CHS
par d'autres moyens aux besoins da ferviçe , et il ne reste pius que 8,30^ OQfflinunes qu'on peut regarder comme ft'iyaDt pas rempli les obligations que laloi leur imposait. Ce n*est cependant 90e pour 6,796 que Tabsence de vote a paru aux préfets devoir déterminer remploi des mesures coërcitives au* torisees par l'art. $ de la loi. Mais de
êit 1,932 communes dont le ?ote a reconnu insuflîsant, ont été attein* |ei par les mêmes mesures ; ^e sorte lit'en définitive la prestation a été im< fosée d'office à 7,7^8 communes ap^ fiartenant à 80 départements, et la nasse imposée est de 0,26 de la masse des protestations votées.
£fl réunissant les prestations assi*
«es par Tpae et l'autre voie, on trouve
Ijie ce mode d'entretien des chemins
neioaux a été employé, en 1839, dans
VtOSl communes, qui forment leS
tM du nombre total des communes
w royaume, et que la moyenne totale
I99 journées est de 2,47. £n 1838, le
Mobredes communes était moindre
faSiiae, et la moyenne des journées
.«oinsfortedeO,!?.
t U valeur totale de la prestation
Çjwyée en 1839 est de 27,225,810 f.;
A optait que de 24,168,693 fr. en
M9; jl y a donc eu augmentation de
4ûÂi,6l7 fr. , à laquelle ont pris part
IfâaQte et un départements. Il en ré*
•ne une cote moyenne de 6 fr. 86 c.
piposée à chaque chef de famille. La
moyenne de la prestation acquit*
I ep argent , calculée pour les qua*
vingt-six départements, n'est que
\ 26 c., ou de 0,18 de la cote totale.
.. Concurremment avec la prestation
IP nature, des centimes spéciaux, jus-
fi^au maximum de 5 , peuvent être
■^tés par les conseils municipaux, ou
jposés d'office par les préfets, en cas
insuffisance des revenus communaux,
^r l'entretien des chemins vicinaux.
M ee maximum était atteint par toutes
p communes du royaume, il produi*
fait environ 12 millions. Mais 18,130
**T>muoes seulement , ou environ la
îtié de celles qui pouvaient user
cette ressource , ont voté des cen-
^ spéciaux jusqu'^ concurrence de
4,367,427 fr. Le taux moyen de9 centimes votés est de 4,11.
Sur les 18,025 communes qui se sont abstenues de voter des eentimec spéciaux, 10,733 seulement n'avaient pas de motifs suffisants. liCS préfets n'ont employé cependant les mesures coércitives que contre 8,934 eommu* nés, dont 1,429 avaient émis des votes insuffisants. Le montant des impositions d'office de cette nature s*est élevé à 1,628,939 fr,, et le taux moyen a été de 8 cent. 85.
Le montant total des centimes spéciaux votés ou imposés d'office représente donc le produit de 2 cent. 53 imt {)0sés sur toutes les communes. Ainsi 'ensemble de toutes les communes n'a supporté que la moitié environ des sacrifices qui pouvaient leur être demandés en centimes spéciaux.
Aux centimes spéciaux, les conseils municipaux peuvent, en vertu de Tarticle 6 de la loi du 28 juillet 1824 • ajouter encore des. impositions extra* ordinaires , oui sont alors votées avec adjonction aes plus forts contribuables , et autorisées par ordonnance^ royales. Il a été usé de cette faculté en 1839 dans 48 départements seulement et par 678 communes. Le montant de ces impositions est de 537,432 fr.
Enfin, quelques ressources éventuelles se joignent chaque année à celles dont on vient de présenter Ténumé* ration. Ce sont :
La cotisation des propriétés de l'État , soit 93,640 fr. en 1839;
La cotisation des propriétés de la Couronne , soit 33,123 fr. en 1839 ;
Une somme de 181,763 ft. donnée au service vicinal en 1839 par l'article 13 de la loi du 21 mai 1836 ;
75,288 fr. , provenant de subventions et d'exploitations d'entreprises industrielles ;
Des subventions volontaires , s'élevant à 562,902 fr. ;
Les subventions départementales , prises sur les centimes facultatifs ; en 1839,413,201 fr.;
Les subventions départementales provenant de centimes spéciaux ; en 1339, 8,492,219 fr.
