‹ France (volume 5)Chapitre 112 sur 114 · GON FRANGE. CON · texte numérisé non relu

GON FRANGE. CON

au dauphin, qui la remit au roi ; le roi « mons à perpétuité lesdites charges

tira Tepée, les princes attachèrent le « de connétable et d'amiral de France,

baudrier, et Montmorency reçut de son « vacantes à présent, comme dit est,

souverain Tépée nue; aussitôt les trom- « sans qu'ores ni à l'avenir elles puis-

pettes sonnèrent , et les hérauts d'ar- « sent être rétablies pour quelques

mes, revêtus de leurs cottes d'armes, « causes, occasions et en faveur et

et la tête nue, crièrent : Vive de Mont- «considération de quelque personne

morenc^, connétable de France ! Alors « que ce soit. » le connétable, l'épée nue , se mit de- Cette dignité était abolie depuis près

vant le roi, qui se rendit à la chapelle, de deux siècles, lorsque Napoléon vou-

où pendant la messe, et en recondui- lut la rétablir. Par un senatus*con-

sant le roi , Montmorency tint tou- suite du 28 floréal an xii , le prince

jours le glaive royal au poing. Louis-Napoléon , et Berthier, prince

Le connétable prêtait au roi l'hom- de Neuchatel, furent crées, le premier,

mage lige ; voici une partie de la for- grand connétable, et le second , rice-

mule du serment : « Vous jurez Dieu connétable: mais ces titres étaient

« le créateur, par la foi et la loi que seulement nonorifîques; ils ne confé-

n vous tenez de lui, et sur votre hon- raient aucune autorité , seulement le

a neur, que, en Toffice de connétable grand connétable assistait, avec l'em-

« de France, duquel le roi vous a pour- pereur, au travail annuel du ministre

«vu, et dont vous faites hommage de la guerre et du directeur de l'admi-

« pour ce élu, vous servirez icelui en- nistration dé la guerre. Il était le cin*

« vers et contre tous qui peuvent vivre quième grand dignitaire de l'empire,

« et mourir sans personne quelconque et , en cette qualité , spécialement

« «n exempter, en toutes choses lui chargé d'installer les maréchaux et de

K obéirez comme à votre roi et souve- les présenter au serment. K rain seigneur, etc., etc. » Nous terminerons cet article par la

Au sacre du roi , le connétable se liste chronologtaoe des connétables

tenait à sa droite, l'épée nue à la main, qui se sont succédé depuis la création

K Monseigneur Charles de Bourbon , de cette dignité jusqu'en 1627. lit Marillac, au repas qui suivit le r. ^ j 'x i.t

sacre, servit de connétable au dîner ^^^^ Liste des connétables. ^^^

lu roi , en pleine salle de l'hôtel de i^. Albéric de Montmorency """

EVeimS, c'est à savoir, demeura de- ioS3. Thibaut I", seigneur de Montmorency, xogo

K)ut , tenant l'épëé . nue au poing ]Z[ ^î!;'^*'^. ^^^ .^\^f ;*";*; ;::;:;:;;;;;:

X>Ute droite, sans SOy bouger de 1x07! Gaston dé' Chanmont.seigneQV' de

)]ace. » «Quand le roi, dit Gode- Po'wy »....

Toy, faisait son entrée dans une ville J"J; Guy !"!!!.*.'.'.' .T.*.' .'.'.'.*.*'.'!.*.' .'.'!!.*.'

le parlement, le connétable venait de-^ ztts! Hugues dé oiaumo'nt! .*.*!.. !.!.....* nis

rant lui en tenant l'épée en main, et »»38. Mathieu l*', seigneur de Montmorency. xi6o

Fétu de précieux habits de velours bleu, "5«- ^;;ir!.T!"^!.^'*T^^^^ 1191

it enrichis de fleurs de lis d'or. » Lors- 1x93. Dreux dé Meilo/quatrièmedunom..'! xt'ig

|Ue le roi siégeait aux états généraux »a"9- Mathieu n U Grand, seigneur de Mont-

lU dans les lits de justice , le connéta- ^3^ j^Z^Y^l comiàeViinlfori; ! ! .' ! ! »!?

