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BMiidables poursuivre avec non moins d'ardeur que de succès les travaux qui avaient jeté tant d*éclat dans le siècle précédent. Les différentes parties de la chimie devinrent Tobjet des recherdies des savants, et il serait trop long de rappeler ici les nombreuses découvertes que notre époaue a vu faire.
Kous ne devons signaler ici que celles
£i ont eu une influence marquée sur I ()rogrès ultérieurs de la chimie.
Ainsi la doctrine pneumatique fut modiiée par les travaux de Berthollet, qui, dans sa statistique chimique , éta* mit de nouvelles lois pour les affinités; senlement il se trompa, en admettant à tort que ces combinaisons ém corps s'effectuent en [)roportions infinies. Proust eut le premier la gloire ie démontrer cette erreur de Bertholtal , et bientôt les recherches de Ga^- Iiossac et de plusieurs chimistes étrangers créèrent la théorie atomistique.
GHte théorie, féconde en résultats ftMes, a été confirmée plus récemment la connaissance que Ton a acquise lénomènes éiectro - chimiques , en France avec un grand sucfar MM. Ampère, Gay-Lussac, I^MJMjfd , Dulong, Becquerel, Larive, B'après les principes de la chimie latique , Foxygène seul , dans la de Tacidification, était consieomme le principe générateur des mais les recherches ont dérlÉmtré que Thydrogène, le chlore, ., pouvaient aussi donner naissance des acides en se combinant avec itres corps. Plusieurs corps jus- >là méconnus ont été aussi décounous citerons entre autres le désigné auparavant sous le (f acide muriatique oxygéné. Le de Lavoisier avait soupçonné 18 longtemps dans les terres et les lis fixes, Texistence de métaux >*aliers. En 1807, Davy vint justes prévisions de l'illustre chifîrançais. Les métaux nouveaux lés par l'action de la pile de Yolta ;, à la même époque, reconnus étudiés par MM. Gay-Lussac et lard. Tous ces travaux sur la chiminérale ne pouvaient pas man-
quer d'exercer leur influence sur la chimie organique ; aussi les matières organisées devinrent- elles l'objet de redierches fructueuses de la part de MM. Chevreul, Braconnet, Pelletier, Robiquet, etc. Parmi ces travaux nous citerons surtout ceux de M. Chevreul sur les corps gras ; les recherches de cet habile cnimiste ont ouvert une nouvelle carrière que plusieurs chimistes contemporams parcourent avec le plus grand succès , et principalement MM. Bussy et Lecanu, etc. Une découverte non moins importante par ses résultats, est celle des alcalis végétaux, due à M. Sertuerner. Parmi les découvertes principales de ce siècle, nous devons aussi mentionner celle de l'analyse des corps organiques, qui appartient à MM. Gay-Lussac et Thénard , et qui depuis a reçu des perfectionnements nombreux de MM. Chevreul , Bérard , Dumas , etc.
Nous pensons , par ce petit nombre d'exemples, avoir donné une idée de la marche rapide des études et desr découvertes chimiques depuis le commencement de ce siècle. On peut voir que le résultat le plus général des travaux multipliés qui se poursuivent de toutes parts consiste dans le perfectionnement de l'art de l'analyse, et par conséquent dans une connaissance plus exacte de la composition de tous les corps de la nature. Comme les principes de cette science se simplifient de jour en jour, on voit aussi ses applications s'étendre et se multiplier. Il nous suffira de rappeler celles que les arts doivent à Vauquelin et à M. Chevreul, et celles que la toxicologie et la médecine légale doivent aux travaux de 1VÏ. Orfila.
Chinarb (Joseph) , né à Lyon , en 1756, s'adonna de bonne heure à la sculpture , et alla perfectionner en Italie les études qu'il avait faites sous la direction de Biaise. Il remporta à Rome, en 1786, le grand prix, auquel le pape avait invité les artistes de tous les pays à concourir. Le sujet était Andromède délivrée par Persée. Une copie de ce chef- d'œuvre est au musée de Lyon. Ardent républicain ,
T. V. 9* Livraison. (DiCT. encycl., etc.)
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L'UWIYEllLS.
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(Ihinard fat ensuite per8éeuté par I« gouvernement pontiûcal, à cause de ses opinions. Arrêté et sur le point d'être mis à mort, il ne dut la vie qu'à l'arrivée de nos armées victorieuses.
i)e retour à Lyon , il fut nommé pro* fesseur de sculpture à Técole de cette ville. Bien* qu'habitant la province , ce fut lui qui fut choisi par Napoléon pour sculpter le carabinier de l'arc du Carrousel. Cet artiste mourut en 1813* On a de lui un très-grand nombre de bustes , dont le plus estimé est celui de madame Réçamier.
Chinb (rapports de la France avec la ). Yoyez Missions.
Chiniag de |.â Bastide (Mathieu), membre de l'académie de Montauban , né en septembre 1739, mort en juin .1802] Il a publié une Histoire de kf littérature française^ depuis les temps les plus reculés jusqu à twsjours^ etc., 1772, 2 vol. in-12; et une Dissertar Mon sur les Basques , 1786, in-8^ Ce volume, devenu assez rare, est plein d'érudition , mais d'une érudition maj digérée. — Son frère, Pierre Chiniac 4e la Bastid^e, président du tribunal criminel au département de la Seine , a aussi laissé plusieurs ouvrages intéressants pour rhistpire de France.
CsiNON, Caino, Kino^ Chinuni castrumy ÇhinOj ancienne ville de la Touraine, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du déj)artement d'Indreet-Loire , sur la Vienne , à 44 kilomètres de Tours. L'époque de la fondation de cette ville est fort incertaine.
On sait s^^il^*^^i^^i d'après Grégoire 4e Tours {De glor. confess.}, que c'était déjà, au cinquième siècle, une ville assez considérable. Sur la montagne qui la domine s'élèvent les ruines imposantes d'une ancienne forteresse qui , c|uoiqu'elle semble aujourd'hui n'avoir jamais formé qu'un seul tout , se composait autrefois de trois châteaux différents , mais réunis dans une même enceinte*' L'un avait été bâti par Thibaut le Tricheur , les deux autres par Philippe- Auguste et par Henri II d'Angleterre , qui mourut à Chinon , en 1 1 90. Charles Yli résida quelque temps dans ce château,
et y ajouta des fortifications, des te» parts , puis il y fit construire une mai* son poar Agnès Sorel. Cette maisoa communiquait avec les appartement^ du roi par un mystérieux souterraio que l'on a découvert au commencé»
ment de ce siècle. La tradition montre encore, dans une des tours, la chambre où Jeanne d'Arc fut présentée cm la première fois à Charles VIL Ajôo* tons que le roi de Bourges ne vivail
f»as en Touraine avec un bien grani uxe ; car il existe une note d'un reeO* veur des deniers royaux à Chioon , le* quel réclamait à la chambre des com^ tes de France « vingt sotts, jXjiNf manches neuves fnises à uri tnéilt pourpoint de monseigneur Charly septième (*). » '-
Louiç XI donna ensuite Cbiaonl la reine, sa mère. Plus tard,cett| Ville fut engagée à Henri de Lorraipcs duc de Guise, pour 1^,333 livres etj Richelieu l'acheta moyennant 119 '" livres, et cette portion du domaine la couronne fut immédiatement éfif en duché.
. Chinon possède aujourd'hui un bunal de première instance et un lége communal. Sa population est 7,000 habitants. C'est la patrie de f bêlais y né h la Devinière^ métair une lieue de la ville, et de Math de Neuré, savant mathématicien dix-septième siècle, ami de Gasseï Chinon (états de).— Purantic de son règne , Charles VII conva assez fréquemment les états généri mais il ne nous est resté aucun moi ment de ces assemblées. Les état^ avaient été assemblés à Cbinoo mois de septembre 1427 , furéot nouveau convoqués à Poitiers ppi|i{ 15 novembre de la même année, f" remis au 8 janvier 1428 , et, avant cette époque fût venue, ajourn' nouveau a Tours pour le 18 |u| Aucun des députés ne se rendit!
convocation, et les états, ap[ Tours pour le 10 septembre sui furent définitivement convoqoi
. (*) essais sur Thistoire (le Chinea pumoustier, m-Hf Chinon, x8o^
«BAIICB.
eut
GMMd pour les preraiéfti Ibum d*0Cy çrire sur ces deniers un nom qui n'oftoUre. On annonça en memis tempe frait plus aucun sens , on te remplaça ^ < chacun des assistants auroii par celui de la province. Ces monnaies
i £raBcb# liberté d'acquitter sa loyauté & et de dire pour le bien des besognes « tèat ce que bon lui sembleroit. » Les Ittts se prolongèrent jusque vers le teilieu du mois de novembre. Ils detodèrent, entre autres choses, la itfftrme de la chambre des comptes, iMè des tribunaux inférieurs du
Same, et la réunion en un seul des parlements de Poitiers et de Hé- -Éoi, réunion qui fut prononcée par fM ordonnance du 7 octobre ]498, èiobsista jusqu'en 1443. Les états HMmièrent d'ailleurs au roi quatre wt inilie livres , à payer moitié par 'h lingue d'oit, moitié par la langue mk et le Dauphiné , et il fut ordonné la noblesse et le clergé conCouritaveo le tiers état à i'acquittede cette taille. On fît de plus un à tous les grands vassaux de la mne , ef on les somma de se rentrée toutes leurs forces sous l'éroyal; mais le bâtard d'Or* , Dunois:, fut le seul qui réponteet appel.
NON (monnaie de).— On ne con-
he pièce gauloise ou méro-
loe frappée à Chinon. Les seules
les de cette ville qui soient par-
jusqu'à nous sont des deniers
t d'un côté la légeude qainq-
TBO autour d'une croix, et de
un buste royal autour duqujel
tantôt i^YDovicysfiB» , et tan-
'ïTBOor, pour Turones ou r«ro-
On a beaucoup discuté pour
à quel prince il faut attribuer
F^iers. Nous nous contenterons
irtér ici l'opinion Ja plus pro-
La barbarie de leut style em-
dp leur assigner une époque plus
ieqoe la- fin du dixième siècle,
sont une iàiitatiod évidente des
frt^ipés à l'effigie de Louis
fmaire^ Il faut qoqc eu cop-
HU'à l'époque de la dissolution
Bipire parlofingien , lorsque l'pn
ita pour les monnaies un type uqi-
én copia à Chinon (telles de ce
et que dans la suite , las d'ins-
çeraient donc des espèces locales , et non des espèces royales.
