures; et que dans inai:e à lli/stitut du Caire, fut enle-

'une d'îles , au moins , les caractères vee a ce cor^js savant a I cpotjue oiî l'ar?

^nbêlMptM on fepréseatâtiâ dMdées mée française évacua TÉgypte. On la

jouaient lin grand rdle. Horapollon voit maintenant au musée de Londres,

nous a même coi||prvé la signification « L*importance de l'inscription de

d'un certain nomlîpe de ces caractères; Rosette avait frappé si vivement les

Slinsi , Ton sait que Vépervier désignait membres de la Commission d' Egypte ,

liâmes r<6l9, le emuT; la colomoe (ce que , pour ne pas abandonner ce pré-

ffiii pourra paraître assez étrange) , im deux trésor aux cbanoés aventureuses

homme violent; la flûte, Vhomme d'un voyage maritime, ils s'attachè-

aliéné ; le nombre seize , la volupté; rent <à Tenvi , dès l'origine, à le repro-

une grenouille f Vhomme imprudent i duire par de simples dc!)Sins, par des

\â Jour mi, le êouxdr; uB nAud éov* contre-épreuves obtenues à Taidé des

kmty l'omottr, etc. procédés de rimprimerié en taille-

« Les signes ainsi conservés par Ho- douce; enfin, par des moulages en

rapollon ne formaient qu'une très- plâtre ou en soufre. Il faut même ajou-

petite partie des huit à neuf cents ca- ter que les antiquaires de tous les pays

tactères gu'on avait remarqués dans ont connu , pofir la première fois , la

letf inscriptions naonomentalet. Lee pierre de Rosette à raide dès dessins

modernes, Kircher entre autres, es- des savants français,

sayèrent d'en accroître le nombre. « I^n des plus illustres membres de

Leurs efforts ne donnèrent aucun ré- l'Institut, M. Sylvestre de Sacy , en-

sultat utile , si n'est de montrer à tra le premier, dès Tannée 1802 , dans

Cs écarts s'ttposcot les hommes les la carrière ^ae rinscription bilin^e

instruits, lorsoue, dans la reobetf* ouvrait aux mvestigations des phUo-

che des faits , ils s abandonnent sans logues. Il ne s'occupa toutefois que

frein à leur imagination. Faute de du texte égyptien en caractères usuels,

données , l'interprétation des écritures U y découvrit les groupes qui repré-

é^ptiennes pailiîssait depuis long- sentant différents no)|is propres èt

te^M à tous fée bons esprits un pro- leur nature plionétiquje. Ainsi , dans

blême complètement insoluble, lors- l'une des deux écritures, au moins, les

qu'en 1799, M. Roussard, officier du Ko;yptiens avaient des sif^iies de sons,

génia , découvrit , dans les fouilles qu il de véritables lettres. important ré-

mfcait opérer prèi de Rosette (en aultatnetrouvaplusdecontràdîcteurs,

XSypte) ^ uhe large pierre cou velrte-d» lorsqu'un savant suédois, M* Akec*

trois séries de caractères parfaitement blad , perfectionnant le travail de notre

distincts. Une de ces séries était du compatriote, eut assigné, avec une

K)C. Celle-là, malgré quelques muti- probabilité voisine de la certitude,

ions, fit clairement connaître que valeur phonétique individuelle des dif

les aiiteuti du monument avaient or- vers caractères employés dans la trans-

donné que la même inscription s'y cription des noms propres que £ûaait

trouvât tracée en trois sortes de ca- connaître le texte grec,

ractères , savoir : en caractères sacrés « Restait toujours la partie de Tins-

ou hiéroglyphiques égyptiens ; en ca- cription purement hiéroglyphique ou

tfMStàèes locaut 0lémotlquiB8)on miiels^ supposée «elle. Celle-là était demeuréb

et en lilbres grecques ; ainsi , par un intacte ; personne n'avait osé entre*

Ixtoheur inespéré, les philologues se prendre de la déchi£frel:*ii GC fut 8U(

CMA

FRAISCE.

eu A

elle que ChampoUion porta toute son attention. Ses études sur ce monument existentencore, et Ton peut juger de l'opiniâtreté et de la persévérance de ses efforts à la vue des masses de papiers qu'il a remplis entièrement de son écriture.Enfin , après un travail de quinze ans, l'observation d'un fait en apparence peu important ouvrit devant lui une route nouvelle : il distingua les trois espèces d'écritures égyptiennes , hiéroglyphique , procédant par des signes , images fidèles d'objets très-variés ; hiéralique ou sacerdotuley et démotique ou populaire y et reconnut que l'écriture hiératique n'était qu'une tachygraphie de l'hiéroglyphique, et la troisième encore une abréviation de la seconde. Comme nous l'avons dit plus haut , il communiqua cette première donnée certaine sur les anciennes écritures de l'Rgypte à l'Académie des inscriptioiis et belles-lettres, dans le mois d'aoïlt 1821 ; et voici en quels termes il rendit compte à cette compagnie du progrès et des résultats de son travail :

