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sas brîUBOÎques. No& revers lui rouyrireut, ea 1814, le chemin de la Fraoce, dont il lui fallut s'éLoigoer encore f^endaat les cent jours. A soa (etour , U reprit les titres qu'il avait portés sous rancienoe monarchie , et iredevint ^and nu^tre de la maison du roi et colonel général de rinfanterie* U mourut à Chantilly , en l&iS » ej( Ton prétend qu'au moment de rendre rame, ses yeux se ranimèrent, et qu'il s'écria, dans son transport : « Ubi e^t beîlum f » Son corps fut déposé à Saint-Denis, et, par ordre de Louis XVIII, plajcé dans le caveau des rois de Franjce.
Le seul héritier qui restât de son nom, était Louis-Joseph-Henriy due de Bourbon, qui, à l'exemple de son ajieiU le premier ministre, s'en tint à ce titre et ne prit pas celui de prince de Condé. U était né en 174&, et fort jeune avaU épousé sa cousine, la princesse Louise d'Orléans.. Ce mariage , g^fâce à quelque» incidents romanes-
?ues ,. fournit le sujet 4e la pièce : Jmoureux de quinze ans. Le duc de Bourbon mena la vie des princes oisi& de cette époqjue , et se livra à d'assez scandaleux désordres. Un incident de bal masqué dont les. particularités sont fort connues, amena une rencontre d'honneur entre lui et le comte d'Artois. Le dernier avait arraché le masque de la duchesse de Bourbon, sa maîtresse délaissée, s'il en faut croire les. dires du temps, et qui l'avait poussé à bout dans un accès de jalousie. Les deux princes, après s'être liait réciproquement une légère blessure, se réconcilièrent, en dépit de l'aventure étrange et fort ébruitée qui avait donné lieu au due] (Voyez Ckaa- LES X). Le duc de Bourmm fit ses premières armes au siège de Gibraltar, en compagnie du comU d'Artois, et y reçut une blessure. Associé aux hs»nés politiques de son père, quand la révolution éclata , il servit la même cause et commanda aussi un corns d'émigrés qu'il avait organisé dans le pavs de Liège. U assista aux principales affaires des campagnes contrerévolutionnaires , et reçut au combat
de Bertheim une btessure au poigoet.
Il se retira en Angleterre, où, comoM tous les siens » il s'occspa d'intrigues, et il se disposait peut-être à reparaître dans les armées enneaûeSf quand il apprit la mort de son fils, le doc d Ër^ghien. Il essaya peaiiant les cent jours y après la fuite oe Louis XVIIi, %Q dhriger le seulèvement de la Ve»
dée; inais il édioua dans cette tisota* ti ve , et se retira bientôt après en Angleterre. Rentré en France après la seconde abdication de Pïapoléoni» ii U investi du titre de grand naaitre d< la maison du roi , et véeut dans ses (to* maines , où il se livra aux plaisirs de la chasse, son unique occupation, #tà quelques relations intimes ^ où il M parait pas q/à'iï ait rencootré le boolàeur. Personne n'ignore que |Mur soi testajnent, du 30 août 182», il avait institué pour son héritier Henri 4'Or léans , duc d'Aumale. La révotutiei de 1830 causa au duc de Bourbea m impression de peine et d'eiSrei dont ses sympathies politiques ne laissai pas douter. Son intentioa secrète étaitelle^ ainsi qu'on l'a dit , de partager k toit de la éimiile exilée , et de revenir sur ses dispositions testamentaîNi^ Quoi qtt'ii en soit de ces eiroonstdaseï difficiles à éclaircir, la nuMrt du 4tt«de Bourbon survint peu de temps aprèii et cette fin du dernier des Goadé élÉ faite pour causer l'étoiuiemeBt Le prince fut trouvé ,, le 30 aoAt t830, pendu par un moucboir à FespagnoM de sa fenêtre, 4aas son château de Saint-Leu. Un procès célèbre ÙA itt tenté à l'occasion de cette eatastrepbs: il eut pour résultat Tabandon d* poursuites commencées, et l'opittB* «û prévalut en justice , fut que ledtf ne Bourbon avait mis fia à ses joiB>> Loids-AtUoine-Henri de Bowf^ duc d'Ënghien^ fils du précédent, étii né à Chantilly, ke 2 aoât 1772. Ilaiaft suivi , à l'âge de vingt ans» son aaaf père , le prince de Condé , dans féoi' gration. Il servit avec distinctîoD da^ les rangs de cette noblesse Ù90^ dont les illusions furent si aveugles^ si opiniâtres, et la conduite à eoupi:
bie. Quand l'armée du prince deCtfode
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fut définitivement licenciée , il se fi^^a à Ëttenheim (grand-duehé de Bade).
C'est là que , prévenu de participer à des complots contre la sûreté de la république, il fût arrêté le 15 mars 1804, à cinq heures du matin. Il arriva en poste au château de Vincennes, le ^0 au soif. Une commission militaire le jugea dans la même nuit, et le condamna à mort à quatre heures du matin. Une demi-heure après, le dernier rejetoD de la famille de Condé tombait, fusillé, dans les fossés du château. Il était â^é de trente-deux ans.
Voici comment Napoléon lui-même, dans ses Mémoires, s'explique sur cette triste catastrophe : « Le duc d'Ênghien a périt parce qu'il était un des auteurs « principaux de la conspiration de « Georges, Moreau et Picnegru.... Le « duc d'Enghien figurait déjà depuis <r 1796 dans tes intrigues des agents a de FAngleterre, etc. » {Mém,yX, lï, page 228.) Plus loin, on lit encore (p. 340-341) : « La mort du duc d^En- « ghien doit être attribuée aux person- « nés qui dirigeaient et commandaient a de Londres l'assassinat du premier « consul, et devinaient le duc de Berry « à entrer en France par la falaise de « Béville , et le duc d'Enahien par
« Strasbourg Elle doit être éter-
« nellement reprochée enfin à ceux a qui, entraînés par un zèle criminel, « n^attendirent point les ordres de leur « souverain pour exécuter le jugement «i de la commission militaire, etc. »
Enfin ^dans son testament il dit en termes exprès : « J'ai fait arrêter et « juger le duc d'Enghien , parce que <c cela était nécessaire à la sûreté, à a l'intérêt et à l'honneur du peuple « français, lorsque le comte d'Artois « entretenait de son aveu , soixante as- « sassinsà Paris. Dans une semblable « circonstance, f agirais encore de « même (*). »
CoNDB (Louis-Marie) , fils d'un négociant d'Auray, où il naquit en 1752, fut d'abord destiné à Fétat ecelésias-
(*) Voyez Napoléon, ses opinions etjugef tnents sur les hommes el sur les choses, par M. Damas Hinard, 1. 1, p. 433 et 438.
tique. Mais son humeur inquiète, son esprit naturellement actif et sa cons^ titution robuste, fe rendaient peu propre à une vie dé contemplation, de retraite et de renonciation. De là une lutte contre la volonté de sa famille, et sa fuite de la maison paternelle , à l'âge de quatorze ans. Devenu maître de ses actions, il se rendit à Lorient, le port le plus voisin d'Aurây , et s'y embarqua sur le navire de la Compagnie des Indes le Duic de Duras, commandé par le capitaine Brumanière, La vocation du marin se montrait avec trop de force pour qu'elle fût combat; tue plus longtemps par ses parents. A son retour en France, après un voyage de dix-huit mois , il fut rappelé chez son père , qui lui fit l'accueil le plus tendre. Depuis cette époque jusqu à la guerre d'Amérique, Conde fit plusieurs campagnes en Chine et au Bengale, comme enseigne surnuméraire et comme enseigne , sur les navires dii commerce le Comte d^Argènsonj fe Pondichéry, le Jriton, et le Gange, En 1778, il passa au seirvice de TÉtat, et fut élevé au ^rade de lieutenant de frégate. Il servit en cette qualité successivement sur Vlphigénie, sur tMgrette ,. sur VÉpervier, et prit une part honorable à lia destruction des forts et des établissements anglais dans les rivières de Gambie et de Sierra-Leone. Le chef de cette dernière expédition savait (^e le lieutenant Condé avait été chargé, dans ses campagnes précédentes, de faire entrer dans nos ports plusieurs cutters capturés sur les Anglais : il le destina à aller porter des dépêches au gouvernement français, et à conduire a Brest la corvette anglaise la Junon. Pendant le trajet, gui fut très-périlleux, Condé soutint cinq engagements contre les forces ennemies, et cinq fois îl sortit victorieux de ces combats. « Dans une de ces rencontres , dit un historien , un baril de cartouches , placé près de lui , fit explosion et le brûla des pieds à la tête ; cet accident ne lui fît point abandonner son poste ; s'étant fait apporter un baquet d'eau , il s'y plongea tout entier, et continua, danâ cette
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position, à donner ses ordres, quoiqu'il souffrît horriblement de ses blessures. » Appelé, en 1780, au commandement du Saumon, il fut envoyé aux Antilies,, où il servit de mouche pendant trois ans à MM. de Ternay, de Barras et de Grasse : comme tel , il assista aux divers combats que livrèrent ces officiers supérieurs^ et dans toutes les circonstances il les seconda avec son courage et son intelligence ordinaires.