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L'UNIVERS
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Les subyefttions départementales provenant d'emprunts et d'impositions extraordinaires autorisés par des lois spéciales ; en 1839, 480,522 fr.
* L'ensemble de toutes les ressources <*Kées pour le service vicinal de 1839 donne une somme de 48,614,459 fr.
Au maximum autorisé par la loi , ces ressources produiraient 69,000,000 fr.
environ.
L'emploi des fonds en 1839 a été fait de la manière suivante :
Les chemins vicinaux de petite communication ont reçu 26,257,060 f., dont 16,293,496 fr. en prestations fournies en nature , et 9,963,564 fr.
en argent ; les chemins vicinaux de grande communication, 20,774,136 f., dont 5,923,477 fr. en prestations fournies en nature , et 14,850,659 fr. en argent; le personnel a pris dans la masse 1,853,263 fr.
A ne juger des effets obtenus que d'après l'énumération de ces. ressources considérables , on pourrait être tenté de croire que depuis la mise en vigueur de la loi du 21 mai 1836, la plupart de nos voies de communications secondaires ont pris un aspect nouveau ; qu'au moins les plus importantes de ces voies ont reçu partout les améliorations principales que réclamait leur état; qu'il est possible enfin de prévoir l'époque où notre territoire sera sillonné dans tous les sens de chemins sur lesquels la circulation ne sera pas interdite pendant une partie de l'année. La réalité cepenoant est loin de répondre à ces projets d'amélioration.
Nous ferons observer d'abord que la prestation en nature est loin de produire réellement le travail qu'elle représente. Quoique cet impôt pèse également aujourd'hui sur toutes les classes de la population, et qu'il ne puisse être comparé à l'odieuse corvée , qui mettait le paysan à la merci de son seigneur , on regarde presque partout la prestation comme une véritable corvée , dont on s'acquitte à contre-cœur. De plus, l'absence d'une direction convenante fait perdre encore une partie notable du travail de la
prestation. Sous l'influence de^ces di« verses causes, il est certain que l'^i^ produit par cet impôt n'est pas la cinquième partie de ce qii'il pourrait être.
Nous ne prétendons pas néanmoins que la prestation doive être supprimée et remplacée par un impôt d'argent.
Les économistes qui ont dit que tout travail demandé à la population reoré* sentait un capital , et que le prélev^ ment de ce capital n'était pas phn onéreux que l'accomplissement du tri* va il, n'ont pas réflécni à la nature des occupations des apiculteurs. Geox<d ont des mortes-saisons , pendant lesquelles leurs journées et celles de km attelages sont complètement perdues.
Il est donc avantageux à l'État de leur demander un travail qui a en nature une valeur bien plus considén^ ble que celle que l'on pourrait équi# blement exiger d'eux en espèces, i' l'on ne voulait pas les obérer datait* tage. D'ailleurs, pour nier la puissaig créatrice provenant du concours' A rect des populations, il faudrait irij pas savoir que la construction des {yriri cipales routes de l'Europe est due àti^ corvée. *
Nous croyons donc que l'on de| s'attacher plutôt à étendre qu'à rel»
treindre ce moyen gigantesque de pif duction , en ce qui concerne les âlij mins vicinaux. ':
Mais le vice fondamental de la du 21 mai 1836 consiste dans l'a de toute mesure organique propre assurer le bon emploi des ressoi créées ou autorisées par cette loi.
nomination des agents - voyers est cultative; elle est abandonna aux pi fets, sans conditions de capacité, garantie contre les choix dus uniqi ment à la faveur ou à des considr tions peu susceptibles d'être avoui Aussi le personnel de ces agents e aujourd'hui tout à fait inférieur à î que l'on était en droit d'attendre d'exiger. Les agents-voyers chefs généralement assez bien choisis; i a part un très - petit nombre d'ex< tions , ils n'ont pour les seconder des hommes dépourvus des coi
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FRAKGE.
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noces spéciales les plus nécessaires.