Pour reî;rouver un atelier monétaire à Chinon, il faut redescendre dans l'histoire jusqu'au commencement dii quinzième siècle. Charles VII y établit alors un hôtel provisoire qui fonctionna pendant tout le temps que les Anglais furent maîtres des principales Yilles (ju royaume. Les espèces ifrappées a cette époque h Chinon portent pour marque distinctîve un C à la fîa de chaque légende ; ainsi on lit sur les grands blancs : kabolys fbango-
EYM^EXG. OM SITNOMENDI BENE- DICTYMC., etc.
Chinssé ou Chisse, aujourd'hui ChicheviUe y ancienne seigneurie du Poitou, département des Deux-Sèvres, érigée en comté en 1629.
Chic ( bombardement de ). — Duquesne, avant d'aller châtier les corsaires d'Alger, poursuivit, en 1681 , ceux de Tripoli presque dans le port de Chio, où il les foudroya de son artillerie , sans ménager les habitants ae la ville. Plusieurs maisons et des mosquées furent incendiées, et cette rigoureuse exécution militaire se Qt sous les yeux du ca pi tan-pacha , qui lui-même était entré dans le port avec trente-six galères.
Çhiomaba, épouse du tétrarque galate Ortiagon, dont Polvbe, Plutarque et Tite-Live ont célébré le courage et la vertu. La défaite que ses compatriotes avaient éprouvée au mont Olympe, Tan 189 avant J. C, l'avait rendue prisonnière des Romains. « Les captives gauloises avaient été placées sous la garde d'un centurion avide et débauché, comme le sont souvent les gens de guerre. La beauté de Chiomara était justement célèbre; cet homme s'en éprit. D'abord il essaya la séduction ; désespérant bientôt d'y réussir , il employa la violence; puis, pour calmer l'indignation de sa victime , il lui promit la liberté. Mais , plus avare pcore ûu'amoureux , il exigea d'elle, à titre de rançon , une forte somme
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d'argent, lui permettant de choisir entre ses compagnons d*esclavage celui qu'elle voudrait envoyer à ses parents, pour les prévenir d'apporter Tor demandé. Il fixa le lieu de réchange près d'une petite rivière qui baignait le pied du coteau d'Ancyre.
Au nombre des prisonniers détenus avec répouse d'Ortiagon , était un de ses anciens esclaves : elle le désigna , et le centurion , à la faveur de la nuit, le conduisit hors des postes avancés.
La nuit suivante^ des parents de Chiomara arrivèrent près du fleuve, avec la somme convenue en lingots d'or; le Romain les attendait déjà , mais seul avec la captive, car il n'avait mis dans la confidence aucun de ses compagnons. Pendant qu'il pèse l'or qu on Tient de lui présenter , Chiomara , s'adressaut aux deux Gaulois dans sa langue maternelle, leur ordonne de tirer leurs sabres et d'égorger le centurion. L'ordre est aussitôt exécuté.
Alors elle prend la tête, l'enveloppe d'un des pans de sa robe, et va rejoindre son époux. Heureux de la revoir, Ortiagon accourait pour l'embrasser; Chiomara l'arrête, déploie sa robe , et laisse tomber la tête du Romain. Surpris d'un tel spectacle, Ortiagon l'interroge; il apprend tout à la fois l'outrage et la vengeance. « O « femme,s'écria-t-ii,que la fidélité est « une belle chose ! — Quelque chose « de plus beau ^ reprit celle-ci, c'est de « pouvoir dire : Deux hommes vivants « ne se vanteront pas de m'avoir pos- « sédée. » L'historien Poiybe raconte qu'il eut à Sardes un entretien avec cette femme étonnante, et qu'il n'admira pas moins la finesse de son esprit que l'élévation et l'énergie de son âme (*). »
Chibag ( Pierre ) naquit à Conques, petite ville du Rouergue, en 1650. Le peu de fortune de ses parents les obligea, quoiqu'il fût fils unique, de le destiner à l'Église. Après lui avoir fait Élire ses humanités à Rodez , ils l'en-
(*) Am. Thierry, histoire des Ganloit, U I, p. 379, d'après Tite-Live, Pliitarque, et Yalère Maxime.
voyèrent étudier la théologie à Moot* pellier. Placé comme précepteur chez un pharmacien de cette ville, ilyfitla connaissance de Chicoyneau , chancelier de l'Université , qui lui conGa la direction des études de ses deux fils, qu'il destinait à la médecine. Chirac s'adonna lui-même à cette science, et il y fit bientôt de tels progrès que l'Université lui conféra, en 1683 , le titre de docteur. U fut chargé, en 1687, d'une chaire de professeur , qu'il remplit avec le plus ^rand succès, jusqu'en 1692 , époque ou il fut nommé méd^ cin de l'armée de Catalogne, commaii* dée par le maréchal de ]\oailles. Il ni quitta ses fonctions que pour occuper celles de médecin du port de la Bt' chelle, où une malame épidémiqdl, faisait de grands ravages, et au hoi de deux ans il alla reprendre sa chaiw à Montpellier. Appelé à Paris, "" 1706, par le duc d'Orléans, def régent , il le suivit en Italie et en pagne, puis fut nommé, en 171 premier médecin de ce prince, deve régent. L'Académie des sciences 11 nora, en 1716, du titre d'associé, succéda, en 1718, à Fagon, dam] surintendance du Jardin des Plai ' reçut, en 17128, des lettres de nobi et fut nommé, en 1731 , premier " cin de Louis XV. JI n^ourut à Tannée suivante.^ Chirac a laissé assez grand nombre 'd'ouvrages; aucun ne répond à la grande réj tion de ce célèbre médecin.
Chibuagie (histoire de la^ France. — Les contrées occideol de FEurope avaient vu périr les ces, et le plus grand nombre des numents des arts détruits par les vasions des barbares du lïord. La cadence de la médecine avait été rapide encore et plus complète celle d'aucune autre science. Les ne^ étaient devenus les seuls dépoai res des secrets de guérir ; et les prie l'invocation des saints, l'appiicat des reliques , étaient à peu près seuls remèdes employés par ces sia liers .successeurs d'Uippocrate. Ti opération sanglante leur était iol dite par les papes et les. oondles.
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dorent confier à des ouvriers ignorants la partie la plus importante et la plus dimciledela chirurgie; aussi, aucun iRODQment des connaissance^ chirurgicales de cet âge n'est-il parvenu jusqu'à DOUS.
C'est seulement au onzième siècle que ToQ voit poindre les premiers rayons d'un meilleur avenir. L'Italie, te pays le plus avancé alors sous le njiport des institutions politiques, devait précéder les autres contrées de PEarope dans la carrière scientiGque.
L'école de Salerne fut instituée, et devint par la suite le modèle de celle de Montpellier. Aussi est-ce à des Italiens que 1 CD attribue la renaissance de la diirargie sur le sol de notre patrie.
L'homme qui a exercé le plus d'inileeoce sur l'étude de la chirurgie en France, est, sans contredit, Lanfranc |à Milan , le disciple le plus distingué k Guillaume de Saliceto , professeur tVérone; c'est à lui que les Français iont redevables des premiers pas qu'ils ''i faits dans la carrière chirurgicale. TJvait à l'époque des plus grands "les excités par les factions des ^ » et des Gibelins , et comme il iMtjnis une prt active à ces dispu- %tt fut exilé de Milan par Mathieu WBDoti. Il se réfugia jen France, s'arquelque temps à Lyon, et vint en à Paris , ou il ouvrit des cours ics, et acquit une célébrité extraor- Mire. Un grand nombre d'autres urgiens , Italiens comme lui, et réiés en France pour la même causb, rent se fixer aussi dans la capitale, y firent fleurir les 'connaissances de ys. La France était du reste fablement préparée pour profiter des ères que lui apportait l'Italie ; les otts académiqtteSf et l'Université leur succéda à, cette époque, fai- 9t affluer à Paris, par la célébrité leurs maîtres et par le système d'éle qui y était adopté, une foule d'éiers de toutes les nations. Les luères n'étaient plus la propriété exnve des congrégations religieuses ; <^]à la chirurgie comptait quel- ~ nommes distingués. Tels étaient doute les quatre maîtres dont
les noms ne sont pas parvenus jusqu'à nous, non plus que l'ouvrage qu'ils avaient composé en commun, mais du mérite duquel nous pouvons juger par le témoignage que Guy de Chauliac leur a rendu. Déjà brillait Jean Pitard, chirurgien de Louis IX, qui suivit son mattre dans ses expéditions à la terre sainte , et qui , sous Philippe le Bel , dont la santé fut aussi confiée à ses soins, composa et fit approuver les statuts par lesquels le collège des chirurgiens ûit constitué. Un enseignement régulier de la chirurgie fut alors établi ; les élèves furent soumis à des examens, et les maîtres tinrent assemblée dans l'église Saint-Jacques de la Boucherie, en attendant qu'ils eussent un&demeure fixe. Depuis cette époque, la tradition ne fut plus interrompue ; des moyens nouveaux d'instruction, le nombre toujours croissant.de ceux qui suivirent cette carrière nouvelle, excitèrent de tout côté une ardente émulation ; bientôt la chirurgie française brilla au premier rang. Le collège de chirurgie , la faculté de médecine de Paris, furent dès lors la source ou les étrangers vinrent puiser des connaissances approfondies; et c'est de ce double foyer que jaillit la lumière qui éclaira dans la suite la chirurgie des autres nations.
Les noms de Henri de Mondaville ou Her monda ville, de Robert le Myre, de Jean de Saint- Amand , et de tant d'autres dont V Index funereuts de J. Devaux nous a conservé la liste; ceux de plusieurs médecins qui firent entrer dans leurs ouvrages les matières ^qui forment le domaine de la chirurgie, tels qu'Arnaud de Villeneuve, etc., n'intéressent l'historien que parce qu'ils montrent l'extension et l'importance que prit alors l'étude de la chirurgie.