Au retour de la paix , il fit pour le compte de la marine marchande plusieurs campagnes au Bengale et à la Chine. La révolution le rappela au service de TËtat : elle le Gt d'abord lieutenant et ensuite capitaine de vaisseau. Enl79<5, nous lui voyons prendre, en cette dernière qualité^ le commandement du Ça ira, un des bâtiments de haut bord qui faisaient partie de l'armée navale du contre-amiral Martin. La flotte républicaine , sortie de Toulon le 3 mars , ne tarda pas à se trouver en présence des forces de l'amiral Hothara. Tandis que Condé manœuvrait pour rejoindre l'armée, qui s'était formée en ligne de bataille , le Ça ira, dans un fort tangage, fut démâté de ses deux mâts de hune d'un seul coup. Deux vaisseaux anglais , V Inconstant et V Agamemnon, vinrent l'attaquer aussitôt, comptant en avoir bon marché. En effet , le brave capitaine était dans la position la plus critique , le feu s'étant manifesté dès les premiers coups de canon dans ses porte-haubans, et sa batterie étant paralysée par la chute de ses mâts.
Condé, avec un admirable sang-froid, dégage son artillerie , force Vlnconstant a quitter son travers, à se retirer même du champ de bataille , et cause en peu de temps des avaries considérables à VAgamemnon. Cependant le contre-amiral Martin envoie le Censeur pour le soutenir, et la Festale pour le prendre à la remorque. Nos vaisseaux vont 'opérer leur retraite, quand lord Hotham manœuvre pour les envelopper. Condé conçoit aussitôt la pensée la plus audacieuse : il vire de bord, vent devant, et cette évolution lui per-
met de prolonger les bâtiments anglais , en continuant de faire un fea très-nourri. Enfin, l'avant-garde de la flotte républicaine vient d^ager le Ca ira et le Censevr, qui avaient combattu, trois heures durant, à demiportée de canon, contre des forces sapérieures; mais le lendemain, ces dm vaisseaux, séparés encore du gros (le l'armée par la lenteur de leur marcbe, durent recommencer cette lutte inégale et succomber glorieusement. Pendant un nouveau combat de sept heures, ils soutiennent intrépidement le feu de sept vaisseaux anglais, parmi lesquels on' compte la Princesse- Royale , de quatre-vingt-dix, et le M tannia^ de cent canons. Deux des bâtiments ennemis , VlUustrious et le Courageux , sont bientôt démâtés de leur grand mât et de leur mât d'artimon. Quant au Ça ira, ce n'est plus qu'un ponton, couvert de morts et de blessés, criblé de boulets et faisante»
de toutes parts. Douze pièces de eanon sont démontées, la soute an poudres à l'arrière est noyée, quatre cents hommes ont été tués , un grand nombre sont blessés , et Condé luimême , défiguré par deux blessures et par de fortes contusions au bras droit, a la poitrine, à la tête, et sur diverses parties du corps, est à peine recofr naissable. Il amène son pavillon,^ bientôt après , le capitaine Benoît, ds Censeur, est réduit à la même nécessité.
Condé fut reçu à bord de la Pritcesse-Royale, par lord Hotham,* officiers et ses marins , avec des n* ques extraordinaires de respect. Lor^ qu'il remit son épée, selon l'usage )> 1 amiral anglais, celui-ci lui dit : « Coig « mandant, ie garde pour moi cette jmj «rieuse épée; mais je vous prietflj « cepter la mienne , en témoignage^ «mon admiration pour votre ne»
« courage. » Condé avait combattu '^ jour-là Nelson, alors capitaine de F gamemnon, et il s'était montré df« "d'un tel adversaire. Le pa ira/ mutilé pour survivre àjsa* défaite rit en mer , malgré les efiforts qu fit pour le sauver. Nommé chef **
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vision à sa rentrée en France , en 1796, Condé eut, de 1800 à 1805, le commandement du vaisseau^ l'Union, Passant ensuite sur ]e Brave , il fut attaché , au mois d'octobre 1805 , à l'escadre qui était destinée à porter, sous les ordres du contre-amiral Leissègues , des troupes et des munitions, de guerre à Saint-Domingue. Cette escadre avait rempli heureusement sa mission , et elle était à la veille d'appareiller, ^uand l'amiral Duckworth vint tout à coup la surprendre dans son mouillage. Condé fait d'incroyables efforts pour remettre le Brave en état de faire tête aux Anglais, qui se préparent à intercepter nos vaisseaux.
il renouvelle presque toutes les manœuvres, presque tous les prodiges du combat et de la défense du Ça ira. Il se défend simultanément contre le Ca* nopus y le Donégaly V Atlas y VJga^ memnon, bâtiments de soixante-quatre à quatre-vingt-huit canon^. Les ravages , la destruction , le carnage , sont terribles à bord du Brave : sur six cents hommes d'équipage, trois cent cinquante sont tués ou mis hors de combat , et Condé a reçu quatre blessures graves. Force lui'fut de se rendre à l'ennemi, toujours malheureux et toujours grand dans sa défaite. Il resta prisonnier jusqu'à la paix , les Af^glais ayant constamment refusé de se prêter à un échange. Lorsqu'il revint en France, en 1814, ses longs et nombreux services furent récompensés par la dignité de contre-amiral. Le collège électoral du Morbihan le nomma membre de la chambre des députés pendant la courte et orageuse période des cent jours. Il mourut à Pontivy, lé 10 février 1820 , laissant deux fils , Alphonse et Marie, qui tous deux sont officiers dans la marme royale.
CoNDK-suB-Noi RBAD, petite ville de l'ancienne Normandie , aujourd'hui chef-lieu de canton du département du Calvados. Cette ville doit son origine à un ancien château fort dont la construction est attribuée aux Romains par la tradition. Elle tomba, en 1418, au pouvoir des Anglais , sur lesquels les Français la reprirent en 1449. Ce
fut une des premières villes qui embrassèrent la réforme. Les protestants y eurent des assemblées des le commencement du seizième siècle, et ils y tinrent , en 1674 , un synode provincial.
Condé-sur-Noireau avait autrefois le titre de châtellenie ; elle possède aujourd'hui un tribunal de commerce, et l'on y compte 5562 habitants.
C0NDILLA.G ( Étienne-Bonnot de ) , le plus lucide métaphysicien des temps modernes, et, pendant le dix-huitième siècle , le chef reconnu de l'école française , naquit à Grenoble en 1715.
L'extrême faiblesse de sa vue lui ayant longtemps interdit toute application , il était parvenu à l'âge de aouze ans sans savoir encore lire. Il paraît cependant qu'fl avait reçu d'un curé les f)remiers rudiments de l'instruction, orsque son frère , M. Bonnot de Mably, grand prévôt de Lyon , l'appela près de lui. Il avait alors seize ans. Là, il entreprit de refaire seul son éducation. Rousseau , qui fut , comme on sait, précepteur des enfants du grand prévôt , se félicite d'avoir le premier deviné le penseur chez le jeune Condillac, qui , à cause de son humeur taciturne, était au contraire iugé d'une manière assez peu favorable par son frère, l'abbé de Mahly.
Celui-ci se chargea pourtant de lui quand il vint à Paris , où il détermina même , non pas sa vocation , puisque Condiliac ne dit jamais d'autre messe que sa première, mais son entrée dans la prêtrise. L'abbaye de Mureaux lui fut conférée en récompense sans doute de sa soumission. Une fois ^ue le jeune abbé eut quitté le séminaire, Diderot et Duclos devinrent, avec Jean- Jacques ^ sa société habituelle. Il se livra lui-même tout entier à l'élucidation des questions les plus ardues de la métaphysique, et commença enGn la publication d'une série d oeuvres philosophiques dont les volumes se succédèrent ensuite rapidement. On vit paraître en 1746 VEssai sur l'origine des connaissances humaines, que nous ne faisons que nommer ici , parce que nous aurons l'occasion d'y
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revenir , et en 1749 , le TYaité des systèmes , dans lequel il anéantît lés absurdes fictions des métaphysiciens
Ï»récédents en donnant à leurs idées a clarté gui leur manque; celui des Sensations en 1754, et en 1755 celui des Animaux , où il combat, au sujet de la manière de sentir des bétes , To-
Sinion de Buifon , dont on l'accusait e s^étre approprié les idées:
Nommé ensuite , sur la recommandation de la reine Marie Leezinska, précepteur de Tinfant duc de Parme , il composa pour son élève un Cours d'études, comprenant des traités séparés sur la grammaire , Fart d'écrire , l'art de raisonner , l'art de penser , et l'histoire. La méthode ^u'rt y développe consiste à faire suivre, pour apprendre, k route qu'on doit avoir suivie pour créer la science, sans tenir compte, bien entendu, de la part que le hasard peut avoir eu dans les découvertes.
De retour à Paris en 1767 , Condillao déclina l'honneur de diriger l'éducation des trois fils du dauphin , qui furent depuis les rois. Louis XVI , Louis XVIII et Charles X. Il entra fannée suivante à l'Académie française , où il remplaça l'abbé d'Olivet.
En 1776, on vit paraître leCommer^ce et le Gouvernement, considérés relativement l^unàtautre, ouvrage que la Harpe nomme le livre élémentaire de la science économique , et que nos hommes d'État devraient peut-être consulter davantage. Sur l'invitation qui lui en fut faite, en 1777, par le eonseil de l'instruction publique en Pologne, il composa sa Logique pour l'usage des écoles du Palatinat. Il mourut quatre mois après l'impression de ce livre, le 3 août 1780, au (Gâteau de Flux, près de Beaugency.
On a encore de fui un ouvrage posthume, la Langue des calculs y qui ne vit le jour qu'en 1798, et qui, bien qu'inachevé, n'en montre pas moins combien la sévère critique de l'auteur s'adaptait admirablement à la logique rigoureuse des nombres.