L*àécQtioD des travaux est ainsi compiétement abandonnée à l'arbitraire, sans agents capables de la diriger convenablement. La loi n'a prescrit aucune condition relative au tracé des chetnios vicinaux; de sorte que, d'ans beaucoup de départements , on a cru devoir se. contenter d'élargir et d^mpiff^r des voies de communications que la roideur de leurs pentes rendra toujours à peu près impraticables. Les lésultats obtenus ne sont soumis à aucun contrôle sérieux. On voit , dans deux départements voisins, les méthodes les plus opposées, les modes d'administration les plus différents, être appliqués aux chemins vicinaux.
Pour la conservation des parties restaurées, le législateur s'est niontré aussi imprévoyant que pour les autres points fondamentaux , en ne prescri" wtt^ pas l'établissement de canton- , Bien, et en la laissant seulement fa- «oltative. Nous n'hésitons pas à le diie, la loi du 21 mai 1836, en faiittotune part trop forte aux influences 4 \ Tesprit de localité , et en entra- 'ivn l'action du pouvoir central, a pKMne complètement manqué, le but •fw Ton devait chercher à atteindre ; '«.plutôt, en imprimant une fausse -dMion à des efforts souvent dignes ^i'âoges, elle nous fait désirer la publication de règlements qui deviennent ^ue jour plus nécessaires. Encore ^el^es années de retard, et nous Mtfons dissipé en pure perte des sommes ■énormes dont le bon emploi aurait pu développer d'une manière notable la frospérité du pays.
" Cependant le gouvernement avait «tre les mains les moyens de parer aix graves inconvénients que nous venons de signaler. Tous ies travaux d'utilité publique sont confiés à un torps d'ingénieurs qui se recrute extiosivement à la première école sainte du monde, et qui constitue l'une -«es administrations les plus fortement Jganisées dans l'État. Rien n'était •gJ8 facile que de donner aux fonc- "ûûs des inçénieurs l'extension qu'au- W réclamée le service des chemins
vicinaux: une faible anipientatîon dans le personnel des ingénieurs et des conducteurs employés sous leurs ordres aurait suffi pour parer à toutes les exigences de ce nouveau service. Aloi^ les • conditions de capacité , de monîité et d'impartialité, en ce qui concerne les personnes; d'exoerience , d'art , de régularité , d'ensemole , pour ce qui touche à la conception et à l'exécution des travaux ; de contrôle , de surveillance, en ce qui concerne les résultats obtenus et la comptabilité; ces conditions , disons -nous, étaient remplies sans que l'on fût obligé de faire chaque jour de vains efforts pour les réaliser.
Il est pénible d'avouer par quelles considérations mesquines peuvent se laisser parfois entraîner les hommes appelés à administrer les intérêts et les affaires d'un grand peuple. Mais nous ne pouvons nous dispenser de signaler ici la cause principale qui s'est opposée jusqu'à présent ou qui pourrait encore s'opposer à un retour auxprincipes véritables d'administration, en ce qui concerne les chemins vici* naux. Les préfets chargés de la nomination des agents-voyers , de la direction supérieure des chemins, dans leurs départements, de la publication des règlements particuliers, acquièrent sur cette branche de travaux publics une influence qu'il ne leur est pas donné d'exercer ailleurs. Ils sentent tout l'avantage qu'il l^ur est possible d'en tirer, pour eux personnellement , et ils ne consentiraient pas maintenait à se dessaisir du pouvoir presque discrétionnaire qui leur est accordé ; ils feraient même des efforts désespérés pour le conserver. Quels avantages ne trouvent-ils pas à pouvoir dire aux conseils généraux , auprès desquels bien peu d'entre eux savent prendre une attitude convenable: « J'ai achevé cette « année tant de kilomètres ; j'ai dé- « pensé telle somme sur nos ohe- « mins.... » Peu importe, après cela , la manière dont les chemins ont été faits et dont l'argent a été dépensé.
S'il, arrivait qiPon fût tenté de nous taxer d'exagération, nous invoque»-
io
LUKIVERS.
ricms , pobr nous justifier, un témoignage officiel dont on ne k'écusera certainement pas l'autorité.
^«Souvent, y est- il dit, l'absence « d'une bonne direction dans les trait Taux qui peuvent être faits ne con- * tribue pas moins que l'insuffisance «des ressources à porter obstacle à it ramélioration des communications « vicinales du second ordre....
