‹ France (volume 5)Chapitre 17 sur 114 · HI · texte numérisé non relu

HI

Stèrent eo avant vers Chiclana , où i ^ quartier général de l'armée fraofaîse* te duc dci Bellune fît retirer MB |M>stes, se concentra, et prit position à Chiclana roéoie, avec sa réserve, eoœposée de deux brigades. IS'ayant à n disposition qu'environ six mille hunmes, il avait d'abord résolu d'attedre l'ennemi ; mais il Se décida bien- Ipt a [prendre Toffensive, en voyant h possibilité d'attaquer les Anglo-Ës* [BOls sans laisser paraître sou infé- ^ti numérique. U fît déboucher ses Q|M» par les bois , sur les derrières >fe^Demi , le culbuta et le rejeta vers

!i,iBér. £n le poursuivant dans cette il^on, il vit que les Anglo-Espa- (jîiols s'étaient emparés de la hauteur niprtaote de Barossa, et ordonna "" ipoéral Ruffin de l'enlever à la lonette. A peine noattres de cette les Français furent attaqués ^|ia corps de l'armée coalisée , sous [«rdres du général anglais Graham, 'lombat s'ouvrit par un feu terrible |3lerle et de mousqueterie ; mais ft les troupes ennemies sfélan- U'une sur l'autre et se chqirgè- [la baïonnette avec uqe rage ini. Les Français étaient à peine itredeux; cependiant, dans deux les successives I ils repoussèrent rieusement lès Anglo- Espagnols, [lecpnde de ces attaques, le géné- " ma , mortellement blessé , fut de rester sur la hauteur de Ba- .avec guelques soldats également et fut fait prisonnier. Cet évéjeta quelque désordre dans la ^. lé qu'il commandait, mais elle lêébrma promptement, et elle re- ^'' le due de Bellune, après avoif Anglo -Espagnols en complète 1. ^s derniers firent ensuite rs tentatives sur le centre de l|ée française; mais, toutes les fois ' se présentèrent , ils furent culet rentrèrent dans Cadix. La bade Chiclana fut très-meurtrière :

sdliés perdirent 3,500 hommes, ** ^és que prisonniers ; du côté de^ " i, 00 étajua la perte à 2,500 les tu^ ou hors de combat, lesquels se trouvèrent plusieurs <

offiçjers de rang. Nous enlevâ^les i l'ennemi six pièces de canon çt trois drapeaux; un des nôtres tomba au pouvoir d'un régiment anglais.

Chicot (N.) , gentilhomme gascon , bouffon de Henri IV, se distingua par sa bravoure et son zèle pour la cause de ce prince , autant que par l'originalité de ses plaisanteries , et le sel qu'il joignait aux avis burlesques qu'il donnait aux gens de la cour. Ayant fait prisonnier, au siège de Rouen, le comte de Chaligoy, il reçut du noble seigneur, irrité dé ses rodomontades « un coup d'épée sur la tête , dont il mourut quinze jours après. On rapporte que quelques instants avant d'expirer, Chicot voulut se précipiter de son lit pour assommer un curé , ligueur fanatique , qui réfusait de donner l'absolution à un soldat mourant, parce qu'il était au service d'un roi huguenot.

Chigoyneâu (François) , né à Montpellier, en 1672, (Je Michel Chicoyneau , chancelier et professeur d'anatomie et de botanique de l'université de cette ville, fut d'abord destiné à la marine; mais il embrassa ensuite la carrière de la médecine. Reçu docteur en 1693, il succéda à son père dans sa place de chancelier de Tuniversité et dans ses deux chaires d'anatomie et de botanique , et fut envoyé à Marseille par le duC d'Orléans, avec Boyer et Verney, lorsque la peste s'y montra, en 1720. Apres cette mission, dont ih s'acquitta avec le plus grand dévouement, il fiit appelé à Paris, où il devint médecin d«s enfants de France , puis médecin du roi, à la mort de Chirac, son beau -père. Chicoyneau avait été nommé associé libre de l'Académie des sciences, en 1782. Il est mort le 18 avril 1752.

Chien. — LesGaulois, dontlachassc était le divertissement favori , faisaient le plus grand cas de l'intelligent animal qui les secondait dans ce noble exercice. Ils se faisaient suivre de leurs chiens partout , même dans leurs expéditions militaires. Bituitus^ chef des Arvernes, attendant, avec 100,000 hommes , le consul Q« Fabius Maxi-

GHI

L'UNIVERS

CHI

mus , qui marchait à lui à la tête de 30,000 soldats, dit , en voyant le petit nombre d'ennemis qui se disposaient à Fattaquer, que l'armée romaine suf-.

firait à peine à un repas des chiens qui étaient dans la sienne.

Les Francs, peuples chasseurs comme les Gaulois, attachaient également une grande importance à leurs chiens , et les lois saliques, des Ripuaires, etc., punissaient très-sévèrement le vol d'un de ces animaux , surtout s'il était dressé pour la chasse.

Chien (ordre des chevaliers du). — On prétend que cet ordre ftlt institué . par un seigneur de la maison de Montmorency, Bouchard lY, surnommé Barbe-Torte , qui , en 1102, vint à Paris, suivant Belleforét, accompagné d'un ^rand nombre de chevaliers, qui portaient tous un collier façonné en télé de cerf, avec un méda'ijlon qui

{>ortait l'effigie d'un chien. C'est d'aileurs tout ce qu'on sait sur cet ordre bizarre.