« Du moment , dit-il , où j'eus reconnu « que le texte intermédiaire de la « pierre de Rosette n'était point écrit « dans un système alphabétique , mon « travail sur ce texte prit une marche « silre; elle était toujours lente à la « vérité, mais elle conduisait à des « résultats fondés sur un principe bien « établi. Cessant tout à fait de cher- « cherdes analogies alphabétiques dans « les groupes de l'inscription , et me « pénétrant des règles qui devaient né- « cessai rement présider à la combinai- « son des éléments d'une écriture for- « mée de signes d'idées , je parvins à « placer sous la plus grande partie de « ces groupes, sans efforts, sans sup- « position, sans rien changer, sans « omettre enfin aucun signe du texte « égyptien , les mots du texte grec qui « leur correspondent constamment. Ce « travail est tellement complet que ses « parties se justifient et se prouvent « les unes par les autres. On ne peut « s'emp(îcher de remarquer , en effet , « que l'ordre des mots du texte grec, ^ soumis par ce rapprochement à la

« marche du texte égyptien , n*est que a très - légèrement interverti, et lO' « changement d'ordre dans les mots « est tout juste ce qu'il doit être, lors- « qu'on soumet une phrase apparte- « nant à une langue à vwersions^ « comme est le grec, à l'ordre logique « ou naturel(\\xt suivent ordinairement « les propositions d'une langue formée a de mots privés de terminaisons ou «inflexions, comme la langue égyp- « tienne. Cet aperçu ne perdait rien de « son importance, quoique le texte in- «termédiaire de l'inscription de Ronsette n'exprimât point le son des « mots de la langue égyptienne. 11 est « de toute évidence qu'en usant d'une « écriture composée de signes d'idées, « les Égyptiens ne purent procéder à « la pemture combmée de plusieurs « de ces idées que dans l'orare même « qu'ils avaient déjà adopté pour les « exprimer dans la langue parlée. Les « pensées, les jugements , en un mot,' « la génération des idées est essentiel- « lement liée à l'état de la langue qu'où « parle. »

La découverte de Champollion eut un immense retentissement dans le monde savant, et M. de Sacy lui rendit dans le Journal des Savants un éclatant hommage. Cette première exposition des principes de l'écriture hiéroglyphique fut publiée sous le titre de :

Lettre à M. Dacier, secrétaû^e perpé* tuel de P Académie des inscriptions^ relative à Valphabet des hiéroglyphes phonétiques employés par les anciens Égyptiens pour inscrire sur les niO'numents les titres y les noms et les surnoms des souverains grecs et ro^ mains y Paris, 1822, in-S", 4 pl. lithog. Cette publication souleva, surtout à l'étranger , de nombreux contradicteurs , à la tête desquels se plaça le savant Thomas Young , qui publia , l'année suivante : Exposé de quelques découvertes récentes concernant la littérature hiéroglyphique et les anti" quilés égyptiennes , où se trouve l'ai' phabet original d£ t auteur , augmenté jsar M. Champollion, Londres, 1823, m-S"*. Mais la question de priorité a été décidée d'une manière nette et pré-

CHA L'UNIVERS

CHA

cise en faveur de notre compatriote , dans la notice déjà citée de M. Arago, qui s'est constitué plus d'une fois, contre les prétentions de nos voisins d'outre-mer, rhabile défenseur de nos gloires nationales.

Cependant, si l'analyse rigoureuse de la partie démotique de Tinscriptiori de Rosette n'avait eu d'autre résultat que de faire oonnattre les rapports de I écriture démotique avec les écritures hiéroglyphique et hiératique, et les caractères propres qui Vvn distinguent, elle aurait peu avancé Champollion dans l'intelligenee des textes; mais elle lui révéla une autre vérité : l'Égypte avait dii nécessairement, comme la Chine, se procurer un moyen quelconque de. suppléer au défaut de toute écriture idéographique , qui , ne pouvant écrire les noms propres étrangers , exige nécessairement des caractères proprement alphabétiques; et <çlle y était parvenue en se formant, avec des caractères idéographigues dans le principe, mais dépouillés dans leur usage de toute valeur représentative des idées, une nouvelle sorte d'écriture destinée à peindre les sons, et, par conséquent, rentrant plus ou moins dans la catégorie de nos écritures alphabétiques. Champollion étant parrenu à connaître avec une précision rigoureuse les signes qui appartenaient à chaque nom |)ropre , acquit bientôt , par la comparaison des divers noms propres et autres mots étrangers que contient l'inscription de Rosette , la valeur de dix-neuf caractères de ce nouveau système d'écriture ; et il donna le nom de phonétiques à ces signes, idéographiques dans leur principe, mais réduits dans leur emploi au rôle de peinture de sons. Le même jour devait nécessairement éclairer les deux autres branches du système graphique des Égyptiens, c'est-à-dire, les écritures hiéroglyphique et hiératique ; et par conséquent , dans quelques cas du moins, la signiUcalion d'un certain nombre de lettres dans les trois écritures se trouva fixée d'une manière rigoureuse. Champollion

