‹ France (volume 5)Chapitre 16 sur 114 · CO · texte numérisé non relu

CO

dMiècoDde prêtrise, destinée d*une

ÎIflière plus active au âervice divin, et probable aussi (^tie le culte <jle la Ikip Marie, qui retri^la^it presque ^i de. la Divinité, et qui accoutuà tourner les regards de la piété Pimage d'une jeune et belle femme, ibaa à donner à la défense du le plus faible, et à Tamour, ce Itère religieux qui distingue la literie du moyen âge , de celle des iS temps héroïques (*).»

Tordre de chevalerie était en effet engagement religieux autant que "Ire; il ne pouvait être conféré infidèles , et c^étàit à Dieu et aux 8 que le chevalier se dévouait par eérémonies mystiques, jeune homme, Técuyer qui aspiau titre de chevalier , était d*adépouillé de ses vêtements , et au bain , symbole de purification.

.Bain.) Au sortir du bain, on pTétait d'une tunique blanche, lé de pureté ; d'une robe rouge , lie du sang qu'il était tenu de re pour le service de la foi; f fciye ou justaucorps noir , symti la mort qui l'attendait , ainsi les hommes.

purjfié et vêtu, le récipienobservait pendant ving- quatre i un jeûne rigoureux. Le soir i , Il entrait dans l'église et y pasla nuit en prières , quelquefois (quelquefois avec un prêtre et des uns qui priaient pour lui ; c'était leFon appelait la veille des armes, lendemain , son premier acte la confession ; après guoi le prêli donnait la communion ; puis il tait à une messe du Saint-Esprit, [Ohlinairement à un' sermon sur les )îfs des chevaliers et de la vie nouoù il allait 'entrer. Le sermon i) le récipiendaire s'avançait vers si, l'épée de chevah'er suspendue cou ; le prêtre la détachait , la sait et la lui remettait au cou.

[técipiendaire allait alors s'agenouildevant le seigneur qui devait l'ar- *■ chevalier : « A quel dessein , lui

ISismondi , Histoire des Français, t. lY, loi.

« demandait le seigneur., désiréz-yoâs « entrer dans J'ordre ? si c'est pour a être riche , pour Vojlis reposer et être « honoré sans faire honnemr à la cheft Valérie, vous en êtes indigne, et se- « riez à l'ordre de chevalerie que vous « recevriez , ce que le clerc simonia- « que est à la prélature. » Et sur la réponse du jeune homme , qui promettait de se bien ac^uitteir des devoirs de chevalier , le seigneur lui accordait sa demande.

Alors s'approchaient des chevaliers et quelquefois des dames ^ pour revêtir le récipiendaire de tout son nouvel équipement ; on lui mettait 1° les éperons; 2° le haubert ou la cotte de mailles ; 3° la cuirasse : 4° les brassards et les gantelets ; 5° enfin on lui ceignait l'épée.

Il était alors adoubé ^ c'est-à-dire, adopté, selon du Gange. (Voyez Adou- BEB, t. I, p. 130.) Le seigneur se levait, allaita lui, et lui donnait Vaccolade, ou accolée, ou colée. trois coups du plat de son épée sur 1 épaule ou sur la nuque, et quelquefois un coup de paume de la main sur la joue, en (lisant : « Au nom de Dieu, de saint « Michel et de saint George , je te fais a chevalier. » Et il ajoutait quelquefois : ft Sois preux , hardi et lovai. »

Le jeune homme ainsi armé chevalier , on lui apt)ortait son casque , on lui amenait un cheval ; il sautait des^ sus, et caracolait en brandissant sa lance et en faisant flamboyer son épée. Il sortait ensuite de l'église , et allait caracoler sur la place , au pied du château, devant le peuple avide de prendre part au spectacle.

Ces cérémonies achevées , le réci-

Ïiiendaire jurait de s'écarter de tout ieu oii il y aurait trahison ou faux jugement, s'il n'était pas assez fort pour l'empêcher; d'aider de tout son pouvoir et d'honorer les dames et demoiselles; de Jeûner tous les vendredis et de faire offrande chaque jouh a la messe. C'étaient les principales obligations des chevaliers, obligations qui sont très-bien résumées dans une ancienne ballade d'Eustache Dèschamps, citée par Sainte-Palaye :

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LTNIVEIIS.

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Vottf qni voules l'ordre d« charalier, . Il TOjis çonTimt mener nouvelle TÎe;

Dérotcmcnt en oraison veillier, '

' Pecirie fair, orffaeil et rillenie : ' . 1/ÉgIise devez lieffendre , \

La vefve, aussi l'orpheiiin entreprendre ;

Estre hardis et le peuple garder ;

Prodoms, loyaalx sans rien de l'autroi prendre :

Ainsi se doit chevalier gouverner.

' Humble cncr ait; tondis (*) doit travailler . Et pourvoir faits de chevalerie ; Guerre loyal, estre grand voyagier, Tournois suir (**) et jouster pour sa mie. II doit à tout honneur tendre.

Si c'oin ne puist de lui blasme répandre, He lascheté en ses œuvres trouver ; Kn entre tous se doit tenir le mendre (***) : - Ainsi se doit gouverner chevalier.

Il doit amer son seigneur droiturier, - Et dessus tous garder sa seigneurie ; Largesse avoir, estre vrai justicier ; Des prodomes suir la compaignie , Leurs diz oïr et apprendre Et des vaillands les prouesses comprendre. Afin qu'il puist les grands faits ach/îv.er. Comme jadis list le roi Alexandre :

Ainsi se doit chevalier gouverner (****).

Tel était le cérémonial que Ton observait pour armer les chevaliers en temps de paix; mais en temps de guerre, on omettait la plus grande partie de ces formalités.

« On créait , dit un auteur du temps de Charles VU, des chevaliers durant les sièges, devant ou après un assaut : c'était le prince ou le général, ou quelqu'un des principaux cnefs de Tarinée , qui conférait ce grade. Celui qui devait le recevoir venait, une.épée à la main , se présenter au prince ou au général , et lui demandait la chevalerie. Le prince ou le général prenait Tépée , et , la tenant a deux mains , lui donnait un coup du plat de cette épée, en Fappf^lant chevalier. Ensuite le prince nommait un vieux chevalier

f^our lui chausser les éperons dorés et 'accompagnera l'assaut. Que, si l'on n*était pas près de donner rassaut, et que l'on travaillât actuellement à miner la muraille, le nouveau chevalier devait passer et veiller la nuit dans la

(*) Toujours.