Chiffbes. — On ignore complètement quels furertt les signes dont les premiers Gaulois se servaient pour exprimer les nombres et calculer. Tout ce que l'on sait , c'est que quand les Romains se furent empares de la Gaule, ils y introduisirent les leurs, qui étaient , comme on le voit par les inscriptions et les autres monuments écrits, un certain nombre de lettres de leur alphabet. Le latin étant devenu la ^langue ofpcielle dans laquelle furent rédigés et promulgués les traités , les capitulaires , les canons des conciles , les chartes de fondation, de donation, d'affranchissement, etc., ces actes durent être datés au moyen du chiffre romain. Lorsque François V"^ eut ordonné que les actes de l'autorité , les arrêts des cours de justice, ainsi que les transactions particulières, seraient rédigés et écrits en langue française, on commença à faire un usage général des chiffres dont nous nous servons aujourd'hui , et que nous appelons chiffres arabes.

Ces chiffres viennent-ils réellement des peuples dont ils portent le nom , et ea quel teaips ont-Us été introduits

en Europe? Ces deux questions ont occupé bien des savants , et cependant elles sont encore indécises. Selon des auteurs, ce fut Gerbert. d'Aurillac, savant mathématicien , successivement précepteur de l'empereur Othon ITI et du jeune roi Robert , puis archevêque de Reims, enfin pape sous le nom de Sylvestre III , qui s'en servit le premier en France. Si cela est vrai , de qui Gerbert les tenait-il ? Voilà ce que I histoire ne nous dit pas.

Selon d'autres écrivains, les chiffres arables, dont les Indiens seraient les premiers inventeurs , n'auraient commencé à être connus en Occident que vers la fin du treizième siècle, etoa les devrait au moine Planude, à qui on attribue une vie d'Ésope.

Le savant Huet, évêque d'Avranches , nie que les chiffres dits anbes nous soient venus d'Orient tels auenous les écrivons : il n'y voit auc aei lettres grecques tracées à la bâte et mal conformées; ainsi, à son avis, du p, on aurait formé le 2; du f, le S; du ^, le 4; de l'e, le 5; du <r, le 6; du Ç , le 7; du H , le 8 , et du 0 , le 9* M. Charles Nodier partage cette o^ nion pour une partie des chiffres. S cette idée était vraie , on pourrait sQ(h poser que les chiffres usuels ont nos haute antiquité chez nous , qu'ils y ont été apportes par les Phocéens et adop* tés par les marchands gaulois qui commerçaient avec Marseille. Mais on s répondu que si ces chiffres viennent de lettres grecques, quelques-unes de ces lettres ont subi une transforma* tion telle, que pour les reconnaître dans les chiffres auxquels elles ont donné naissance, il faut une foi robuste. Quant à leur introduction par les Phocéens , on demandera corameiil. il se fait que les chiffres , une fois cott^ nus, aient été abandonnés pendafli.

tant de siècles pour être repris ensuit^ et comment on les a retrouvés. Ccai qui prétendent que les chiffres arab* ou indiens nous sont venus de l'Orient, justifient leur opinion en ce qœt pour faire les calculs, on procède «».

partant de la droite, comme lise* presque tous les peuples orientaux*

CHI

CHI

tSl

A cela on peut leur répondre que, pour énoncer un nombre écrit en chiite, on commence à le lire par la gauche. Ainsi leur raisonnement ne prouve rien. La question est donc encore indécise.

CHrLDEBEBT P'v troisième fils de Clovis, et le second de son mariage aree Clotilde, eut en partage le royaujnede Paris^ qui lui échut en 511. La invoure, jointe à la cruauté, forme le principal trait de son caractère ; 'des guerres d'ambition occupent tout^on i^oe. Il se Joignit, en 523, à ses deux ireres, Clotbaire et Ciodomir, pour Un la guerre à Si^isrnond, roi des Boarguignons. Ce pnnce Cfut vaincu, et ia Bourgogne qui, • depuis près de cent vingt ans, était constituée en royaame, fut démembrée (534). Ciodomir périt dans cette expédition. Son loyaume revenait à ses enfants; mais lis n'avaient pour se défendre contre Tavidité de leurs oncles que leur aïeule Qotilde. a Childebért, voyant que sa ■ère avait porté toute son affection w les fils de Ciodomir, en conçut de iï«vie; et craignant que, par la taveur ^ b reine, ils n'eussent part au ^Mffle, il envoya secrètement vers , 9» frère, le roi Clotbaire, et . lui fit " dfe : « Notre mère garde avec elle « les fils de notre frère, et veut leur «doQoer le royaume; il faut que tu «viennes promptement à Pans, et * Que, réunis tous deux en conseil, nous «déterminions ce que nous devons « faire d'eux, savoir si on leur coupera « les cheveux, comme au reste du peu- « pie, ou si, les ayant tués, nous par- «tagerons entre nous le royaume de « notre frère. » Fort réjoui de ces paroles, Clotbaire vint à Paris. Cbilde- Savait déjà répandu dans le peuple

£B les deux rois étaient d'accord pour ver ces enfants au trône. Ils en- ^yèrent donc, au nom de tous deux, «6 reine, qui demeurait dans la même ville, et lui dirent : « Envoie-nous les «enfants, que nous les élevions au « trône. » Elle, remplie de joie, et ne nehant pas leur artifice, après avoir w boire et manger les enfants, les ^voya, en disant : « Je croirai n'avoir