4o9na à ses idées une extci^^igi) (ou^

nouvelle dans l'ouvrage qu'il publia, en 1834 , sous le titre de : PrécUi sur le système hiéroglyphique des Égyptiens. Il y démontra les différentes natures des signes de Téeriture hiérolyphique dont les uns servent à peinre les objets ; dont les autres sont des symboles de convention ; et dont enfin une troisième classe peint aux yeux les airUeuiaUons et tes som de la langue parlée. Il prouva en outre , d'une manière irréfragable , que Talphabet phonétique s'applique aux légendes royales hiéroglyphiques de toutes les époques; que , de tout temps , les anciens Egyptiens l'employèrent pour représenter alphabétiquement les sons des mots de leur langue parlée; ,que les inscriptions hiéroglyphi(^ues et hiératiques , et surtout les mscriptîons démotiques, sont en partie composées de signes purement alphabétiques; d'où il résulte que l'alphabet phonétique est la véritable clef de tout le système hiéroglyphique. L'auteur développa en outre une proposition que , depuis , il s'est vu obligé de modifier un peu ; à savoir, que les caractères phonétiques qui ont, avec les caractères hiéroglyphiques, l'analogie d'être toujours, du moms dans leur origine et sous leur forme primitive, des représentations d'objets physiques , ne sont jamais cependant employés ^u'à représenter des sons, et qu'ils se distinguent par conr séquent par eux-mêmes, sans le se<r cours (l'aucun signe spécial d'avertissement , des caractères purement idéographiques; d'où, par conséquent, les mots coptes devenaient, dans une foule de cas , le moyen de lecture le plus vrai et le plus naturel de ces mêmes signes. Tel est l'exposé rapide de la théorie des hiéroglyphes créée par Champollion; expose emprunté en grande partie à la notice de M. de Sacy, dont nous citerons encore le passage suivant. « ISous ne voulons pas dire qu'il n'y aura rien à réformer dans les explications nombreuses que Champollion a Êiites de son système; nous ne prétendons point affirmer qu'il ne se soit jamais trompé ^a^s \^ ieçturç qu ^^nf i interprétation

CUA

de quelques earactères ou de quelques mots Mais la postérité n'en reconnaîtra pas moins avec nous que, depuis la renaissance des lettres , peu d'hommes ont rendu à Térudition des services égaux à ceux qui consacrent à rimmortalité le nom de Champollion. »

k En 1824 , Champollion fut envoyé ten Italie pour y étudier les monuments égyptiens ; et il v examina surtout la beUe collection oe Turin. A Rome, il arait été chargé, par le pape Léon XH* d'un crand travail sur (es obélisques ; mais )a mort du pontife interrompit Vccuyre commencée. Au retour de ce voyage , qui a?aît jeté un grand jour sur rhistoire des anciennes dynasties égyptiennes , il fut nommé conservateur du musée égyptien fondé au Louvre , et ouvert au public le 25 décembre 1837. Enfin , par les soins des gouverliements toscan et français, s'organisa «ne expédition dont le 'but était l'exploration des antiquités égyptiennes dans l'Ëgypte même. Cette expédition, qui comblait les vœux de Champollion , se composait de huit Français et de cinq personnes envoyées par la Toscane , à la tête desquelles était l'orientaliste Rosellini. Les voyageurs s'embarquèrent h Toulon , sur la frégate VÉglé, le 31 juillet 1828 , et arrivèrent, !e 13 août, devant Alexandrie. Après une exploration intelligente et approfondie de presque tous les monuments de Tandeone Egypte , Champollion re^ Tint en France a la fin de 1839, rapportant une collection immense de notes et de dessins. La relation de son voyage est disséminée dans les lettres

gu il a écrites d'Égypte, et que l'on pu- Kait au fur et à mesure de leur réception. Le 7 mai 1830, il fut reçu membre de l'Académie des inscriptions , et il se disposait à remplir une chaire d'antiquités égyptiennes, créée pour lui au collège de France, lorsgu'après trois attaques d'apoplexie , il fut enlevé au monde savant le 30 mars 1831 , n'ayant pas encore accompli sa quarantième année. C'est une des plus grandes pertes que la Franee'ait lîdtes depuis plusieurs années, et elle est pour longtemps irréparable. Le gouTWDement

a ordonné que sa statue serait placée

dans la ville de Figeac ; et une pension de trois mille francs a été votée à sa veuve par les deux chambres. Outre les ouvrages mentionnés dans le cou* rant de cet article , on doit encore à Champollion : 1* Observations sur le ca fa log ue des m anuscrits coptes du musée BÙrcjia à felletri, par G. Zoéga^ Paris, 1811, in-8°; 2** Uttre sur les odes gnosMques aUrUmées à Salomon^ Paris, 1815, in -S»; 3* Préds du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens, ou Recherches sur les éléments premiers de cette écriture sa* €Tie , sur leurs diverses eombinaisoiu et sur le rapport de ee sustéme avec les autres méthodes graphiijues égyptiennes, 2 vol. dont 1 de planches, Paris, 1824, iû-8° î 4« Lettres à M. le duc de BÎacas d^Amps, relatives au musée royalégyptien de Turin , une seule lettre a paru ; Paris, 1 824, in-4°, 3 planches; 5 Catalogue des monuments égyptiens de la bibliothèque du Vatican, 1825, in-4% 3 pl.; Nùtleê descriptive des monuments égyptiens du musée Charles X, Paris, 1827; 7' Panthéon égyptien , Paris, 1827, 14 livraisons; 8** Quatorze lettres écrites d'Égypte pendant le voyage scientifique des commissions Jran" çaise et toscane dans cette contrée; 9** Les monuments de V Egypte et de la Nubie, ou I monumenticlelC Eaitto e délia Nubia, 2 éditions, l'une U'ançaise, Tautre italienne, en coUabora* tion avec Rosellini ; enfin , un assez grand nombre d'articles et de mémoires insérés dans divers recueils scientifiques.

CH4MPDI.T , village du Forez , auj.

dép. de la Loire, à 33 kil. de Roanne , dans le territoire duquel se trouve le château d'tirfé, qui a donné son noni à la famille de l'auteur de VAstrée*

GHA1I9J10RD on Chamrm, ancienne seigneurie de Bourgogne, érigée en comté en 1644.