Disciple de Bacon et de Locke, Gondillac suivit pourtant , dans la recherche des ventés philosophiques, une
route souvent opposée à celle de ses maîtres. Le désir de suivre la méthode de l'analyse et le besoin d'être simple se sont parfois trouvés en lutte diez Hiî. Bien qu'il ait emprunté à Bacon la méthode expérimentale, il mérite le reproche que lui a adressé M. Cousin , de négliger l'observation , et , après avoir rejeté en principe la méthode de la synthèse , il a le tort d'en faire efifectivement le plus fré^jucnt usage. Cest ainsi qu'il cherche à composer , en le devinant , l'entendement humain qtie Locke s'était efforcé de décomposer.
La conclusion à laquelle il arrive, c'est que non-seulement nos idées, mais nos facultés doivent leur existence aax sen^ , et que ces dernières ne sont que des sensations transformées , expression qui, à cause de son peu de crarté, a été l'objet d'un grand nombre de critiques. On a reproché à cette doctrine de Condiilac de favoriser le matérialisme. Cependant , ainsi que fa très-bien dit M. Bouillet , elle n^ conduirait qu'autant que Ton accorSierait la sensation à la matière , et c*est ce qu'assurément Condiilac ii'a pas fait lui-même. La Romiguière non-seulement disculpe Condiilac de cette tendance, mais va jusqu'à soutenir qu'au contraire il accorde trop à l'activité de rame. Personne n'a mieux comprn que lui combien les signes sont nécessaires au progrès de la pensée, ni nrieui démontre que toutes les langues sont de véritables méthodes analytiques.
Dans son premier ouvrage, ilVamto avec une merveilleuse claii;é la station de tous les problèmes snr Te»tendement humain à l'étude de l'association des idées entre elles et avee les signes. Quant aux règles du style, il les réduit à ce lumineux principe, qui consiste à conserver rigoureusement dans l'expression TendiaîneniMt des idées.
On peut regretter de voir ce philosophe , si positif d'ailleurs , adopter pour le traité des sensations le pi«D qu'il a suivi. Ce livre est en effet, poor ainsi dire, le roman de la psychologie. L'auteur y donne pour clef die son système une hypothèse qui encore n'a pii
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le mérite de la nouveauté , puisque cette statue qu*it afiime par degrés re* |»roduit des suppositions hasardées avant iui par Biimn et Diderot. Mais les défauts que présentent les écrits de Gondillàc ne sont pas de nature à justifier le jugement au moins léger de M. Royer-Collard, quand il n'y voit que « df« lueurs de bon sens qui vont s'éteindre peu à peu dans l'esprit du ^stème. » Pour nous, nous partageons radmiration de DugakI Stewart pour cette partie «i remarquable des œuvres de Gwidillac qui se rapporte à ractioh réciproque de la pensée et <lu langage, lïous kii devons les progrès modernes de la philologie , et assurément ses hardies et nobles conceptions sur la formation du langage de l'homme n'ont cas plus à redouter les pieux arguments de N. de Bonakl que les brillants paradoxes de Jean-Jacques.
GoNJDOH , ancienne capitale du Con* domois, aujourd'hui chet-lieu de sous* préfecture du département du Oers.
Suivant quelques auteurs, cette ville doit son origine à un monastère qui existait dès le commencement du neu-»
Tième siècle, et qui fàt détruit plusieurs fois par les Normands. Reconstruit en f 011 par Hugues , évéque d'Agen , 11 fut érigé en éveché en 1317 par le pape Jean A.XI1. Les fortifications de Condom, qui avaient été démolies en 1229, lorsque Raymond, comte de Toulouse, fit la paix avec le roi de France , furent relevées dans la suite. La ville eut horriblement à souffrir des cruautés des protestants, lorsqu'en 1669 ceux-ci y pénétrèrent sous les ordres de Mont* gommery.
Ck)ndom possédait jadis un séné* chai, et l'origine de ce privilège remontait au moins à Tannée 1286. Henri II X établit unprésidial en 1552. En 1286, £douard, roi d'Angleterre, et Augier, abbé de Condom , fixèrent dans une convention nouvelle l'étendue de la
{'ustiee subalterne , convention qui , N'en que confirmée par Philippe de Valois en 1329, donna lieu à Une lon-
§ue querelle entre les consuls de Goncm et révéque , laquelle ne fut terminée qu'au siècle dernier, et
le fut en faveur des habitants. Cette ville était, avant la révolution, le cheflieu d'une élection ; elle possède aujourd'hui de^ tribunaux de première instance et de commerce , et l'on y compte 7144 habitants. C'est la patne de Scipion Dupleix , de du Bartas et de Biaise de Montiuc.
Co]vi>OMOis , petit pays du midi de la France, placé par les uns en Gascogne, par les autres en Guyenne. Il était borné au nord par lA^noîs, dont il avait commencé par faire partie, au midi par l'Armagnac, à l'est par la Lomagne , à l'ouest par le Bazadois , et il formait avec ce dernier pays une lieutenance royale sous le gouvernement de Guyenne et de Gascogne. Il avait environ six myriamètres de longueur sur quatre de lar* geur.
; Du temps de César , la plus grande
{partie du Condomois était nabitée pat es Nitobriges. Sous Honorius, ce pays se trouvait compris dans TAquitaine.
De la domination des Romains , il passa sous celle des Wisigoths ; puis, comme il faisait anciennement partie de TAgénots , il suivit la destinée de ce dernier pays, et appartint successivement aux ducs de Gascogne et de Guyenne ^ et fut enfin réuni à la couronne avec le Bordelais et la Guyenne, en 1451, sous le règne de Charles VIL Les villes principales de ce pays étaient Condom, capitale; Nérac, Gabaretet Mont-de-Marsan. îl est compris aujourd'hui dans les départements du .Gers et de Lot-et-Garonne.
CoNDOBCET , ancienne seigneurie du Dauphiné , aujourd'hui du département ue la Drôme , érigée en ma^uisat au commencement du dix-buitieme siècle.
,CoNi>OJRCET ( Marie- Jean- Antoine- Nicolas de Caritat , marquis de ) , né à Ribemont, près de Saint-Quentin , le 7 septembre 1743 , d'une ancienne famille du Dauphiné , fut élevé au collège de Navarre , à Paris. Le succès avec lequel', à seize ans , il y soutint devant d'Alembert une thèse de mathématiques, lui valut les premiers encouragements de ce savant, qui fut
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depuis son ami. Trois ans apc^ , il fit son entrée dans le monde , sous les auspices du duc de la Rochefoucauld. £n 1764, il présenta à TAcadémie des sciences son Essai sur le calcul intégral, et en 1767, son Mémoire sur le problème des trois corps, ouvrages qu'il réunit en 1768 sous le titre d'itssai d^ analyse y et qui lui valurent, l'année suivante , une place à l'Acadé.mie. En 1773, il publia les éloges des académiciens morts avant 1699. Après avoir réfuté , dans ses Lettres d'un théologien y les Siècles littéraires de Sabathier de Castres, il donna, en 1776, une nouvelle édition des Pensées de Pascal , en y joignant des notes dans lesquelles il s'attachait à rétablir le principe de la dignité de la nature humaine, trop méconnu par l'écrivain de Port-Royal. Nommé secrétaire perpétuel de l'Académie en 1777, il remporta la même année un prix à Berlin , pour sa Théorie des comptes. Il entra en 1782 à l'Académie française, d'où l'avait longtemps éloi^néM'influence de Maurepas, qui ne lui avait jamais pardonné son refus d'écrire l'éloge du duc de la Vrillière , motivé sur les nombreuses lettres de cachet dont ce ministre académicien avait été l'auteur.
Ce fut encore la liberté de ses. opinions qui l'empêcha d'obtenir le prix proposé en 1772 pour l'éloge de l'Hôpital.
Pendant la guerre de l'indépendance, Condorcet avait écrit en faveur des Américains. De 1781 à 1784, il s'occupa principalement à rechercher l'application du calcul mathématique à la solution des questions politiques. Il fournit un assez grand nombre d'articles à l'Encyclopédie, et fit imprimer en 1 787 , sous le pseudonyme de Schwarz , des Réflexions sur l'esclavage des negrès, où l'on trouve les sentiments du philanthrope réunis à la logique de l'économiste. EnGn , il entra tout à fait dans le domaine de la politique par son ouvrage sur les ^4 s semblées provinciales, ainsi que par sa collaborar tion à la oibliotheque de V Homme public et à la Feuille villageoise. Ami de Turgot, il prit la plume pour soutenir
contre Necker les mesures que ce ministre avait prises pour faciliter le commerce des grains. Son adversaire l'emporta, et quand il parvint au pouvoir , Condorcet , qui était alors inspecteur des monnaies , donna sa démission , pour n'avoir pas de rapports avec un homme dont il désapprouvait les principes.
Député de Paris à l'Assemblée D3tionate , il en fut ensuite nommé secrétaire, et la présida en février 1792. Il fît, le 20 avril , sur l'organisation de l'instruction publique, un rapport remarquable où il demandait rétablissement de l'enseignement gratuit pour tous les degrés , de manière à ce qae chaque citoven pût arriver à la connaissance die tous ses devoirs et de tous ses droits. Ce fut lui qui rédigea le manifeste adressé à la France et à l'Europe pour annoncer la suspension du pouvoir royal après la journée do 10 août.