« pas perdu mon fils, si je vous vois « succéder a son royaume. » Les eafants étant allés, furent pris aussitôt et séparés de leurs serviteurs et de leurs gouverneurs ; et on les enferma à part, d'un côté les serviteurs et de l'autre les enfants. Alors Cbildebert et Clotbaire envovèrent à la reine Areadius, portant des ciseaux et une épée nue. Quand il fut arrivé près de la reine, il les liTi montra, en disant : « Tes fils, nos seigneurs, ô très-glo- R rieuse reine, attendent que tu leur « fasses savoir ta volonté sur la ma- « nière dont il faut traiter ces enfants; « ordonne' qu'ils vivent les cbeveux « coupés , ou qu'ils soient égorgés. »

Consternée à ce message, et en même temps émue d'une grande colère, en voyant cette épée nue et ces ciseaux, elle se laissa transporter par son indignation, et ne sachant, dans sa douleur, ce qu'elle disait, elle répondit imprudemment : « Si on ne les élève « pas sur le trône, i'aime mieux les « voir morts que tondus. » Mais Arcadius, s'inquiétant peu de sa douleur,^ et ne cherchant pas à pénétrer ce qu'elle penserait ensuite plus réellement, revint en diligence près de ceux qui l'avaient <> envoyé , et leur dit:

« Vous pouvez continuer, avec l'appsobation de la reine, ce que vous avez commencé, car elle veut que vous accomplissiez votre projet. » Aussitôt Clothaire, prenant par le bras l'aîné des enfants, le jeta à terre, et lui enfonçant son couteau sous l'aisselle, le tua cruellement. A ses cris, son frère se prosterna aux pieds de Cbildebert, et lui saisissant les genoux, lui disait avec larmes : « Secours-moi , mon « très-bon père, afin que je ne meure « pas comme mon frère. » Alors Cbildebert, le visage couvert de larmes, dit : « Je te prie, mon très-cher frère, a aie la générosité de m'accorder sa « vie; et si tu veux ne pas le tuer, je « te donnerai pour le racheter ce que « tu voudras. » Mais Clotbaire, après l'avoir accablé d'injures, lui dit: « Re- « pousse-le loin de toi, ou tu mourras « certainement a sa place; c'est toi « qui m'as excité à cette affaire, et tu

CHl

L'IÎMVEfeiS.

CEI

« ës si prompt à rëpi*endré ta foi ! » Childebétt. à ces paroles: repoussa l'enfant et le Jeta à Clothaire, qui, lê rècê?ant, lui enfonça son couteau dans le côté, et te .tua, comme il avait hit à son frerê. Ils tuèrent ensuite les serviteurs et les gouverneurs ; et après iquMls furent mort^, Clothaire, montant à cheval, s'en alla, sans se troubler aucunement du /neurtre de ses neveux, et se rendit avec Çhildëbert dans les faubourgs. La reine, ayant fait poser les petits corps sur uri brancard; les conduisit, avec beaucoup dé chants pieux et une immense douleur, à réglise de Saint-Pièrre, où on les enterra tous deux de la même nranière.

L'un des deux avait dix ans et l'autre sept.

« Ils ne purent |irendre le troisième, Clodoald, qui fut sauvé par le secours de braves guerriers; dédaignant un royaume terrestre, il se consacra à Dieu, et s'étaut coupé les cheveux de sa propre main, il fut fait clerc. 11 persista dans les boiinès œuvres et mourut prêtre (*). »

Childebert ^t Clothaire se partagèrent ensuite les États de leurs neveux ; mais ils ne furent pas longtemps d'accord ; leur haine éclata' après la mauvaise issue d'une expéaition qu'ils avaient faite ensemble en Espagne, et dans laquelle ils avaient perdu la moitié de leurs troupes. Childebert ravagea alors les États de Clothaire^ et excita son fils Chramne à se révolter contre lui. Mais bientôt après il mourut à Paris (556), et, comme il ne laissait pas d'enfant mâle, ses États revinrent à Clothaire, qui devint aloris ie seul roi des Francs.

CHitDEBEfii! P' (monnaie de). — On ne connaît de ce prince qu'une seule pièce ; c'est un très-beau triens, publié par Bouteroue et Leblanc, et qui présente d*un côté le nom royal autour d'un buste armé d'un bouclier, Childebebtus bèx, et au revers un rhrisme anse et accosté des lettres ah sur un globe, avec la légende àrela-

TOCIVIT.

(*) Grégoire de Tours.

CfiiLBEBXBT II, roi d'Australie, lits de Sigebert et de Brùnéhaut, né reirs 570, fut proclamé eé 576, sons la tutelle de sa raère^ qui, lor§ de sa captivité, Ait remplacée dànl l'administration du royaume par un Conseil de régence composé de seigneurs austrasiens. Peu dé temps après que Childebert eut pris lui-même les rênes de l'État, la mort de son oncle Gontr^ri l'appela à la, succession des royaumes de Bbur^ô^ne, d'Orléans, et d'une partie de eeïui dé Paris ; mail son règne fut de courte durée. Il mourut empoisoniié à l'âge de vingtsix ans, au moment où il se préparait â conquérir la Neustrie (596). Il laissait deux fils : Thierry, aai eut le royaume de Bourgogne, et Théodebert, i)ui devint roi d'Aûàtrasie.