Champtercier, village de l'ancienne Provence, auj. dép. des Basses- Alpes, à 8 kilom. de Digne , patrie de uassendi et du général Desmicbels.

CUamptogb, ancienne seigneurie

CBA

àe l'Anjou , auj. dép. de Maîne-et- Xioire, a 26 kil. d'Angers. On remarque à €hamptocé les raines d*Un ;vieiix château où fut étouffé entre deux matelas, en 1450, Guillaume de Cluimptocé, frère de François F'", duc de Bretagne. Ce châte.]u avait apparienu au marécbaldeKetz, qui en avait fait longtemps te théâtre de ses hor^ fibles débauches.

Champtoceaux, Castrum Celsum, ancienne baroniiie de l'Anjou, auj. dép. de Mainè-et-Loire, à 32 l^il. de Beaupréau , était autrefois une ville iconsidérable. Ëllefut prise successiveliieitit par Henri II, roi d Angleterre, en 1 17à; par saint Louis, en 1 230 ; par Jean, duc de Normandie, 1341 ; et par le duc de Bretagne eo l420 ; elle fiiit alors e^lOliplétement détruite , et depuis elle n'a point été relevée. Il n'en reste que l'ancien faubourg, où foja compote waintenaot i,làôiiqb.

Chakcbliebs i»e aàgb. t- Vbi' fioe de ehancelier est aussi ancien que la monarqhîe ;dès le cinquième siècle, on voit paraître une classe de notaires connus sous Je nom de i-é/éretulaîres.

et dont le principal, appelé grand r^ férendaire, avait, suivant quelques auteurs, la garde de l'anneau ou sceau royal ; les fonctions de cet officier devaient être à peu près le^ mêmes (jue celles dont plus tard les chancelier^ livrent investis. Dès la seconde moitié du huitième sièxie , le titre de référendaire est fort souvent rem[)lacé , dans les diplômes, par celui de chancelier, et, après cette époque, ce dmier est Je seul qui y paraisse. Les chanceliers avaient principalement I9 charge d'écrire ou de faire écrire les chartes , les ordonnances , et de leur imprimer un caractère d'authenticité, en les eontre^ignant et en y apposant )e seean royal dont ils étaient dépositaires. Jusqu'au règne de François V, l'autorité royale ne fut représentée que par le chancelier, qui était en même temps le chef d» toute la magistrature. Lorsque le roi assemUait son grand coiiseil , pour statuer sur des a If.i ires d'État hors de la compéj^icc du parlement, le cl^aucdicr j^ji'é-

sidait ces assemblées extraordinaires.

Ce fut l'évéque de ^enlis , F. Gueriu , qui fit décider, sous Pliilippe-Auguste, que les chanceliers siégeraient dans rassemblée des pairs , et qu'ils siégeraient avant les autr^s^rand/$ officiers de la couronne.

Bu Cange cite , relativement aux at< tributions et aux gages deis chanceliers sous la troisième race, le passage suivant d'un registre de la cnambrc des comptes de Paris : « Nous avons a trouve une cédule qui estoit escrite « de la main de feu maî^e Sainoe'dè « là €harmoye, par Ia(juelle il pria feu « maistre P. de Conde à son vivant , « puisqu'il fu enire en religion, que il «.li rescrisist ou si^niûast, (juiex jga- '« ges avoit accousfum^é à prendre jCÇt p. lui qui porte le grant seau du rovl « Et ledit frère li i-escrisit de sa main « propre en ladite cédule, que du temps « monseigneur saint Loys , maistre «■philippes d'Ahtongny 'porloit son « grant Isfeau et prenoit pour soy et « ses chevaux et valiez a cheval sept « sous parisis par jour , pour avaine « et pour toutes autres çjioses , et « excepté '^n éferc et ^llet, qui « le servoit .en sa ichaâiDre,'qui men- «joient à court, et estoient doublez « leurs gages ès quatre festes annuex « en l'an, pt quant le roy^renoit giste. « Item il avoit ses rgautiaix, si comoie « les autres clercs du roy , et Ivirréf « de chandoille tant comme il en con- « venoit, pour sa chambre et pour les « notaires à escrire , et quant li roy «voloit, il li donnoit palefroy pour « soy, et cheval pour son clerc et som» « nn'er pour le registre. £t dit que de- « puis le temps monseiirneur saint « Loys, ceux qui ont porte le seau du « roy se sont en ce cas portez eri moult « de manières, si comme il ont voulu « et len leur a souffert. Item il dit en « ladite ccdule que des lettres qui doi- « vent soixante sols de seau, le saeleur « prenoit dix sois pour soy, et sa por- ^ cion de la oommùoé chancellerie, si c comme les autres clercs du roy. Et « quantilestoiten abbeyesouenlieu où « is ne dépendoit riens pour clievaus, « ce luj estoit rabatu ^ ijagçj. ^ .