« On ne peut se le dissimuler, les «ressources affectées à ces voies de « communication , dans les cinquantec six autres départements , employées « sané direction suffisante j presque « sc^ns contrôle, ne produisent que « des résultats presque insignifiants.
R Cet état de choses est d'autant plus « à regretter, que ces ressources pour «ces cinquante-six départements ne « s'élèvent pas à moins de quinze mil- «( lions cinq cent mille francs (*). » ' Quelques-uns de nos lecteurs trouveront peut-être que nous avons donné à l'article Chek ins un développement
Sue ne comportait pas le cadre de ce ictionnaire; mais nous aimons à croire que d'autres, en bien plus grand nombre, nous sauront gré d'avoir mis à leur disposition la partie de notre législation administrative qui intéresse fe plus les 87,234 communes de la France. Il n'est personne qui ne reconnaisse que les chemins vicinaux sont un des plus puissants moyens de civilisation , de progrès et de prospérité , et que , pour en hâter le percement ou l'amélioration , il importe de faire connaître à ceux qui sont appelés ^ en jouir, les obligations gue les lois leur imposent et les devoirs qu^elles leur prescrivent.
Chemisb. — Ce vêtement de dessous, appelé en basse latinité, camisa, ca^ tnisia, camisUe, camisilis, camisa lus , camsile, et en vieux français , camise , chainse ^ ckaisel, chainsily etc., remonte à la plus haute antiquité.
Dès le huitième siècle, on en fabri-
(*) Rapport au roi, par le ministre de riatérieur, sur l'exécution , pendant Tannée x839, de la loi du ai mai x836, relative «ux chemins vicinaux
qnalt dùis les maisons royales, fins son capitulaire de l'an ^Xt^dkvM, Gharlèmagne ordonne qu'il soit foatei aux femmes dés gynéœes de la tim de lin pour en faire des chemisés.
Au neuvième siècle , c'était une (^ lanterie que de faire des présents de chemiser. Salomon , qui fut dac de Bretagne de 857 à 874, en envojoi trente au pape Adrien H , avec trerrie pièces de drap de diverses couleuis.
On imposait aux arrière - vassaux dél redevances payables en chemises, ûli lit dans une cnarte du douzième 8iè> de, qu'un vassal à qui il est fait m concession de terres devra , pour cH* que métairie, payer tous les ans, à 11 Saint-Michel , un cens de trente seè.
et à Pâques , dix œufis , une poote Jt onze chemises, dont une sera pajéi au métayer qui mettra tes fonds envi* leur. Une autre charte du mémet6ffl|i|t émanée de Théodoric , abbé de Saiflt»
Maxime de Trêves, exige, pour laed»
fiion de douze manoirs, le payemeott lui et à sdn église de douze porcs eh» graissés et d'autant de chemises, ""^ droit d'investiture. On exigeait femmes serves la fabrication ne!
daire d'un certain nombre de ees vttg ments. On voit, par un règlement iv; bli pour les métairies de l'abbaye II Saint-Bertin , que les hommes du VB nastère devaient, par semaine, M ner trois jours de travail , et les feii mes ^briquer quatre chemises. '*'
Différents règlements ecclésiastiq^ s'occupèrent des chemises des reiigii de l'un et de l'autre sexe. Dans o que Chrodégond, évêque de Metz, pour son diocèse, il dit qu'il serti donné annuellement aux clercs avteh ces en âge , trois chemises ; et que prêtres et les diacres, probabien plus jeunes, n'en auraient que d IJne charte de 1084 fixe à douze nombre des chemises que les moit.
d'une abbaye auront pour vé/ure^ll une de 1 1 18 attribue quinze livres pw les chemises des religieuses et du lallN nastère.de Saint-Colomban , et iieMi| accorde que cent sous pour leur chlA sure. '
Une sentence arbitrale prononoélJl
FRABrCE
wn
tm, entre FéVégué de Paris et son flhapitre, nous apprend qae les chewUsoi étaient au nombre des offrandes
rTon faisait à la Vierçe , et ^*oq suspendait dans .réglise , près du inpitre où Ton chantait Tévangiie.