Childebert II (monnaie de).— Ori connaît de ce prince un tiers de sou d'or frappé en son nom, en Auvergne, ainsi que l'indiquent les gran»

des lettres AR, initiales de Anvemà

çîvitas, et une autre pièce au reveri.

de laquelle on voit un dragon ave^ des caractères que l'on n'a pu eocoif déchiffrer complètement. Qn attribut:

encore à Chilaebert II une pièce éêl bronze, dont le champ nrésente d'mi] côté Elpbbebtib, et ae l'autre u chrisme dans un feuillage. C'est, avi une autre pièce, où on lit le nom Thbodobigus, et qui pourrait te aussi bien appartenir à Théodoriç Grand qu'aux princes mérovingieni du tnèim nom, la seule espèce de cui* vre qui figure dans la sërie mérovîn" gienne.

Chilbebbbt III, dit le Jlmte^ de Thiejry V\ né vers 683, fut p clamé en 695, à la mort de Clovis son frère ; mais, de même que ses d^ prédécesseurs, il ne régna que de nook.! Le véritable roi fut Pépin le Gros d'Héristai, qui, avec le titre de vam du palais, eut toujours une autorit souveraioe. Childebert UI mourut 7tl, laissant un fils, Dagobert, i porta aussi, après lui, |e titre de i

Childebbbt m (monnaie de). -?*] Nous ne connaissons aucune moi

GHI

p l'on puisse attribuer dvec certît»fpàce prince. Le nom de Chjldebèrt, qui se lit^ »ur des triens frappés diosdeux localités de Bourgogne* ié-, sigoées par les légendes du. revers, fVfik FiciT et BOHis, n'est ni celui deceprluee, ni celui d'un roi du même lom. Il désigne la monétaire, ainsi fK les légendesf M^aoysus, d'une ilpiaie de Cbâlons-sur-filaone, et (^nuoiaiGus xon> d*une pièce frap-

. (^DSSKÀiiD. -r- Le continuateur k frédégaire dit que ce prince était fils de Pépin d'Héristal et d'Alpaîde, ctpre de Charles-Martel* Ce personil4gp, qui est un des plus insignifiants d» Botre histoire^ est un de ceux dont qu'est te plus occupé. Il connbattit *" Sarrasins avec Cnarles-Martel ; il siège de Narbonne; il intervint les querelles de ses neveux, après trt de Charles. A partir de 741, mnales ^ chronicfues ne parlent ^ de lui; mais les généalogistes sont «i oui l'oiit illustré en voulant ide lui un deç ançltres de la dyeapétienne. Les plus grands éru- I siècle dernier se sont engagés des discussions interminables, ||p[ démontrer la, descendance carlotHienae de Robert le Fort, l'ancêtre inné et reconnu dés Capétiens. En se >ÉMhant à dhildebrand, Duchesne^ Bouchet, les Sainte-Marthe, le '"te, etc., y opt consacré tpute leur itioD, aidée de toutes les subtilités bdialectiaue. Pauvre sujet d'escri-

Bi fK>ur»des nommes si savants ! Mais, tout temps, les érudits se sont pas- ÉHlQés ppiir des questions n'ayant

tvleur que pei|e qtie leur donnait préoccupation. Adrien Valois a ei^ k bon espnt de réfiiter toute cette l^logie d'invention moderne, et t'est aujourd'hui un point en dehor^ ^ la discussion. Ce n'est pas tout ; Qjildebrand fut encore, au dix-septième fittle, le héros d'un poème épique; iws il j a longtemps que Boileau a ttyastice du poète et du poème, par jm vers que tout le monde connaît.

^1 trouvera 1^ résuqné de toutes les Wttisioni relatives à Childebrand,

cHi m

dans la. préface du tome x de la colleqr tioD des historiens de France, éf aussi dans un mémoire de Foncemagnci imprimé dans le tome x du recueil de l'Académie des inscriptions et belleslettres.

Childebig I", fils de Mérovée, lui succéda en 458. La dissolution des mœurs de ce prince avant provoqué les ressentiments d^s bomnoes libres du royaume, il se vit forcer de quitter ses États et de chercher un asile dans la Thufinge, auprès d'un roi dont il séduisit la femme; et la royauté fut déférée, suivant les vieilles chroniques, au maître de la milice des Romains.

« Il s'abandonna, dit Grégoire de Tours, à une honteuse luxure, déshonorant les femmes de ses sujets; e.^ ceux-ci , indignés de ces outrages , 1^ détrônèrent. Ayant découvert qu'oui en voulait môme à sa vie, il se réfugia dans la Thuringe, laissant dans son pays lin homme qui lui était attaché^ pour qu'il apaisât, par de douces paroles, les esprits furieux. Il lui donna aussi un signe pour qu'il lui fît connaître quand il serait temps de retourner dans sa patrie, c'est-a-dire qu'ils divisèrent en deux une pièce d'or^ que Childéric en emporta une moitié, et que son ami garda l'autre, disant:

« Quand je vous enverrai cette moi- « tié, et que les deux parties réunies « formeront la pièce entière, vous « pourrez reveniren toute sûreté dans 9 votre, patrie. » Étant donc passé dans la Thuringe, Childéric se réfugia chez le roi Bizin et sa femme Basine* Les Francs « aptes l'avoir détrôné, élurent pour roi, d'une voix unanime, ^gidius r)—* Celui-ci était déjà dans la huitième année de- son rè^ne, lorsque le fidèle ami de Childéric, ayant secrètement apaisé les Franes, envoya à son prince des messagers pour lui