Mais, malgré tous ces travaux, une distance énorme séparait encore la chirurgie du quatorzième siècle de celle de l'antiquité. Pour se placer à la hauteur des Grecs, il fallait non-seulement du génie , mais un amour passionné pour l'art, et une constance capable de surmonter les obstacles qui
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s'opposaient à des étqdes approfondies. Guy Chadliac, qui fut sans contredit le premier chirurgien de ce siècle, possédait à ua haut degré toutes ces qualités. Doué d'un esprit droit, d'une raison sévère, il dut à des travaux constants , et à la méthode qu*il mit dans ses études, l'érudition la plus étendue qu'il fttt possible d'acquérir de son temps, et une notion des travaux de ses prédécesseurs, aussi complété que l'exigeait le projet qu'il Qvàit formé de tracer le code des connaissances acquises en chirurgie. Un savant historien (Àckermann) a dit que la Chirurgie de Guy de Chauliac pouvait tenir lieu de tout ce qui avait été écrit jusqu'à cette époque. Du reste, le plus grand éloge que Ton puisse faire de cet ouvrage, c'est de mentionner la faveur durable qui lui fut acquise , car, pendant près de trois iSiècIes, il fut le livre classique par excellence. Il rendit l'étude de la chirurfie facile et profitable , et plaça la rance à la tête du mouvement chirurgical qui s'opérait en Europe.
Tout semblait annoncer à la chirurgie un long avenir de perfectionnement, et à fa France la gloire de marcher la première dans l'étude de cette branche importante de l'art de guérir.
Mais les .mauvaises .passions allaient bientôt arrêter cet essor, et près de deux siècles se consumèrent en de mir sérables disputes, et firent reculer l'art de la chirurgie dans la carrière où il avait jusque-là fait de si grands pas.
Expliquons cette marche rétrograde, qui permit aux autres contrées de, 1 Europe de rejoindre la France, et même de la dépasser pendant quelque temps.
Jusqu'au règne de Charles VII, tous les membres de la faculté de médecine avaient été des clercs^ et quoiqu'ils ne fussent pas attachés au clergé par des liens indissolubles, la loi du célibat leur permettait l'accès de l'état ecclésiastique, et leurs succès dans l'art dç guérir les conduisaient souvent aux Eénéfices les plus importants et aux dignités les plus élevées ; aussi étaient-ils sounpiis aux lois de FÉglise, qui leur
lâissbit entrevoir, pour la fin dé leur carrière , les •honneurs et ia fortune.
C'était probablement i'obéiésaDoe aux canons des conciles* et les tépagnao' ces d'une fausse délicatesse ou d'une vanité ridicule, qui avaient engaj5é ces docteurs à s'abstehit de l'exerace ée la chirurgie. Dès lon^nàpsils avaient
f>ris l'habitude de faire exécuter sous eurs yeux, par les barbiers, les pan* sements qui ne réclamaient p^i k main des chirurgiens. Soit par l'erot de circonstances fortuites, soit pour éloigner de leurs malades les cfairur-* giens dont ils étaient jaloux, ils iutroduisirènt peu à peu l'usage de faire pratiquer, par ces mêmes barbierai des saigliées, des ouvertures d'abeèiî et quelques autres petites opâratiotis de même espèce. Du reste, tes chirM^ giens avaient en quelque sorte prôw la main à cet envanissement de leaii' privilèges, en se déchargeant quelqu»
fois eux-mêmes sur \es servants &^ qu'un esprit étroit pouvait trouver « vil dans leurs fonctions. Mais ils iH laient bientôt payer Jes secours qu'il avaient acceptés de ces mains ë^ gères. Attirés par les bénéfices qa faisaient à raide de la lancette et il bistouri , et qu'ils étaient loin de^ liser au moyen du peigne ou du ragw les barbiers ne tardèrent pas à coslg dérer les nouvelles fonctions àuxqu^^ les on les avait élevés, comme la pionf la plus importante de leur professi Ils réclamèrent avec instance, et, <f ce temps de privilège, ils finirent obtenir le privilège lé^al de cette i velle branche qu ils ajoutèrent à 1 industriel Ce fut à l'ombre de i constitution , et en exploitant la dulité du vulgaire, cette mine in sable pour le charlatanisme et l'ignorance, qu'ils empiétèrent de} en jour davantage sur la science, | vinrent à se faire charger même traitenaent des maladies les plus ves; et ce fut en vain qu'une on nance royale et des sentences plusn fois renouvelées réprimèrent leurs tentions (Voy. l'art. Bàrbibbs); ' relevèrent dé ces disgrâces passa^ pour continuer léura envahisseoMilll'
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JUaDdoDDés à eux-mêmes, ces fraters éiiipomniadçs n'auraient jamais été, pour les chirurgiens, des rivaux bien dangereux; mais un ennemi plus puissant trouva en eux d'utiles auxiliaires contre les chirurgiens, et ne rougit pas d'ajouter le peigne et le rasoir aux insignes de sa bannière.
Depuis que le cardinal d'Es touteville eut abrogé, en 1452, la loi dix célibat imposée aux médecins; depuis qu'on leur eut donné, comme dit Quespoy, des femmes au lieu de bénéuces, leur ambition s'éveilla; reculant les limites du domaine de la médecine, ils y ajoutèrent tout ce qu'ils purent prendre au domaine chirurgical , et tOQtce qu'ils en purent pratiquer sans déroger à ce qu'ils appelaient leur dignité. Alors rien ne leur coûta pour abaisser et pour supplanter les chirurgiens. Ils y parvinrent plus d'une fois a appelant à leur aide la compagnie m barbiers, dans lesquels ils trouvèftiit des serviteurs soumis.
D*UQ autre côté, des contestitions ps nombre s'élevèrent entre les mettons et les chirurgiens; mais nous imposerons point en détail ces disions, dont vingt décrets et ordonttoces ne purent tarir la source. Dans toes ces disputes, on voit deux corps dimés par leurs intérêts , tantôt s'attirer ouvertement, tantôt travailler iôardement à se nuire, appelant souvent à leur aide ce que l'intrigue a de plus vil et de plus révoltant. Mais c'est en vain qu'on y cherche quelques jvogrès pour la science; l'art chinirgical, qui, importé d'Italie, avait, comme une plante vigoureuse, poussé de si profondes racines sur le sol de France, et semblait devofr bientôt porter les plus beaux fruits, languit alors, rtpuise , et meurt enûn , étouffé par l'envahissement de l'ignorance et de honteuses passions.
Cependant, de f525 à 1580, la paix sembla faite entre les médecins et les chirurgiens; mais cette paix ne fut fi*apparente, et quoique les tribunaux oe fussent pas obligés d'intervenir Jhtre les deux corporations, leurs conteitations n'en -furent pas moins vi-
Tes, et les sourdes menées auxquelles les médecins ne cessèrent d'avoir recours parvinrent à empêcher les chip rurgiens de jouir des droits que leu^ accordaient leur institution primitive et les privilèges nouveaux qu'ils avaient obtenus. Les dispositions bienveillantes de François 1*% de Henri II et dé Charles IX, pour la chirurgie, durent même céder devant la résistance de là faculté ; et les édits des deux premiers de ces princes, pour l'afliliation des chirurgiens à l'université, ne purent avoir la sanction de l'enregistrement^ Cependant , malgré tant de sujets de découragement, le zèle de quelques hommes qui cultivaient la chirurgie n'en fut pas moins excité. Guillaume Vavasseur et Rodolphe Lefort pratir quèrent leur art avec succès, et se firent , si nous en croyons je lémoLgnage de leurs contemporains, une réputation méritée. Matnurin de Lanoue et Jean de Lanoue, son fils, se signalèrent par leur érudition profonde, et Thierry se fit remarquer par son habileté surtout dans le traitement des affections syphilitiques, tandis que Tagault développait avec plus de clarté et enrichissait de commentaires nouveaux la doctrine de Guy de Chauliac.
Les esprits , préparés par les levons de ces hommes habiles , n'attendaient plus que cette impulsion du génie qui pousse à la découverte des vérités nouvelles ; c'est alors qu'arriva Ambroise Paré. Doué au plus haut degré de toutes les qualités qu'exige l'étude de la chirurgie , animé du plus vif enthousiasme pour cet art , il s'éleva rapidement au-dessus de ses prédécesseurs et de tous ses contemporains , et il sut mériter le titre de père de la chirurgie moderne, titre que n*ont pu lui refuser même les nations rivales de notre gloire.
Pigray, le disciple et l'ami de Paré, exposa sous une forme plus régulière et plus commode les doctrines de son maître ; Guillemeau ne mçrita pas moins d'Ambroise Paré, en le faisant
f)arler la laneue des savants. Du reste, 'ophthalmologie doit aussi à cet ha-
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bile chirurgien plusieurs perfectionnements , et il a en outre contribuée réformer Fart des accouchements. Il faut aussi ranger parmi les élèves de cette école , formée aux leçons d'Ambroise Paré : Severin Pineau , habile lithotomiste et chirurgien distingué ; Jacques Démarque, l'un des bons écrivains sur les bandages ; Rousset , lithotomiste , et auteur de travaux originaux sur Popération césarienne; Adrien et Jacques d*Amboise; Thevenot; Nicolas Habicot, anatomiste industrieux et hardi chirurgien ; et enfin Barthélemi Cabrol , professeur à Montpellier. Mais l'éclat que jetèrent sur la France les noms que nous ve- .thousiasme qu'il avait pour son art ,
de Paris s'étaient jusau'alors disputé le privilège , fût conné à un chIru^ gien. Dionis fut nommé pourTanatomie et les opérations. £n même temps, le prince comblait d'honneurs et de richesses Félix , Clément , Maréchal , Beissier, et tous ceux qui donnaient leurs soins à la cour ; et ces encouragements , quoique prodigués à un petit nombre d'hommes , n'en étaient pas moins propres à enflammer rémulation des autres et à faire avancer la science.
Tandis que le plus ^rand chirurgien du siècle, Jean-Louis Petit, faisait passer dans l'âme de ses élèves l'en-
nous de citer ne fut que passager. La faculté de médecine , jalouse de l'attention qu'excitait le collège des chirurgiens , voulut tenter un dernier effort pour perdre ses rivaux , et pour cela elle tâcha de les avilir par une association déshonorante. Elle parvint , à force d'intrigues, à faire prononcer par l'autorité la réunion des barbiers et des chirurgiens en une seule corporation , et à faire exclure de la faculté la chirurgie, qu'on y avait un instant reconnue. Depuis lors, tout zèle et toute émulation furent éteints parmi les chirurgiens français ; c'est à peine si l'on pourrait citer parmi eux quelques hommes qui cherchèrent à relever l'honneur de leur art.