(**) Suivre.

(***) Le moindre.

(****) Poésies manuscrites (TEustache Deschamps, dans Sainte-Palaye , Mémoire sur la chevalerie, 1. 1, p. 144.

mine avec le vieux chevalier (*). » Cette veNle tenait lieu de la veille des armes, qui se faisait dans une église , quand la céirémonie avait lieu en temps de paix.

On faisait aussi des chevaliers sur le champ de bataille, quand la bataille allait commencer, et Ton observait alors encore moins de formalités; oa en trouve la preuve dans une anecdott racontée par Froissard. Les arméei de Philippe de Valois et d'Edouard d'Angleterre étaient près d'en venir aux fnains à Yironfosse en Tiérache.

lorsqu'un lièvre se leva au premi< rang de l'armée française ; les soldat ayant à cette vue poussé de graa^ cris , on crut à Tarrière-garde que bataille commençait, et Te comte 1 Hainaut, qui la commandait, fit à hâte quatorze chevaliers. Mais la b taille n'eut pas lieu , et ces chevaliei furent toujours appelés depuis 6h tiers du Uèore:^

Du reste, les princes et les g^ raux d'armée n'étaient pas les si qui pussent faire des chevaliers ; cet prérogative appartenait même ai simples chevaliers ; mais ils ne [~ vaient conférer cet honneur qu'à gentilshommes de nom et aat c'est-à-dire, qu'à des hommes doati noblesse remontât au moins à d( générations, tant du côté matei que du côté paternel ; les rois s( pouvaient donner en même temps noblesse et la chevalerie.

Les chevaliers étaient d'ailleurs différents ordres : les plus élevés à la hiérarchie étaient les chevaliers très , c'est-à-dire, ceux qui avaient titres de duc , de comte ou de baron] venaient ensuite les simples chevalii bannerets , puis enfin les chevali( bacheliers. ( Voy. Bagh£LI£BS, Bi

NEBETS et BannIEBES. )

Les distinctions et les prérogatif accordées à la chevalerie étaient il nienses. Une lance forte et difficile rompre , une double cotte de mail à l'épreuve de l'épée, étaient des arr exclusivement afrectées aux chevalic

(*) Nie. Uplon, Hfdere militari, c. Sil

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FRATÎCE.

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LV brillait partout sur leur armure, sur les housses et les harnais de leur chevaux. Ces richesses servaient à les faire distinguer dans les assemblées , et 00 leur donnait en leur parlant ou ea leur écrivant les titres honorifiques Mre, messire et monseigneur ; leurs femmes seules avaient le droit de se faire appeler madume.

Im chevaliers se distinguaient aus9i entre eux par les diverses armoiries dont ils cnargeaient leur écu, leur cotte d'armes, leur pennon, ou leur knnière.

Ils étaient les seuls qui mangeasseat i la table du foi , honneur que ne partageaient Di les fils du monarque, ni ses frères , ni ses neveux , avant d'à- Toir reçu leurs, armes. Ils étaient exempts' de payer les droits de vente des denrées et marchandises achetées pour leur usa^e. A leur approche , toutes les barrières, tous les châteaux, tous les palais s'ouvraient pour les Kcevoir, et lés honneurs qu'on leur Kndait Âirent portés quelquefois, il fout le dire, jusqu'à de blâmables «scès.

feis, plus les prérogatives atta- QNs^ Tordre de la chevalerie étaient ^tantes, plus la dégradation d'un " àmïm lâche et félon était ignominieuse.

Dn chevalier condamné juridiaue- Jneotà l'infamie de la dégradation était d'abord conduit sur un échafaud , où toutes ses armes et les différentes pièces de son armure étaient brisées a sa présence et foulées aux pieds. Il voj^ait son écu y dont le blason était Cmicé , suspendu à la queue d'une ca- 1^ et trMné honteusement dans la boue. Les rois , les hérauts et pourittivants d'armes, exécuteurs de la sentence, proféraient en même temps ttotre le coupable toutes les injures

re peuvent suggérer l'indignation et mépris. Des prêtres, après avoir récité les vigiles de l'office des morts , pononçaient sur sa tête les malàiic- Bons dû psaume cviii. Trois fois le Toi ou héraut d'armes demandait le itNndu criminel; trois fois le pour- Mivaat d'armes le nommait , et tou-

jours le héraut affirmait que ce n*étatt point le nom de celui qui était devant ses yeux , puisqu'il ne voyait dans cet homme qu'un traître déloyal et foi" menUe. Prenant ensuite des mains du poursuivant d'armes un bassin rempli d'eau chaude , il le versait sur la tête du coupable comme pour effacer le caractère que lui avait conféré l'accolade. Après quoi , le malheureux était tiré en bas de l'échafaud , au moyen d'une corde qu'on lui {)assait sous les bras ; placé sur une claie ou sur une civière, et couvert d'un drap mortuaire, il était enfin porté à l'église, où l'on faisait sur lui les mêmes prières et les mêmes cérémonies que pour les morts.

La chevalerie briHa de tout son éclat au onzième et au douzième siècle ; elle perdit de son importance au treizième siècle , à mesure qu'avec les progrès de la puissance royale , disparurent l'a na renie et les désordres qui avaient rendu cette institution nécessaire. Elle n'existait plus que pour la forme à la fin du quatorzième siècle; et quand Charles- VI voulut, en 1389, créer chevaliers ses deux cousins , le roi de Sicile et le comte du Maine, le peuple vit avec étonnement les détails de la cérémonie , « car il y avoit fort peu de gens, dit le moine de Saint -Denys à qui nous empruntons ce fait, qui sçussent que c'étoyt que l'ancien ordre de pareille chevalierie. » Enfin, le titre même de chevalier cessa d'être conféré, lorsque que Charles VI, en créant une armée régulière , eut anéanti les prérogatives qui y étaient attachées.

( Yoy. Arméb et Compagnies D'oa*

DONNANCE. )

Le souvenir de l'ancienne chevalerie resta cependant populaire , et la mode des exercices par lesquels les chevaliers se préparaient à soutenir les fatigues de leur rude carrière , fut longtemps entretenue par la lecture des roman# où leurç exploits étaient célébrés. ( Voy. Joutes et TouBNois. ) Quelquefois même l'imitation fut pous< sée plus loin , et plus d'une fois encore de vaillants capitaines se virent conférer par leurs frères d'armes, sur le champ de bataille où ils s'étalent

Il*

L*UNI?IJIS.