(*) Leç Francs, en prenant pour chef ^gidius^ ne firent sans doute que suivre l'ancien usage de se. mettre au service des généraux romains. Le vrai de tout cela , dit M. de Chateaubriand en racontant rexil de Childéric , c'est qu'il alla à Constanliuople, d'où Tempereur le dépêcha en Gaule poiif contre-balanoer Fautorité suspecte d'^idius.

tu

cm

GHI

remettre la moitié de la pièce qu'il avait gardée. Celui-ci, voyant par cet indice certain que les Francs désiraient son retour, et c[u'ils le priaient euxmêmes de revenir, quitta Thuriuge et fut rétabli sur le trotte. Tandis qu'il régnait, Basine abandonna son mari pou-r venir auprès de Childéric. Celuici l'épousa, et en eut un fils qu'on appela du nom de Clovis. Ce fut un grand prince et un redoutable guerrier. » (Voy. Basine.) Cbildéric V mourut en 481 (*).

Childéric II, second fils de Clovis II et de Bathilde, roi d'Austrasie en 660, réunit tout l'empire des Francs en 670 , à la mort de Clothaire III, son frère, et par la retraite de Thierry.

Ëbroïn, maire du palais, ayant voulu mettre ce dernier sur le trône , fut rasé et confiné dans un monastère, et le prince enfermé dans Tabbaye de Saint-Denis. Childéric, devenu maître absolu du royaume , se conduisit d'abord par les conseils de Léger, évé^ue d'Autun. Mais ce prélat perdit bientôt sa confiance , et il le fit enfermer avec Ebroïn au monastère de Luxeuil. Childéric se rendit alors odieux aux grands, en ne tenant aucun compte de leurs privilèges. Bodillon, l'un d'eux, fut par ses ordres attaché à un poteau et fouetté comme un esclave. Cet outrage fit naître une conspiration. Le même Bodillon , chef des conjurés , l'assassina

(*) On a découvert en x654»àTournay) un tombeau où étaient déposés» à côté d'un squeleUe, une assez grande quantité d'objets précieux, entre autres une épée dooi la

Soignée était garnie d'une feuille d'or, une aclie d'armes ou francisque en fer, beaucoup d'abeilles en or, cent médailles d'or, d'empereurs du Bas-Empire, la plupart contemporains de Cbildéric, et deux cents médailles d argent des premiers empereurs. On a supposé que ce tombeau était celui de Childéric. Les objets qu'il contenait, donnés d'abord à l'archiduc Léopold - Guillaume d'Autriche , alors gouverneur des Pays-Bas ,

{>as^èrent, après la mort de ce prince, à 'électeur de Mayence ,*qui , en i663, en fit présent à Louis XIY. Ils sont maintenant déposés au cabinet des antiques de la bibliothèque du roi.

dans la forêt de Livri , près de Cheiles , en 678 ; il étaft à peine âgé de vingt* quatre ans. La reme Bihniide, alors enceinte, et Dagobert, leur fils aîné, encore enfant, ne furent pas épargnés.

Leur autre fils, Daniel, échappa seul à ce massacre. (Voy. Chilpéhic 11.) «

Childéric TI (monnaie de).— Trois princes du nom de Childéric ont régné sur les Francs; mais le second estli' seul dont'nous connaissions des mon»^, nàies. C'est en effet à lut que Ton at^ tribue généralement les triens et leil sols sur lesquels on voit aa droit la légende Hidaerigvs REx , puisuDbasd tourné à droite et revêtu d'un paluda^ mentum ou manteau sous une arcadef au revers, une croix accostée des tel très MA, initiales de Massilia (Mi seille) , dont le nom se trouve in en toutes lettres dans la légende. Cel représentation d'un buste sous arcade est unique dans la série m vingienne. On connaît d'ailleurs d'i très sols et d'autres triens de la m' ville qui ne présentent que le ordinaire, c'est-à-dire, le nom da autour de son buste, les lettres accostant la croix, et la légende siUE civiTATis. Nous dcvons ei nrientionner ici un beau tiers de frappé au nom de Childéric II et de frère Clothaire, et qui porte, d côté, les mots Childéric vs rsx tour d'un buste, et de l'autre, TARivs REX autour d'une croix, lettres ma^ qui accompagnent croix, prouvent que cette pièce a frappée à Marseille. On y remai d'ailleurs le motcoNOB, légendes matique des dernières monnaies maines dont on a donné tant d'exj cations différentes. Enfin , on con encore de Childéric des triens fra à Metz , et présentant , d'un côté, figie du pnnce avec son nom, et l'autre, la légende mettis giv au d'une croix ansée.

Chi^dbrig III , le dernier des pi ces de la dynastie mérovingien Après la mort de Charles-Martel, ' loman et Pépin se partagèrent vaste empire; le premier eut l'Aui sie, le second, la Neustrie et la