Cependant, durant la seconde moitié du dix-septième siècle , dans le temps même de l'avilissement le plus comjplet de la chirurgie, deux hommes, également distingués par leurs talents et par les charges dont ils furent revêtus, conçurent le noble projet de relever dans les esprits l'amour de la science. Bienaise, et après lui Roberteau, rétablirent à leurs frais, dans les écoles de chirurgie alors désertes , et entretinrent, par une pension annuelle, plusieurs charges de démonstrateurs.
Enfin, Louis XIV, en réformant, par une déclaration du mois de décembre 1671, l'école royale de chirurgie du Jardin des Plantes , voulut que l'enseignement dont les docteurs des facultés de médecine de Montpellier et
Maréchal , premier chirurgien du roi, et Lape}[ronie , si digne oe lui succéder , éveillaient chez Te monarque ces sentiments de bienveillance pour la profession de deux hommes qui avaient su lui inspirer une profonde estime et une véritable affection. Le premier résultat de leurs efforts et de leurs sollicitations fut la création , par lettres patentes du mois de septembre 1714, dans l'école de Saint-C^me , de cin|i places de démonstrateurs chargj^i d'enseigner l'anatomie et la chirurgie^:! Cette ordonnance excita une oppost*)| tion violente de la part de la faculté de médecine , mais n'en reçut pas moins son exécution. L'enseignement' fondé par Louis XIV était cependant incomplet et confié à un trop petit nombre de professeurs; Lapeyronie, par une munificence vraiment royale, fonda une sixième chaire à laquelle il assura un traitement égal à celui des autres ; le titulaire fut chargé de faire deux cours d'accouchement , un poor les élèves en chirurgie , l'autre pour les sages-femmes. Il fit en outre don* ner à ces démonstrateurs un nombre égal d'adjoints , dont il se chargea et payer lui-même les honoraires. Noa' content de faire fleurir à Paris renseignement chirurgical , il demanda encore et obtint , pour la ville de Montpellier , la nomination de quatre professeurs et de quatre adjoints, (fù durent aussi embrasser dans leurs le* cons toutes les parties de la chirurgie.
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FRATNCE.
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Hais ii manquait un amphithéâtre, et l'on Dégiigea d'attacher des honoraires aax fonctions qu'on venait de créer ; ce fut encore Lapejnronie gui leva cette doubJe difficulté , et qui fournit l'argent nécessaire. Cet homme, dont s'bonorera à jamais la France , ne se contenta pas de relever et de favoriser aJDsi la chirurgie de son vivant, il voulut encore la soutenir après sa mort.
Son testament est un monument admirable de philanthropie et d*amour de la science : frais d enseignement , créations de prix annuels , fondation d'une bibliothèque , rentes considérables destinées à encourager la chirur- *^'e, construction d^un amphithéâtre, gs aux hôpitaux pour assurer des cadavres aux démonstrateurs d'anatoiffiie, etc. , etc. , tels sont lei^ articles Jirincipaax d'un testament qui devait CBcore ajouter à tous les bienfaits ^nt la science était déjà redevable a !ce généreux citoyen.
Sais le plus grand bienfait de Laoie , révénement le plus impor* Ht dans l'histoire de la chirurgie mocelui dont l'influence est le connue , et sur lequel il est le nécessaire de s'étendre , c'est la de l'Académie royale de chiie, dç ce corps qui dicta à l'Eu- UQ code chirurgical dont , après tôt un siècle , les articles fondataux sont encore en pleine vir. A côté de ce grand événement foDle de circonstances, qui favorîrent plus ou moins les progrès de la 'rorgie, s'effacent en quelque sorte, paraissent peu dignes d'arrêter attention. On ne peut cependant pas- ' sons silence la déclaration du roi , ^ avril 1743 , qui exclut de la soé des chirurgiens la communauté barbiers^ institua des degrés acadé- , exigea des élèves une éducation aie, et prescrivit, pour l'obtention titre de maîtrcv en chirurgie , des s sévères d'examen. !Nous citeencore la fondation de VÊcole 'oUque de chirurgie y où Desault déta comme professeur de clinique, Chopart enseigna avec tant de zèle^ ^, établie par arrêt du conseil du
4 juillet 1750, reçut sa dernière con^ titution par un règlement du roi, du 19 mars 1760. A cet établissement se rattache celui d'un hospice de perfectionnement, qui n'avait d'abord que six lits , et qui fut fondé par édit du roi , du mois de décembre 1776.
A l'Académie succéda l'école de Desault , de cet homme dont la puissante influence ne saurait être contestéCj qui apprit à connaître les rapports des organes entre eux , et à diriger l'instrument tranchant dans la profondeur des tissus avec autant de précision que si ces tissus étaient transparents ; qui fut, en un mot, le créateur de l'anatomie chirurgicale ; qui servit l'art par de nombreuses découvertes , et plus encore par son amour pour la chirurgie et par l'enthousiasme qu'il communiquait à la foule d'élèves qui , de tous les pays, venaient se presser à ses savantes leçons.
Une dernière cause enfin de l'avancement de la chirurgie française , à la fin du siècle passé et au commencement du dix -neuvième , furent les guerres de la révolution. Arrêtonsnous sur cette nouvelle branche de l'art chirurgical , qui a rendu de si grands services au pays , et qui , après avoir pris naissance au sein de la France , a servi de modèle et a donné l'impulsion à tout le reste de l'Europe.
La chirurgie militaire, si bien organisée dans les armées françaises , est une institution toute moderne ; née pendant les guerres de la révolution , c'est sou^ le règne de Napoléon qu'elle 's'est perfectionnée , au point d'exciter l'admiration de nos ennemis eux-mê-
mes.
Sous les dynasties mérovingienne et carlovingienne , et pendant les premiers règnes de la monarchie capétienne , on ne trouve aucune trace de chirurgiens militaires. Les rois avaient auprès d'eux leurs médecins ou physiciens ; les barons se faisaient accompagner de leurs clercs ou chapelains, qui possédaient quelques éléments empiriques et grossiers de l'art de guérir. Le reste de l'armée était livré aut
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fnédicasires y espèces de médecio^ ignorants et avides qui suivaient |^ troupes pour débiter leurs baumes.
Des femmes se mêlaient aussi dans les camps pour panser le^ blessures ; elles suçaient les plaies faites avec les flèches, les dards et les lapces*
Lorsque saint Louis partit pour la croisade, Jean Pitard, son premier chirurgien , se fit accompagner de plusieurs myres ou mfiitres myres^ qui étaient les çhirurajens de cette épp-
3ue. La plupart étaient des moines , es clercs ou chapelains, qui joignaient à Texercice d& k médecine celui du sacerdoce. Les successeurs de Pitard se contentèrent d'accompagner les rois à la guerre, et n'instituèrent point uo corps de chirurgie pour Tarmée. Les riches et puissants seigneurs, qui conr duisaient et commandaient des bandes aux armées, avaient avec eux desmyresy et, dans la suite, des chirurgiens
2ui étaient attachés à leur, personne.
;es hommes donpaient bien des soins aux officiers et aux soldats , mais ils en recevaient un salaire , ou du moins ils les soignaient sans y, être obligés.
L'invention delà poudre à canon devait nécessairement arqeher une révor lution dans la chirurgie qui s'occupajt des blessures faites a la guerre. Les plaies produites par les projectiles lancés par la poudre sont bien plus graves , bien plus dangereuses que les blessures faites avec 1 épée, les flèche^ ou la lance; elles réclamaient des soins beaucoup plus importants. Cependant, ce ne fut c|ue sous Henri IV que na'^ qurt la chirurgie militaire. Le grand Ambroise Pare n'avait pourtant aucun grade dans l'armée ; il y accompagna M. de Montejean , commandant les hommes d'armes , et ensuite M. de Jlohan. Il dut toute l'autorité qu'il eut sur ses confrères a l'ascendant de sorj génie ; chacun voulait être secouru par lui. Ce fut lui qui , le premier , connut le traitement qui convenait aux plaies d'armes ^ feu ; il abolit les coutumes empiriques qui, loin de les guérir, ne faisaient sou vent, que les aggraver ; il dilata les plaies, et supprima rusage barbare d'y appliquer de l'huile
bouillante , qu'il remplaça par les digestifs dont maintenant ^corc Foii lait usage. Ses succès, dans ces.iemu d'ignorance , paraissaient autant 0^ prodiges ; et sa réputàtiori devint a grande dans les camps , que le soldtf ne connaissait plus de danger (pid^ ce grand chirurgien était jprei^ Metz était assiégé ; les blesses jiéirii' saient privés de secours , P^re y^ dans la ville pour y porter les bf' faits de son art ; les soldats, ipsti de son arrivée , s'écrient : « Noi « craignons plus rien, notre Âinbi tt est avec nous. ». Les grands sèii renfermés dans la piace le x^ comme le secours le plus pré qu'on pût leur ehvoyer; et, par soins, l'abondance régna dans sa son, taddis que tous les assiégés él réduits aux plus rudes privations^ célèbre Pigray, disciple de Par^ succéda aux armées ; mais , < lui , Pigray appartenait à un seigneur; il accompagnait M.
Vauguyon. C'est sous itenri les premiers hôpitaux militaires établis. Sous Louis XIII , on c chirurgien - major dans . chaque jnent ; dès lor$ la chirurgie nuli commença à s'organiser ; il y hôpitaux militaires , des ambi dirigés par un chirurgien en cbefjr eut le titre de chirurgien-major camps et armées.
Les guerres que Louis XIV soutenir nécessitèrent l'établiss d'un grand nombre d'hôpitaux taires et ambulants. Sous ce l'organisation du service de S£ ^ litairé se perfectionna;, le chîhi inajor de l'armée eut pour le s outre les chirurgiens- majors. et majors attachés à chaque rè^' un plus grand nombre aê cliir de tous Tes grades attachés à ambulance. Les chirurgieris des hôpitaux et des iré^iments choisis parmi les praticiens )es instruits du royaum^. « £n wU ^ dit M. Perc^ (Éloge de Sabatlçr, n'y avait guère, de chirurgièi|5 H et en réputation qui n'êusseîit aux armées et dans les régimeni
^kAi?îcis.