Les chanceliers , d'abord nommés promulgation des lois et des .$én$itiM^

Sar le roi et révocables à volonté « se consultes organiques, ét qui mftWK

reqt pommer à vie, puis enfin élire k tous les actes dé Tétat civil de la fa-

par'une assembléé dé magistrats et de • mille impériale. Les attributions de

grands seigneurs laïques et ecclésias- cet officier, qui avaient été réglées par

tiques que le roi présidait au Louvre un statut impérial du 30 mars, furent

sans y avoir voix délibératîve. Mais leur dévolues au chancelier de France lofS

inanioTibilitéfiiteompiétemeqt annulée de la première testauration. Mais en

par la création des gardes des sceaux. 1815, le ministère de la justice Ait

Les chanceliers ne portaient jamais le distrait de la chancellerié ; la prési-

deuil pour quelque càuse que ce filt. dence de la chambre des pairs, qui

La teneur (Ji\i germenl: ijU'ils pré- était devenue la prérogative du charij-

talent entre les maAim i3u rôî » sott* celier, lui fîit enlevée momentanéiiuiiif

vent varié. Voici la formule sur Ja* en 1830, mais elle lui a été rendue M

quelle le chancelier Duprat [)réta serment en 1514 : « Vous jurez Dieu le « créateur et sur votre foy et hou- « neur, que ^ien et loyaulrni^ti^ ekei^» « oerez Fetat et office qe chancelier de « France; serez obéissant au roy , et « servirez audict estât envers tous et « contre tous, sans nul excepter; fe-

y a quelques années.

Les insignes du chancelier de France étaient répitqgepu ^imarre de velours rouge dooblâe de satin, le mortij^, les masses que qaatce tmissiers por* taient devant lui.

Il n'existe jusqu'à présent aucun travail satisfaisant sur les chanc^f

« au faict de la justice que de la chan- sujet sont souvent en contradiction, « cellerîe, y mettrez ordre, en adver* et nous n'avons pu nous prononcer « tirez ledict sei^eur , afin de Vy entre eux. Nous ntfits bcfiM^nom 4baè m mettre ; aim(frez le bien et honneur à donner ici une liste de ces pfficfèlrit} « d'iceluy seiixneur, et en toutes cho- en intercalant à leur place tous les « ses lui donnerez bon et loyal con- noms fournis soit par Mabillon, soit •« seii. Quand on vous apportera à par du Gange, soit par les auteurs « sceller quelque lettlré îHgnéis par le nouveau traité de diploinatiquel N<ms « commandement du roy, si élle n*^ renvoyons à ces ouvrages peur ping <i de justice et raison , ne la scellerez de détails. ' *- ^

« point, encore que lediot seiî^neur le ¥ qommandast par une ou deux fois :

« mais viendrez devers celuy seigneur, « et luy remonstrerez tous les pointé « par lesquels ladicte Icttire n'est rai- « sonnable, et après que aura entendu « lesdicts points , s'il vous commande « la sceller î la scellerez; car alors le « péché en seta sur ledict seigneur et « non sur vons.... Aultrement ferez « tous actes concernant Testât et qui « conviennent estre faicts par un bon « et loyal ehevajier , comme ledict « seigneur a en -vous sa parfaite fkmce ; « et ainsi le jurez et promettez. »

L'office de chancelier de France fût supprimé par une loi le 27 novembre 1790. Sous le régime impérial , il y

eut m arcbfGbaûcelier chargé du I4

IISTE CHRONOT.OGIQtlE DES CHAWrELIERS DE-

Mi^ rspiK Lx BRSP jusqu'à hqs, fpuE^.

Chroding» 762.

E^uis, 7Sat754.

Widmar, 75», 753, ^Sp,

S. Boniface, archet[Ç<^l|ç ^|)jencc, 75a.

Km 11 cou, 754.

Votrard, 7$^

Adalonbs, 764.

Bfxidilo, 782, ijSo, '7^.

Hitbier, 767,

Sous Carkman, fils de Pépin,

Sous Chartemûgnè,

Ladebert ou lotberl* f^t f 7a.

Hithier, déjà cbiocdicr 1001 Pépin, 768, Lutbirr.

Barthélémy, 769.

Rncion. 778, 808.

Archoinhaud, 798.

IjUIOVEBS.

Biereniia& , 780.

SIldebAM ou HiMcboM , 788.

JLïotgrad ou Lutward, 800.

Mabillon petuic qu'on n'tst pi* autorisé à donner Iê titre da diaiiMMwr à ■t à Autpert.

Sous Louis le Débonnaire.

Beliracnr, josqa'oi 837»

Mileard, 818. ' l^p^îs, 819»

Hegemfrid, «fcMqM do VfenM»

Fridegfise.

Theodo oa Theudo.

Hugues.

Irmanger.

Sous Charks là Chmm*

Louis. Gauziin.

Sotu Louis le Bègue,

GancHn.

Sotu Ceitkmm iL

Woliud.

Sous Charles le Gros, MMd, abbédeSdal-llidiri.

Uatwud. liatpert.

Sous Eudes,

Ebalus ou Eblo.

Ascheric, évècjnp de PWit* Gaatiar. Adalgaire.

Souf Charles le Simph, FoulquM da Mflw , Ju^*«B 900.

Kraost, td.

Ibdint. Ansdicrte.

Harvée , de qoo à 923.

Batbode , archevêque de TrèVM.

Roger, archcvéfoa da Trèvo» Teri 911.

Loitward.

Sous RoMU, àXbent dvéqne de Soîssons.

Aamsaa on Ansegise. Thierry.

Sous Louis d'Outremer, Ansosos on AntegÎM.

Kric , l'véque de L.ingres. y Hugues, éréque de Reinas.

Artaldaa Arlaad, ardMvèqw da Alasandra^

Oaranea, azdarrlqw de Bour^r».

Aeard.

Sous Lotliaire, ArUld ou Artaud.

Odolric, archevêque de Reims , jusqaTaD Adalbéron , archevêque de Reims.