cm

CHI

gogoe. Maïs Pépin, né Austrasien, et parlant toujours la langue germanique, était considéré , par les peuples sur lesquels il devait régner, comme un étranger. « Ils ne lui obéissaient qu'à regret, et peut-être avaient-ils fait entendre quelque plainte, de ce qu'il ne jotait plus de roi auquel ils pussent teander justice, lorsqu'ils étaient fprimés par le maire du palais. Pépin , '|0ur les satisfaire, tira de quelque mvent un dernier Mérovingien qu'il 'iMmiœaCliildéricIII (742). On ne sait 'BisoD âge, ni son origine; mais il est I probable que Pépin , fidèle à la politique l4e ses prédécesseurs, fit, dans cette |jiief»sioQ, choix d'un enfant. La plu- [firtdes chroniqueurs parlent pour la [fremière fois de Childéric III, au mo- UK&t de sa dé[)osition {*), » Mais dix : après, Pépin, que la retraite de i frère Carloman avait rendu maître toute la monarchie des Francs, ivaot son autorité assez bien étadéputa vers le pape Zacharie, ira, évéque de Wirtzbourg, et reFulrad , son chapelain , « pour roger, dit Éginhard , sur les rois (jeiistaient alors en France, et qui imt que le nom de rois sans aupaissance royale. Par eux, le fè répondit qu^il valait mieux que ni-là fût roi , qui exerçait la puisce royale (**). » Pépin tut élevé sur bouclier, dans une assemblée de la te qui fut tenue à Soissons, au «s de mars 752, et Childéric III, , int été solennellement déposé , reçut itoDsure ecclésiastique et fut enfermé 1 couvent de Sithiu, nommé depuis întrBertin, à Saint-Omer, où il^Aiou-

fioLvimc V% fils de Clothaire I", it roi de Soissons en 561 , à la t de son père. Il se montra tout

jword avide , fourbe , querelleur : il lut s'approprier le trésor de son ^ que l'on gardait dans la résidence

^ Brame; mais ses frères le forcèrent

.'0 Sismondi, Histoire des Français, 1. 1, "► t55.

{**) Éginhard , Annales , t. V, scr, fr, , '|.i97.

ranti

à partager. En 562 , il envahit les États de son frère Sigebert, et lui prit Reims, sa capitale; repoussé à son tour, il perdit Soissons , et fut sur le point d'être dépouillé de tous ses États. Chilpéric ne s'était encore allié qu'à des femtaes de basse extraction; à l'exemple de Sigebert , il voulut avoir pour épouse une princesse du sang royal , et il épousa Gaisuintbe , sœur deSrunehaut. Mais Frédégonde, Tune des anciennes concubines du roi , n'avait rien perdu de l'empire qu'elle exerçait sur lui. Bientôt Gaisuintbe périt de mort violente; Frédégonde devint reine , et la guerre se ralluma plus furieuse entre la Neustrie et l'Austrasie. En 576, Sigebert victorieux allait détrôner Chilpéric. Celui-ci tremblait; mais Frédégonde eut recours au poignard , et Sigebert fut assassiné. Dès lors l'ascendant de cette femme fut encore plus grand sur Chilpéric :

elle lui fit immoler, les uns après les autres, tous les fils qu'il avait eus d'autres femmes; elle poursuivit ses rivales jusqu'à la mort; elle anima son mari contre Grégoire de Tours, contre Prétextât, contre tous ceux qu'elle haïssait. Tous les crimes de Châpéric ont été inspirés par elle. Ce pnnce, théologien, lettré, bel esprit, était trop faible pour être féroce. Les Récits mérovingiens de M. A. Thierry nous montrent parfaitement ce mélange de faiblesse innée et de cruauté acquise qui composaient son caractère et justifient parfaitement ce mot si vrai des éditeurs de la collection des historiens de France , en parlant de ce prince :

Uxorius magis quant crudelis (t. Il, . 115). Chilpéric fut assassiné à Cheles, par ordre de Frédégonde, en 584 ; il était âgé de quarante-cinq ans. Son fils Clothaire II lui succéda.

Chilfbrtg n fut proclamé roi en 715, aprèsjjla mort de Dogobert III.

On dit ^u'il était fils de Childéric II, assassine en 673. Mais le* passage suivant de It chronique d'Ërchambert rend cette filiation douteuse. « Les « Francs occidentaux , dit cet auteur, « constituent roi un clere\npmmé Da- « nihel qu'ils appellent Chilpéric; car

fe

IM

^UNIVERS

CHI

«la deflcendançe des roîs venant à 4c manquer, ils sont dans Tusagè d^ KCpiDrûiiBeff celui qu*ils trouvent lé « plus proche des Mérovingiens. »

Chilpéric, secondé par le inaire Raimfroi , essaya de lutter contre Charles- Martel , lofiais il fut vaincu et mourut en 730.

Chimib. — Les origines de la chimie sont, comme celles des autres -sciences, environnées d'épaisses ténèbres.

On ne trouve dans l'antiquité aucune trace d» T^istenoe ^e cette science.

C'est en vaio qji'on a cru pouvoir démontrer Topimon contraire, en confondant aveo la chimie les procédés de quelques arts économiques et indusfiriels, ou les premiers principes de l'art pharmaceutique, tels qu'ils existaient cheE les Égyptiens , Jes Chinois, les Phéniciens « et plus tard chez les Grecs. Une étude plus approfondie de cette branche des connaissances humaines démontre qu'elle appartient tout entière aux nations modernes.

On ne saurait faire remonter son origine plus haut qu'au septième siècle , lorsque les Arabes commencèrent à s'occuper dea sciences physiques.

Les rêveries de l'alchimie, née dans le commencement de l'ère chrétienne, avaient fait faire de nombreuses recherches, auxquelles on devait déjà la découverte d'un certain nombre de faits. Tandis que les philosophes cherdiaient à la fois la transmutation des métaux et le remède universel , les médecins ûiventaient un grand nombre de préparations compliquées cju'ils variaient à l'infini ; et , en traitant des plantes et des animaux par l'eau et le feu dans des vaisseaux distillatoires , ils avaient reconnu qu'on en séparait des produits et des substances volatiles, qu'on retrouvait plus ou moins constamment, suivant certaines circonstances. Telles «ont les véritables sources où la chimie a pris son origine.