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illastrés par de glorieuses prouesses »

le samt ordre cEs chevalerie. Après U bataille de Mari|piiân, François I*"^ voulant honorer Bayard , « qui , dans les deux journées , s'était montré tel qu'il avait accoutumé en autres lieux. ou il avait été en. pareil cas , » le fit appeler et lui dit : « Bavard -, mon ami , je « veux qu'aujourd'hui sois fait cheva^ if. lier par vos. mains... Avez vertueu- ^ semant , par plusieurs royaumes et « provinces» combattu contre plu* (c sieurs nations.. Je délaisse la France, <(- en laquelle on vous connott assez... « Dépéchez-vous. » — Alors prit son espée Bayard, et dit: «Bire, autant R vaille que sj estois Roland ou Olivier^ « jGai^defroy ou Baudouyn son frère. »

— Et puis après si eria hautement , l'espée en la main dextre : « Tu es bien « heureuse d'avoir aujourd'hui , à un « si beau et si puissant roy, donné i'or^ A dre de chevalerie. Certes, ma bonne ft espée , vous serez moult bien comme A relique gardée , et sur toutes aultres A honorée ; et ne vous porteray jamais , « si ce n'est contre Turcs , Sarrazins « ou Morçs. » — Et puis fît deux sauts, et après remit au fourreau son espée. 4 C'était la chevalerie des romans , dit M. de Sismqndi , que François P*^ s'etV forçait ainsi de renouveler , en mettant en oubii l'axiome que les rois de France étaient chevaliers en naissant.

Mai^, par cette cérémonie, il sut honorer Bayard , de qui il reçut ainsi la ehevalerie , et Fleuranges , à qui il la conféra a son togr.

CH£yA{.BiiiE (Ordres de). (Voyez

OaPBBS HELICtlBÇX Ct MIUTAIBES.)

Chetalebie es lois. { Voyez Ba-

GUEIilEa.)

Cheyai^et.— Instrument de tortur% qui , grâce à l'adoucissement de nos mosurs; n'existe plus. Le Dictionnaire de TrévauçD le définit ainsi : « Banc ou tréteau qui sert à donner la question, qui fait bander les certes sur lesquelles ies corps dés criminels sont suspendus en l'air. »>

On appelait aussi chevalet une pièce de bois taillée carrément , à vives arêtes , portée sur quatre pieds , de manière à€e qu'uo des angles lût en Tair y

et sur lafsdl* on mettaîl à ctonl, pour un tempe plus ou moias Iobje, un patient à qui on attachait des {khsi 9UX deux jambes. Le chevalet était ca usage dans les villes de garnison , et servait à punir les fautes et infractiois à la discipline que conunettaient leg soldats. On y plaçait , sans jugeœeat n.i condamnation , les femmes oe maup vaise vie que Ton surprenait à heure indue dans les casernes ou les cham^ brées. Ce genre de châtiment, qui était fort douloureux et offrait plus d-oi danger, a été aboli à la révolution.

Consacré à ce dernier usage, le cfae« valet s'appelait le {dus communémeot cheval de bois.

Chevalier (Jacques -Louis -Vin^ cent ) , ingénieur-opticien , né à Paris, eii 1770 , améliora considérablemeat les instruments de mathématiques, 4 surtout les instruments d'optique. | est le premier qui ait exécuté le croscope achromatique dont £al4[ avait donné la théorie , et qui soit ^ venu à achromatiser le microscope fli* laire afoctis variable.

CuEYALiEB (Jean -Gabriel -Aujp* tin ) , ingénieur-opticien , hé à Meilai en 1778, connu depuis longtemps à le public 9 sous le nom de l*ingé\ ' Chevalier, est J' auteur de plusi inventions utiles, et d'un assez gi nombre de perfectionnements ; il s^ aussi beaucoup occupé d'observa ' météorologiques pour le olimat de ris ; il est auteur de plusieurs ou ges estimés.

Cheyaeier (N.), musicien de chambre de Henri IV, et l'un vingt- quatre violons de la bande Louis XIII , fut un des plus ba' compositeurs de son époque, pouf musique instrumentale , et surto pour la musique de ballet. De 15Sf 1617, il composa trente-trois " pour les fêtes qui furent données Louvre , à Fontainebleau et à TobW

gar Henri IV, Louis XHI, la larguerite et Marie de Médicis.

Chevalier (N.), ingénieur-mééijj nicien à Paris , fiit employé , en 1794,

Ear le comité de salut public, à la fr rication des poudres. Il offrit alors i "

ma

FRAFCE.

à la Convention, un ftisii portant huit iSaàrges, et se trouva compromis, après te 9 thermidor , dans Tinsurrection du U germinal. Apnt inventé une fusée iaextioguible , il en fit publiquement l'essai le 30 novembre 1797, Ses opiflioDS républicaines le firent, sous le «Misuiat , jeter en prison , où il était encore lorsque éclata le complot de la mchine ififerncUe. Quoique le minis- .llde la police, Fouché , ne pût guère # tromper sur les véritables auteurs .je l'attentat, il feignit de croire que Jtooup partait des jacobins , et le réféiicain Chevalier fut traduit devant m commission militaire , condamné ^ mis à mort comme complice d'uh ittime qui n'était ni le sien ni celui de |oa parti.

' ChbtâU'L£&eb6. Ce nom , employé ''abord pour désigner toute espèce de tTalerie légère , ne prit une significaparticulière qu'en l'année 1498 , ue oii Louis XII créa plusieurs pagnies^e cavalerie, qui furent nées sous la dénomination spéde cbevau-légers.

^Onelqoes compagnies franches poraussi , sous le règne de Fran- ¥*, le nom de cbevau-légers. On ém les Mémoires de Brantôme , de ces compa^ies était, en , employé» au siège de la Rôle,

l)è8 Taonée 1570, Henri IV entrete-

tone compagnie , désignée soûs le

de chevau' légers du roi, qu'il

rpora dans sa garde en 1592. In-

ndamment de cette compagnie ,

linaireroent composée de cent à

X cents hommes, on comptait en-

e vers la fin du règne de ce prince,

iiors des ranss de la garde , neuf

npagnies de cnevau-légers; formant

tôQt douze cents cavaliers. Ces com-

|ic8, enrégimentées sous Louis

, formèrent le principal corps de

«ne légère de cette époque; mais

perdirent alors le nom de ehevau-

'8, qui ne fut plus conservé depuis

par la compagnie des chevau-4é-

^de la maison du roi.