Député de l'Aisne à la Convention, où l'avaient appelé en même temps sii autres départements, il vota le plus ordinairement avec les girondins. Lors du procès du roi.,.. il opina pour la peine la plus forte j^i; ne fût pas la mort. Il avait cependant été du nombre des membres qui voulaient déférer le jugement à un tribunal formé de députés spéciaux. Nommé successivement aux comités de salut public et de constitution , il s'y fit remarqua p^r un attachement sincère aux principes républicains , et réussit quelque temps à se maintenir en dehors des querelles des partis. Il allait faire adopter un projet d'acte constitutif dont l'escfuisse paraissait avoir eu, quelques mois auparavant , l'assentiment de l'Assemblée, q[uand éclata la révolution du 31 mai. Son opposition àb nouvelle constitution le fit, sur les dé* nonciations de Chabot, citer à la bam le 8 juillet, et il finit par se voir, le 3 octobre, enveloppé dans l'acte d'aocotion porté contre Brissot. Mis bon ta loi, il trouva un refuge dans la maison d'une dame Vernet , chez laquelle il écrivit son Esquisse cTun tableau hUtorique des progrès de l'esprit hu-
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main, qu'on pourrait appeler la Bible de la philosophie , puisqu'elle offre à la fois histoire et prophétie , récits du passé connu et appréciation du futur possible^ Condorcet v développa le principe qui faisait la l)ase de sa doctrine, celui de la perfectibilité indéfinie de la nature hunoaine. Ce fut dans le même asile qu'il composa VÉpUre (Tun Polonais exUé en Sibérie à sa femme, épître dont les vers respirent une douce mélancolie. Huit mois s'étaient ainsi écoulés , lorsqu'il apprit ou'un décret de la Convention étendait les rigueurs de la mise hors la loi à ceux qui cachaient les condamnés.
Aussitôt il se sépare de sa généreuse hôtesse, et sort de Paris sous le costume d'un ouvrier. Au bout de deux jours passés dans une ancienne carrière aux environs de Montrouge, il entre pour prendre quelques aliments dans un cabaret de Clamart , où son extérieur excite des soupçons. Un membre du comité révolutionnaire du lieu l'arrête, et le fait conduire au Bourg- ]a-Reine. Le lendemain , qui était le 28 mars 1794, son geôlier le troiiva privé de vie , soit qu'il eût succombé a l'effet du besoin et de la fatigue , ^itiqu'il eût fait usage d'un poison ciu'il portait, dit-on, toujours sur lui. C'est ainsi que périt , âgé à peine de cinquante ans, un homme dont la droite raison et la haute vertu ont fait Fun des plus beaux caractères du dixhuitième siècle. Ses œuvres complètes, formant 21 volumes , ont été publiées par Garât de l'Institut. On a depuis voulu faire passer sous son nom. certains mémoires sur la révolution, où il serait aussi difficile de reconnaître son esprit que son style.
Sophie de Grouchy, sa femme, née en 1765, fut une des plus spirituelles comme une des plus belles femmes de son temps. Les brillantes qualités de son esprit l'avaient fait distinguer à la cour de Louis XVI. Dans la suite, elle partagea avec madame de Staël le sceptre de la société parisienne. Digne de comprendre l'hoi^ime supérieur auquel elle avait associé son existence,
elle pai4^gea ses travaux ; et quand , après une douloureuse captivité , elle fut rendue à la liberté , elle s'occupa du soia de publier la partie encore inédite des œuvres de son mari , et y mit des préfaces remarquables. Elle donna elle-même, en 1798, une nouvelle traduction delà Théorie des sentiments , ainsi que de la Dissertation sur l'origine des langues , par Adam Smith , et y joignit des Lettres sur la Sympathie, adressées à son beau-frère Cabanis. La conduite qu'elle tint lors du procès du maréchal son frère , en 1817, fut pleine de courage et de dévouement. Elle mourut le 6 septembre 1822 , à la suite d'une longue et douloureuse maladie.
CoNDREN (Charles de) , né à Vaubuin , près Soissons , en 1588 , avait d'abord été destiné par sa famille à la carrière militaire; mais une. vocation irrésistible lui fit embrasser l'état ecclésiastique , et il fut reçu docteur de Sorbonne en 1615. Dès lors il renonça à tous les biens du monde , se consacra uniquement à des œuvres de charité , et entra enfin , en 1617 , dans la congrégation du cardinal de Bérulle , qui le nomma, en 1622, supérieur de la maison de Saint-Magloire, et le choi^ sit pour son directeur. Devenu malgré lui confesseur de Gaston , duc d'Orléans, il déploya une grande habileté dans des négociations difficiles.
Après la mort du cardinal de Bérulle, en 1629, il fut élu à l'unanimité général de l'Oratoire, et mourut en 1641; après avoir, refusé les archevêchés de Reimis, de Lyon, et le chapeau de cardinal..Iknourut le 7 janvier 1641.
CôNDRiEu , petite et très-ancienne ville du Lyonnais , aujourd'hui département du Rhône. Située sur la rive droite du fleuve, elle était, à l'époque romaine, habitée par les Conderates, peuple de nautoniers que nous trouvons mentionné avec les Nautœ de la Saône , de la Loire et de l'Arcom'e , dans l'inscription d'un monument funèbre élevé par les membres de cette corporation a leur patron , Tauricius Florens. Il est à remarquer qu'au-
GON
L'UNIVERS
€ON
jourd'hui encore (*) le petit port de CoDdrieu eU habité en grawle partie par des gens de rivière et des charpentiers de bateaux. Les vignes auxquelles Condrieu doit sa célébrité passent dans le pays pour avoir été plantées par les Romains. Elle avait autr^ois titre de baroimie, et la seigneurie foncière en appartenait à la maison de Villars. Sa population est de 3870 h.
CoNfiTODUN , chef gaulois. (Voyez
COTUAT.)
CoNFBDÉBATiON duRhin. -- Après la signature de la paix de Presbourg, oui termina la glorieuse campagne d'Austerlitz , Napoléen résolut de détruire Tancien empire germanique , qui dans le fait n*existait fSus que de nom. En conséquence, le 1*' août 1806, six mots après la paix de Presbourg, le ministre de France pr^enta la note suivante à la diète de Ratisbonne :
« Le soussigné, ichargé d'affaires de Sa « Majesté rempereiir des Français et roi « d'Italie pès la diète générale de l'Empire « germanique, a reçu de Sa Majesté l'ordre « de faire à la diète les déclarations suivaa- « tes ;
« Leurs Majestés le roi de Bavière et de Wurtemberg^, les princes souverains de Ratisbonne, de Bade, de Berg , de Hesse> Darmstadt , de Nassau , et les autres principaux princes du midi et de l'ouest de rÂilemagne, ont pris la résolution de former entre etix une confédération qui les mette à Tabri de toutes les incertitudes de Pavenir, et ils ont cessé d'être États de rSmpire.
« La âluatioB dans laquelle le traité de Presbourg a placé directement les cours alliées d« la France, et indinectement les {u-inces qu'elles entourent et qui les avoisinent, étant incompatible avec la condition d'un État d'Empire , c'était pour elles et pour ces princes une nécessite d'ordonner sur un nouveau pian le système de leurs rapports, et d'en faire disparaître une contradiction qui aurait été une source permanente d'agitation , d'inquiétude et de danger.
« De son côté, la France, si essentiellement intéressée au maintien de la paix dans le midi de rÀIlemagne, et qui ne pouvait pas douter que , du moment où
O Voyez Muratori, t.II« p. 748.
te
« elle aurait fait repasser le Rhin à ses troo-
* pes, ia discorde, conséquencfi «néntibk « de relations contradictoires ou inoertai> « nés , mal définies ou mal connues, aurait ** compromis de nouveau le repos des jpeu- « pies , et rallumé peut-être la guerre sur «« le continent, obligée d'ailleurs de 000- « Courir au bien-être de ses alliés, et de les « faire jouir de tous les avantages qae k « traité de î*resbourg leur assure, et qu'eDe « leur a garantis, la France n'a pn voir, « dans la confédération qu'ils ont fcnnée, « qu'une suite naturelle et le complémiit « nécessaire de ce traité.
« Depuis JoQgtenqps, des altératioiu s»
« cessives, qui, de siècle en sièGle,i'otf « été qu'augmentaat , ayaimt réduit la oobif< titution germanique à n'être plus qu'oK « ombre d'elle^nême. Le temps avûtduBsé « tous les rapports de grandeur et de faro « qui existaient primitivement entre les <& « vers membres de la confédération, e&tit « cbacun d'eux et le tout dont ils fsisaieiit « partie. La diète avait cessé d'ailkon « d'avoir une volonté qui lui fût propit « Les sentences des tribunaux suprêmes «
* pouvaient être mises à exécution. Tout « attestait un affaiblissement si grand , qiK « te lien fédér^tif n'offrait plus de ganntk « à personne» et n'était, entre les poioviis, «* qu'un moyen de dissension et de disoorii « Les événements des trois coalitions oit «• porté son affaiblissemeniç à son dénie '« terme. Un électorat a été sappriné^wb « réunion du Hanovre à W Prusse; un ni « du Nord a incorporé à ses autres ilBb « une des provinces de l'Empire; le tnité « de Presbourg a attribné à leurs Majcstîi «« les rois de Bavière et de Wurtemberg, ^ « à Son Altesse Sérénissinae l'électeur àt « Bade, la plénitude de la soiiv^'ainelê, « prérogative que les autres électeurs réA- « nieraient sans doute, et seraient fondai « réclamer, mais qui ne peut s*aecdrdcr ■ « avec ta lettre, ni avec I esprit de laeo» « tttutioa de l'Empire.