Le plus ancien des autem^ç arabes oui ait écrit sur la chimie est Géber, dent le véritable nom était Abou-Moussah-D|jafar«Al4^ofi : il vivait dans le buitièa^e siède» La définition que cet

auteur donne de la ehimie prouve qu'il en comprenait bien l'objet. &est, dit»

il ; une science qui à pour Mdeemh naître l'action que tes divetses stép tances de la nowre exerceiU ks «Ms èur les autres. Ce qui est fort remftp quable, c'est ^u'il admettait trois principes oi^ éléments poiir tous ki corps , opinion qui sW pi^opàgée i»

puis lui jusqu'à une époque trisr»* prochée de nous. Outre plusieurs âw| qui sont demeurés dans là science, ûi trouve encore dans cet auteur la âi^ cription de plusieurs fourneaux et a^ pareils distillatoires , dont Fusage s'ét perpétué jusqu'à nos jours. j.

Après Géber, les Arabes de Vém^ de Cordoue sont les seuls chez lesottli on retrouve des traces de la cuItoréÉ la chimie, et encore ils ne Tenvis^ rent que dans ses rapports avec l'aft" guérir. On peut voir paf leurs éd le peu de progrés qu'ils firent failt cette science. On y trouve àculef "" la description de diverses prépara tirées du règne minéral, a'iin grand nombre appartenant au végétal , et de quelques appareils tiliatoires. En effet, c'est aèA An et principalement de Mesué Pan Rhazès, Aveuzoav. Averrhoès, date, en médecine, l'emploi de ce composés chimiques employés aujourd'hui. L'exploitation des d'or, d!argent, de fer, d'étain, de vre , etc. , qui prit dès cette époque grande extension en Espagne.

France et en Allemagne , dut faire rechercher peu à peu les connai qu'exigent la métallurgie.

Les chrétiens d'Occident av puisé dans ces écoles et dans les des Arabes les doctrines qui y i professées. Aussi les erreurs que tenaient ces livres, au lieu &é raître , se propagèrent-elles à U veur des ténèbres qui couvraient r l'Europe ; l'opinion que tous les taux étaient composés de soufire mercure devint dominante; pi on s'occupa de la décomposition fj la recomposition de ces debr { Les moines, dans la solitude de clôtures, semblent surtout ^étre

FliAIfCG.

occopës qiiè tous les autres de ces sof* tes dé recbercfaes. Toutefois, pendant cette période qui s'écoule depuis le milieu du treizième sièoie jusqu'au oommeneement du quinzième, quelqœs iiommes s'élevèrent au-dessus de leurs contemporains et firent faire quelques progrès à la science. Ainsi Albert le Grand exerça une influeiioe Dsrquée, non-seulement, en propa-

rnt des connaissances puisées dans physique d^Aristote, mais eneore par son savoir étendu. Roger Bacon , qui surpassa en savoir tous les hommes de son temps , travailla sur tous Itt métaux connus, et il est le premier ^ ait fait rentrer dans cette classe le mmgaiièse et le bismuth. Arnaud de VilleneuTe fit plusieurs découvertes fiéciettses , entre autres celle de Tes* Ml-de'>TÎn. Pans cette même période^ mwvnr arts liés à la chimie firent des |Ri^rè| assez remarquables. C'est sin^ que les fonderies de fer, de cui* m, les fabriques d'ustensiles métal»

j'BttOfïï, les verreries , Texpioitation des "iiiin, celle des alunières et des viles ateliers de teinture, etc..

llMrent un développement très-tion* Mnde. C'est aussi de cette époqiie - jMÉ ÉKt» rétablissement des pharma* mê publiques.

^f^ 'Dans le cours du quinzième siècle , : chimères de l'astrologie, de la thé<y- 'VMpbie et de Talchimie continuèrent à ^4lH&iner les esprits, et s'opposèrent à nouveaux progrès en chimie. Celant Basile Yalentin posséda des Ions assez exactes sur la théorie et itiqae de cette science et sur son [uence dans la préparation des mélents. Jean Pic de la Mirandole son neveu François rendirent aussi *itta grands services à la science et s'é- ^'lament avec force contre les pratiques 'iqrstîques de Tastroloçie.

f- Le seizième siècle vit paraître Paralii^, et ses principes amenèrent, la chimie et dans l'art de guérir, ^îèe révolution qui se fit sentir en ^WHace comme dans tout le rests de fEurope. Mais l'étendue de cet article hbi ootis permet pas d'exposer les théoties de ce notateur enthousiaste , dont

tes idées erronées s'opposèrent loi)g<« temps aux progrès de la chimie, e^ qui cependant découvrit quelques fait^ qui sont restés dans le oomame de la science.

La fin du seizième siècle, et surtout le commencement du dix-septième, se firent remarquer par une marche plus philosophique des esprits et par une tendance plus grande à coordonner les faits observés dans les siècles précédents. C'est alors qu'on vit une classe d'éclectiques ç|ui eomn^encèrent à séparer la chimie des rêveries théosopbiques. Les sociétés savante?

qui furent formées presque en m^rae temps, vers le noilieu du dix^aeptièm^ siècle , en Italie , en Angleterre et eu France, contribuèrent. aussi à dissiper its erreurs qu'avait enfantées le goût pour les sciences occultes. On reconnut que la voiQ des expérienoes était la la seule qu'il fallait suivre pour scruter utilement la nature. Toutefois, les progrès de l'esprit humain , dus surtout à Bacon, Galilée , Tpricelli , Des^ cartes, r^ewton, ne se manifestèrent que gradueliemeut.