«tte compagnie, composée, en 1 630,

•viron cent cinquante hommes,

était commandée par un capltaine-lieiitenant, deux sous-lieutenants et deux enseignes ou cornettes ; le roi en était capitaine. Elle faisait le service auprès do prince , d'abord par trimestre, ensuite par semestre. Ses armes défensives étaient le plastron et la calotte ; ses armes offensives Tépée ou le S9bre et les pistolets. Louis XIY y ajouta, dansles derniers temps de son règne»

vingt carabines , qui devaient être portées par les vingt derniers pensionnaires, et Louis XV Jeur dtonna le fusil en 1746.

Les chevau-légers de la garde portaient rhabit éccCrlate bordé de blanc, avec parements blancs, poches en travers; galons en plein* et brandebourgs d'or sur le tout; boutonnières d'argent ; boutons or et argent ; ceinturon Uanc bordé d'or; veste blancha galonnée et bordée d'or ; plumet et cocarde blancs; chapeau et casque à la romaine.

Ils avaient quatre étend»tis carrés de taffetas blanc, brodés d!or et d'argent, avec un foudre sur les quatre coins, et cette devise : Sènsere gisantes. L'écharpe était pareille à i'etendard , dont la lance se terminait par une fleur de lis dorée.

p- Sous ie règne de Henri IV , Um» les chevau- légers avaient la qualité d'écuyer ; et lorsqu'ils étaient entrés dans le corps, sans être nobles, ils recevaient , après cinq ans de service ,. des lettres d'anoblissement. Cette condition fut portée à vingt ans sous Louis XIII, en 1610; elle fut abolie sous ie règne de Louis XIV, et il fallut alors, pour être admis dans la compagnie, justifier de cent ans de noblesse.

Le règlement du 8 novembre 1603 accordait une solde de quarante sous par jour à chaque chevau^éger. D§h puis 1666 , cette paye fut rédu te à quarante livres par mois , et définitivement fixée à quinze sous par jour, en 1781.

La comps^me des chevau-légers de la maison du roi se distingua aux batailles de Leuze (1691), de Maiplaquet (1709), etd'Ettingen (1743). Supprîmée en 1787 et rétsèlie ,en 1S14, elle

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L'tJNIVEftS.

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fut définitivement supprimée en 1815.

(Voy. Hommes d'âbmes, Langiebs et Maison militaire du boi. )

Les escadrons auxiliaires, attachés, en 1776 , à chacun des vingt-trois régiments de cavalerie, sous le nom & escadrons de chevaulégers , formèrent, en 1779, six régiments de chevau-légers qui furent organisés à quatre escadrons. Désignés d'abord par leur numéro d'ancienneté, ils prirent, en 1784, les noms à^OrUans, des ' Trois-Évéchés y de Franche-Comté, de Séptimanie, de Quercy et de la Marche, I^eiur uniforme était : habit bku^ avec les poches en long; boutons timbrés d'un cheval monté et du numéro du régîment. Ils étaient coiffés du chapeau , et armés comme les chasseurs à cheval (voy. ces mots); ils furent licenciés en 1 788.

SousTempire, la dénomination de chevau- légers. reparut et fut associée à celle de lanciers, pour désigner un corps de cavalerie légère, qui prit ainsi le nom de chevau- légers-lanciers.

Chetbgieb ou Chefgieb.— C'était anciennement le nom d'une dignité ecclésiastique. Les uns disent que le chefcier ne différait en rien du Pbi- MiciEB (voyez ce mot); les autres, que c'était une espèce de sacristain chargé des habits et des ornements sacerdotaux. Comme l'usage particulier de chaque chapitre réglait les droits des dignitaires, les privilèges des chefciers variaient selon les localités. Les marguiiliers-clercs de l'église d'Orléans étaient vassaux du chefcier.

Vers ta fin du quatorzième siècle, ils voulurent s'affranchir de cette servitude; mais un arrêt du parlement de Paris les força de renoncer à leurs prétentions.

Cheyelube. — Les anciens Gaulois considéraient une longue chevelure comme une marque "d'nonneur et de liberté. La leur était naturellement blonde; pour paraître plus terribles dans les combats , ils lui donnaient une couleur éclatante , à l'aide d'une pommade de suif de chèvre et de cendre de hêtre; et ils en étaient si fiers

que César, en les contraignant dé h couper, après les avoir asservis, leur causa une humiliation qui leur U plus sensible que la perte de leur in dépendance. Chez les Francs, oon»

chez toutes les populations d'origi germanique , la longueur des chev( était aussi un signe de distinction de noblesse, spécialement réservé a honfimes libres. Comme il n'y avait q| les serfs qui eussent la tête ra couper la chevelure d'un homme n'appartenait point àr cette cla c'était commettre un crime que lois. punissaient avec la plus grai sévérité , ou que l'opinion publi flétrissait hautement quand le couj ble était à l'abri du châtiment 1 ainsi l'on trouva horrible l'action Frédégonde , oui fit couper les veux à une maîtresse de son beau et les exposa ensuite dans la cbai de ce prince. La loi saligue fo ceux qui avaient pris part à une ( piration , à se couper les cheveux uns aux autres, et à être ainsi les agi de leur propre dégradation. L'id prérogative était si bien attachée possession d'une longue chevel que sous la première et la se~ race, quand on déposait un souv( ou que l'on voulait rendre son tier naturel inhabile à lui succéder, se contentait de leur raser la Clovis fit ainsi, en 510, couper les veux à un petit roi de sa famille, pelé Cariaric^ et au fils de ce roi; ( les ayant rendus, par ce moyen, i ■ gnes de régner, il s'empara de l( £tat9. En 526, Childebert , roi de ris, et Clothaire, roi de Soissons, lant s'approprier, au préjudice de li trois neveux, la part de leur frère domir, roi d'Orléans, mprt en envoyèrent à Clotilde des cisea une épée, lui demandant , par c< gage muet , ce qu'elle prêterait ses petits-fils, de la dégradation la mort. On oonnaîl la réponse reine , et le crime odieux dont réponse fut suivie. (Voy. Ce BEBT r'.)

Charlemagne, désirant conserv< sceptre dans sa maison, recomi

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à ses fils, dans un de ses capitulaîres, de ne jamais faire couper les cheveux à leurs enfants, quelle que fût la faute qu'ils eussent commise , recommandation, du reste, à laquelle son petit-6ls, l'empereur Lotbaire, ne crut point devoir se soumettre, puisque, après avoir Élit crever les yeux à son fils Hugues, coupable de révolte , il lui fît couper hs cheveux pour le dépouiller de son èoit de succession.