« Sa Majesté i'emperewr et rm est doK « obligé de déclarer qu'il ne reconaait phs « rexist^ence de la coBststution genaaiiq^ K en reconnaissant néanmoins la sonmér « nelé entière et absolue de chacoi ^ «< princes dont les États composent aDJo»- « a'hui l'Allemagne, et en Gonservant •«"( « eux ks mêmes relations qu'aveclesinti* « puissances indépendantes de l'Europe.
« Sa Majesté l'empereur et roi a a€OC^ « le titre de protecteur de la confédérêtif^
CON
€ON
« du Rhin, Il ne l'a fait que dans des vues « de paix, et pour que sa médiation , cons- « tamment interposée entre les plus faibles « et les plus forts, prévienne toute espèce •( de dissension et de troubles.
« Ayant ainsi satisfait aux plus chers in- « téréts de son peuple et de ses voisins, cf ayant pourvu , autant qu'il était en lui , à «< la tranquillité future de l'Europe , et en « particulier à la tranquillité de rÂllema- « gne , qui a été constamment le théâtre de « la guerre , en faisant cesser la contradic- « tion qui plaçait les peuples et les princes « sous la protection apparente d'un système « réellement contraire à leurs intérêts po- «( litiques et à leurs traités , Sa Majesté l'em- ** pereur et roi espère qu'enfin les nations « de l'Europe fermeront l'oreille aux insi- «( nuations de ceux qui voudraient entretecc nir sur le continent une guerre éternelle ; <c que les armées françaises qui ont passé le « Rhin l'auront passé pour la dernière fois, « et que les peuples d'Allemagne ne verront ce plus que dans l'histoire du passé l'horri- «t ble tableau des désordres de tout genre, <t des dévastations et des massacres que la « guerre entraîne toujours avec elle.
« Sa Majesté a déclaré qu'elle ne portece rait jamais les limites de la France %vl «c delà du Rhin. Elle a été fidèle à sa pro- « messe. Maintenant son unique désir est « de pouvoir employer les moyens que la « Providence lui a confiés pour afiranclûr <c les mei*s , rendre au commerce sa liberté, « et assurer ainsi le repos et le bonheur au « monde.
<( Ratisbonne, le i^^ août 1806.
« Signé : Bâcher. «
Cette notip était la déclaration du traité conclu, dès le 12 juillet précéàent, entre l'empereur Napoléon et plusieurs membres de Tancien Empire germanique. Cet acte, qui établissait la coafédération du Rhin, était ainsi conçu :
Art. I. Les États de Leurs Majestés les rois de Bavière et de Wurtemberg, de leurs Altesses Sérénissimes les électeurs arcfaichaii'* celier et de Bade, le duc deBerg et Clèves', le landgrave de Uesse-Darmstadi, les princesde Nassan-Usingen et Nassau- Weilbourg , les princes de Hchenzollern-Hechingen et Hohenzollern-Sigmaringen , les princes de 6alm>Satm et Salm -Kyrbourg , le prince d'Isenbourg-Birstein , le duc d'Aremberg , le prince de Liechtenstein et le comte de
la Leyen, seront séparés à perpétuité du territoire de l'Empire germanique , et unib entre eux par une confédération liarticH^èi'e ^sous le nom d^Ét^ts confédérés clti Rhin.
Art. II. Toute k» de l'Empire germanique, 'qui a pu jusqu'à présent con<2emer et obliger Leurs Majestés et leurs Altesses Sérénissimes les rois et princes et le oomte dénommés en l'article précédent , leurs sujets et leurs États ou partie d'iceux, s^a à l'avenir, relativement à leurs dites Majestés et Altestes et audit comte, à le«rs États et sujets respectifs, mille et de nut. effet; saut "néanmoins les droits acquis à des créanciers et pensionnaires par te recez de mil huit cent trois, et les dispositions du paragraphe trente-neuf dudit recez , relatives à l'octroi de navigation du Rhin, iesiquelles continueront d'être exécutées suivant leur forme et teneur.
Art. ill. Chacun des rois et princes eonfédérés renoncera à ceux de ses titres qui expriment -des rapports quelconques avec l'Empire germanique, et (e premier août pi'ochain il fara notifier à k diète sa séparation d'avec l'Empire.
Art. lY. S. A. S. l'électeur archichancelier prendra les titres de prince primat el d'altesse éminentissime.
Le litre de prince primat n'emporte avec lui aucune prérogative contraire à la plénilune de la souveraineté, dont chacun des confédérés doit jouir.
Art. V. Leurs Altesses' Sérénissimes l'électeur de Bade , le duc de Berg et Clèves et le landgrave de Hesse-Darmstaidt pi'endront le titre de grand-duc. Ils jouiront des droits, honneurs et prérogatives attachés è Isi dignité royale. Le rang et la prééminent «nlre eux soat et demeureront fixés conformément à l'ordre dans lequel ils sont nommés au présent article.
Le chef de la maison de Nassau prendra le titre de duc, et le comte de la Leyen le titre de prince.
Art. VI. Les intérêts communs des Étals confédérés seront traités dans une diète, dont le siège sera à Francfort, et qui sera divisée en deux collèges, savoir : le collège des rois et le collège des princes.
Art. VIL Les princes devront nécessairement être indépendants de toute puissance étrangère à la confédération, et ne pourront conséquemratot prendre du service d'aucun genre que dans les Éiati confédérés ou alliés k la confédération. Cenx qui , éiaftt déjà au service d'autres puissanees, voudivlit y rcai-
L'UNIVERS
coir
ter, seront tenus de faire passer leurs priacipautés sur la tèle d'un de leurs enfants.
Art. TIII. S'il arrivait qu'un desdits princes voulût aliéner en tout ou en partie si souveraineté, il ne le pourra faire qu'en faveur de l'un des États confédérés.
Alt. IX. Toutes les contestations quis'élèveront entre les États confédérés, seront décidées par la diète de Francfort.
Art. X. La diète sera présidée par son Altesse Éminentissime le prince primat, et lorsqu'un des deux collèges, seulement, - aura à délibérer sur quelque affaire. Son Altesse Éminentissime présidera le collège des rois , et le duc d^Nassau le collège des princes.
Art. XI. Les époques où , soit la diète , soit un des collèges séparément , devra s'assembier, le mode de leur convocation, les objets qui devront être soumis à leurs délibérations, la manière de former les résolutions et de les faire exécuter , seront déterminés par un statut fondamental , que Son Altesse Éminentissime proposera dans le délai d'un mois, après la notification faite à Ratisbonne, et qui devra être approuvé par les États confédérés. Le même statut lixera définitivement le rang entre les meotbres du collège des princes.
Art. XII. Sa Majesté l'empereur des Français sera proclamé protecteur de la coufèdération, et en cette qualité, au décès de chaque prince primat, il en nommera le successeur.
Art. XIII. Sa Majesté le roi de Bavière cède à Sa Majesté le roi de Wurtemberg la seigneurie de Wiesensteig, et renonce aux droits qu'à raison de la préfecture de Burgau il pourrait avoir ou prétendre sur l'abbaye de Wiblingen.
Art. XIV. Sa Majesté le roi de Wurtemberg cède à Son Altesse Sérénissime le grand-duc de Bade le comté de Bondorf , les villes de Breunlingen et de Wiilingen , avec la partie du territoire de cette dernière, située à la droite de la Brigach , et la ville de Tuttlingen avec les dépendances du bailliage de ce nom, situées à la droite du Danube.
Art. XY. Son Altesse Sérénissime le grand-duc de Bade cède à Sa Majesté le roi de Wurtemberg la ville et le territoire de Biberacb , avec ses dépendances.
Art. XVI. Son Altesse Sérénissime le duc de Nassau cède à son Altesse Impériale le grand-duc de Berg la ville de Deutz ou Duyiz, avec son territoire, la ville et le bail-
liage de Kœnigswinter et le bailliage de Willich.
Art. XVII. Sa Majesté le roi de Bavière réunira à ses États et possédera en loate propriété et souveraineté la ville et le territoire de Nuremberg, et les commanderies de ïlobr et de Waldstetten de l'ordre teutonique.
Art. XVin. Sa Majesté le roi de Wurtemberg réunira à ses États et possédera en toute souveraineté et propriété la seigneurie de Wiesensteig, et les ville, territoire et dépendances de Biberacb, en conséqueoa des cessions à lui faites par Sa Majesté k roi de Bavière et Son Altesse Sérénissioe le grand-duc de Bade ; la ville de Waldsée, le comié de Schelklingen, la commanderie de Kapfenbourg ou Laucbbeim , et la commanderie d'Alschhausen , distraction faite des seigneuries d'Acliberg et Hohenfels,et l'abbaye de Wiblingen.
Art. XIX. Son Altesse Sérénissime ie grand-duc de Bade réunira à ses États et possédera en toute propriété et souveraineté le comté de Bondorf , les villes de Breunlingen , Wiilingen et Tuttlingen, les parties de leurs territoires et leurs dépendanees spécifiées en l'article XIV, et tels qu'ils loi ont été cédés par Sa Majesté le roi de Wurtemberg.
Il possédera en toute propriété la prinor paute de Ueitersheim, et toutes celles de ses dépendances situées dans les possessions de Son Altesse , telles qu'elles seront en conséquence du présent traité.
Il possédera également en toute propriété les commanderies teutoniques de Beuggea et de Fribourg.