Cetait uo acte de dévotion de couvrir Itine chemise un saint en qui on avait M. On lit dans la chronique de Mou- M, qu'un boinme pieux vêtit un - nlDt d'une chemise qu'il avait appor«* ffc avec lui. Un autrô genre de dévotioD consistait à toucher de sa cheoiise les reliques, les châsses ou la ^présentation d'un saint. Ce vêtement, aiost sanctifié , acquérait une grande fertu; il préservait de maladie celui (ftà le mettait , ou guérissait les infir* mités dont 11 pouvait être afflige.
On appelait aussi chemise un véte-> (peat de lin que les prêtres mettaient |iir-dessu8 leurs habillements , et qui Éteendait jusqu'aux pieds. C'est l'aube
es portent aujourd'hui et le rodont les chanoines ont seuls le i^'t de se revêtir. On donnait le ilRienom à une espèce de robe que klAevaliers portaient par-dessus leur Mm. Plus tard , cette robe fut rac* WÉ, fendue sur les côtés , et les MUers y firent peindre ou broder Itn armoiries ; telle fut l'origine dé iehasoble, que les prêtres portent
R officier, et sur laquelle est brodée )ix, véritable blason des vassaux ^Jésufiklhrist. On appelait également éaam où gambison une tunique de Mies de fer que l'on portait comme iniure défensive; enfin l'on donnait linore ce nom pux caparaçons dont "itouvrait les chevaux.
£tre forcé de paraître publiquement I chemise était , au moyen âge , une ^de humiliation et une aggravation • peine. Quand un coupable était conliimné à faire amende honorable , la m voulait qu'il la fit les pieds nus et ~1 chemise. Jusqu'aux temps moder- !B) certains condamnés à mort pour Ijv crimes exceptionnels furent cou* ms à l'échafaud en chemise. D'un ^tre côté, exécuter un pèlerinage ou A^reher en chemise à la suite d'une fiMetsioD, était une œuvre pieuse à
laquelle on attribuait des grflcM nombreuses et spéciales.
Les chemises étaient encore fort rares au temps de Charles VU i mais depuis , la culture du lin et du chanvre ayant pris un immense développement en France, et la coutume d'en faire en coton s'étant introduite, elles sont devenues si communes , que , pour fournir la preuve qu'un homme est réduit au dernier degré de la pauvreté, on dit maintenant qu'il n'a pas de chemise.
Chemni1:z ( combat de ). — L'armée de Silésie avait passé l'Elbe dans les premiers jours d octobre 1818. Napo« léon résolut de marcher aussitôt à elle et de l'attaquer avant qu'elle fût réunie aux trois autres armées dés coalisés.
Murât, qui se trouvait avec trois divisions à Freyberg, et Poniatowski, qui occupait Altenbourg, devaient masquer ce mouvement en contenant l'a* vant-garde de la grande armée de Bohême. Cette avant -garde était déjà parvenue à la hauteur de Pening et d'Altenboure , lorsque les troupes de Napoléon notaient encore qu'aux environs de Duben, se dirigeant vers Rosslau et Wittenberg. Murât porta sur-le-champ ses divisions en avant de Freyberg, et prit lui-même la route de Chemnitz avec le deuxième corps d'infanterie et la cavalerie de Kellërmann« A quelque, distança de cette ville , il rencontra la division autrichienne du général Murray; les circonstances lui paraissant favorables , il fit attaquer.
La fortune se décida bientôt pour les Français : Murray fut culbuté et repoussé vers Waldkirchen, après avoir perdu beaucoup de monde. L'ancien adjudant commandant Carrion-Nisas , qui servait dans les rangs de l'armée trançaise comme volontaire du 20'' de dragons, se distingua particulièrement dans cette affaire : il entra le premier dans un carré ennemi , qui fut fait entièrement prisonnier.
Chenelaye (la), ancienne seigneurie de Bretagne, aujourd'hui département d'Ille-et-Vilaioe, . érigée en marquisat en 1644.
Cheivbbaii.i«es , petite ville de iç
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L'UNIVERS
Marohe, aujourd'hui chef-lieu de can* ton du département de la Creuse. Cette ville, qui était autrefois très-forte, fut détruite presque entièrement par les Anglais au commencement du quinzième siècle. Reconstruite, vers 1440, par Bernard et Jacques d'Armagnac, comtes de la Marche, elle soutint, en 1592, un siège contre les royalistes, qui ne s'en emparèrent qu'après huit mois de blocus. La population de Chenerailles est aujourd'hui de 1 ,028 hab.