L'affranchi avait la permission de laisser croître sa chevelure, mais on la loi coupait s'il était remis en esclavage. les ecclésiastiques et les religieux, en signe de la servitude spirituelle à lafielle ils se soumettaient veiontairenent^se rasaient la tête et ne conservaient qu'un petit cercle de cheveux.

Prendre un homme et le traîner par les cheveux , c'était , chez les Saxons, les Bourguignons et les Lomhards, un Mit que la loi frappait de cent vingt tous d'amende , et que les coutumes deBarcelonne punissaient de mort, l^d il avait eu lieu sur la personne (ton soldat. Chez les Francs, on jurait IMses cheveux. Les laïques qui voulut, sans quitter le monde , s'asso-

QQ^àla vie claustrale et participer û grâces spirituelles dont un mottstère était la source, faisaient, au Mpérieur de ce monastère, l'offrande «on de leurs cheveux ; mais la loi défadait à tout homme libre de se faire jwiper les cheveux et d'entrer dans « ordres sans une permission du roi, % que le nombre des sujets soumis lia ûxe et au service militaire ne di- Jttinuât pas. Pour confirmer une dona- Jwi , on s'arrachait un cheveu et on ^déposait sur l'autel , si la donation ^toit faite à une église. Si c'était à un jpBrticulier, on l'insérait dans le sceau

€ Ton attachait à la charte. On se ^"Jcooamandait à quelqu'un en lui of- Iwnt un cheveu. Saint Germier s' étant ■**du à la cour de Clovis , nouvellement converti , ce prince , pour lui té- Joigncr à quel point il l'honorait, wràcha un cheveu et le lui présenta, w 80Q invitation , les courtisans en ijfant fait autant, le saint s'en retouriftdaQs son diocèse les mains pleines

T« Y. 8« Uvrcûson. (Digt. emgygl., etc.)

de cheveux, et charmé de l'accueil qu'on lui avait fait.

Dans les circonstances douloureuses , se couper la chevelure était un si^ne de détresse ou d'affliction. Les prisonniers de guerre se coupaient quelquefois la leur et Tenvo^ient à leur famille; pour les inviter a traiter de leur rançon. Les femmes coupaient leurs cheveux quand elles avaient éprouvé un grand malheur, et si ce malheur était la mort d'une personne qui leur était chère, elles les déposaient sur son tonibeau. Valentine de Milan coupa ainsi les siens et les déposa sur la tombe de Louis d'Orléans , son mari , assassiné par Jean sans Peur, duc de Bourgogne*

La mode des cheveux longs subsista jusqu'à François P'; alors l'idée de prérogative et de supériorité qui y était attachée s'étànt eftacée, les hommes adoptèrent les cheveux courts , et l'usage de les porter ainsi se maintint pendant près de deux cents ans. Les femmes , qui , dès le commencement du douzième siècle, avaient commencé à friser les leurs , les conservèrent dans toute leur longueur, et plus tard les couvrirent de poudre blanche. On lit dans le Journal de l'ÉtoilCy (ju'en 1693, on vit trois religieuses frisées et poudrées se promener dans Paris.

Quand on eut adopté les cheveux courts, on porta, pour se tenir la tête chaude, et aussi pour cacher la calvitie , des bonnets de peau et des calottes de velours ou de drap, auxquelles des cheveux étaient attachés; enfin, à partir de 1620, l'art de travailler les cheveux s'étant perfectionné , on porta d'amples et volumineuses perruques qui semblaient avoir pour but de ramener, d'une manière artificielle , les longues chevelures d'autrefois. Dans le dixhuitième siècle, on laissa de nouveau croître les cheveux. Alors , dans les deux sexes, on les frisa, on les parfuma , on les teignit , on les couvrit de poudre blanche , de poudre de couleur et même de poudre d'or. Les honimes de cour et ceux d'un rang élevé ou d'une profession noble les emprisonnaient dans des bourses de velours ou

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L'UNIVERS

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de satin qui leur tombaient sur les épaulés. Les bourgeoiset gens du commun les attachaient avec un ruban noir et en faisaient une queue qui descendait

guerquefois jusqu'au bas des reins, ou ien encore un catogan. Les femmeâ Surchargeaient les leurs de fleurs, de plumes , de rubans , de pierreries , et rart d'en tirer un parti qui rehaussât la beauté devînt fort compliqué et fort difûcile. Pendant la révolution, les patriotes portèrent les cheveux courts et rejetèrent la poudre. Sous le Directoire, le parti réactionnaire reprit les cheveux longs , la poudre , le catogan, auquel il ajouta des tresses de chaque côté de la tête, et à^^ faces qui tombaient jusque sur les épaules. On nattait ainsi les cheveux , et on les relevait sûr la tête à l'aide d'un peigne courbe. Quant aux femmes, toutes celles qui se piquaient d'élégance coupèrent leurs cheveux et les remplacèrent par des perruques blondes^ Enfin on vit naître , pendant le consulat , et se généraliser sous l'empire , la mode de porter les cheveux très-courts. Ce fut une grande affaire que de décider l'armée a s'y soumettre , et il fallut bien des instances pour amener lés soldats à supprimer la queue, bien qu'elle eût pour eux de graves inconvénients, et qu'elle fût moins un ornement qu'une servitude.

Chsvebt (François de) ^ lieutenant général des armées du roi , naquit à Yerdun-sur-Meuse, en 1695, de parents fort pauvres, et devint orphelin presque en naissant. A l'âge de onze ans , H suivit un régiment qui passait à Verdun, et parvint, malgré sa jeunesse , à se faire engager. En 1710 (il n'avait alors que quinze ans) , il fut nommé sous-lieùteuant dans le régiment de Beauce. En 1741, il était parvenu au grade de lieutenant-colonel, après avoir passé successive me«t par tous l'es grades inteirmédlaires. C'est en cette qualité qu'il 0t la campa^e de Bohême. Au siège de Prague, il commandait les grenadiers choisis pour l'esca- Ipde. Au {moment où l'on posait la première échelle, il assembla les sefg^t» de #oq d^têÇbeoieQ^ I ft leur

dit : « Mes amis, vous êtes tom bra* « ves, maïs il fnejaut ici un beavsi « TROIS POILS. Le voilai ajouta-t-il, « en s'adressant à j'un d'eux. Camo' « rade y tu monteras le premier , je « te suivrai. Le factionnaire tecriera « WE» D A , ne réponds rien. Il lA^ « chera son coup de fusil et te mon- « querdf tu tireras et le tueras, » La chose arriva oomme il l'avait dit.Cbe* vert entra le premier dans la ville. Le roi le nomma brigadier. £o 1743, lorsque l'armée eut quitté Prague, Chevert y fut laissé avec dix-huit ceots hommes seulement, les malades et M convalescents. Avec une aussi faible garnison , Il soutint le siège queldùi temps. Mai^ enfin , ne pouvant plU9 résister, il voulut au moins sortir aveé les honneurs de la guerre. Pour oeb', il écrivit au général en chéfde^a^ mée autrichienne, qu'il allait faire saur ter la ville et périr sous ses décombi^ avec la garnison et les habitants,'!