Art. XX. Son Altesse Impériale le grindduc de Berg possédera en toute souveraineté et propriété la ville de Deutz ou Dajtx avec son territoire , la ville et le bailliage de Kœnigswinter et le bailliage de Willidi,eB conséquence de la cession à lui faite par S. A. S. le duc de Nassau.
Art. XXI. Son Altesse Sérénissime le O'and-duc deHesse-Darmstadt réunira à ses Etats le burgraviat de Friedberg, pourk
Sosséder en souveraineté seulement , pesant, la vie du burgrave actuel , et en toute propriété après ie décès dudit bui^ve.
Art. XXII. Son Altesse ÉminentissiiM le prince primat réunira à ses États et poi^ sédera en toute propriété et souveraineté la ville et le territoire de Francfort.
Art. XXIIL Son Altesse Sérénissime le prince de HohenzoUern-Sigmaringen posiê'
CON
dera en toute propriété et souveraineté les seigneuries d'Achberg et de Hohenfels , dépeudanles de la commanderie d'Akchhausen , et ]es couvents de Klosterwald et de Habsthal.
Son Altesse Sérénissime possédera en souveraineté les terres équestres situées entre ses possessions a<;tuelles et les teiTitoires au nord du Danube; sur lesquels sa souveraineté doit s étendre en conséquence du ' présent traité, et notamment les seigneuries de Gamertingen et de Heittengen.
Art. XXIV. Leurs Majestés les rois de Bavière, de Wurtemberg; Leurs Altesses Sérénissimes de Badé, de Berg et de Hesse- Darmstadt; Son Altesse Éminentissime le prince primat ; Leurs Altesses Sérénissimes les duc et prince de Nassau-Usingen et de "Weilbourg, de HohenzoIIern-Sigmaringen , de Salm-Kyrbourg , d'isenbourg-Birstein , et le duc d'Aremberg , exerceront tous les droits de souveraineté , savoir :
Sa Majesté le roi de Bavière , sur la prin^ cipauté de Schwarzenberg , le comté de Gastell , les seigneuries de Speckfeld et Wiesentheid j les dépendances de la principauté de Hohenlohe, enclavées dans le margraviat d'Ansbach et dans le territoire de Rothenbourg, nommément les grands bailliages de Schillingsfiirst et de Kirchberg, le comté de Sternstein, les principautés d'Œttingen , les possessions du prince de la Tour et Taxis , au nord de la principauté de Neubourg , le comté d'Edelstetten , les possessions des prince et comte de. Fugger, le burgi'aviat deWinterrieden, et enfin les seigneuries de Buxheim et de Tannhausen , et sur la totalité de la grande route allant de Memmingen à Lindau.
Sa Majesté le roi de Wurtemberg , sur les possessions des prince et comtes Truchsess- Waldbourg , les comtés de Baindt, d'Egloff, de Guitenzell , de Heybach , dlsny, de Kœnigseck- Aulendorf, d'Ochsenbausen , de Roth et de Schussenried ei Weisenau ; les seigneuries de Mitingen et Sulmengen, Neu- Ravensbourg, Tannheim, Warthausen et "Weingarten , distraction faite de la seigneurie de Hagnau ; les possessions du prince de la Tour et Taxis , à Texception de celles qui sont situées au nord de la principauté de Neubourg et de la seigneurie de Strasberg et du bailliage d'Ostrach; les seigneuries de Gundelfingen et de Neufra ; les parties du comté de Limbourg-Gaildorf non possédées par Sadite Majesté ; toutes les possessions des princes de Hohenlohe , sauf rexception
faite au paragraphe précédent , et enfin la partie du bailliage ci-devant roayençais de Krautheim , située à la gauche de la Yaxt. Son Altesse Sérénissime le grand-duc de Bade, sur la principauté de Furstemberg (étant exceptées les seigneuries de Gundelfingen , Neufra , Trochtelfingen, Jungnau et la partie du bailliage de Mioeskirch , située à la gauche du Danube), la seigneurie de Hagnau, le comté de Thengen, le landgraviat de Klettgau , les bailliages de Neidenau et Billigheim,Ia principauté de Linange,les possessions des princes et comtes de Loewenstein-Wertheim, situées à la rive gauche du Mein (étant exceptés le comté de Loewenstein , la partie du Limbourg-Gaildorf , appartenant aux comtes de Lœwenstein , et les seigneuries de Heubach, de Breuberg et de Habizheim) ; et enfin les possessions du prince de Salm^Reiferscheid-Krautheim, situées au nord de la Yait.
Son Altesse Impériale le grand -duc de Berg , sur les seigneuries de Limbourg-Styrum , de Bruck , de Hardenberg , de Gimborn et Neustadt, de Wildenbérg, les comtés de Hombourg , de Bentheim , de Steiafourt , de Horstmar , les possessions du duc de Looz , les comtés de Siegen , de Dillenbourg (les bailliages de Wehrheim et Burbach exceptés) , et de Hadamar, les seigneuries de Westerbourg, de Schadeck et de Beilsteîn , et la partie de la seigneurie de Runkeu proprement dite , située à la droite de la Lahn; et pour les communications entre le duché de Glèves et les possessions susdites au nord de ce duché, Son Altesse Impériale aura Tusage d'une route à travers les États du prince de Salm.
Son Altesse Sérénissime le grand-duc de Darmstadt, sur les seigneuries de Breuberg, de Heubach, sur la seigneurie ou bailliage d'Habizheim, le comté d*Erbach, la seigneurie dllbestadt , la partie du comté de Kœnigsheim possédée par le prince de Stolberg^Gedern , les possessions des barons de Riedesel enclavées dans les États de sa dite Altesse Sérénissime, ou qui leur sont contiguës , nommément les juridictions de Lauterbach , de Stockhausen , de Moos et de Freienstein, les possessions des princes et comtes de Solms en Wetléravie (à l'exception des bailliages de Hohensolms, Braunfeis et Greifenslein) , et enfin les comtéà de Witigenstein et Berlebourg, et «le bailliage de Hesse-Hombourg, possédé par la branche de ce nom , apanagee de Hesse-JDarmstadt. Son Altesse Éminentissime le prince pri-
CON
LTJNIVERS.
CON
nat , s«r les posMMMBs de» pr incai et comtes de Lœwensteio-WertheiiD, aitoées à la droite dtt BCeitt, et sur le oonté de Riaeck.
Leurs Altesses Sérénissimes le duc deNa»' sau-Usingea et |Mriaee de NassAu-Weiibourg^ aNT les biMUiages de Dievdorf , Ahenwied, Ne«erbo«rg et lar partie du comté du Bas- |s»mbourg ajpparteoaM au prmce de Wiedi^nkel* ks poii»tés de Wied-Neuwied et le Holsapfel, la seigaeurie de Schaombourg, k comté de Diez et ses dépendaiiGes , la partie du village de Mûnzfetden appirtewmt au prÎBce de Nassau-Fulde, le bailliage de Wehrheim et de Burbach , la partie de lai seigneurie de Runkeo située à la gauche de la Lahot la terre écpiestre de Gran&berg» et enfifi les bailliages de Hohensolms, de BiranaSek et de Greifenstein.
Soft Altesse Séréoissime le pciace de Ho»henzoHern-Sigmariiigea, sur les seigneuries dèTrochtelfiDgen, de Juagoau, de Strasberg, le, bailliage d'Ostracb, et la partie de la sei>* g«earie de Moeskireb située à la gauche du Danube.
SoB Altesse Sérénissime le prince de Salmliyrbourg , sur la seigneurie de Gehmen. . Son Ailesse Sérénissime le prince d'Isenbe«irg-Birsteia&,sur les possessions des comtes d'Iseuibourg - Budingen , W»6htersbach et lieerholz , sans que les comtes apanages de sa branche puissent se prévaloir de cette slip*ilation pour former aucune prétention à sa charge»
El son Ailesse Sérénissime le duc d'Arem!< berg, sur le comté de Dulmien.
Artl XXY. Chacun des rois et princes confédérés possédera en toute souveraineté les terres é<|Mestres enclavées dans ses possessions ; quant aux terres équestres interposées entre deux des États confédérés»
elles serout partagées, quant à la souveraineté entre les deux Etats , aussi également qne Êiire se pouiTa, mais de manière à ce qu'il n'en résulte ni. morcellement, ni mé* lange de territoire.
Art. XXVI. Les droits de souveraineté sont ceux de législation ^ de juridiction suprême, de haute police, de conscription mitttaire ou recrutement , et d'Impôts.
Art. XXVIL lies princes ou comtes actueUement régoants conserveront chacun , ^1^wvto<> propriété nationale et privée, tous les domaines sans exception qu'ils possédait maintenant y aiosi que tous les droits , seigneuriaux et féodaux, non essentielle^. nient inhérents à la souveraineté, et notamment les droits de basse et moyenne juri-
diction en matière civile et eriminelle, de juridiction et de police forestière, de chasse, de pèche, de mines, d'usines, de dîmes et prestations féodales, de patronage et, autres semblables, et les revenus provenant desdits domaines et droits.
Leurs domaines et biens seront assimilés, quant à l'impôt, aux domaines et biens des princes de la maison sous la souveraineté de laquelle ils doivent passer, en vertu da présent traité ; ou si aucuns des princes de ladite maison ne possédaient d'immeubles, aux domaines et biens de classe la plus pri> vilégiée. Ne pourront lesdits donoaines et droits être vendus à un souverain éiranger à la confédération, ni autrement aliénés, sans avoir été préalablemento£ferts.au prince sont la souveraineté duquel ib setrouTcnt placésL
Art. XXVUL En matière crinaineHe, les
{>rinces et comtes actuellement régnants ft eurs héritiers jouiront des droits d'auslregués, e'est-à-due, d'être jugés par lean pairs; et dans aucun cas la confiscati<ia et leurs biens ne pourra être prononcée m avoir lieu, mais les revenus pourront être séquestrés pendant la vie des condanmés.