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Ïm-Louh Petit avait Mi Huit cam-
Ï^es comme chirurgien aide-major j ^ erisiiîte comme chirqrgîen-maj[or ; m As en avait déjà fait quatre , tout Ab quMl était , lorsijU'il mourut. Le ■^^ Arnaud; Beissiei:, s*étaîent
fours honorés du titre de chfrurmilitaîj'e , et Ton n'obtenait alors dilBcilemçnt les emplois civils , si n'était aile les gagner à là guerre, itre les chirurgiens-m,ajors des ar- , H y eut aussi des chirurçiensijtants qui. dirigeaient principale- Tadministration dû service de et avaient la suprématie sur le^ irgiens - ndajors ; mais ils furent primés vers 1795.
^écldt dont avait brillé la chirurgie * aifc , soiis le règne de Louis X.IY, lènta encore sous ceux de Louî^ ^«tde Louis XVI. Des chirurgiens 'à du génie de l'observation , rides, découvertes faites par Am- Paré et Pjgray , et plus tard par ly , étudièrent avec plus d'atten- S phénomènes que présentent lies faites par les armes à feu^ fixèrent , dans leurs écrits ou irs leçons , le véritable traîtel^i convient a ces redoutable^ m. Pbrmi ces grands praticiens Istinguent alors le Dran, Jean- Petit, Desport, Loubet, Ka- Garengeot , Lafaye , Làpeyi , Baglen , Faure ; Dufouart , ifâr(|. Lombard, Percy, Noël, rotte et Thomassin. Des écoles raction, pour former des chifens d'armée, peuplaient les hô- X et les régiments de sujets déjà M<^ de faire le service v Vacher, i&^on; Chassenet, à Lille; Dei , a Nancv ; à Strasbourg , Lomt^ le RIcne; à Metz, Rpbillard imobier, étaient les instituteurs te. jeunesse studieuse, qui, dé- {\ a dpnné tant d'éclat à la cbirur- "lilîtalire.
était rétat des choses quand les s dé la révolution éclatèrent.
rze armées s'opposaient alors à îod étrangère; et tenaient tétè ">pe coalisée, il fallut lever un
nombre considérable de chirtirgfébs j et , malgré les crises nombreuses qui entravèrent souvent les autres branches de l'administration ^ là chirurgie militaire, dirigée par Percy, Noël, Saucerotte, Thomassin, Lombard, Lar^ rey , Dupont et quelques-uns de leurs disciples , mérita la reconnaissance dti pays et l'admiration de l'Europe. Napoléon se déclara le protecteur de la chirurgie militaire; il l'honora par se^ éloges et la récompensa par d'éclatante bienfaits. Stimulée par les encouragements du grand capitaine , là chirurgie alla au delà de ce qu'on pouvait espé.<« rer ; elle se créa de nouveau?^ devoir^ et de nouveaux dangers. Auparavant les chirurgiens se tenaient derrière la ligne de bataille et attendaient qu'on leur apportât les soldats blessés; on les vit alors partout au plus fort dû danjnjer , parcourir lesJignes de bataille pour prodiguer , au milieu des boulets et des balles , les premiers soins aux blessés. L'histoire doit une belle pa^e aux servic<« que rendit la chirurgie militaire à l'arniéè d'Orient . sous la direction dé M. Larrey; elle redira les services non moins importants rendus par cette belle institution à l'arinée du Rhin , à Ulm, à Âusterlitz, à iéna , à Eylau , à PultusCk , à Fried* land et en Espagne , sous les ordres de Percy.
Les limites de cet article pe nous permettent pas de traiter ici en détail de la belle institution de la chirurgie d.e bataille due à Percy; qu*il nous suffise de dire que, par elle j les chirurgiens transportés, avec les appareils nécessaires aux pansements, d un bout du champ de bataille à l'autre, comme l'artillerie légère , apportent aux malheureux blessés des secours à tous les instants, les pansent, leç opèrent , même au milieu des lignes de bataille, et arrachent à la mort bien des malheureux que des secours trop tardifs auraient laissés mourir.
Mais l'institution de la chirurgie m\^ litaire n'est pas le seul titre de gloire que le dix-neuvième siècle ait à présenter aux siècles, à veniK Depuis le com-
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mencement de ce siècle, la France voit surgir de tous côtés des hommes distingués dans Tart chirurgical , et si les travaux pénibles des camps font nattre de grands chirurgiens et amènent des découvertes importantes sur le traitement des blessures par les armes de guerre , la pratique dans les grands hôpitaux civils , les travaux qui résultent de cette observation plus calme et plus constante , font surgir des hommes non moins distingués et jettent de nouvelles lumières sur un grand nombre d'autres points de la pathologie chirurgicale. Les progrès de la chirurgie ne sont pas moins nombreux , depuis le rétablissement de la paix ; et dans l'échange de découvertes ou de perfectionnements qui s'est établi entre les nations , on voit la France conserver au milieu de l'Europe , et à leur étonnement , la suprématie que n'avaient pu lui faire perdre ni ses dissensions ir^testines, ni ses efforts surnaturels pour repousser l'invasion étrangère, «
Nous n'entreprendrons pas , dans le cadre resserré de cet article , d'énumérer les découvertes , les améliorations et les perfectionnements sans nombre qui appartiennent à la période de quarante années qui vient de s'écouler ; il faudrait en quelaue sorte reprendre une à une toutes les parties de la chirurgie et en faire une histoire particulière.' Les progrès récents de Part chirurgical trouveront naturellement leur place dans les articles que nous consacrerons aux hommes auxquels ils sont dus.
Chiusa (affaire de la).— Le général Guyeux, commandant une division de l'armée qui , sous les ordres de Bonaparte, envahissait, au mois de mars 1797, les provinces impériales de la haute Italie, rencontra la colonne du général Baj^alitsch , retranchée à Pufero , lui prit deux pièces de canon , et la refoula dans les gorges de Caporetto, à la Chiusa autrichienne. Arrivée au fort de la Chiusa-di-Pletz , la division victorieuse trouva de nouveaux ennemis à combattre. Ces obstacles furent {bientôt surmontés. La
Chiusa^ em[)ortée d'assaut , et les 500 hommes qui la défendaient faits pri* sonniers , rien ne s'opposait plus a ta poursuite de la colonne autrichienne, qui marchait en toute hâte sur Tarrisi^ et allait être atteinte par Guyeux, lor»
Qu'elle tomba au milieu de la divisioi u général Masséna. Prise alors en têt et en queue, elle mit bas les armes e se rendit prisonnière. 30 pièces de caj non , 400 chariots , des bagages, 4,( hommes et 4 généraux tombèrent en notre pouvoir.
. — Le T' janvier 1801, lors des d( nières opérations qui précédèrent ej Italie la conclusion de la paix coi quise à Marengo et à Hobenlinden,!
général Moncey se présenta de noc veau devant la Chiusa autrichienne!
et la fit tourner par sa réserve, parvint avec beaucoup de peine à gi vir les rochers les plus escarpés. 1 même temps le général Boudet avancer une pièce de huit devant principale porte du fort , qui bient fut enfoncée. Les Autrichiens, ébra lés par la vigueur des assaillant étonnés de se voir foudroyés par le ti des Français en position sur des cior qu'ils avaient crues inaccessibles, retirèrent à la hâte, laissant une taine de prisonniers et un grand bre de blessés.
Chiusella (combat de la).— Aj l'admirable passage du Saint-Berm l'avant -garde de l'armée français commandée par Lannes^ avait em| Ivrée , la clef des plaines de l'It puis elle s'était élancée sur la i de Turin. Le 26 mai 1800, elle heurta contre un corps de 10,000 trichiens rassemblés à la hâte | couvrir la capitale du Piémont , et jj tranché à Romano derrière la Chf sella, dont le pont était défendu | une batterie. La victoire fut décî par un mouvement d'audace. Deux taillons d'infanterie , au milieu d*!
grêle de balles et de mitraille , nèrent le pont et déblayèrent le où la colonne d'attaque se pW en masse et culbuta les Autrid Alors la cavalerie ennemie essaya rétablir le combat par une charge
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gonreuse ; maïs trois fois elle vint se riser contre les baïonnettes de notre brare infanterie. Les Impériaux rompus s'enfuirent alors à Chivasso (voyez ce mot), d'où ils se replièrent sur Tarjn.
Chivasso (prisede).— Aussitôt après le combat de la Ghiusella , le général Lances s'avança sur le P6, et occupa, le 28 avril 180Ô, le bourg de Chivasso. Un grand nombre de barques chargées de riz et de blé vinrent alors porter l'abondance dans le camp français. Le premier consul Bonaparte y passa la revue de son avant-garde , et distribua aux braves les récompenses et les éloges que méritait leur valeQr.
Chiverwy ou Chevebny, ancienne seigneurie du Blésois , aujourd'hui département de Loir-et-Oier , à 12 kiL deBlois, érigée en comté en 1677, en fiiTear de Philippe Hurault, chanceler de France , qui prit depuis le nom àeette seigneurie.
, Chivbbny (Philippe Hurault, comte ^^ chancelier garde des sceaux de ^ tence , né à Chiverny en Bretagne.
' loi père , Raoul de Chiverny , était
■ Jflrtcn 1527 au siège de JVaples. Deux I ««es ancêtres avaient péri à la ba-
Jllc d'Auray, à côté de Charles de .Mois. Dès l'année 1562 , la protection '«cardinal de Lorraine et la faveur ;fc Catherine de Médicis l'avaient adonis à prendre part aux affaires publl- .fies. Il parvint aux premières digni-
K8 de la magistrature , après avoir
Blousé la fille du président de Thou.
^ ommé chancelier du duc d'Anjou, .'jepuis Henri IIÎ , il suivit ce prince > jûis ses expéditions militaires ; mais
■ ne l'accompagna point à Varsovie, !» reine mère et le roi jugeant sa préifttceàParis plus utile à leurs intérêts. . J*s sceaux lui furent confiés en 1578.