Chénieb (Louis de) naquit en 1723, à Montfort, en Languedoc, d'une famille originaire du Poitou. Il perdit de bonne heure son père et sa mère, abandonna à sa sœur tous ses biens, et partit pour Constantinople, où il dirigea bientôt après une maison de commerce, qu'il abandonna ensuite pour s'attacher au comte Desalleurs, ambassadeur de France près de la Porte. Après la mort de ce dernier, il géra les affaires de la marine et du commerce jusqu'en 1764. De retour en France, en 1765, il accompagna, deux ans après, le comte de Brugnon, que le roi envoyait en Afrique pour conclure un traité avec l'empereur de Maroc, et déploya dans cette mission une grande habileté. Nommé consul général , puis chargé d'affaires die France près de cette puissance barbaresque, il revint dans sa patrie en 1784, et tut , malgré lui , mis à la retraite. Il s'occupa alors de coordong^er les nombreux matériaux qu'il avait recueillis dans ses voyages, et fit paraître ses ouvrages sur l'Orient, compilations qui, bien que trop superficielles pour la partie historique, méritent cependant toute confiance pour les remarques locales. Lors delà révolution, Chénier devint membre du premier comité de surveillance de la ville de Paris. Au 31 mai 1793, il se montra favorable aux Girondins. Aussi, ni ses opinions, ni ses efforts ne purent-ils sauver du supplice André Chénier, son fils, dont la mort hâta la sienne, qui arriva en 1796.
Chénier (Marie-André de) naquit à Constantinople, le 29 octobre 1762.
Il semble que le beau ciel sous lequel
il ouvrit les yeux à la lumière, le saog
§rec qu'il reçut de sa mère, femme 'une beauté et d'un esprit célèbres, aient influé su^ son génie et contribué à lui donner ce caractère de simplidté antique qui'nous frappe dans ses vers.
Nul chez nous ne s'est rattaché plas directement à l'antiquité : en restant poète français, poète moderne, il est remonté jusqu'à Homère, et a dérobé, en s'appropriant ses larcins, plusieaii, des beautés de cet idiome qu'il appelle
Un lang^age sonore, aux douceurs soureraiueSi Le plus beau qui soit né sur des lèvres humaioes.
A seize ans, André Chénier, élèw du collège de Navarre, le savait déjà, ce langage, et avait traduit en vers une ode de Sapho. Cette pièce , sans ébe digne* de voir le jour, porte déjà l'empreinte d'un talent original. A vingt ans, ses études terminées, il entra, eftqualité de sous-lieutenant, dans le ri»
giment d'Angoumois; mais le yvk qu'il trouvait dans la vie de régiment)! lasservissement à des devoirs moiHK, tones, le dégoûtèrent : il revint à Paal au bout de six mois, avec le dessôl de se livrer à la poésie sans distraft tion. Il se mit au travail avec uneift deur qui dérangea sa santé et finit |I0 amener une maladie grave. Lesdedf:
frères Trudaine, ses intimes amiSi.après avoir hâté sa guérison par leum soins, le décidèrent a les accompa^ dans un voyage en Suisse. Chenii avait alors vingt-deux ans. « On a lÉ trouvé, dit M. de la Touche, son éir teur, quelques restes de ses inipN^ sions passagères, mais rien qui se W porte a l'idée d'écrire un ouvrage. Ûl y sent même l'embarras d'une adol ration trop excitée, et l'impuissâoiei de cet enthousiasme qui, pour créfl^ a besoin de la magie des souvenirs, i Au retour de ce voyage, André Qé^ nier fut emmené à Londres par II comte de la Luserne, ambassadeur ei Angleterre. Le temps qu'il y pa** n'eut pour lui que dégoûts et imp^ tiences ; la dépendance où il était pMi lui pesait, et des souffrances physiqajlï se joignaient à cette irritation d'esprit Ce fut seulement en 1790 qu'il se ÛA à Paris. Il y reprit ses travaux oooh
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