on ne lui accordait pas une capitul^ tion honorable. II obtint tout ce (^ demanda. Il servit depuis avecdlstifl^ tion euBauphiné et à Tarmée d'ItaM Il fut créé maréchal de camp en 17'*^ et lieutenant général en 1748. En 1" ce fut à une habile manœuvre commanda, que fut dû le succès bataille d'Ha^tembeck. Chevert d'être employé en 1761, à cause de vieillesse. Il avait été nommé ooi mandeur en 1754, et grand'croix' Saint-Louis en 175B. Il mourut à Pa* en 1769, et fut enterré à Saint-£i tache.

Cheyebus (Jean Le£ébure de}| à Mayenne en 1768, émi^ra à Té de la révolution. Il se réfugia d en Angleterre, puis il passa aux EU Unis, prêcha rÈvangile aux sauvf du !Nord, leur bâtit une église, et appelé à Tévéché de Boston, enl' Plein de l'esprit de charité que l'ai de l'Evangile recommanda à ses très, il se fît chérir de tous les peof qu'il visita ou administra spiriti ment. Partout on rendit hom< ses vertus, à sa tolérance, à sa tbropie.' ^P^ès avpir, pendant ( gués années, con^açr^^^o^iik

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PRÀWCE,

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rai aux Américaiiis , il revint dans sa Datri'e pour y oecu^er le siège de MoDh taubao , où il continua de déployer le caractère évan^élique qui l'avait déjà fait comparer a Fenelon. En 1826 , il fut enlevé à ra£fection de ses diocélains, par sa nomination i l'archevécbéde Bordeaux. Successivement élevé à la dignité de pair de France et de cardinal, M. de Cheverus est mort lans ces dernières années, emportant des regrets universels.

CfiSVETAIIV, Chetetaine oiuChe- ISTAINE , vieux mot qui vient du la* tin capitaneu^^ comme notre mot àetuei de capitame, dont il avait la sl- {oification. Les Anglais disent encore aojoiûd'bui clieftain pour désigner un chef oa commandeur militaire.

CheVbxbâge , terme de notre aodeane législature , désignant un droit que tés é<îuyers du roi prenaient à Palis sur le foin venu par eau. Les abtis auquel cet impôt donnait lieu engagèifent saint Louis à Tabolir par une pa- 1êote de 1256.

Chevigny-lez-Semùr , ancienne Ig^eurie de Bourgogne , aujourd'hui Jprtement de la Côte-d'Or, érigée en m en 1699.

C^iLt ABD (André) , dominicain , visionnaire en Amérique, né à Ren-

fin)ort en 1682, avait publié, penun voyage qu'il fit en Europe , iffi ouvrage où l'on trouve des docu- ; nents curieux sur les missions des 'intilles (voyez ce mot), depuis l64^ ; «a pour titre : Desseins de S. Ém. de ^^helieu pour l'Amériq'ue, etc., Rendues, 1659, in-4\

f Gbevillàrd (Jean) , généalogiste , ;jé. dans le dix-septième siècle, â pu- . ilié : Grand armoriai ou Cartes de !. Wwoft , dé chronologie et d'histoire^ ';ftris, sans date, in-foi. Il a laissé manuscrit un Ji$cueU de blasons et or- ^ries des prévôts des marchands , ^ pfiS€îll&r$ et guartiniers de la-ville , «Parw, dl^suis 1268 fusqu'éh 1729.

Jac^pi^ChevUlard, son fils, a laissé 'V^I>i£U(fTiiuiire héraldique y Paris, . 1723, iû-12, et plusieurs autres buvra- . ges estimés.

CâivaujU) (Louis) , né en 1680 ,

mort en 1751 , a composé : NobUiaire de Normandie, eon&natU j^ eatalnh gve des tioms, qualUés, armes et bkh sons des familles nobles de cette pro* Hnce, grand in-fol. , sans texte. Ce recueil est fort recherché.

Chbyilisb (André) , dopteur et bibliothécaire de Sorbonne, né à Pontoise en 1636, mort en 1700 , fut un ecclésiastique aussi savant qiie pieux.

On lui doit la conservation dq précieux volume intitulé : Spéculum num^nœ salvationis , qu'il acheta pour quelques pièces de monnaie au milieu de plusieurs livres de rebut. Il est auteur ae plusieurs ouvrages, entre autres du livre qui a pour titre : Origine deVimr primerie de Paris ^ ibid., 1694.

CHBVBEiiOif T (prise du village de).— Au commencement de juillet 1815, un corps autrichien , sou9 les ordres de Golloredo , avait eu plusieurs engagements, dans le département du Haut- Rhin , avec l'armée d'observatioû du Jura , commandée par le général Lecourbe. Le 2, les Autrichiens attaquèrent les Français sur toute leur ligne de Roppes à Chevremoni;. L'occupation de œ dernier village était indis- E ensable à Tennemi , qui voulait déorder notre droite , pour iptercepter nos communications avec IViQptbelliard et Besançon. Chevremont fui 4onc vivement attaqué : les Français ne purent s'y maintenir, et en turent chassés après la plus opiniâtre résistance.

lisse retiraient en aésordre, lorsqu'un brigadier de gendarmerie , nommé Prost, entreprend de les ramener à l'ennemi; il arrache une caisse des mains d'un tambour et bat la charge.

Le courage des soldats s^ inanimé ; ils poussent des cris d'enthousiasme et fondent sur les Autrichiei)^ victorieux.

Après une lutte acharnée « le colonel Jacquet, qui commandait le cinquantedeuxième régiment de ligne, repoussa les Autrichiens et rentra dans Chevremont.