»le était assis devant lui, iepee nue isSo. Otlles, seigneur de Trasignies 1276

I la main. ^*77* Humbert de Beaujeu, sire de Montpen-

Par un édit du mois de janvier 1627, ,,85. Ratmk;ae;mo;Vs^igVe«rdeN;;ie: \lll

aOUlS XIII supprima les charges de xSoa. doucher de ChAtillon, comte de Por-

onnétable et de grand amiral , l'une «^n. ««gn«» de chAUUon . sur-

acante par la mort de Lesdiguières, ,3 RaoûiTeBrienn;i";;;mi;d'Ëuet'ie '^'^

'autre par la démission de Montmo- Guines 1344

eOCy. « Par ces présentes signées de «344. B«ouI de Brienne 11, comte d*Bu et de

notre main, est-il dit dans cet édit, ,35,^ ci^,^^ê'c,sime:iii'à»p.g^.l^ "^^^

nous révoquons , éteignons , suppn- d'Àngooiéme.< 1354

SSn coït LllfMVERS. GÔIV

x3S4. Jâ«aet 4e Boorbon }••, c©mte de fa et du Capucin tombèrent au pouToor

.3S6. o.ÏÎS'J: fc:X*ï:;i:ÀiU.i; '"• des Français Selo» les uns. Ils furent

comte de Brienne i356 enfin emportcs d assaut ; selon dao-

i356. Bohert, «eîçneor de Fiennes t38a tres , ils sc rendirent par capitulatioD,

i38o. Olivier IV, sira de ciisson, comt« de tensc 06 laqueUe iis avaient SI vailiain-

Porhaet, seigneur de Belleville, de ment COntribué.

.39.. FfcS;';:.°d"i;ii;; ii^'à-B;: :;;::: X^ coNNiTiBLiE. voyez mamchaus-

1397. Louis de Champagne, comte de San- SEE»

cerre , seigneur de Cbarenton t4oi CONOW DE BÉTHUNE y POete , gOCT-

Moa. ch.ri « 2;^;^; »*^ ^•a;'»'^^^ ^^^^ ricr et homme d'État du ôou&hm

z4zx. Walerao de Luxembourg iij/comt«de SÎècIe. Il brillait VerS la fin de CC SÎèck

saini-Poi i4ï3 à la cour dc France , où , il attirait les

x4«5. Bemard^d'Annagn« vu, co^ ^^^ regards par la noblcsse de son orieine

x4a4' Jeon stewârt,' comté de Bucbeo* 1424 et SOU talent de poëte. Il célébra daos

f4a5. Arthus de Bretagne, comte de Richemont, SCS VerS Marie, COmteSSC do ChamÙ-

M6S. j^rikt^z'^c-^^^T^- '*" g."« ' «j"' '"' «y»'» '"«p''^ "'•« .^•f ff

Pol, de Ligny, et seigneur d'Enghien. 1475 SIOU. I( partit pOUr la CrOlSaoe 06

i483. Jean 11, duc dc Bourbon et d'Aurer- 1204. En SOn absence, Sa dame lul filt

.5.». chr;iHn«d''rX..àâ.c.;i '*" ««flclèle. « dans un chant ahiié «

tellerauU, dauphin et duc d'Auver- aOUlOUreUX le poete CrOISe iDaOdlt

gne i5a7 l'amour. il joua dans la croisade un

\^l: îïïri' S^:Z îm-ÔSi;^:»;.; "*' î;ô'« '«•portant- «. f"î, «hoisi .par te

de Oammartin, seigneur de Chan- DaronS pOUr négOCier 1 abaiCatlon a A-

«'"y ««'4 lexis au trône de Constantinople, qn^

\l^ SrX''dî'ÏS;;^/^%V£SViï '*" f<^^ «surpé sur son neveu II réussit

let i6at dans sa mission; mais il fut moiu

„ , . . . - » j . heureux quand il fallut conserver au

CpwRETABLB (prise du fort du). — ig^^e prince la couronne qu'il lui avait

Le fort du Connétable et celui du Câ- ^^^ rendre. Ses sages conseils ne pa-

pucin sont situes sur les hauteurs qui „nt empêcher le nouvel empet«ar%le

s'élèvent en amphithéâtre au nord de tomber ^ans les fautes qui^e lirait

Gironne^endantle siège dé cette ville renverser par les croisés: Baudoon,

par les R-ançais, en 1809, plusieurs ^omte de flandre, ayant été élu e»