Toutefois, ses liaisons avec les ligueurs .« firent disgracier après la journée .«s barricades ; il rut rappelé par .Jjori IV, qui lui rendit les sceaux en .wnt à ceux qui l'entouraient : « Mes-
* ?^" \ ^^ ^^^^ pistolets que j'ai
.«baillés à M. le chancelier ne font pas
« tant de bruit que ceux de quoi nous
« tiroii8tousle8Joar8;)inais ils frappent « bien plus fort et de plus loin , et le « sais par expérience par les coups que « j'ai reçus. » Ce fut Chiverny qui fit tous les préparatifs pour le sacre et le couronnement du monarque. Il fut ensuite chargé de rétablir le parlement de Paris , ainsi que les autres cours souveraines du royaume. Après avoir joui constamment de la confiance du roi, Chiverny mourut en 1599. De Thou , Scévole de Sainte - Marthe et INicolas Rapin ont loué la prudence et la dextérité de ce magistrat , qui n'était pas inaccessible a la corruption, s il faut en croire le JaurtuU de r Étoile. Les Amours du grand Akandre , attnbués à Louise de Lorraine, princesse de Conti, nous ont laissé de curieux détails sur les longues amours du vieux chancelier avec la marquise de Sourdis , tante de la belle Gabrielle. On a imprimé à Paris, en 1636, les Mémoires d Estât de messire PhiL HuratUt, comte de Chiverny y etc., avec deux InstrucUons à ses ef^ant^, et la Généalogie de la maison des Hurault Ces mémoires commencent à l'an 1567, et finissent à 1599.
Chizby (bataille de).— Au commencement de 1373, il ne restait aux Anglais qu'une très-petite partie du Poitou. Charles V, pour les chasser complètement de cette province , donna à du Gueselin l'ordre d'entrer en campagne dès le commencement du printemps, longtemps avant l'époque où les Anglais avaient coutume de passer la mer. Au mois de mars 1373, le connétable , à la tête d'une troupe de 1,400 combattants, vint assiéger la ville de Chizey. Les Anglais qui étaient encore dans le Poitou se réunirent alors à Niort, au nombre de 700 hommes d'armes, et se dirigèrent sur l'armée française. Les assiégés ayant appris l'approche de ce secours, firent une sortie contre les assiégeants; mais , dit Froissard , « ils ne purent porter le grand faix des François, et furent tout de premier cils là déconfits morts et pris ; oncques nul des leurs ne rentra au châtel. » Peu de temps
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après arriva l'aTant-sai^de dananne, ootnposée da 90^ pilrards bretons et l^ifavins, qbipaaséreDt à l'instant du côté des Fratifaia. Aussi les Anglais ftirênt-ils cbmplétemant défaits, malgré le courage avec lequel ils se battirent. Cette victoire^ qui fit capituler Chizejr, MIort et Lusignan , compléta la Conquête du Poitou.
€hlo9Icki (Jos.), général de division au service de la France, naquit à Varsovie en 1772. Après le dernier partage de la Pologne, il s'enrôla dans les braves légions jiolon aises auxiliaires de ta république française, et prit une part glorieuse aux campagnes d^Italie. Gontimandant du 1*" régiment de la Vistule en 1607, il entra en Espagne l'année suivante , et se distingua particulièrement au si^e meurtrier de Saragosse, aux combats de Maxia et de Bécbila , devant Xiérida et Tortose, contre le fameux Mina, et sous les murs de Sà-
gonte. Général et commandant d'une rigade à la suite de la garde impériale en 1812, il fut blessé à Smolensk. Bn Ï814 , Chlopicki ramena en Pologne Ws débris de ses lésons, et fut nommé
Î;énéral de division. Mais , révolté de a brutalité du grand-duc Constantin , il donna sa' démission en 1818 , et vécut dans la retraite jusqu'au moment où , appelé par la révolution de 1830 à diriger les affairés de son pays , il commença un rôle nouveau dont l'ex position et l'appréciation ne nous appartiennent plus. Disons cependant qu'il n'a pas su icomprendre le noble élail de sa patrie, qu'il l'a compromise, perdue même par sa faiblesse , et que , si on lui accorde unanimement la gloire d'avoir été un bon général , on lui refuse celle dfavoir été un bdn dictateur. Chocolat. — C'est aux Espagnols que nous devons le eboeolat. Quel est le premier qui en fît usage en France? Ce point a été controversé. Selon les Mélanges d^hùMre et de littérature publiés par d'Argonoe sous le nom de Vigneul de MarvSUe, Ce fut le cardinal AJphonse de Richelieu , mort en 1QÔ3 , û*ère du célèbre ministre, qui en tenait le secret de quelques moines espagnols.
^uÎTanl les Mémoires de w4demoise(ie
de MotOpenskry ce serait Tin^f Marie-Thérèse, femme de touis^ qui aurait apporté de son pays le gpft de cet aliment, qu'elle faisait préparer en secret chez une de ses femmes, d
Qu'elle prenait en cachette. Si cetU ernière version est la véritable, le goût de la reine finit car être coonq^ m CQurtisaïas l'adoptèrent, et Parji imita les courtisans. ]L.e 11 féyrie^f madame de Sévigné recommandait à )l fille l'usage du chocolat pour se r^ mettre^ ce qui indique qu on lui att^-' buait alQr9 des vertus curatlves, oa moins hygiéniques. Cependant, gi que temps après , cet aliment, qui i vait point opéré les miracles que 1 , en attendait , tomba dans le décri»' fut chargé de malédiction. La m' madame de Sévigné, revenue de premier engouement , écrivait à dame de Grignan que le chocolat la source de vapeurs et de palpitât qu'il flattait pour un temj;>s, puis ^ mait tout à coup une fièvre cond'f qui conduisais à la mort; enfin, n'était plus à la mode du bel air soutenir. La spirituelle marquif fut pas plus heureuse dans ses ( mations contre la boisson noi qu'elle ne Pavait été dans ses pi tibns sur Racine et sur le café. ' en effet dans le Mercure galant ^ 1682, le chocolat était une desc que l'on servait aux collations ]Louiâ XIV donnait à Versailles epj tains jours de divertissement " mars 1684, un médecin de Paris i Bachot fit soutenir à la Faculté, daot sa présidence, une thèse ( était dit que |e chocolat bien /ai une invention si noble , gu'U d^ être la nourriture des dieux ^ que le nectar et ràmbroisie- Vit la consommation du chocolat est!
venue ^e plus en plus considérablCj elle a donné naissance à un cor^ important.
Ceôdbon.^ capitaine à la 25' dj brigade d^infanterie légères Pefl( le siège de Gênes, le 23 avril ÏSQOj officier, se trouvant au pouvoir 4^ uemi , persuada au cojonel autrir que le chemin le plus court pour
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finer le pont de Gorne^lîano était de passer par uo jardin, A peine y fut -il flotré av6c 460 homnries , que )e capi*^ taioe Mongenot , le lieutenant Henrioa, iKBOuâ-lieutenant Gautheret et le chasseur Boulogne s'emparèrent de la porte, Sérièrent ; « Bas les armes. » Le capjlaine Cbodron dit aussitôt aux Au- Iricbieos : « C'est vous maintenant qui les nos prisonniers. » £t les 450 bom- IKS se rendirent à discrétion.
Choignss (combat de). — Pendant ]| yremière quinzaine du mois de janvier ^14, la grande armée des alliés avait ssivement contraint à la retraite tés les divisions françaises oui s*ef- ^ient d'arrêter sa iiiarcne sur I^S. Eéunie entre Langres et Neuf- * leau , elle n'avait plus , le 20 , devant , que les troupes du duc de Tré* , oui avaient quitté ]l«angres pour a CbaumoDt. Au point du jour, i&oe de Schw^rtzeniberg , géné'«' iiDedes alliés, ordonna au comt^ y et au prince royal de Wurtemde marcher sur cette dernière Le premier s'avança par la routç le second prit la route de nne et Montagny. Déjà il s'étai^ de Cboignes et allait devenir du pont qui est en avant de ce , lorsque survinrent Quatre cents iers de la vieille garae. Dès lors ne changea : non-seulement le^ ais reprirent Choigoes et cohserlit l0 popt , mais ils culbutèrenf:
la Marne deux bataillons wurfgeoîB qui furent entièrement Ifçannioins, attaqué sur sa i(e et mt son front par le comté ' y et par le prince royal, ^e plus^ ' sqr sa gauche par le comte d^ , le duc de Trévjse, qui n'avait six ou sept mille hommes, fuj:
\àe se replier sur Bar-sur-Aube.
Ciiom, ancienne baronnie de la , aujourd'hui du département dé wa.
Çkow (Marie-Emilie Jolly (Je) na-
"^'à Bodrg en Bresse, d'une famillç
^1 et vtut à la cour sous le patro-
sde la duchesse de Gonti. Sa figure
Hi pas régulière, mais elle avait dç
'Jtm^t 4e r^^prit , 4§ la 4ouc6Uf,
et des manières pleines de dignité : le dauphin, fils de (.ouïs XIV, en devînt éperdument amoureux , et ne pouvant, à ce qu^oTi croit, en faire sa maî« tresse, il l'épousa secrètement, comme Louis XIV avait épousé madame de Maintenon. Mademoiselle de Choin était à moitié dauphine à Meudon, comme madame de Maintenon à moitié reine à Versailles; elle y recevait le duc et la duchesse de Bourgogne, qui la traitaient comme, une belle-mère , et devant lesquels elle sut toujours conserver sa dignité , quoique son union ne fût pas avouée. Louis ^IV qui , dans les dernières années de sa vie, et dominé par madame de Maintenon, se montrait fort sévère sur le chapitre des mœurs, manifesta d'abord du mécontentement; mais il finit par offrir à son fils de recevoir mademoiselle de Choin f et même de lut dûimer un ap- {)artement à Versailles, oe qu'elle refusa. La simplicité de sies goûts la {)orta sans doute à ce refus; car aprè$ a mort du dauphin , elle \éçut dans la retraite , contente d'une modique for^ tune, et sans paraître regretter jamais sa grandeur passée. Mademoiselle d^ Choin mourut en 1744. Elle eut une heureuse influence sur le dauphin 4 homme faible et médiocre, qu'elle do* mina constaminent.
Choiseul, ancienne baronnie du Bassigny, aujourd'hui du département ffe la Hauttt-Màrne, à 22 MlomMres de €haumont.
Choissui* (maison de),— Le premier membre connu de cette famille, l'une des plus illustres de l'ancienne Champagne, est Raynieb, seigneur dé Choiseul , premier vassal du comte de Langres, vers 1060.
Roger, Son fils, alla à la crofsade en 1095. Leurs successeurs furent : Ray-' nard /•', vers 1 lô7. -^ Fouqtteê^ «ntre 1178 et 1182. — RaynardUy en 1202 et mo, — Ray nard II i y en 1235. — Jean /", 1239-1271. — Jean II, seigneur de Cboiseul et d^Aîgremont, connétable de Bobert II , duc de Bourgogne, mort en U08. — Jean III, sire de Clioiseul, mort en 1336, et qui fît partie d'une ligue forniée en 1314 par
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les seigneurs de Bourgogne et de Champagne contre Philippe le Bel, pour la conservation de leurs privilèges. — Gui, mort en 1365. — Jméy diambellan du duc Jean de Bourgogne, fait prisonnier par les Anglais devant Calaiâ. La famille de CUoiseul s'est divisée en un grand nombre de branches ; nous ne mentionnerons que les principales :
Branche des barons de ClénwrU.