Art. XXIX. Les Étals confédérés oontoihueront au payement des dettes actuelles des cercles , non-seulement pour leurs pois,essions anciennes , mais aussi pour les territoires qui doivent être-respectivenient sonmis à leiup souveraineté.
La dette du cercle de Souabe sera à b charge de lieurs Majestés les rois de Bavièi«b de Wurtemberg, de Son Altesse SéréncnÎBt le grand-duc de Bade, et de Leurs Altesses Sérénissimes les princes de HohenzoUen- Hechingen et Sigmaringen, de Lichtensleia et de la Leyea ; et divisée entre eux «^n» la proportion de ce que chacun desdits rail et princes possédera dans la Souabe.
Art. XXX. Les dettes propres de chaqm principauté, comté ou seigneurie passait sous la souveraineté de l'un des États oo»fédérés, seront divisées entre ledit État et les princes et comtes actuellement régnanU) dans la proportion des revenus que ledit État doit acquérir et de ceux que les prÎBOfli ou comtes doivent conserver d'apràs wa stipulations ci-dessus.
Art. XXXI. Il sera, libre aux princes ei comtes actuellement régnants , et à leurs ht ritiers, de fixer leur résidence partout oè ils le voudront, pourvu que cesoitduia nnda États membres ou alliés de la eonfédéntioa du Rhin , ou dans les possessions qu'ils oo»* serveiront en souveraineté hors du territoût
CON
de la cMifêdératicKi^ et de retirer teurs. revenus ou leurs capitaox, saas pouvoir être assujettis pour cette cause à aucun droit ou iwDÔt mi^Icoaque,
Art. XXXtl. Les individus enaplojjés dans Tadmiaistratioa publique des principautés, comtés ou seigneuries, qui doivent, en vertu du présent traité, passer sous la souveraineté de Fim des États confédérés, et que te souverain ne jugerait pas à propos de <ionserrer dans teurs emplois , jouiront d'une pension de retraite égale à celle que les loi» o« règlements de TÉtat accordent aux offteiers du même grade.
' Art. XXXIII. les membres des ordres imlitairesoor^ieux qui pourront être, eiK conséquence du préseut traité, dépossédé» •u séeiiliurisés, recevront t^ae pension an- Qiielle et viagère^proportionnée mx revenu» dont ils jouissaient, à leur dignité et à leur âge , et hypothéquée sm* les biens dont ib étaient usufruitiers.
Art. XXXIV. Les rois, grands-ducs, ducs et princes confédérés renoncent, chacun d'eux pour soi y^ ses héritiers et successeurs, à tout droit actuel qu'il pourrait avoir ou prétendre sur les possessions des autres membres de la confédération , telles qu'elles- 9ont et telles qu'elles doivent être, en conaéquenoe du présent traité ; les droits éventuels de succession demeurant seuk résér- . vés, et pour le eas seulement où viendrait à s'éteindre la luaisûn ou la brandte qui possède maintenant, ou doiti en vortii dn présent traité y posséder en souveraineté les territoires, domaines et biens soi* lesquels les susdits droits peuvent s'étendre.
* Art. XXXV. Il y aura entre l'empire français et les États confédérés du Rhin, collectivement et séparément, une alliance, en vertu de laquelle toute guerre continentale, que l'une des parties contractantes aurait à soutenir, deviendra immédiatement commune à toutes les autres.
Art. XXXVI. Dans le cas eu une puismnee étrangère à l'alliance et- voisine armerail, les hautes parties contractantes, pour ne pas être prisés au dépourvu , armeront pareillaméat, d'après la demande qui en sevft fiiite par le ministre de l'une d'elles à Francforts
Le contingent que chacun des alliés devra fournir, étant divisé en quatre quarts, la diète déterminera combien de quarts devront être rendus mobiles ; mais l'armemenl ne sera effectué qu'en conséquence d'une invitation adressée par Sa Majesté l'empereur
et roi à ekactine des puissances alliéed. Art. XXXVII. Sa Majesté le roi de Bavière s'engage à fortifier les villes d'Aogsbourg et de Lindau , à former et entretenir en tout temps dans la première de ces deux places , des établissements d'artillerie f et à tenir dans la seconde une quantité de fusib et de munitions suffisante pour une réserve,^ de même qu'à avoir à Augsbourg des boulangeries, pour qu'on puisse confectionner une quantité de biscuits , teMe qu'en cas de guerre, la meordie des armées n'éprouve pas- de reta«»d.
ArtL XXX VIB. Le contingent à Iburnir, par ckacttft des altiés pnur le cas de guerre , est fixé comme il suit : la France fournira deux cent mille hommes de toutes arines , le royaume de Bavière trente mille komues de toutes armes , le royaume de Wurlem* berg douze mille, le ^and-duehé de Bade huit mille, le graûd-duc de Berg cinq milie^ le grand-duc de Darmstadt quatre raille., Leurs Altesses Sérénissimes le duc et prince de Nassau avec les autres princes confédérés fourniront un contingent de quatre mille hommes.
Art. XXiïX. Les hautes parties confraclBStes se' réservent d'admettre par la suite dans la nouvette eonfêdération d'autres princes et État» d'Allemagne qu'il sera* trouvé dé l'intétèt commua d'y admettre.
Art. XL. Lea ratifications du présent traité seroni échangées à Munich , le vingtcinq juillet de la présente année.
Fadt à Pa^i&, le 13 juillei ifto6^.
Suivent les sfgruBftures^
Ainsi', toQt le stid-ouest de TAUe*»
ma^ae, aceomplissaitô te schisme politique eommeflcé, après le traité de Westpbalte , par la confédération rhé* nane, se séparait du iK>jrdy où demi** mit la Prusse, et de Test tout entier au pouvoir de TAutriche. Napoléon avait voulu qu'il y eût dan» l'Allemagne même une alliance permanerUe contre TAutriclie et contre la Pmsse, et il réussit à la former.
Lê6aoûtl806,(|uatrejourSfaprès que Iqs souverains eonfédérés eurent» pr l'organe du ministre de France, notifé à la diète de Ratisbonne leut aete de séparation , François U abdiqua le titre d'eaipjereur d'Allemagne et de rot des RoiKkaÂns. Il se vit eoatra<kit de rch cennaître quQ les liens <|ui l'avaient attaché à l'empire germanique étaient
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L'UNIVERS
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rompus , et, de délier les électeurs , princes et États de leurs devoirs envers lui ; trop heureux de pouvoir incorporer ses provinces allemandes à ses Ëtats autrichiens et commencer, sous le nom de François F", la série des em-
Sereurs d'Autriche. Après mille ans 'existence , le saint-empire créé par Charlemagne venait d'être détruit par le fondateur de Fempire français.
Mais le véritable but de rïapoléon était bien moins de renverser l'empire germanique que de le reconstituer à son proOt, sur le modèle de l'empire de Charlemagne. S'il avait seulement voulu former une Allemagne libérale
{)our tenir en respect la Prusse et 'Autriche et 'les entraîner dans le mouvement de la civilisation, il aurait donné plus de vigueur et plus d'unité à la confédération dullhin. Mais la division de cette ligue entre seize princes allemands empêchait qu'elle n'eût ^une force qui lui fût çropre, et, par suite, une véritable indépendance; aussi ne fut-elle qu'un instrument entre les maius de la France, au lieu d'être une puissance capable de maintenir l'équilibre germanique.
Dans la suite , la confédération du Rhin vit grossir ses rangs , pour ainsi dire, après chaque victoire des armées françaises.
De 1^6 à 1813, Napoléon lutta contre la Prusse et l'Autriche , étendit la confédération dont il était le chef, en y faisant entrer de nouveaux membres , et remania le nord - ouest de l'Allemagne , comme il avait déjà fait dans le sud-ouest , en y créant un royaume pour un de ses frères. En effet', le 25 septembre 1806, l'archiduc grand-duc de Wurzbourg accéda à la confédération du Rhin ;ïe roi de Saxe, le 11 décembre 1806; lesducsdeSaxe- Weimar, de Gotha , de Meinungen , Jiildburghausen et Cobou^g ; de Mecklenbourg -#Schwerin et Strélitz; de Holstein- Oldenbourg ; d'Anhalt-Des- «au, Bernbourg et Goethen ; de Lippe- Detmold et Scnaumbourç; de Reuss- Greiz, Schleiz, Lobenstem et Ebersdorf; de Schwarzbourg-Rudolstadt et Sondershausen, et de Waldeck , le 15
décembre 1806. Ces accessions étaient le résultat de la défaite des Prussiens à léna et à Auerstaedt. En 1807, letraité de Tilsit fit entrer dans la confédératioa le royaume de Westphalie et le royaume de Saxe , formés avec les provinces enlevées à la Prusse. Les projets de domination que nourrissait 1 empereur sur " l'Allemagne devinrent alors de plus en plus évidents. Le royaume de Westphalie fut donné à Jérôme Bonaparte ; déjà un autre prince français, Murât , avait reçu le. grand-ducbé de Berg et de Clèves. En 1809 , la coofédération du Rhin- fut encore augmentée , et, en 1813, époque de sa dissolution , elle comptait trente-(p tre États, dont les principaux étaient le royaume de Saxe avec le grandduché de Varsovie, les royaumes ée Bavière, de Wurtemberg et de ÎV^Àphalie, les grands -duchés de Baéty de Berg- Clèves y de Hesse-Darnistoât, de ff^urtzbourg et de Francfort,
Le souverain du grand - duché de Francfort avait le titre de jwinccprimatj et présidait le collège des ràif composé des princes qui gouvernaient les principaux États faisant partie de la confédération. Les autres Étais beaucoup moins considérables formaient le collège des princes, qui était présidé par le duc de Nàssau-Usingei, et comptait vingt-quatre États.