attaques^ furent tentées contre ces deux pg^eur de Constantinople, Conon, qui

forts OUI prenaient nos lignes a revers, fuj ^tait uni par les liens de vassattK

''•if l"'"ux* 5«P®"ss««î a»«c V"« »P'- fut investi du commandement de iî niâtrete héroïque par la garnison esr ville, pendant une expédition à la tte pagnole. Encourages oar ce pr«»nier je laquelle marcha ce prince et oà 1 succès, les Espagnols firent, le 7 Juin, ^„^ii |a vie. Conon maintint les Brde concert avec Ta garnison du Mont- Pantins dans le devoir, et fit prodant Joui et celle de la place, une sortie, empereur Henri de Flandre, fib 4e afin de recouvrer la redouté et les fau- Baudouin. Lorsque Henrî mooErt. bourgs que nos troupes avaient eœ- conon fut chargé de la régenc* à» port^ la veille; mais deux reginwnte, dam la minoritl^de son M. Il raSt 1 un français , 1 autre italien , defendi- encore de grands services sous le i^ rent ces positions avec une intrépidité jes princS de Courtenay. On teSoR égale a celle qu ils avaient déployée l'époque de sa mort, pour 8 en emparer. Le détachement CoNftUBBBux (batailles de). — ta sorti du fort du Connétable fut obligé landes de Conquéreux en Bretagne fade fuir, et se retu-a. précipitamment ^ent deux fois ensanglantiS , à derrière ses remparts. Les relations dixième siècle, par les querelles èa militaires ne sont pas d accord sur la Angevins et des Bretobs. GeoflM mamere dont les forte du Connétable Gnsegonnelle y fat batta iTabord, a

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#81, par Conàii lé Tort (*).' Après la mort de Geoffroi , les hostilités et les ravagés mutuels recommencèrent. Enfin Conan et Foulque de Nerra se donnèrent rendez-vous sur le même champ àe bataille pour le 27 juin 992. Conan , inférieur en cavalerie, usa d'un stratagème pour s'assurer de la victoire. Il fit creuser des tranchées qu'il recouvrit ensuite de feuillage. Les Angevins, attirés dans le piège par une fuite simulée, allaient être mis en pleine déroute, quand le comte d'Anjou les excita à la vengeance, ressaisit l'avantage, et tua Conan avec plus de mille de ses soldats. Ce fut la bataille la plus remarquable livrée en France penaant le règne de Hugues Capet. Elle n'eut cependant aucun résultat important.

Geoffroi , fils de Conan , fit la paix avec Foulque, et prit ensuite le titre de duc de toute la Bretagne.

Conques, petite ville du Rouergue, aujourd'hui chef-lieu de canton du département de l'Aveyron. Elle doit son origine à une abbaye fondée dès les |)remiers temps de la monarchie. Détruite en 730. par les Sarrasins, cette abbaye fiit reoatie p^r Charlemagne et augmentée par Louis le Débonnaire.

Elle fut, en 1537, régularisée par le pa^e Paui III , à la requête de François P'. A l'époque de sa prospérité, elle compta jusqu à neuf cents moines. I^es titres féodaux, qui formaient un immense cartulaire, furent anéantis peu après l'extinction des privilèges, en 1789. Cette ville, qui est la patrie de Chirac, médecin de Louis XV, compte aujourd'hui 1,309 hab.

CoNQUET (le) , petite ville maritime fort ancienne, située sur le bord de FOcéan, à cinq lieues de Brest, comprise avant 1789 dans la basse Bretagne , parlement et intendance de Rennes; aujourd'hui dans le département du Finistère, arrondissement de Brest.

Cette place , dont le port était autrefois très-commerçant et très-fréquénté, et qu'animait une population

Q Cette Bataille donua naissance au proverbe : C'est comme à la Bataille de Comjuéreux, oU U tort l'emporte sur le droit.

de marins, d'armateurs et dé marchands, avait dès le quinzième siéclç une véritable importance. Les Anglais la dévastèrent ensuite, et le peu de maisons qui échappèrent à leurs ravages se distinguent encore aisément par le style gothique de leur architecture. A une demi-lieue sud du Conquet , sur la pointe la plu$ occidentale de la France, se trouvent les ruines imposantes de l'antique abbaye de Saint- Martin , fondée au commencement du septième siècle et célèbre dans les annales de la Bretagne. La population du Conquet s'élève aujourd'hui à 1,273 habitants.

CoNBAD , fils de Rodolphe II , roi de la Bourgogne transjurane, et surnommé le Pacifique y eut une seule guerre à soutenir pendant son règne. Les Hongrois , qui , cherchant à former un établissement en France, avaient .

attaqué à l'improviste ses frontières^ . et taillé en pièces le corps d'armée qui s'y trouvait posté, étaient descendus le long du Rhône en ravageant tout le pays sur leur passage. Dans le même temps, lès Sarrasins, après avoir ravagé la Lombardie, s'étaient établis au pied des Alpes, d'où ils faisaient incessamment aes excursions dans la Savoie et le Dauphiné. Conrad, craignant alors qu'il ne Se forme une coalition de ces barbares , traite avec les uns , et leur offre la paisible possession des pays occupés par les autres s'ils parviennent à les en chasser ; et pendant qu'ils sont aux prises, il les f^it envelopper par ses troupes, qui les détruisent en grande partie. Conrad avait épousé en 958 Mahaut de France, dont il avait eu plusieurs enfants. Il mourut en 994.