Sons Louis V,

Adalbéron.

Sous Hugues Capet.

Adalbéron (le même que sous Lothaire).

Oerbert.

Reginald ou Rainald» évéque de Paris.

Rotger, éréqne da BMUWail.

Sous Ri^&rt,

Abbon, cvèque.

Francon , évéque de Paris.

Arnulf, archevêque de Rrims.

]}auduia. Fulbert de Cbartret*

Sous Henri l"*..

Qervatt. arebavéqna da XaioM» xafig, soMi

Baudiiin, to6t à 1067.

Pierre , abbé de Saint-Germain, 1067 à 10714 Ouillaume, 1073. Gofrid, 107531091, Xogar de Beauvais» X070» 1080, zioi.

Union da Sentis, X090.

Hubert, 1091, 109a»

Hambaud, logS.

Arnolf. X097.

Gislebert, 109$, >xo5« | '

^eane, xio6, xioS*

Sous Louis h Gros,

Étîanne (le mime}, 1108 à mfi.

^ienoe deGarlauda, txi6, xiaS, ix33.

Ftdchrade, xtig, Simon, tis5, tlS3* Uogues, tiag.

Aojprio* xi34* icS?.

Sous Loiàs h Jeune,

Augrin (le même), ii5o.

Koêl, abbé de Rebais, iii^, xx4o.

Cadurc, ii4o, iz47< * Liderie, xi4a.

Barthélémy, ii47' Baudouin, i i47- Simon, ii5o, ii53.

HBKoaadaChampFtaori, dfdqno da

tiSz, Z160, st^a.

Bogar, iiS4*

Hl^Ct de Puiseaua» IX7S1 1>79*

Sous Philippe- Auguste,

Hufues de Puiseaux, jusqu'en 118S.

Hogoai da BélU^» xiSo, izB6.

Sous Louis rm,

Owuriaf JatfB'en iaa6.

Sous Louis IX, Guarin , abdique en 1887, et après lui il y a '

dans la chancellerie.

Philippe d'Antongny.

Jean Allegrin , vers ta4o.

La chancellerie vaque en ia48»

^Nicolas de Canis, 1249.

Saint-Gilles, archevêque de Tyr, iï58.

Jaau de Court d'Aobargenvillet évêquo

i»58, ia6o.

La chancellerie vaque en xaSg* Simon de Brie, en ia6i.

Philippe de Calurc, 1169.

Mathieu de Venddma, abbé da Saint^Dank.

SinMB da Clamoat.

Sous Philippe W, Pierre Barbette, archevêque de Reims, 1170. La chancellerie vaqua en 1171» 1273, (174, ia77»

Penri de Vezrtay, 1279

Pierre de Cltallon, à i383.

; Sous Philippe /T.

Jean da^aaaaigne, laga, mort en i3oo,

Étieunc de Sousy, 119», i3oa, i3o4* Guillaume de Cres|)y, 1293, 1296.

Pierre !■ lotte, i3i>o à i3oî.

Pierre de ficlle^Percbe, évéque d'Auorrei i3o6 à t3o7.

Pierre df Grès, <'vêtjtie d'AuxerrO* , Guillaume de ^togaret, 1^07. * * **

€HA

Cilles Ajceiiii, arcbevèque de Marboune, iSoQ, i3i3.

fkrMdaUtUU. t3i3i »iiA.

Soits Louis le ffittm, Étieuwck MoffMi* i3i4> i3i6.

Soiis Philippe V, Pierre d'Arablai, i3i6, 1317.

Vkmte de Chappes, x33t.

Jean de Chmclieinont, i3a«».

Sous Charles jy»

Pierre Rodier. s3s3.

J«ui de CberdiemoDt, s3 a8.

Sous Philippe Vl,

Mathieu Ferrand» iSaS.

Pierre de Marigny, archevêque de Roven, iSag. Guillaume de Sainte-Maure, i3a^, i334.

Pierre Rogier, i334. (Depuis CIcnent VI). Gui Baadet. érèque de LuigM» l334*

Élienne de Vissnc, i338.

Gnillautne Fiaiie, iBSg, 1*347.

Firmin Coquerel, évèquc de NoyoBf s349'

Fierfe delà Foret, cardinaU 1357.

Sous Jean II,

Pierre de laForitt'fore^d'abdiqiMrde t3&7 2k t359, époque à laquelle il fqt rélotepé.

Fouquct Bardoul.

Gilles Aicelin de Montagu, i357, i36o.

Jean de Dormaos, évéque de BeaaTaiii t36i«

Sous Charles K ^

même, josqu'en 1371.

Guillaume de Donnans, i37S.

Piem d'Orgeœont, i38o.

Sous Charles Fl.

Miles ou Milon de tHmMH» «fiêfMde BemiTiii»

Pierre de Giac, i388.

Anand de Corbie , destitué ea 1398 , réintégré da 1400 Ik i4o5 ; destitué une ;econde fois , il exerça de nouveau jusqu'en 1409. Il abdiqaa tafto ea i4i>'

Hier de Martreuil (douteux).

Kicolaa da Boit, éVéque de Bayeux. xSgS à 1400.

Jenn de Miontaga» atdiaréqiia da Sent» da i4o5 à

Cborles de Savoîsy (fort douteux).

EusUche de Laistre, i4i3t pois de x4i8 à i4ao. Henil le Corgae, dit de Marie, t4tS, i4i8> Jaaa la Glere» >4x9 à i4a4.