Formée par Girard de Choiseul , fils puîné de Gui ; il eut pour successeurs : Louis de Choiseul , baron de Clémont, vers 1412; Guillaume, mort en 1479; et Pierre y chambellan du duc François II de Bretagne.
Branche des barons et marquis de Langues,
Commencée par Philibert de Choi* seul , seigneur de Lanoues , Aigremont et Meuvy, fils puîné de Guillaume de Clémont, mort en 1504, après avoir été chambellan et conseiller de Charles VIII et de Louis XII, et successiment gouverneur d'Arras , de Florenee (1491) et de Bourgogne. Ses successeurs-furent : Antoine, — Jean y seigneur et baron de la Ferté , de Langues etd'Autreville, mort en 1564. —»
Antoine, qui vivait en 1583. — David, colonel, mort en 1621. —^Cléria' dus /^', maréchal des camps et armées du roi. -* Clériadus II, marquis de Lanques, mestre de camp de Bourbon- Cavalerie, mort en 1692, sans postérité.
Branche des seigneurs d' Aigremont.
Cette branche, dont le chef fut Renier /*"", fils de Jean II, sire de Choiseul, n'a produit aucun personnage remarquable; mais d'elle est sortie la
Br<mche des barons de Beaupré,
Cette branche a été formée par René, baron de Meuse et de Beaupré, fils puîné de Pierre II d' Aigremont.
Les personnages les plus remarquables qu'elle a produits sont : Chrétien, mort en 1598, en défendant le château de Monteclaii pour Henri IV contre la lÀigàt,-- François-Joseph, dit le Comte
de Choiseul , qui se trouva au bombardement d'Alger, devint capitaine de vaisseau et gouverneur de Saiot-Domingue, et fut tué à son bord en revenant en France. — François-Joseph de Choiseul, marquis de'StaiQYllIe, héritier du nom du comte de Stain* ville , son oncle , ambassadeur du doc de Lorraine.
Etienne Joseph, duc de Choiseul* Stainville, mmistre d'État soos liouis XV, né en 1719, embrassa d'abord la profession des armes, et entn au service sous le nom de comte de Stainville. Son avancement fut rapide; mais ses goûts le portant plutôt vett la politique, il abandonna l'état mlK* taire pour suivre la carrière de la ^ plomatie. La faveur de madame Pompadour lui fit obtenir l'amba de Rome , où il eut à s'occuper l'affaire de la bulle Unigenitus. Envi à Vienne en 1756, son premier a dans ce poste important fut la clusion du traité d'alliance avec I' triche. Depuis plusieurs années, prince de Kaunitz , ministre de T pératrice Marie -Thérèse, nég cette alliance dans le but d'écraseï puissance naissante de la Prusse; son côté, Choiseul pensait, et raison, que la France ayant s redouter l'accroissement de TA terre et de la Russie, devait s*d surtout sur TAllemagne, et ëole l'Autriche à l'alliance anglaise. ^ reprocné au traité signé par le due Choiseul , d'avoir donne le signai l'abandon de la grande politique Sully et de Richelieu : il est vrai i ces deux ministres , continuateurs François P*", avaient constaroi lutté 'contre la maison d'Autric mais en diminuant son influence,' l'avaient rendue moins redoutabtei^ Louis XIV, en lui enlevant rEs( avait changé la nature de ses raj avec la France ; d'ailleurs l'AngU n'était pas encore, au dix-«eptièaiej de, ce qu'elle devint au dix-buiti4 et, depuis, les faits ont dém< que l'alliance de l'Allemagne est seule que la Firanoe doive oonr dans son intérêt et dans celui de la
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TÎiisatîon àvL monde C). La politique de Choiseul était donc une politique intelligente, car c'était celle de favenir. L'agression pertide de l'Angleterre, et la capture de nos vaisseaux en pleine paix, prouva d'ailleurs que Choiseul arait eu raison. Le cardinal de Remis, ministre des affaires étrangères, signa le traité , mais il quitta bientôt après le ministère , et Choiseul le remplaça (1768). Après la mort du maréchal de Relle-Isle , il devint en outre ministre de la guerre, mais il donna alors à son cousin , le duc de Praslin , les : deux ministères des affaires étrangères k de la marine.
. La guerre contre l'Angleterre avait été heureuse à son début : la prise de Minorque était un beau succès ; mais lîéntôt la perte de' toutes nos colo- Mîes, la ' destruction de toute notre imrine, changèrent la face des affai- 1«. Pour résister à un ennemi si ssant, Choiseul négocia le j^acte de aie (1761) : il s'assurait ainsi l'apde la marine espagnole et de la manapolitaine ; mais malgré tous ses la France, vaincue et épuisée, «Uigée de consentir à la paix de ^ , qui nous enleva le Canada , la iane> Tabago et le Sénégal, et de nouveau à Dunkerque un come anglais pour régler sou verainet tout ce qui y regardait la marine, que cette place ne fût plus un sujet crainte pour l'Angleterre.
Le ministre avait été obligé de ce- • il jn'a vait pas commencé la guerre : illi violemment, il s'était défendu, la paix de 1763, il se propot de venger la France de ses déiaîil £e préparait à lai guerre maritime se fit sous Louis X¥I, et qu'il ait faite lui-même sans sa disgrâce revue et si déshonorante pour îs XV. Cependant la mort de la 'Murquise de Fompadour l'avait encore msaé tout-puissant; il profita de son Éouvoir pour accomplir d'utiles réformes et en préparer d'importantes.
^lédéric II avait opéré une révolution 4aiis la tactique : Èhoiseul l'imita, et
(*) "Voyez les Akkales, t. II , p. 1 33, note.
son ordonnance de 1762 organisa Tarrqée française d'après le système que Frédéric avait consacré par ses victoires, ir créa des écoles militaires, organisa les corps d'artillerie et du génie, et donna a ces corpç spéciaux la supériorité qu'ils ont su conserver depuis cette époque. Pour faire oublier à la France la perte de tant de colonies importantes, Choiseul s'attacha à faire prospérer les Antilles françaises; il répara leurs fortifications, leur donna des gouverneurs habiles et intègres, et sut tirer un admirable parti de Saint-Domingue, dont la prospérité devint dès lors prodifîieuse. Il s'efforçait de rendre à la France l'influence que des revers prolongés lui avaient fait perdre. II occupait le comtat Venaissin en réponse aux anathèmes de Clément XIII contre le duc de Parme, réunissait la Corse à la France malgré l'Angleterre , et faisait punir de mort un Anglais surpris à lever les plans de Rrest. Il défendait les cdionies espagnoles convoitées Ï)ar Tavidité anglaise , et menaçait de a guerre le cabinet de Saint-James, si celui-ci me respectait pas Içs alliés de la France. Il fomentait l'insurrection des États-Unis et se disposait à les faire soutenir par la marine française et par celle de l'Espagne ; enfin il travaillait à déjouer les projets de Catherine sur la Pologne, poussait les Turcs à la guerre contre la czarine , et se préparait à soutenir les Polonais au moyen d'un corps de troupes françaises. Plus tard, Louis XV lui-même avoua que le partage de la Pologne n'aurait pas eu lieu si Choiseul eût encore été ministre (*).
Tous ces projets , toute cette politique furent abandonnés à la chute de Choiseul. Qui le renversa? une vile créature que l'on appelait la comtesse du Rarry, comme pour cacher à quel
(*) On dit que Choiseul encouragea les essais de Gribeauval qui avait construit en 1769 un chariot à vapeur; Tanuée suivante le célèbre ingénieur éiait arrivé, par le moyen de sa machine, à faire parcourir en une heure cinq kilomètres à une masse pesant cinq milliers.
T. V. 10* Livraison. (Dict. engycl., etc.)
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degtë d'abjection en était venu le chef de l'Etat. Choiseul ne voulut jamais plier deyant cette courtisane de bas étage ; elle le fit exiler à Chanteloup (1770).
Choiseul avait suivi le mouvement des idées de son époque ; Topinioa était devenue une puissance ; il la respecta , la consulta , et suivit toujours ses conseils. C'était pour lui obéir qu'il avait protégé les philosophes et chassé les jésuites en 1764. Elle s'était prononcée avec mépris contre la duBarry, et Choiseul n'avait été renversé que pour avoir résisté à cçtte femme :
il n'en fallut pas davantage pour changer son exil en triomphe. Pour la première fois, et c'était un symptôme qui annonçait le réveil de la nation , la cour et la ville osèrent braver le roi, et aller rendre hommage à un ministre disgracié.
A la mort de Louis XY , Choiseul sortit de son exil. Tout portait à espérer qu'il reprendrait le pouvoir sous un prince qu il avait uni a une Autrichienne pour cimenter rajliance des deux cours de Versailles et de Vienne i il n'en fut rien ; et nous croyons devoir le regretter vivement, surtout en pensant que Louis XVI lui préféra rincapable Maurepas. Le duc de Choiseul mourut en 1785.