CoNBAD (Guillaume), lieutenant au 2* régiment d'artillerie à cheval , né dans le département du Bas-Rhin, venait d'avoir la cuisse emportée par un boulet à la bataille de Marengo. Les canonniers voulaient l'enlever du champ de bataille; il les renvoie à leurs piè* ces , et se soulevant avec effort pour observer le tir de sa batterie, il leur crie : « Mes amis, pointez un peu plus bas. *

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GoNHABT (Valentin) naguit à Pausen, en 1603. Sa famille était càlvipiste et originaire de la province de Hainaut. Pourvu de la charge de conseiller et secrétaire du roi, il se trouva par sa position de fortune en état de tenir maison ouverte aux gens de lettres, dont le commerce lui plaisait. C'était chez lui que se rassemblaient, vers 1630, Godeau, Gombauld, Chapelain, Habert, commissaire de Tartillerie, l'abbé de Cerizy, son frère, Sérizay et Mallevilie. A ce petit noyau se réunirent le P. Faret, Desmarets et Bois- Robert. C'était déjà le personnel de TAcâdémie française. Il ne manquait plus que les lettres patentes du roi pour la consacrer. Elles ne se firent pas attendre. Bois-Robert parla de cette réunion au cardinal de Richelieu, qui offrit de la protéger, à la condition d'y être admis. Serizay, Malleville et quelques autres voulaient qu'on rejetât cette offre; mais Chapelain parvmt à faire adopter par l'assemblée un avis contraire. La société à laquelle on donnait les noms à^ Académie des beaux esprits f d^ académie d^ éloquence , d'^^fcadémie éminente, se constitua sous le titre à^ Académie française. Le secrétaire d'État Servien, du Châtelet et Beautru, conseillers d'État, Habert de Montmort, maître des requêtes, demandèrent à en faire partie et furent agréés. Le chancelier Séguier sollicita et obtint la même faveur. On nomma un directeur et un chancelier xlont les fonctions seraient temporaires, et un secrétaire qui serait perpétuel. Cette dernière charge fut confiée à Conrart.

On tint alors registre de ce qui se passait dans les assemblées , et les registres commencèrent au 13 mars 1634.

Les lettres patentes de Louis XIII pour l'établissement de l'Académie française sont datées de janvier 1637.

Elles furent scellées le 29 du même mois, et vérifiées au parlement en juillet 1637. Conrart occupa la place de secrétaire jusqu'à sa mort, arrivée le 25 septembre 1675. Conrart ne savait aucune langue morte, mais il possédait presque toutes les langues vivantes, et savait bien la sienne. Les

œuvres de Cojirart sont en û petit nombre, qu'on peut se faire difwiiiement une idée de son genre de talent Pélisson, dans son histoire de TActdemie, attribue à la modestie de Conrart le petit nombre d'écrits qui nous restent de cet auteur. Boileao, toujours sévère , aualifie cette modestie de bonne conseillère. Il reste de Conrart une ballade imprimée dans les œuvres de Sarrazin , une épUre enm imprimée dans la première partie des épîtres de Bois-Robert, la préface k traités et lettres de Gombauld fo»

chant la religion, et cinquante et ud psaumes retouchés sur l'ancienne version de Clément Marot. On prétendit, en 1720 , avoir découvert un manuscnt des cent cinquante psaumes retoucbés par Conrart, mais il y a tout lieade croire que c'était une fraude de libraire. Conrart a été l'éditeur de l'ouvrage anonyme de Michel le Faucheur, intitulé Traité de Taction de torateurn de la prononciation et du geste; mais c'est à tort qu'il lui a été attribué.

Cons-là-Gbandyille, ancieooe baronnie de Lorraine, aujourd'hui département de la Moselle, érigée eo marquisat en 1719.

CoNSABBRUCK ( bataille et cofflbat de).— Au mois d'août 1675, le duc de Zell , l'évéque d'Osnabruck son fifère, et le duc de Lorraine avec 26,0M hommes, assiégeaient Trêves pour f rétablir l'électeur dépossédé par li France. Vignori, gouverneur de h ville, avait une nombreuse paraison.

Le maréchal de Créqui à la tête d'«« bonne armée vint occuper le campdt Consarbruck , au confluent de la &rrt avec la Moselle. Vignori devait, au a»* ment où le maréchal serait attaqué, faire une puissante sortie et DrwJ les ennemis par derrière. Créqui w attac(ué en effet le 11 août; maisl^ Çnori ayant été tué d'une chute * cheval , la sortie fut manqoée. Ob assure d'ailleurs que le maréchal,^ par &a présomption, avait commis w sur faute, et se laissa surprendre an>^ d'arriver à la place gu'il avait choi« pour champ de bataille. Les 6D>i£ fondant sur lui par ie pontet lesditf

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