Les événements qui , en 1814, d»8gèreiTt la face de l'Europe, amenèrentli dissolution delà confédération du BIbBi dont tous les princes, à l'excepliondi roi de Saxe , avaient accédé succesfr vement à la coalition , à mesure ç nos troupes se retiraient vers w frontières de France. Après les traita de 1814 et de 1815, il se fonni; Vienne une nouvelle confédératioB^ prit le titre de confédération goB*' nique. ^
Le système politique que suivît Iv* poléon dans ses relations avec la en* fédération du Rhin contribua fajjj ment à sa chute , car il fut le priaOF motif de la défection de rAllan^ C'était une grande et belle pensée^ d'élever, sur les ruines de l'empire j^ manique , soutien décrépit do r^
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féodal , une ligue des États allemands, qui sentaient le besoin d'une grande réforme politique , en harmonie avec les progrès de la civilisation française; en ce sens ^ la création de la confédération du Rhin ne saurait recevoir assez d'éloges. Au centre de la vieille Allemagne, entre les gouvernements despotiques de TAutriche et de la Pcusse, naissait une jeune Allemagne, prête à soutenir la France dans la croisade qu'elle avait entreprise pour la régénération de TEurope. Mais si tel fiit le projet de Napoléon , lorsqu'on 1806 il jeta les premiers fondements de la confédération du Rhin , il faut convenir que déjà il avait trop restreint le champ de la liberté , et donné trop de latitude à son ambition personnelle , pour que le Succès répondît à son atteinte. A cette époque , il commençait à renier la liberté , Tégalité et le progrès ; à ses yeux , la civilisation c'était bien moins les améliorations sociales , pour lesquelles la révolution avait fait de si terribles sacrifices , c|ue la conquête de TEurope , la centralisation de tous les Ëtats autour de son trône impérial. Cette unité, que la révolution avait rendue au peuple français , pour qui elle était un bien inappréciable , il voulait Timposer à tout le continent européen , dont elle aurait retardé plutôt que hâté le développement. En effet, pour parvenir à une fusion générale, il fallait que le nouveau régime fît non-seulement des concessions , mais encore des sacrifices à 1 ancien; autrement comment mettre un terme à la lutte du despotisme régnant dans les Ëtats du Nord, avec les sentiments de liberté qui animaient l'Eurone méridionale? La force du sabre , voilà le moyen à l'aide duquel l'empereur voulut réunir sous un tnêtne joug , sous le sien , les éléments si divers qui avaient creusé un abîme entre la féodalité du moyen âge et la révolution française. Prenant à l'une sa noblesse héréditaire , à Tautre quelques-unes de ses innovations les moins importantes, il essaya de greffer ces emprunts sur le tronc de l'absolutisme militaire , et il se crut assez
fort pour donner toujours à son System me personnel la sanction de la victoire.
Aussi, dès l'origine, il y eut un malentendu entre lui et la confédéra-»
tion du Rhin. Les Allemands, une partie du moins , virent avec satisfaction tomber le saint-empire qui entravait Tessor de leur développement. Sous les auspices de leur nouveau protecteur , ils se flattèrent de restaurer la nationalité allemande et de devenir le centre de cette nationalité. Napoléon , au contraire , ne les aj^pelait à l'indépendance aue pour les affranchir de la tutelle de la Prusse et de TAutricbe ; en les opposant avec habileté à ces deux puissances , il espérait assez affaiblir TAllemagne pour en faire un jour une province française.
Le seul point sur lequel il y eut accord^entre lui et les peuples de la confédération , nous ne parlons pas des princes qui , pour la plupart, suivaient les calculs de l'intérêt dynasti- .que, c'était la destruction du saintempire. La ruine de ce i^ieil édifice, usé par le temps, fut aussi le seul résultat qui survécut à l'alliance de la confédération avec l'empire français. Les Allemands ne taraèrent pas à s'apercevoir que leur prétendu protecteur n'était qu'un nouveau Cromv«^ell. Tant ^u'il fut le plus fort , ils subirent le joug en murmurant; mais aussitôt que la fortune des armes se déclara contre lui, ils l'abandonnèrent, et, des rangs de son armée, ils passèrent dans ceux de la coalition des rois. Seul , le roi de Saxe, malgré ses propres sujets, lui demeura fidèle.
Cette défection, qui assura le triomphe de la Russie et de l'Angleterre, n'aurait pas eu lieu si Napoléon avait sincèrement favorisé le réveil de la nationalité allemande ; si , au lieu de confondre, dans une même armée, les troupes de la Prusse et de l'Autriche avec celles de la confédération du Rhin, il avait créé une Allemagne libérale à côté de l'Allemagne absolutiste. Ce n'est donc pas contre leur protecteur que les Allemands se sont soulevés , c'est contre le conquérant qui plaçai]; des princes français sur
T. V. 35* lÀoraison. (Dict. sngycl. , btc.)
L"tîmVERS.
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le trdijie de§'£iât8 germaniques', ee n>st pas ]é libérateur de rEurope qu'ifs ont trahi , c>st l'homme qui, ajant juré de fe devenir, préféra régner en dietatenr sur les peuples et sur les rois , l'homme qui ne craignit pas de trahir lui-même la révolution qui l'avait porté au faite du pouvoir, et que tout son génie ne pourra iamais faire absoudre de ce parricide.
Conférence. — Entre les diverses significations de ce mot, nous ne parlerons que de oelies qui ont rapport à notre histoire.
Les conférences sont des assemblées politiques dans lesquelles les ministres, ambassadeurs, chargés de pouvoirs, etc., discutent les intérêts des souvexains qui les y ont envoyés , et résolvent les questions qui ont donné lieu à leur réunion. On connaît les oonférences gui eurent lieu en 1659, entre le cardmal Mazarln et don Louis de Haro , dans l'île des Cygnes , sur la Bidassoa, et qui amenèrent la paix des Pyrénées et le mariage de Louis XIV.
Une conférence est aussiune entrevue entre deux souverains. Telle fut celle iqui eut lieu les 25 et 26 octobre 1807, entre les empereurs Napoléon et Alexandre, et qui eut pour conclusion la paix de Tilsitt.
Sous l'ancienne organisation judiciaire, tes diverses compagnies étaient quelquefois obligées de se réunir en conférences pour terminer les différends qui s'élevaient entre elles à l'occasion de leurs juridictions, et il arrivait souvent que ces assemblées donnaient lieu à de nouvelles difficultés qui retardaient la solution des premières, et compliquaient les questions que l'on avait à résoudre. Aujourd'hui que les lois ont nettement défini les attributions des tribunaux, les conflits sont tr^s-rares entre eux, et quand il en survient par hasard , ils sont jugés par la cour suprême.
Les conférences sont aussi des assemblées de magistrats ou d'avocats, ayant pour but la discussion de points de jurisprudence difficiles , nouveaux ou peu connus. Ces assemblées ont par fois aussi pour but la réforme des lois
anciennes et là rédaction de nouteaax règlements. Oh v Suit la marche adop* tée en matière de plaidoiries dans las cours et tribunaux. Les conférences ont principalement pour fout d'instruire les jeunes avocats , de leur apprendre à discuter les questions les plus importantes , et à connaître la juste portée des lois. Avant la révohition, il se tenait des conférences semblables près de chaque parlement; nous ignorons si aujourd'hui 11 s'en tient ailleurs qu'à Paris.
A l'école normale, on a|>pelle de œ nom des discussions scientifiques soaievées entre les élèves sous la directido et la présidence d'un professeur appelé maître de conférences.
En langage religieux , on appelle conférence des disputes familières et arrangées d'avance, oui ont Heu publiquement dans une ^lise entre deox docteurs, l'un partisan de la bottoe cause et de la sévérité des principes»
l'autre défenseur des maximes nMchëes du monde , et reproducteur des argumentations de l'incrédulité; cehàcl s'appelle Vavocatdu diable. Il péri toujours sa cause, et c'est justice : car d'ordinaire il défend pitoyablement îftà client. On voit bien qu il .e.st nonné d'office. L'abbé Frayssinous, éq/A évéque d Hermppolis et ministre éi roi sous la restauration , s'était fiît, avant de parvenir aux dignité , vie brillante réputation , jpar des ièMè' rences qu'il avait établies à Sainli-Sai* pice.
Confession. — C^est une qoeate encore controversée que celle de Mvoir si la confession a été en usage  la naissance du christianisme ,- et i elle tire son origine de celle qui étH imposée aux néophytes dans les iiritf^ tions anciennes, V ou si, telle ^iif^ existe aujourd'hui , elle date "*~~^ époque beaucoup plus mocforÂe.
qui admettent la première vc s'appuient d'un grand nombre de sages des Pères de l'Ëglise, M ment de ces paroles de saint MH:
« Confessez-vous les uns aux aâMikf Ceux qui adoptent la version oontnlii prétendent que ces paroles ne €wS^
FRAÉCE.