Sous Cluirles VU,

Louis de Luxembourg, évcquede Théroneone, z435.

Tbonws Hoo, cheraUer anglais, i44gk

Robert le Maçon, t4i8> x4i9. i4>'-

Mai tiii Gouges de Cbarpaignes , évtkjue de ClaT»

mont, 1421 1425, puis de i435 a i4a8. Renaud de Chartres , archevêque de Reims , du a8

mareaa6 eoAt i4a4. puis de i4i8 à 1445. Guillaume Juvenal des Orsios, ardierA^daHeiiM,

de 1445 à x46t.

SùiuLom» XL

Pierre de Norvillier, i46t à xifiH,

La même Otullaume Jateml» i47a>

Pierre d'Qciole. r483. )

Som Charles F'IIi.

Guillauine de Rocbefolli ^49** '1* ' -~

4d«lR Furaé^ 14^4,

Robert Briçonnet, archevêque de Reims, i495t M97* Oai da Radiefort.

Sous Louis XII,

Le aiéaie« jusqu'en tSoj, y Jeea daGamiay, iSis. j* ElleoBa PttDcber, i5x5.

Sous Francis /•'.

Antoine de Prat, i535.

Antoine du Bourg, i538.

Mathiende Longnejone, ér^e de Soiscani» d'aliaffd

en tS38, puis de i544 & tS4S« Oaillauine Pojet, i538 ài54a.

François de Monlholon, i&43> Praafois Errenit, i544> Franfale Olivier, i54S.

Sous Henri II,

Le même.

Jean Bertrand , mMtta4 gtrde def «céans «■ iSSi

jnsqu'eu 1569.

Sous Francis IL Le mAase François Olïrier, jeaqa'ea s56o.

Sons Charles IX»

Michel de l'Hôpital. i568.

Jcaa de Mamriller, évéque d'Orléans, x57t. René de Birafoe, Itallea, SS78.

Sous Heari UL

PhiUppe Haraalt, s 588.

FraafMt de Hantkoloo ,1589.

Chariai da Bourbon, cardinal de VendAuM.

Sous Henri IV*

Le MH'ine , jusqu'en 1689.

Le roi lui-même tint les sceaux jnaqafan aeét t!6/^ Le même Philippe Hnrault, 1599.

Pompone de Bellièvrc, 1607.

Kicolas Brulard de Siîlery, créé garde des sceaux eu i6o5, et chancelier eu 1607 jusqu'en 1616.

Sous Louis XIII.

Gnillkume da Veir, gaxda des saeans , i6id» paît

de 1617 à i6ai.

Claude Maugot, garde des sceaux. 1616, 16x7. Charles d'Anert, dac da Luynas, garda des seaanx»

i6ax.

M eri de Vied'ErmemmTille, garde des sceans*

Louis le Ft^vrc deCaumartin, i6at, l6a3* Étieime d'Aligre, 162 1626.

Michel de Marillac, i63o.

Charle» de l'Aobespine, marquis de Chàteau'Neuf» t63a I t639, x6»o è 16S1.

Pierre Scguier, garde des sceau», i633, chancelier, i636 à i65o , puis eu x6Si, puis de i6â6 à 167a. La roi après sa aMwt tint Isa scaaw teaqps lui-même.

Sous Louis XIV,

MatUeaMolé, i6Sr,i656.

Étienne d'Aligre II, garde des BCeaoX, 167a*

celier de 1674 à 1677.

Michel le Tellier, 1677.

Louis Booehorat, s68S à 1699^ Louis PiMijpaana de PDBidMctnin, X7x4« ]>aiNal^rançois Voisin, 1717.

Sous Louis XV.

Hcnri'Fraoçois d'Agnesseau, X7X8, et de xjaoà 171a* 1.<J.-B. d'ArmenonTille, s7aa à S7a7.

Oarmaln-Louis Chaurciin, gatde «as soaaMTi IjSfl Coll. de LamoignoD, 1760.

4.«B. 4» Wacluurit, garda te teaMU, ijSo. Le roi I.ouisXV, du i4 mars 1757 tu 1 5 octobre «761. Nicolas-René Berrver, garda des sceaux, 1761. Paol Esprilif«ywMi-dV ftràn, pidateicarai, 176a.

René-Chartm d« Meavpoa» vie* • chncelitr, et

^nrrlr* des sreoux, puis chanceliar an Ij^S»!* Reué-Kicola£-C^.-.^uçu«U(^ de Maapaoa.

Sons Lotus Xr/* la mtea B.>N.^-Aiif. 4a Utmf/tm» jfvqn'n

Gtmbacérè*. arebiehâacaliar J«qif «i l8t4i <t ^

nnt lai cent jours.

Sous Louis XyUl, DeBareatin, diaQcalier bonorairê, de i8i4 i 18 19. Dambray, garda dilpMriuttr,"]^(ii» duuMcUar da

* " Sous chartes X,

La mitne Dainbray, jusau'en i^ig.

De Pastoret, V ice-cbadcetier en i8>8, cbancelier en i83o, donne, apr^ 1» révolulio» dH j«Mat, m damiaaion d«f droits et prrm^aiives.

Sous LouU'PJùiifipf, lia bwNiD 9a<fii|#r.

Changelieb de l'Université,

nom de l'officier chargé de sceller les lettres des grades et des provisions , dans Vmmm MïÇrgitéalven avait deux; Pun déDendail de rarcbevec^uc , Fautre de l*SibDé de Saîrité-Genevieve.