Au milieu du mouvement généri^ uni agite les esprits au commencement au dix-huitième siècle apparaît $tahl , qui fixa pour cinquante années la théorie de la chimie, dont il sut présenter l'ensemble 1q plus imposant^ le système le plus lie et le plus étendu. Pendant plus d'un demi-Siècle les chimistes marchèrent sur ses traces. Parmi ceux qui se distinguèrent en France peqdant cette période , nous devons citer Geoffroy aîné, Rouelle, Louis Lemery, Lellot, Baron, Baume', Buequet. Mais au milieu des travaux de ces savants , nous devons mentionner plus particulièrement comme ayai|t conduit aux résultats les plus importants, la déterrjHnation df» affînités chimiques, que Geoffroy aîné imagraa le premier, en 1718, de représenter dans un tableau méthodique; idée heureuse que Séoac et Macquer. développèrent ensuite et qu'ils éclairèrent par de nouvelles di>servations.

Cependant, en étudiant les corps d^ fort nombreux 'nm cowposfti^t

IM

GHI

L'UNIVERS

CBI

le domaine de la chimie, on avait peu tenu compte jusqu'alors de l'influence de l'air et de la formation de fluiiles gazeux de diverse nature; les observa* tions importantes de Yenel, de Black, de Brownriçg et de Macbride sur le gaz appelé air fixe par Haies ; celles de Cavenaish sur plusieurs fluides élastiques différents de l'air, furent suivies d'importantes découvertes sur la nature et les propriétés différentielles de ces divers corps gazeux. Chaque jour la science s'enrichissait des nouvelles découvertes de Priestley^ de Rouelle cadet, Scheele, Bergmann,' Bayen, Fontana, Berthollet; mais, malgré l'ensemble qui existait dans les efforts de ces savants, il y avait encore une grande divergence d'opinions sur la^théorie des phénomènes qui s'offraient à l'observation. Une révolution était préparée, mais il fallait un homme supérieur pour l'opérer ; cet homme , c'était la France qui devait le produire! Lavoisier, qu'une suite de découvertes chimiques miportantes suffirait pour placer au premier rang des chimistes de son siècle , doit être considéré comme le savant qui a rendu le plus

Î^rand service à la science , surtout par es immenses améliorations qu'il a portées dans les expériences de la chimie, par l'exactitude des résultats qu'il en a tirés, par' la force du génie qui lui a montré et ouvert une carrière nouvelle , et enfin par la création d'une doctrine fondée sur tous les faits relatifs aux fluides élastiques.

La révolution opérée par Lavoisier eut d'abord le sort de toutes les innovations. Ses idées trouvèrent de nombreuses oppositions, mais enfin la vérité triompha. Berthollet fut le premier qui embrassa les principes de Lavoisier, et son exemple fut suivi par Condoroet, Laplace, Cousin, Monge, Coulomb, Dionis, Fourcroy, Guyton de Morveau. La science, ainsi renouvelée, demandait un langage nouveau pour être présentée dans son ensemble avec la clarté de principes qu'elle avait acquise. Lavoisier, Guyton de Morveau, Berthollet et Fourcroy se réunirent pour cré^r une nomenclature qui

rendit alors l'étude de la chimie aussi facile- et aussi claire qu'elle avait été jusque-là fastidieuse et obscure; aussi vit-on bientôt cette nomenclature se répandre dans toute l'Europe avec la doctrine pneumatique. Cette nouvelle doctrine, créée par le génie de Lavoisier,-imprima^iine telle impulsion à la chimie dans le cours des ^ioze dernières années du dix-huitieme siècle, Sue cette science fit plus de progrès ans ce peu de temps qu'elle n'en avait fait dans la longue série des siècles précédents. Disons aussi qu'une autn cause qui concourut puissamment aussi à hâter les progrès de la chimie , cefiiK l'esprit mathématique£|ui s'introduisit dans la science , et la précision rigot> reuse dont on fit preuve dès lors daiy l'examen de toutes ses opérations. GÉ nouvelles connaissances <^ui portaieiÉ la lumière dans la chimie minérale»

hâtèrent surtout les progrès, jusque* là très-lents , de la chimie organiquet^ Pendant le seizième siècle , les essai| sur les matières animales et végé étaient bornés à l'analyse par le fe aussi les résiiltats qu'on avait obten étaient autant d'erreurs. Vers lemili^ du dix-septième siècle, la chimie maie fit quelques progrès ; Brand en découvrant le phosphore et enti ^ vaut par hasard le moyen de Veifitià de Turine , fit naître une nouvelle i de recherches. Pendant la prei moitié du dix-huitième siècle, ons'l cupa beaucoup de l'examen de l'urii et des matières excrémentitielles. iVi très substances animales furent ment étudiées, ef les travaux Rouelle cadet, qui commencèrent^ 1771 , donnèrent à la chimie anii une forme scientifique. Nous cil parmi les chimistes français qui contribué vers la fin du dix-liuitii siècle à accroître nos connaisaai dans cette partie de la science , thollet, Fourcroy, Vauquelin, Moi Séguin, Deyeux, ParmentieretBi<' dont les expériences ont fait coni quelques-unes des propriétés ques des tissus animaux.

Le commencement du dix-neui siècle vit une foule d'hommes r(

CHI

Page 1