Cheyeette, Chevrie, Chèvre. — On iappelait ainsi une espèce de musette , dont l'usage était fort répandu dans les douzième , treizième et quatolrzièine sièdes , et h laquelle nos

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aîeur se plaisaient à donner les formes les plus ridicules (*). On lit dans ie poète Guillaume de Macbault(**) {le Temps pastour, chapitre : Comment H amant fut au dîner de sa damt^ :

Car je ris toot en un cerne (oerele) Cornemoses , flajos et cAevrttUs,

Cet instrument est encore connu sous le nom de chèvrCf cfUévre, chiO' vre , dans le Gâtinais , la Bourgogne , le Limousin, et sous celui de loure ou de bedon dans quelques autres provinces.

Ghevreul (Michel-Eugène), Tun des savants dont les travaux ont ie plus enrichi la chimie, est né à Angers en 1786. Élève du célèbre chimiste Vauquelin , il succéda, en 1809, à son maître dans renseignement particulier qui avait été fondé par Fourcroy. Il fut nommé aide-naturaliste au muséum d'histoire naturelle, ensuite

{)rofesseur des sciences physiques au ycée Cbarlemagne, examinateur à l'école polytechnique, directeur des teintures et professeur de chimie appliquée à la manufacture royale des Gobelins , et enfin professeur de chimie au muséum d'histoire naturelle.

Les travaux de ce savant sont trop nombreux pour' que nous puissions les mentionner tous ici ; nous devons cependant citer parmi les plus remarquables , ses recherches sur les corps §ras , qu'il a exposées dans une série e Mémoires lus à l'Institut , et qu'il a pHbtiées. depuis dans un traité spécial sur cette matière. M. Ghevreul est membre de l'Académie des sciences , de la Société royaL^ de Londres , etc.

Ghbvbeusb, Caprosium, petite ville du département de Seine-et-Oise , arrondissement de Rambouillet. C'était jadis un lieu important , défendu par l'un des plus forts châteaux de la province. Aujourd'hui il ne pfésente plus

(*; Toyez les planches du traité tU Mw siea sacra par le prince-abbé Gerbert, de la forêt Noire.

(**) Voyez Dictionnaire historique ti Dieûonnaire des musiciens.

qu'un amas de ruines , où l'on distingue encore l'emplacement de huit oa dix tours. A Tépoque des guerres qai désolèrent la France sous le règne de Charles VI , la ville de Chevreuse fiit prise d'abord le duc de, Bourgogne, puis reprise, en 1417 , jsarTanDegui du Châtel, prévôt de Paris ; le château resta au duc , et la ville fut entièrement pillée. Quelque temps après , la ville et le château tombèrent au pouvoir des Anglais , qui les possédèrent jusqu'en 1448. Cette ville , anciennement comprise dans le Hurepoix, le.

gouvernement général de l'Ile de France, le diocèse, le parlement, Tiff- ' tendance et l'élection de Paris , avait le titre de duché-pairie, 6t fit pendant longtemps partie du comté de Mon^ fort l'Amaury , puis elle appartint ) la maison de Guise et à celle de Lnjf-, nés.

Chevreuse (Marie de Rohan-Mont*

bazon, duchesse de), née en 1600, M

célèbre par sa beauté et son esprit»;

Mariée à l'âge de dix-sept ans auooti»

nétabie de Luynes , alors favori k

Louis XIII , elle se trouva veuve «

. 1621 , et se remaria, au bout d'^M^

avec Claude de Lorralni^ , duc de Ùm

vreusiB. Madame dé ! Chevreuse ^

fort galante. Un de' ses premî

amants , le duc de Lorraine , la j

\ dans les intrigues de cour , et on I

trouve presque constamment mêlée'

toutes celles du règne de Louis T*

et de la régence d Anne d'Autn

Aimée de la reine , elle fut , pour

seul fait, persécutée par le cardinal

Richelieu , qui . ne pardonnait pas

cette princesse d'avoir repoussé f

mpur qu'il lui offrait , et à madame

Chevreuse d'avoir été le témoin, p

être même l'instigatrice, d'une mj

iication dans laquelle il avait joué

rôle ridicule. Ififadame de Chevri

fut donc exilée à Bruxelles , d'où

revint triomphante lorsque Louis

et Richelieu eurent cédé la plaoB^

Mazarin et à la régente. Mais sa

veur ne fut pas de longue durée.

timement liée avec le coadjutear ,

puis cardinal de Retz, qui était

même temps l'amant de sa fille,

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prit parti parmi les frondeurs.^ et tomba dans la disgrâce de la reine.

Elle conserva pourtant toujours assez d'JDfluence sur elle pour la faire consentir plus tard à la disgrâce du suriotendant Fouquet. La duchesse de Chevreuse mourut en 1679. Un horti- Wc soupçon, celui d'avoir empoisonné sa fille , pèse sur sa mémoire ; mais de tels crimes doivent être avérés pour çie rbistoire ose en porter l'accusation formelle , et celui-là est loin de

Chbvbièbes ,' ancienne seigneurie doDauphiné, aujourd'hui département de ITsère, à 2 kilomètres de Saint-Marcellin, érigée en marquisat en 1682.

^ Chbvbiehs , famille noble et ancienne du Maçonnais, et se prétendant issue des comtes de Mâcon. Ses armes étaient ^argent à trois chevrons de fmles avec une bordure engreslée d^azur. Elle eut pour chef Jean de févriers, chevalier qui vivait vers Fan 1170, et, dont un des fils, Paul, ffltévéque d'Évreux. Les personnages Kttarquâbles de cette famille sont :

'J\Pi€rre de Chevriers y sfeur de Wrt-Mauris , qui accompagna saint ' J5^«n Afrique , et se aîstingua en '' ÛMigne à la suite de Philippe III.

Jl^ Barthélémy de Chevriers, fils » précédent , et bouteiller de quatre •ftis de France.

fUumbert de Chevriers , fils du

' dent , se signala lors de Fexpédidltalie de Charles de Valois , et

t fait chevalier par le roi Philippe VI,

' loi ceignit lui-même le baudrier en ^mpense de sa belle conduite dans

défense de Tournay, contre les An-

B8, en 1S40.

f André de Chevriers se trouva à la llle de Rosebecque, en 1382, fut tenant de Jean de Vienne , amiral

France, en Î385 , puis du .maréchal

^Qcicault, dans son expédition d'I-

ic, en 1402. JJ^ Lotus de Chevriers, capitaine des Mes du comté de Mâcon , assista au ibat de Rupelmonde, en 1452, et à i de Gade Tannée suivante. Il fut

baote faveur auprès du duc de Bour-

06 , Philippe le Bon.