]^apo|éon , en réorganisant l'Université, rétablit le grade de chancelier,

§ui , cependant , depi)is )pogtemps , ^ept pli|§ conféré. ' * .

Le CnàNqBUlu ou vice-présîdent M L*ÂCAp£i(iE FBAAÇAisE est le secoh(T diijriitnire de ce corps. Il remplit les fonctions du directeur, lorsque celui-ci est absent. ' • ■

« LeCHàHCBLIBBDDGBAlCDPBIBUBi

de Frarice était l'officier qui scellait les commissions et les mandements du chapitre et de rassemblée des ordres de chevalerie , qui tenait le registre Iles délibérations et qui en délivrait le^ expéditions sous te sceau de l'ordre.

Aujourd'hui , le premier dignitaire de Tordre de la Légion d'honneur porte encore le titre de grand chancelier.

Tby. LÉbiôif d'honneub.

On donne aussi le nom de Chance- LiEBS aux officiers chargés de la partie administrative èt contentieuse des an> bassades et des consulats . du dépôt et de rexpéditiôn de fduft léi actes de la légation, des paSse-ports et des actes 4a i'âtat civil deâ nationaux étabiia

00 foyageant dans les pays où Tan»»

bassaaeur ou consul est accrédité. Ces chanceliers sont à la nomination des

ambassadeurs et des consuls.

CiiAKCEj.i.Kjiifi.— Ce nom sert à désigner à la fois le lieu où l'on soeUe certaines lettres ou certains actes avec le sceau du prince, pour leiir donner l'authenticité nécessaire , et le corps des officiers qui sont employés à ces fonctions. Il y avâit dutretbis*" pith sieurs sortes de chancelDàntes que noua allons énuinérer.

La grande chancellerie était le lieu où le chancelier de France demeurait oïdinaireméiit, où il fiofinàit «l^ehfcë; etc. Cétait là qu'on scellait les lettres avec le grand sceau du roi, quand K1 garde en était confiée au chancelier (voyez Chaixcelieb). On appelait ce lieu grawk t^ancellerie par opposi^ tien aux aùtréà cbancelleriés lËAilfes près les cours et présidiativ ; et on n'a commencé à lui donner ce nom que lors de rétablissement de ces chancelleries particulières, c'eBt>i*dire^ vers la fin du quinzième siècle.

Les petites chancelleries étaient celles où l'on scellait avec le petit sceau les lettres de justice et de gr^içel Il y en avait un grand nombre. Lea lettres de justice étaient les reliefé d'appel simple ou coilime d'abus , les anticipations , compulsoires , les requêtes civiles, etc. Les lettres de grâce etaiënt les bénéfices d'âge ou épiancipations, etc. Parmi les petites chancelleries on distinguait les suivantes :

1" ChqncelterieÉ pj-^s tes partevients. Ces chancelleries furent établies succeçsivenienj^ auprès des parlements das différentes provinces, à mesure que ceux - ci furent créés, lorsque le parlement de Paris eut été rendu sédentaire. Ce dernier avait aussi une chancellerie, qu'on appelait chanceUerie du palais ou ftetite chancellerie. Elle se tenait à Paris dans le Palais de justice, et était déjà établie en 1490.

2" Chancelleries prés les cours des aides. Ces chancelleries l^mplissaient auprès des cours des aides les mêmes fonctions que ie# précédentes auprès

CHA

^es parlements. La première fut établie en 1574 près la cour des aides de Montpellier.

..' ^CSianeeUér^ des çnmds jours, XTétait une chancellerie particulière

que le roi établissait pour les grands jours ou assises qui se tenaient de temps en teiups aaos les proviacef éloignées.

4» CkaneeOerks 4ss "bureaux des finances. Elles avaient été établieis

f)rès de chaque bureau pour sceller es jugements, les lettres, commissions et mandements émanés de ces tribu-

WNU.

5^ Chancelleries présidiales. Les

Eremîères chancelleries qui furent étalies Drès les présidiaux, furent créées par éqit du mois de décembre 1557.

depuis, ces âiancellerieé së multipliéroDt successivement, à mesure que le nombre des présidiaux fut augmeiité.

6^ Chanceueric des juifs. C'était une çliancellerie ^tqbiie spécialement pour îbeiler les^ obligations passées eç Érapceau profit dite Israélites. Les juifs rie pouvaient poursuivre leurs débiteurs qu'autant que les actes sur lesquels ils se fondaient étaient scellés ; et Ton ne podyatt faiirè usage pour éiic si du scel royal , ni du scel des seigneurs dont ils étaient sujets , parce que leur loi leur défendait de se servir de ligures d'hommes empreintes, gravées ou peintes. Philippe-Auguste , par une ordonnance dont la date est incertaine, établit dans chaque ville deux hommes de probité qui devaient garder le sceau des juifs et faire serment sur TÉvangile de ne rappossr à aucune obligation , avant d^avoir eu rohnaîssane^

{>ar eux-mêmes ou pnr d'autres, que a somme qui était Tobjet de l'obligation était l^itimementdue. Philippe V ordonna , au mois de février 1520 , oue les émoluments de la chancellerie des juifs tourneraient au profit du roi comme ceux de la ciipncellerie 4^ France.

. Les petites èbancellferies furent sup^

primées par la loi du 7 septembre 1790 , et la grande chancellerie par

^KMe dii 27 noy^ffi suivant. ^

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