Louise-Honorine Crozat du Châtel, duchesse de Choiseul-Stain ville, mariée fort jeune au duc de Choiseul, et élevée en riche héritière , n'hésita pas à recommencer son éducation après son mariage, et comme la nature l'avait douée de brillantes facultés intellectuelles, elle devint aussi distinguée par son esprit qu'elle l'était naturellement par le cœur. Sa vie fut un long dé* vouement à M. de Choiseul. Elle partagea d'abord sa faveur, puis son exil, et comme pendant ce temps la fortune de son mari fut compromise par le hixe qu'il déployait à Chanteloup, elle ne craignit pas de comprometti^e aussi la sienne, et vendit jusqu'à ses diamants afin de pouvoir continuer à exercer la généreuse hospitalité qui , pour elle aussi bien que pour M. de Choiseul, était devenue un besoin impérieux. Le siècle était à la littérature, et parmi
les gens de lettres qui se pressaient autour de M. de Choiseul, on doit citer l'abbé Barthélémy, le savant auteur du voyage d'Jnacharsis , qui , sous les noms d^Jrsame et de PhéiMe, nous a laissé le portrait et l'éloge de $es nobles amis. M. de Choiseul mourut en 1785; ses dettes étaient immenses , la fortune de sa femme était loin d'être intacte, et pourtant, par son testament, il laissait des dons et< cessifs à tous ceux qui l'avaient servi. Les gens d'af&ires pressaient la du* chesse de s'en tenir à ses droits : celle* ci, tout erf leur répondant qu'elle pr^ tendait bien u^er d'un droit anqud rien ne la ferait renoncer , saisit uoe plume, garantit les dons faits par m mari , ajoute à plusieurs d'entre eux»
s'engage à payer toutes les dettes, ^ dans un état voisin de la panvrètég se retire^ dans un des plus paovr^ couvents de Paris , avec une sr femme pour la servir. La duchesse Choiseul vivait là retirée « honorée tous, et visitée par quelques zm% lorsque la révolution éclata ; elle quitta jamais la France, et au me où tout ce qui appartenait à l'a cratie se trouvait trop heureux qii' voulût bien l'oublier, elle sortit de retraite pour réclamer chaleurei ment le savant auteur d'Jnachar qu'elle eut le bonheur de sauver de prison > et peut-être de la mort, f*" elle rentra dans la solitude, où mourut obscurément , on ne sait en quelle année.
Claude 'Antoine- Gabriel ^ dnc
Choiseul - Stainvifie , naquit en if çt remplaça dans la pairie^ en 171 le ministre de Choiseul. Il était ec nel de Royal-Dragon lorsque la ré lution éclata : placé sous les ord de Bouille, il fat chargé de s'enteni avec Louis XVI pour le voya Farennes. Il attendit le roi à Sommerville, partit avant l'arrivée ce prince , et né se trouva à Vareni qu'après son arrestation. Il quitta France après les jouroées de sepCe bre, leva un régiment de hussaroS Angleterre, et servit à l'armée Condé. Jeté en 1795 par une temi sur 1^ côtes de France, loMqa'il p»*
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sait dans les Indes , il fut arrêté et resta eo prison jusqu'en 1800. A [a restauration, il fut nommé pair de France, et refusa de voter la peine de mort contre le maréchal Ney , « attendu, dit-îl, que la chambre avait sumimé une partie essentielle de la éefinse, » Depuis, il fit toujours partie de la minorité qui ccjtpbattit les projets des ultraroyaiistes. A la révoiQtioD de juillet 1830, il fut l'un des dtoyens qui composèrent le gouvernemeDt provisoire. II est mort en 1889 gouverneur du palais du Louvre.
Jacques, comte de Choiseul-Staîn- * TÎIle, maréchal de France, fut fait lieutenant général en 1760. C'est en cette qualité qu'il combattit pendant ia guerre de sept ans contre les Prussiens, sur lesquels il remporta plusieurs avantages. Employé Tannée ftnrante à Tarraée du Rhin , il se si-
Ba de nouveau et reçut le bâton de . tehal de France en 1783. Il fit icdes états généraux de 1789, et tpeu après leur convocation, branche des seigneurs de Fre- "et de Frémanville, celle des s d^AiUecourty marquis de et celle des marquis de y n'ont produit aucun personqai ait joué un rôle politique remarquable. Un membre de Tune ées branches , M. le comte Andréin-Maxime de Choisenl-d'Ailrt, connu par de savants trait et notamment pat un livre inarquable, intitulée Z>e ^influence croisades sur tétât des peuples de 'wropey Paris, 1809, in -8*, est, 'Tîis 1817, menibre de l'Académie inscriptions et belles-lettres, où il [icmplacé le comte de Choiseul-Gouf- Sous devons mentionner encore ame la comtesse Félicité de Choi- Meuse, une de nos romancières phis fécondes.
tœhe des seigneurs de Francières.
l/ean de Choiseul , baron de Fran-
, qui commença cette branche ,
le troisième fils de René , baron
Beaupré; son fils, Claude ^ mar-
de Francières , fut l'un des plus
's capitaines du dix-septième siè-
Il naquit en 1682, et tut d'abord
connu sous le nom de comte de Choiseul. Il fit ses premières armes en 1649, au combat de Vitri-sur-Seine , fut l'un de ceux qui se distinguèrent le plus dans la campagne de Hongrie , en 1664; et on lui attribua le gam de la victoire de Saint-Gottard. Nommé maréchal de camp en 1669, il alla la même année défendre Candie , assiégée par les Turcs. De retour de cette glorieuse campagne, il suivit Louis XIV en Hollande , en 1672 , se distingua au combat de Senef(1674), prit Deux- Ponts (1676) , et força , en 1689 , l'électeur de Bavière à la retraite sur le haut Rhin. Ses services furent récompensés en 1693 par le bâton de maréchal. Il mourut en 1711 sans laisser de postérité.
Les branches de Chevignijy à^Esguilly et de Bussières n*ont produit aucun personnage qui mérite d*étre mentionné ici.
Branche des seigneurs de Praslin, Nicolas de Choiseul , tige de cette branche , était second fils de Pierre de Choiseul , seigneur de Chevigny. — Ferry /*', son fils , mourut à Jarnac , en 1569, en combattant les huguenots. — Son fils, Charles de Choiseul , marquis de Praslin, fut l'un des hommes les plus remarquables de la fin du seizième siècle. Il fit ses premières armes contre les religionnaires , sous le maréchal de Matignon, et se trouva avec Henri III au siège de Paris , en 1589. Après la mort de ce prince, il fut l'un des premiers à reconnaître Henri IV, qui le nomma gouverneur de Troyes. Ce fut lui qui , après l'assassinat du roi, donna sa parole à Sully, retiré à la Bastille , qu'il pouvait venir au Louvre sans danger. Il fut , pendant la régence , l'un des conseillers de Marie de Médicis ; chassa , en 1611, les jésuites de la ville de Troyes , et déconcerta dans la suite ,
Sar d'habiles manœuvres, les projets es princes révoltés, qui furent ainsi forcés à signer la paix de Sainte -Menehould. Nommé, en 1619, maréchal de France, il joua, en cette qualité, lin rôle important dans les guerres de religion. Il mourut en 1626, âgé de soixante -trois ans, après quarante-
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cinq ans de service , pendant lesquels il avait commandé neuf armées, assiégé et pris cinquante-trois villes , assisté à quarante-sept batailles , et reçu vingt-deux blessures. Roger, son fils , fut maréchal de camp et lieutenant du \ roi «n Champagne; il se trouva à toutes les expéditions militaires du règne de Louis XIII , et fut tué à la bataille de la Marfée , en combattant dans l'armée du roi. — François, son fils, lui succéda dans ses titres et dignités, et mourut en 1690.
CésarGahriet de Choiseul , duc de Prasiin , né à Paris en 1712, remplaça son cousin, le duc de Choiseul -Stainville, dans l'ambassade de Vienne, lorsque celui-ci fut appelé $u ministère, en 1758; en 1760, il devint ministre des affaires étrangères, et signa le traité de 1763. Créé à cette époque duc et pair , il rendit au duc de Choiseul le portefeuille des affaires étrangères , et reçut en échange celui de la marine. D'immenses travaux furent entrepris sous son administration ; il agrandit et fortifia le port de Brest , reorganisa l'artillerie de la marine, répandit parmi les officiers un vif désir d'instruction , soumit les élèves à des examens sévères, et conçut le projet d'un nouveau voyage autour du monde , dont il chargea Bougainville.
Lorsqu'il dut partager la disgrâce de son cousin, il laissa dans nos ports soixante et dix vaisseaux de ligne, cinquante frégates, et, dans les magasins, les bois et tous les matériaux nécessaires pour accélérer les nouvelles constructions que le duc de Choiseul avait jugées nécessaires pour commencer la guerre à laquelle il se préparait. Il avait encouragé les ingénieurs de la marine , et , par ses soins, l'art des constructions navales avait fait chez nous d'immenses progrès; enCn il s'était occupé d'une législation coloniale destinée à abolir graduellement l'esclavage des noirs. Le duc de Prasiin mourut en 178S.
Marie - Gabriel - Jifçusfe - Florent , comte de Choiseul , connu sous le nom de Choiseul-Gouffier, depuis le mariage ^u'il contracta fort jeune avec l'héritière de la maison de GoufGër,
naquit à Paris en 1752* Il s'adonna de bonne heure à la culture des arts da dessin , et montra dès l'enfance une prédilection marquée pour tout ce qui se rattachait à la Grèce. Il mit enfin à exécution, en 1776, un projet qu'il méditait depuis longtemps : c'était de visiter cette contrée. Guidé [uir les conseils de l'abbé Barthélémy, il s'entoura d'artT^tes et d'hommes capables de le seconder dans cette entreprise, et s'embarqua , au mois de mars, sur VAtalante, commandée par le marquis de Chabert , membre de l'Académie des sciences, qui était chargé de lever une carte de la Méditerranée.
M. de Choiseul visita toute la Grèce, en étudia tous les monuments, fit dessiner les costumes et les sites qui rappelaient quelque souvenir, et décrivit les usages, les cérémonies, les jeux, qui lui parurent avoir été conservés des temps antiques, par les Grecs modernes. Il observa tout avec disce^ nement, et n'oublia rien de ce qui pouvait présenter quelque intérêt. D9 retour en France , il mit en ordre nombreux matériaux qu'il avait amaK ses, et fit paraître, en 1782, le pre*. mier volume in folio, avec atlas, di.
son royage pittoresque en Gréd^ qui obtint un succès d'enthousiasme»; Avant la publication de cet ouvrajei; et sur la seule réputation de son un*, portance , l'Académie des inscriptioni et belles-lettres admit l'auteur au nooh bre de ses* membres; et, en 1784f' l'Académie française le donna pour successeur à d'Aiembert. Peu detemff après, le comte de Choiseul fut nomi ' ambassadeur à Constantinople. Il tous ses efforts pour introduire dai la Turquie la civilisation européenoe; par ses conseils, le grand vizir, HaP Pacha, fit venir à Constantinople ' officiers du génie, d'artillerie, et < ingénieurs de marine français qui i parèrent les places fortes de l'empi créèrent cfes fonderies , perfectioi rent l'artillerie turque, et donnj une nouvelle organisation à l'ai ottomane. De jeunes Turcs furent voyés à Paris pour y étudier sciences et les arts, et les ré[ ensuite dans leur pays. Mais ces pn*^
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