Il y eut une branche cadette de Chevriers , qui date de François de Chevriers, lequel vivait en 1613.

Chevbon , figure de blason , composée de deux bandes plates, assemblées par le sommet , et s'écartant Tune de Tautre, comme les deux branches d'un compas à demi ouvert.

— Une ordonnance du 16 avril 1771 décida, que quand un soldat aurait fini le temps de son engagement , s'il en contractait un nouveau, il aurait droit de porter sur le bras gauche un chevron de la couleur des revers de Fhabit. Si , à l'expiration de ce second engagement , il en contractait un troisième , il avait droit à un second chevron ; enfin , s'il continuait à servir après son troisième engagement, il

EoiTtait sur le même bras deux épées rodées en sautoir. A chacune de ces décorations était attachée une augmentation de paye pour le soldat qui en était revêtu. Abandonnée dans les premières années de la révolution, la décoration dû chevron , et la haute paye à laquelle elle donnait droit , fut rétablie, mais avec quelques modifications, par un arrêté des consuls , du 3 thermidor an X. Depuis , les dispositions qui Fa valent rétablie ont été successivement modifiées par un décret du 24 messidor an xii, par une loi du 10 mars 1818, par une décision ministérielle du 12 août 1822, et par une ordonnance royale du 25 juillet 1830.

Aujourd'hui, les sous-officiers et soldats ont droit à un chevron après huit ans, à deux chevrons après douze ans, et à trois chevrons après seize ans de service. Les sous-officiers portent les chevrons en galon d'or ou d'argent, comme les marques distinct! ves des grades.

Chèze (la.) ou làChâisb, ancienne baronnie du Poitou , aujourd'hui département de la Charente , érigée en marquisat en 1697.

Chèze (la) ou la. Chaise, ancienne seigneurie du Beauiolais ^ auiourd'hui département du Rhône, érigée en comté en 1718.

Chezeby , nom d'une ville et d'une

liée cédées à la France par Fart, l*'

vallée

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L'UNIVERS

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du traité ooncHi à Turfat le H4 mars 1769, eptre la France et la Sardaigne, I^a ville de Chezery, qui ïajt maintenant oartie du département de l'Ain ^ pôssèae une population de 1,205 habitants.

Ghbzy (Antoine-Léonard de) , orientaliste, fils d'un ingénieur distingué qui fut directeur des ponts et cbaussiées^ naquit à Paris, en 1773. Il fut admis ^ récole polytechnique dès la formation de cette école \ il en sortit pour suivre les cours de langues orientales au collège de France , et étudia particulièrement la langue persane sous lyi. Sylvestre de Saey, dont il fut l'élève \e plus distingué. Ses succès dans l'étude du persan lui valurent, eq 1807, la place de professeur-suppléant à l'école spéciale des langues orientales vivantes. Hamiltonf membre de l'Académie de Calcutta , étant vequ , en 1803 , faire le catalogue des manuscrits indiens de la bibliothèque nationale, apprit en même temps le sanskrit à Fr. de Schlegel , oui résidait alors à Paris. Ce fut dans la conversation de ces deux savants que Chézy puisa les premières notions de cette lan^ue^ et il est le premier Français qui, sans avoir voyagé , ait acquis une connaissance profonde de 1 idiome sacré des Indiens. Aussi , lorsque la grammaire de Wilkins parut dans le Bengale, Chézy fut-il en état de la juger et d'en rendre compte en homme qui connaissait son ^ujet. £n-1814, Louis XVIII créa en sa faveur une chaire de sanskrit au collège dé France. Cette chaire est la première de ce genre qui ait existé en {Europe. £n 1815, il devint professeur titulaire de persan à l'école des langues orientales , et fut élu , en 1816, membre çje l'Académie des inscriptions et belles-lettres. On a de lui : Med^noun et LisUa^ poème traduit du persan de Djamy, 1807, 2 vol. in-18 :

cîette traductioq fut jugée di^ne d'un prix décennal, en 1810; Yadjnadatta Iftulha, ou la Mort de Ya^J^nado^ta ^ épisode tiré du Râmâyanq, et traduit du sanskrit, 1814, in-rà''; la Reconnaissance (kSakountala, drame sanskrit, texte et traduction; l* anthologie

éroHque d'Amarou^ texte et tradoG- ^on. Chézy fut enlevé par le €bolÉn ea 1832: il laissait inédits |i|ix^D^( ouvrages sur le sanskrit , et cinq m l'arabe et le persan.

. Chiabi (coinbaf ^e). — Le marM de Villeroi avait, en 1701, rem^acé Catinat dans le commandement de Tarroée d'Italie ; car ^ disait fo^Asm de Maintenon (lans uqe de ses lettre^ Le roi n'aime pas cqnfier ses affaires 1 des gens sans dévotion. Catinat se mit sans murmurer sops les ordres du fiouveau général , qui ,. avec, son imprvdence et son orgueil ordinaires, reprit l'offensive. Aux observations que lui

marcher contre Chiari sur rOglio,<^'il croyait abandonné. Catinat se fit rajié? ter l'ordre trois fois; puis, ^e retQii^ nànt vers les ofGciers qu'il CQaHn9ll^ daiit : jllons, yiit-il , messieurs, U/wê obéir. On marcha au^ ret|^anébemen(|»j On y trouva toute l'arasée d'Ëug^.

OU} avait été averti par i<( tr9itre Anié^ aée de Savoie, Malgré les preuve^ d| courage par lesquelles ce prjnee iM qua sa trahison, malgré lés em0 désespérés de Catinat, les Fraoy* furent rçpounsés ayec upe perte 41 cinq à six mille hommes. i

Chiclana (b£|taillede).— Pepdft que les Français, $ous .le£; priJres duc de Bellune , bloquaient Cadix | terre (février 1810), la junte insu^ tionnelle, réfugiée dans cett^ vil conçut le prqjei de les forcer à iei le siège, en faisant attaquer leurs \ïf de revers. En conséquence, einq Anglais « tjrés de la earnison de U et de celle je Gibraltar, âirent tri portés par mer à AigésiiraS) et 8e 1 nirent a Tarifa avep douze mille pagnols. Cette arméie), commandée i le général Pena , se mit aussitj^t , iparcbe. Le 4 mars r elle arriva a hauteur de Santi-Petrï, jffès dès sitions qu'occupait le général Villl spécialement chargé de garder Ifts bouchés de l'île de Léqn , et essajfJi:^ les. emporter. Les Adglo-Es] ayant échoué dans cette .tentative

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